| Forum de la
semaine |
18 avril 2007] |
|
|
|
[N°245
: 17 avril 2007]
|
|
Curieuses Primaires au RPT : Seuls les riches
gagnent |
|
Pour une première, c’en est une, le parti au pouvoir
contrairement aux vieilles pratiques se voit contraint
de passer par les primaires pour départager ses
militants, candidats dans certaines circonscriptions
électorales. Mais… |
|
Ainsi
à Sotouboua, M Payadowa Boukpessi, désormais ex
argentier du Togo, rebondit en pulvérisant son
adversaire par 74 voix contre 6 sur un total de 80
grands électeurs. Une victoire accueillie au rythme de
tam-tam par la population. Quand l’argent parle...
Dans
la préfecture de la Kozah on connaît aussi déjà les
candidats. Il s’agit de Kpatcha Gnassingbé pour la
commune de la Kozah, Bernard Walla pour Kozah Est, et de
M. Kpanlou Patassé. Tous ces trois candidats sont comme
dans le premier cas à classer dans les nantis du RPT.
Kpatcha Gnassingbé en bon héritier d’Eyadéma à le beurre
et l’argent du beurre. Cela se passe de commentaires.
Bernard Walla, l’actuel ministre des Petites et moyennes
entreprises est connu comme un « riche architecte » qui
a fait fortune en réalisant des grands travaux pour
l’Etat togolais. Kpanlou Patassé a été le grand gourou
de l’OTP, la vache laitière du Togo. On ne le dira
jamais assez, quand l’argent parle…
Les
choses risquent d’être très difficiles dans certaines
localités comme à Bafilo où on annonce plus d’une
vingtaine de candidats en lice. Ce sont à la fin, les
fameux grands électeurs du RPT qui se frottent les
mains.
La
situation demeure confuse au pays Bassar où certains
gros pontes veulent imposer de parfaits inconnus donc
impopulaires au détriment de ceux qui sont plus
populaires dans cette localité. Nous y reviendrons.
F.S. |
|
|
|
Du
limogeage aux accusations : Payadowa Boukpessi aurait
pillé les 41 milliards de FCFA de l’emprunt obligataire |
|
Les spéculations vont bon train autour des réelles
raisons qui ont motivé le limogeage le 14 mars dernier
du Ministre des Finances, du Budget et des
Privatisations, M. Payadowa Boukpessi. Faute de motifs
officiellement annoncés, chacun s’y adonne à cœur joie.
Mais une chose est sûre, des détournements de deniers
publics ne sont pas étrangers à cette décision. |
|
C’est
ainsi qu’à part l’évocation du cas des nombreux frais de
missions de Faure Gnassingbé qu’il aurait détournés en
complicité avec d’autres, on lui reprocherait également
d’avoir pillé les 41 milliards recueillis par le
gouvernement grâce au lancement l’année passée de
l’emprunt obligataire.
Des sources concordantes indiquent que les
fonds étaient mal gérés par le tout-puissant Ministre et
qu’à ce jour l’Etat pourrait être à même de lancer des
poursuites judiciaires contre M. Boukpessi et ses
complices pour détournement de deniers publics.
Cela doit rapidement se faire, ou dans le
cas contraire, un communiqué officiel de la Présidence
de la République ou du gouvernement doit situer le
contribuable togolais sur les raisons qui ont motivé ce
limogeage. Car les fonds issus de cet appel public à
l’épargne sur le marché financier de l’UEMOA, devaient
avoir pour finalité principale « la relance de
l’économie togolaise et la pose de bases durables de la
politique du développement économique du Togo ».
Qu’un seul individu, avec ses complices bien sûrs
passifs ou actifs, bousille tout, ne peut que révolter
plus d’un et doit pousser l’Etat à agir pour obtenir
réparation.
Initialement lancé pour un montant de 30
milliards, l’emprunt obligataire a recueilli 41
milliards de nos francs avec un taux d’inscription de
137% du montant initialement recherché, grâce à la
Société de Gestion et d’Intermédiation du Togo
(SGI-TOGO) que dirigeait l’actuelle dame de fer des
Impôts, Mme Ingrid Awadé.
Le Togo était à la recherche de financement
pour son programme d’investissement dans les
infrastructures économiques, dans le domaine de la
santé, de l’éducation et du secteur agricole. C’est pour
cela que le patronat avait lancé un appel en direction
des opérateurs économiques du Togo pour « qu’ils
s’engagent dans le soutien à l’Etat Togolais ». Ce
qui fut fait avec un succès éclatant. Et il est
inadmissible que les objectifs ne soient pas atteints à
cause de la cupidité de certains prédateurs économiques
invétérés qui bénéficient d’une complicité passive ou
active de l’Etat. Le peuple togolais en général, le
patronat en particulier, doit exiger des comptes.
F.S |
|
|
|
Difficile cohabitation entre « Lomé II » et les
autochtones : Les habitants de Massouhoin victimes d’une
descente militaire |
|
Les paisibles populations de Massouhoin, un petit
quartier situé d’Agoè à près d’un kilomètre et demi de
la nouvelle présidence de la République ont passé une
sale matinée le mardi 03 avril dernier, et pour cause.
Un groupe de militaires et de gendarmes aurait fait une
descente musclée dans la localité et passé à tabac ses
habitants. |
|
« Le mardi 03 avril 2007 aux environs de 9 h, j’ai été
alerté par mes administrés qu’un groupe de militaires et
de gendarmes du camp de la garde présidentielle et de la
gendarmerie 2ème bureau
basé dans la banlieue nord de Lomé au lieu dit « Lomé II »
a débarqué dans les champs de cultures des paisibles
populations, armés de gourdins, de bâtons, de
coupe-coupe et de cordelettes, et tabassait toute
personne qu’il trouvait sur son passage »,
a déclaré le Chef Togbui A. Attah III de la localité,
comme le rapporte notre confrère « La
Trompette »
N°22 du 10 avril 2007. « Ces militaires rentraient
dans les maisons et battaient hommes, femmes et enfants
jusqu’à défoncer la porte de la chambre de ma femme tout
en la violentant au sang et la blessant grièvement à la
tête et à l’oreille avant de partir avec une somme de
30.000
F. Au cours de leurs bavures, ils ont poignardé mon
petit frère en la personne de Kondo Messan »,
a-t-il poursuivi avant d’établir le bilan des violences.
« En tout, nous déplorons 10 blessés dont 5 graves
qui sont admis à l’hôpital secondaire de Bè », a
déclaré le chef.
Qu’est-ce qui est au juste reproché à ces habitants ?
En
effet, ils sont accusés de squatter les environs de la
nouvelle présidence décrétés, selon les militaires,
« zone de sécurité » dudit immeuble pour les
cultures. Et justement l’intervention musclée des
militaires serait consécutive au refus d’un autochtone
de laisser détruire son champ par un tracteur envoyé sur
les lieux ce matin du 03 avril. Outre les dégâts
corporels, les habitants ont assisté impuissants à la
destruction de leurs « cultures de manioc prêt pour
la récolte ».
Cette
affaire ne vient que remettre sur le tapis l’éternel
problème de la confiscation par le clan Gnassingbé des
terres des autochtones du site de Lomé II pour
construire cette résidence privée. Ce qui fait toujours
naître un bras de fer entre eux et le pouvoir. Pour le
cas de Massouhoin, le chef estime d’ailleurs que la zone
qu’occupent les autochtones dépasse « largement le
quartier dans lequel se situe l’ancienne Présidence ».
Il urge donc que ce différend soit réglé avec diligence
pour éviter des suites fâcheuses car les populations de
Massouhoin ne semblent pas prêtes à se laisser marcher
sur les pieds. « La patience à ses limites », a
averti le Chef.
F.S. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|