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Un
propos du « chauffeur – ami – confident – complice –
porteur de valise » de Jacques Chirac, place au cœur
de la révélation : « Il est sensible et pris dans
l’étau de son entourage ». Bien entendu, ceci montre
le degré jusqu’auquel l’on est friand de la chose. Avec
un Chirac hypocritement consentant. Derrière le vernis
de rationalité qui prime en apparence, l’irrationnel
n’en côtoie pas moins le pouvoir au sein de l’Elysée.
Le
« Sorcier Africain » de l’Elysée
« Un homme, lui, faisait partie de cet entourage
« gris » avant que ses éminents services ne lui offrent
enfin sur un plateau, après les présidentielles de 2002,
la position depuis longtemps caressée de ministre. Il
s’agit de Dominique de Villepin, fils de Xavier
Galouzeau de Villepin, sénateur des Français de
l’étranger ».
Une précision redoutable : De Villepin dont il est
question est censé « posséder le code secret d’accès
au cerveau du patron ».
« De Villepin, auteur du très maniéré CRI DE LA
GARGOUILLE, récit de ses sept années dans
« l’entourage », à l’écriture tellement travaillée
qu’elle en devient souvent illisible, est un « tueur »
(dixit ses nombreux ennemis). En tout cas, il se targue
d’avoir été un secrétaire général cardinal, au sens
Richelieu de l’adjectif. Au grand dam de ceux qui ne
comprennent pas le secret d’une telle influence. Sous le
titre de LE GRAND STRATEGE DE CHIRAC, François Dufay,
dans le POINT, rappelle cette remarque du président : « Villepin,
il me règle mes problèmes ».
« Dès
lors, si l’Elysée a payé pour que l’occulte favorise
Chirac, alors le « sorcier » Villepin devrait être au
courant. Si les journalistes savent, alors on doit
retrouver dans leurs articles et leurs citations les
allusions et les mots à double détente dont ils
raffolent. Dans le POINT, par exemple, on insiste : de
Villepin « pilote dans l’ombre » (au fait, pour lui,
« la lumière tue », ce sont ses propres mots). Il est le
« guetteur du château ». Citant un diplomate anonyme, le
journaliste rappelle que Dominique « cherche des
réponses hors des canaux habituelles » ».
« A
propos du pouvoir, justement, il écrit, dans le CRI DE
LA GARGOUILLE, que « ce n’est pas un hasard si tant de
princes, de rois et de chefs d’Etat se sont entourés de
fous, poètes, philosophes, peintres et mages, créatures
étranges et suspectes aux yeux des conseillers : ces
marginaux assuraient pourtant la respiration du pouvoir,
aiguillon de sa force, étincelle de son commandement ».
Une nouvelle fois, nous vous invitons à une petite
explication de texte, apparemment passée inaperçue des
critiques. Sans doute, Dominique de Villepin évoque t-il
une époque révolue. Mais comment ne pas voir dans ces
« marginaux » une synthèse à sa mesure ? Il est poète.
Philosophe. Il est effectivement « étrange »
et « suspects » aux yeux des conseillers qui
le détestent (les « connards ») et le
craignent. Et qu’écrit le fou du roi ? Relisons : « ces
marginaux assuraient la respiration du pouvoir,
aiguillon de sa force, étincelle de son commandement… ».
Impossible de croire qu’il n’ait pensé à lui-même en
ciselant cet hommage aux « mages ». Aurait-il pu
être l’ambassadeur des marabouts auprès de son
président ? Ça ne détonnerait pas en tout cas avec le
portrait qu’il fait de lui ».
« De Villepin signe là un essai gothique, au sens
littéraire du terme, que le titre de CRI DE LA
GARGOUILLE évoque au possible. Il n’est question que de
« sorcières de Macbeth, ces fantômes (qui) dansent
autour du chaudron français » lequel « fume, bouillonne,
explose », de « secte », de « gourou », de « magie du
verbe », de « conjuration », de « guérisseur », d’
« enchanteur », mots certes sortis de leur contexte,
mais dont l’entêtante répétition crée l’effet étouffant
d’une incantation de formule ».
Le sorcier bourguignon écrit à Bernadette Chirac
« Dans
« l’entourage » agit en outre Mme Bernadette Chirac née
chodron de Courcel ».
On ne
lui connaît pas de penchant pour les œuvres au noir.
« Pourtant, elle devrait connaître le sorcier Claude de
Jussieu. Et même son vrai nom, son adresse, sa
profession, son parcours. Lui a-t-elle parlé ? Jamais.
Mais elle a reçu ses courriers. Si elle les a eus en
main propre, elle a dû les lire. »
On se souvient qu’en 2002, lors de la célébration du
14 juillet, la presse française avait fait des gorges
chaudes à propos d’une tentative avortée d’assassinat
contre la personne du président Chirac. Un certain
Maxime Brunerie, jeune homme de vingt-cinq ans avait
alors été appréhendé en flagrant délit. « L’incident»
avait été en son temps prédit à Bernadette Chirac par le
sorcier bourguignon. Dans un courrier. Cette étrange
correspondance restera sans suite. Pas superstitieuse
Mme Bernadette Chirac ? Impressionnée quand même ! Le
sorcier raconte : « Je pense que mon courrier, Mme
Chirac l’a transmis aux services de sécurité. Et
qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont renforcé leur
dispositif. Ça suffit pour que des attentats soient
évités, ou retardés. »
Les bêtes politiques de l’hexagone
« Au
cœur de ces mésaventure sorcières, l’entourage
présidentiel ne se réduit pas aux plus proches. Les
« bêtes » politiques de l’hexagone ne sont apparemment
guère plus cartésiennes. Beaucoup consultent. Certains
signent le « contrat ».
« Les
« clients de A.T. ne sont pas tous de « droite ». Ainsi
nous cite-t-il le cas d’un ministre clé de feu François
Mitterrand. Nous ne ferons pas même d’allusion
susceptible de mettre nos lecteurs sur la voie : l’homme
est redoutable, nous dit-on. A la moindre citation, son
staff de robes noires assigne. Il est l’un de ceux que
l’une de nos « gorges profondes » proche du cénacle
politique désigne à son tour comme un adepte « méchant »
de la sorcellerie ».
« Le
même A.T. a eu pour adversaire, en 1992, un adepte de
« la voie de gauche de la Kabbale » missionné par un
compagnon proche de feu le maître de Latché. Enjeux :
contrecarrer, l’ascension d’un chef d’entreprise hors
norme alors fort médiatisé, protégé par François
Mitterrand. Il semblerait que la magie africaine, plus
lente dans ses effets, nous a-t-on expliqué, n’ait pas
pu triompher de la magie mise en œuvre par ce ministre
rebelle ».
« Bien d’autres vedettes de la politique française
tâtent ainsi des forces susceptibles de les favoriser,
d’étancher leur soif de pouvoir. A nouveau, nous ne nous
prononcerons pas sur leur efficience, même si les
cerveaux d’énarques qui les sollicitent ne semblent pas
les mépriser : ils paient et en redemandent ! ».
« Telle cette dame, agitatrice d’un cénacle politique
très masculin, aujourd’hui ministre du gouvernement
Raffarin. On nous la désigne benoîtement adepte d’une
sorcellerie à la gauloise, volontiers partisane de ces
noms « chargés » enfermés dans des bocaux censés
étouffés la concurrence. D’elle Alice Saunier – Séité,
ancienne ministre des Universités sous Giscard d’Estaing
dit qu’elle a « un côté félin méchant ».
Un
risque plane
Encore
des obstacles pour Chirac après l’attentat manqué de
2002 :
« L’élu inattendu de 2002 ne finirait pas son
quinquennat. Pour le voyant français, « d’ici à deux
années, la maladie pourrait le pousser à démissionner ».
Version africaine : « les deux prochaines années seront
difficiles pour Jacques Chirac, au point qu’un ennui de
santé le conduira à démissionner ».
Malgré
le commerce de l’occulte, rien ne semble acquis
d’avance…
NDLR :
Les commentaires sont de la rédaction. Dans notre
prochaine parution, vous en lirez d’autres, dignes des
récits de Patrick N’guemadong du nom de cet animateur de
Africa N°1.
Ahoefa
A.
Source : « La sorcellerie au cœur de la république »,
CARNOT. |