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Forum de la semaine

22 mai 2007]

[257 : 21 mai 2007]
Exclusif : Un baron du RPT révèle les velléités de coup d’Etat contre Faure Gnassingbé

C’est une plainte assez émouvante qui édifie à bien d’égards sur l’ambiance délétère qui couvre le sommet de l’Etat togolais. Il n’y a pas à se voiler la face, « la maison brûle » autour de Faure Gnassingbé. Ce ne sont ni les affichages en public empreints  d’une certaine sérénité entre les héritiers biologiques et politiques du général Eyadéma, ni les pamphlets trompeurs distillés dans la presse qui peuvent changer la situation. Il se déroule une rude bataille autour de la présidence de Faure Gnassingbé qui le met sur une corde raide. Les propos qui suivent sont d’un éminent membre du RPT, qui a des entrées au sommet de l’Etat. Il revient ici sur le voile noire qui menace de couvrir « les efforts » de Faure Gnassingbé. Bonne Lecture !

Face aux velléités de remise en cause des orientations politiques actuelles ainsi qu’aux manoeuvres visant à perturber la bonne marche de l’Etat et à troubler la quiétude des Togolais, il nous est apparu nécessaire de replacer la vision du Président Faure GNASSINGBE dans son contexte et de souligner, si besoin en était, les axes fondamentaux de la politique conduite depuis avril 2005.

Certes, ces velléités et manœuvres en cours sont davantage un cache-sexe de quelques nostalgiques patentés d’un passé révolu, et qui sont en mal de repositionnement sur l’échiquier national. Au lieu d’user de leur liberté de pensée et d’opinion pour exprimer ouvertement et à visage découvert les désaccords qu’ils auraient sur la conduite des affaires publiques, ils cherchent vainement à exploiter les élans impulsifs de ceux qui se croient solidairement investis des charges de la Magistrature Suprême et qui s’évertuent à vouloir perpétuer des pratiques révolues.

Ces manœuvres et ces velléités laisseraient les populations indifférentes si elles ne contribuaient à détourner l’attention face aux enjeux et défis véritables que le Chef de l’Etat et le Gouvernement d’Union Nationale se consacrent à relever au service de toute la Nation, et non de quelques uns.  Beaucoup y seraient impassibles si cès agissements ne conduisaient à une distraction de l’énergie de l’Etat face aux souffrances du plus grand nombre de nos concitoyens.

Et pourtant, n’eût été la politique actuelle d’apaisement, de tolérance, de pardon mutuel et de rassemblement pour reconstruire le pays; n’eût été le souci d’oublier les pages sombres du passé pour se tourner résolument vers l’avenir, il est fort à parier que beaucoup d’entre nous mériteraient la taule. Surtout ceux dont le parcours tumultueux et ténébreux prête le flanc aux soupçons de crimes crapuleux contre la Nation, de prédation et de pillage de biens publics, y compris à travers le recours à des réseaux mafieux pour entretenir une économie parallèle et souterraine.

Les artisans de ces basses manœuvres, ceux qui tirent les ficelles dans l’ombre, sont connus. Ils se recrutent au sein d’une poignée de caciques et d’individus, civils et militaires, qui s’évertuent à susciter un climat délétère et de crispation socio-politique dont ils avaient l’art d’orchestrer afin d’organiser la saignée du pays. Oui, il faut le dire aujourd’hui et le  énoncer avec courage et fermeté : il existe parmi nous des gens qui sont mécontents de la politique d’ouverture et de réformes menées depuis avril 2005. Leur cynisme n’a d’égal que leur hypocrisie à l’égard des dindons de la farce dont ils exploitent les bas instincts qui se confient à un goût immodéré de l’argent et de la jouissance et à une soif insatiable du pouvoir.

Oui, dans le contexte actuel où le bal masqué se déroule sur fond d’accointances et de connivences entre les extrêmes et dans une coalition inattendue et surprenante des radicaux de tous bords, il convient de dénoncer l’imposture. Nous le ferons ici, non en recourant au dénigrement facile, mais en tentant de situer le fil conducteur de la dynamique d’ouverture, de dialogue et de réformes, sur fonds d’un consensus national retrouvé.

Autre temps, autres mœurs. Avril 2005 a marqué la fin d’une époque. Il nous faut l’admettre et nous en convaincre, sans reniement aucun.

En effet, en dépit des graves dérapages et des turbulences résultants de l’échec de la transition démocratique, qui a été à bien des égards très tumultueuse, conflictuelle et parfois violente, le Père de la Nation était néanmoins parvenu à maintenir un climat de stabilité. Toutefois, il n’est pas parvenu à restaurer les conditions d’un progrès social et économique. Au moment de sa disparition inopinée, la situation dans tous les secteurs de la vie nationale s’était gravement détériorée. Et il en était conscient. Lui qui fut d’une mémoire prodigieuse et intelligente et d’un engagement continu servi par une autorité naturelle.

A la suspension de la coopération et à l’amoindrissement de l’aide des partenaires extérieurs était venu s’ajouter une dégradation manifeste des finances publiques. Le pays n’était plus géré en tant que tel. Un laisser-aller s’était progressivement installé, certains profitant de l’épuisement du Vieux pour s’adonner aux trafics de tous genres; d’autres abusant simplement de sa magnanimité pour lui extorquer des faveurs qu’il ne pouvait leur refuser. Par gentillesse et par fidélité.

Beaucoup trouvaient donc leur compte dans cette situation de léthargie et d’impuissance face aux fortes attentes des populations. Comme dans ce genre de situations, les plus forts pouvaient tirer les marrons du feu, tandis que les plus faibles subissaient durement la misère quotidienne. Si le Père de la Nation n’a pu redresser la barre, c’est aussi en raison d’un entourage qui avait préféré le conforter dans l’illusion et l’inaction,

Dès lors, en avril 2005, face à la situation effroyable, face à la méfiance et la suspicion, face à l’angoisse et le désarroi des populations, il fallait impérativement relever trois défis majeurs:

- susciter les conditions d’instauration d’un climat d’apaisement et de décrispation socio-politique et répondre aux exigences de restauration de la confiance et de la sécurité, de la paix sociale et de la cohésion nationale, à travers une politique d’ouverture, de dialogue, de réconciliation nationale et de réhabilitation de l’histoire du pays

- à la suite des turbulences qui avaient émaillé le scrutin présidentiel d’avril 2005, renouer un dialogue confiant et approfondi avec l’Union européenne, sur la base des 22 engagements, sachant que tous les autres partenaires extérieurs et les bailleurs de fonds avaient aligné la reprise de leur coopération et de leurs aides avec notre pays sur les exigences de l’Union européenne et que le déblocage avec cette dernière constituait un préalable incontournable. Il n’est pas inutile de rappeler que les 22 engagements, conclus en avril 2004, reposaient sur des exigences en matière des droits de l’homme et des libertés publiques; de restauration de la démocratie et de l’Etat de droit, ainsi que de respect des principes de bonne gouvernance et de gestion rigoureuse des finances publiques.

- amorcer les réformes institutionnelles et économiques en vue de favoriser la relance de l’économie nationale, soulager tant soit peu les conditions de vie des populations.

Ces impératifs expliquent la relance du dialogue politique inter-togolais, amorcé le 27 mai 2004 par le  Père de la Nation, avec pour finalité de parvenir à un cadre électoral consensuel et à l’organisation d’élections législatives transparentes, ouvertes et, acceptables par toutes les parties prenantes.

A ce stade, il est utile de relever qu’en dépit de l’inachèvement des efforts de mise en œuvre des 22 engagements, la dynamique d’ouverture et de dialogue, de réconciliation nationale et de réformes économiques et financières ont permis une reprise graduelle de la coopération avec l’Union européenne et les autres partenaires, bilatéraux et multilatéraux du Togo (France, Allemagne, Etats-Unis, institutions financières internationales).

L’impact de ce réchauffement commence à se faire sentir progressivement.

N’eût été cette politique audacieuse et ambitieuse, y compris la tenue du dialogue social qui a permis de parvenir à une sorte de trêve sociale avec les organisations syndicales et le patronat, ainsi que la restructuration en cours des régies financières (Douanes et Impôts), ce qui a permis d’améliorer la collecte des recettes fiscales et douanières, il aurait été impossible de parvenir à la situation d’apaisement et d’harmonie sociale que nous connaissons aujourd’hui.

C’est grâce à toutes ces mesures que nous sommes parvenus à rattraper les arriérés de salaires, à régulariser la situation de plusieurs milliers de temporaires et contractuels et augmenter légèrement les salaires.

Toutes ces mesures et ces réformes qu’il est indispensable de poursuivre s’inscrivent dans un seul et unique but: créer les conditions d’une véritable relance de l’économie nationale en persévérant sur la voie de l’ouverture et de la recherche du consensus politique - les difficultés expérimentées par le Père de la Nation démontrent à quel point l’exercice solitaire du pouvoir est sans issue - et en mobilisant massivement la coopération et l’aide des partenaires extérieurs et des pays amis. C’est cela qui permettrait d’engendrer la prospérité et d’assurer le progrès social et le bien-être des populations.

Voilà le sens et la portée de la politique que le Président Faure GNASSINGBE essaie de conduire depuis que les circonstances et la confiance du peuple l’ont porté à la tête du pays.

Les incompréhensions et les frustrations que cette dynamique d’ouverture politique et de réformes institutionnelles et économiques peut susciter sont compréhensibles. Mais y a-t-il une alternative viable et crédible à cette dynamique? Est-il aujourd’hui possible de diriger le pays de la même manière et avec les mêmes méthodes que le Père de la Nation?

La réponse est assurément non. Le Père de la Nation s’est sacrifié pour préserver l’unité nationale et la stabilité politique. Il est resté digne face aux dénigrements, aux incriminations et aux tentatives de déstabilisation. Mais il n’a pas eu la possibilité ni l’énergie nécessaire pour relancer le pays, après avoir assisté impuissant à la ruine de ce qu’il avait mis tant d’années à construire.

Nous avons l’obligeance de préserver les acquis fondamentaux qu’il nous a légués tout en cherchant à innover afin de pouvoir répondre aux aspirations immenses des populations. Les difficultés actuelles en matière de délestages et de fourniture d’eau, la faillite de l’OTP et de l’IFG, la déconfiture de SOTOCO et de certains établissements bancaires publics de la place illustrent   l’impérieuse nécessité d’innover les méthodes de la gestion.

Le dialogue et l’ouverture s’imposent. Car là où hier, le respect de l’autorité et de l’ordre résultait de la contrainte et, parfois, de l’usage de la force, il nous faut désormais convaincre et emmener les citoyens à comprendre et adhérer à notre action, fédérer tous les talents et entraîner toutes les énergies positives et toutes les bonnes volontés.

Il nous faut admettre l’évidence: le pouvoir n’est plus ce qu’il était. Le progrès des connaissances et l’élévation du niveau moyen de formation et d’instruction font que l’argument d’autorité ne fonctionne plus. Ce qui a changé avec le temps, ce n’est pas le besoin d’autorité et d’ordre, mais la source de leur légitimité. Elle est désormais dans l’adhésion et le consentement des citoyens dont il nous revient de canaliser les forces.

C’est dans ce contexte que toutes les forces vives et toutes les composantes de la Nation, dont en particulier les Forces Armées Togolaises, doivent être fières de la contribution immense et éminente que chacun apporte à l’ œuvre de redressement et de reconstruction de la Nation. Les forces de  sécurité et de défense demeurent l’outil essentiel, la clé de voûte de notre stratégie de sécurité publique, de défense nationale et de stabilité. Et le Président de la République Faure GNASSINGBE, Chef suprême des  armées, a veillé, personnellement et quotidiennement, lors du Dialogue Politique Inter-Togolais, à ce que les acteurs politiques rompent avec les attitudes de mépris et avec la propension du passé, où l’on jetait facilement l’opprobre et le discrédit sur les corps habillés.        

Depuis lors, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants a entamé la refonte des Statuts des Forces Armées Togolaises. La réforme est appelée à se poursuivre en vue de revisiter et adapter le rôle et les missions respectives des forces de sécurité (Police et Gendarmerie) et des forces de défenses (Armée), de renforcer leurs capacités et leurs moyens d’action, d’assurer pleinement leur vocation républicaine et leur caractère national et apolitique, de revaloriser leur place au sein de la Nation. Bref d’améliorer l’outil de défense et de sécurité et les conditions de vie des  vaillants officiers supérieurs, sous-officiers et hommes de troupe qui veillent à la sécurité des personnes et des biens, jours et nuits, par temps de pluie et par temps d’ensoleillement.

C’est de cette manière que nos forces de sécurité et de défense continueront à participer activement à l’effort de redressement national et à être respectés par les citoyens. Et une fois que nous aurons franchi, ensemble, la période de difficultés et de sacrifice, le pays retrouvera sa dignité et son prestige d’antan. Nous renouerons avec la croissance et le progrès et chaque catégorie socio-professionnelle, chaque citoyen, chacun d’entre nous verra sa situation changer et s’améliorer.

Cet effort de redressement national, de rénovation politique et institutionnelle, de réformes économiques et financières, nous devons l’assumer collectivement, dans le respect mutuel et la tolérance. C’est la seule voie pour changer le visage meurtri de notre pays et assurer; durablement, le bien-être collectif et individuel.

Toute autre attitude est une illusion et chacun doit en être conscient. A moins d’avoir opté pour un naufrage collectif’. Quelle que soit la réponse à cette interpellation, je suggère qu’elle ne puisse ignorer, me semble t-il, l’enseignement du Bienheureux Pape Jean XXIII: «Nous ne devons jamais confondre l’erreur avec celui qui erre».

Je vais m’arrêter ici, chers lecteurs, et prier avec tous pour que Dieu, poursuive à travers le Président Faure GNASSINGBE, ce qu’il a commencé depuis longtemps et qui est tout simplement la grâce de combattre le « bon combat» de saint Paul, combat qu’il mènera, j’en suis convaincu et fier, «ad multos et faustos annos ».

 
Charles Debbasch, « LE PERROQUET DE KARA » en résidence surveillée en Belgique

Condamné en 2005 à deux ans de prison ­ dont un ferme ­ par la cour d’appel d’Aix-en-Provence pour détournement d’oeuvres et de fonds au préjudice de la fondation Victor-Vasarely (qu’il a dirigée entre 1981 et 1993), il a été interpellé mercredi soir à l’aéroport de Bruxelles le 16 mai en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par Paris. Remis en liberté le lendemain matin, avec obligation de rester en Belgique, il est dans l’attente d’une décision des autorités françaises le concernant, a indiqué son avocat, Me Pierre Haïk.

Retour sur une escapade de trop

M. Debbasch, qui séjourne habituellement au Togo,  s’est présenté mercredi au poste de police de l’aéroport de Bruxelles muni d’un passeport diplomatique et d’une lettre indiquant qu’il était en mission pour la présidence togolaise.

 Mais les policiers ont constaté qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt Schengen (délivré par la France) et l’ont interpellé. M. Debbasch a passé la nuit à l’aéroport, avant d’être présenté au parquet de Bruxelles. Charles Debbash revenait de Paris où d’après son avocat, il était allé répondre à une convocation d’un juge de Nanterre.

M. Debbasch, 69 ans, avait été condamné en mai 2005, par contumace, à deux ans de prison dont un ferme par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, pour avoir détourné des oeuvres du maître de l’optic art d’origine hongroise, Victor Vasarely.

Les juges avaient assorti cette condamnation d’un mandat d’arrêt international, M. Debbasch s’étant réfugié au Togo, où il est conseiller spécial de Faure Gnassingbé.

M. Debbasch a toujours nié, s’estimant victime d’une « machination ». Il accuse la famille Vasarely d’être à l’origine des détournements. Après sa condamnation, il avait été privé définitivement de Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite en juin de l’an dernier.

Il avait réussi à séjourner en France en 2006 malgré le mandat d’arrêt international délivré contre lui. En Belgique, il n’a pas bénéficié d’immunité liée à son passeport diplomatique parce qu’il n’est pas accrédité dans le royaume, ont précisé les Affaires étrangères.

· La feinte d’un mauvais état de santé

Invoquant un mauvais état de santé, M. Debbasch aurait réclamé la visite d’un médecin. Celui-ci, selon une source policière belge, a conclu à l’absence de trouble grave. L’ambassadeur du Togo à Bruxelles, accompagné d’un avocat, s’est ensuite présenté pour lui porter assistance.

M. Debbasch a été déféré au parquet de Bruxelles afin d’être présenté à un magistrat appelé à statuer sur son sort. « Nous laissons faire la justice », a indiqué un diplomate français.

F.S

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

     
 

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