| Forum de la
semaine |
06 avril 2007] |
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[N°244
: 05 avril 2007]
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Exclusion de Shéyi Adébayor, Kader Coubadja et Daré
Nibombé : Difficile explication de texte pour Tata
Avlessi |
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Tata Adaglo Avlessi, le richissime
président de l’Union sportive de Masséda, devenu depuis
quelques mois président de la Fédération togolaise de
football, était l’invité de l’émission « Le Plateau de
la Semaine » du dimanche dernier sur la Télévision
Togolaise. Séance d’explication de texte sur le fameux
communiqué pondu à la hâte dans la foulée du match
Togo-Sierra Léone, comptant pour les éliminatoires de la
CAN 2008, le nouveau président de la FTF recevait son
baptême de feu face à la presse. |
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N’ayant jamais fait l’objet de questions pertinentes,
comme celles posées par Pierrot Attiogbé de Nana FM et
son collègue Déla Agboh de la TVT, l’homme devrait
s’attendre à une promenade du dimanche. Que nenni !
Durant toute l’émission, on a senti un homme agacé par
cette décision d’exclure de la sélection nationale
l’attaquant togolais d’Arsenal, Shéyi Adébayor et ses
coéquipiers Cougbadja Kader et Nibombé Daré. Pire, le
« maître du navire » n’a pas pu éclairer l’opinion
sur les fondements de cet énième scandale au sein des
Éperviers, désormais nominés au record des faits divers
sportifs.
« Voulez-vous que je vous dise tout ? Alors on y va ! »
A ces propos superfétatoires, on s’attendait à un
déballage. Rien ! Le « patron depuis 90 jours »
nous a seulement gratifiés de quelques historiettes sur
Shéyi. Y a-t-il indiscipline à s’inquiéter du traitement
des Éperviers cadets ? Y a-t-il eu « comportement
d’indiscipline caractérisée » par la fermeture d’une
porte dans les vestiaires, lors de la mi-temps du match
Togo-Ghana ? Y a-t-il eu indiscipline dans les
gesticulations de Shéyi après son but contre les Sierra
Léonais ? On pourrait multiplier les questions et se
demander enfin pourquoi une sanction contre Kader et
Daré, que M. Avlessi qualifie de meneurs ?
Il suffit d’une lecture objective des événements pour se
convaincre que les raisons de l’exclusion sont ailleurs
et seraient liées à des frustrations, vécues par Tata
lors du scandale de Wangen. « Un joueur a dit qu’il
préfère aller dormir que d’écouter le président de l’USM...
Un autre a augmenté le volume de la télévision ».
Des frustrations dont ne se remet pas le président de la
FTF qui croit pouvoir se venger à partir de son
piédestal. « M. Tata Avlessi ne doit pas gérer seul
la Fédération » dixit Messan Agbéyomé, le président
Mazargues AC, qui pouvait ajouter que sa dernière
décision est inopportune et malhabile.
A trop vouloir se victimiser, Tata Avlessi a tenté de
présenter les trois joueurs exclus comme des chiens
enragés. Et l’opinion publique de comprendre que qui
veut noyer son chien...
Parfait G. |
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Hommage :
Il était une fois Salou Tadjou |
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Capito est mort lundi. A l’annonce du
décès de Salou Tadjou, la stupeur a gagné le cœur du
public sportif et une seule phrase a suffi pour résumer
sa vie : « Capito (comme ils aiment à l’appeler, les
supporters) fut un talent et un gâchis». Du Club
africain de Tunis où il fut élu le meilleur joueur de
tous les temps, où un hymne lui a été composé, en
passant par le Servette de Genève, son talent n’a laissé
personne indifférent. L’ancien Capitaine de l’équipe
nationale du Togo au dossard N°7, après une ascension
des plus fulgurantes, s’est éteint à l’âge de 33 ans,
alors qu’il cherchait à renouer avec l’époque la plus
faste de sa carrière de football. |
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Après ses débuts à la Modèle de Lomé, Salou Tadjou
rejoint les rangs du club omnisports Agaza de Lomé où il
se révèle au grand public par son éblouissant bagage
technique et sa « vista ». Du poste
d’avant-centre, le jeune frère de Salou Bachirou se mue
en libéro. Avec Agaza, il atteint en 1994 les
demi-finales de la Coupe d’Afrique des Vainqueurs de
coupe de football.
Sollicité par plusieurs équipes de renom, il signe avec
le club Africain de Tunis en 1996 et s’adjuge le titre
de champion de Tunisie, avec à la clé 7 buts.
Salou Tadjou forma en ce temps-là un imprenable axe
défensif, très physique et à l’incomparable présence aux
côtés de Makram Tajouri qui venait de l’ES Béni Khalled.
Il allait être rejoint par un infatigable porteur d’eau,
puissant lui aussi mais également bon technicien, son
compatriote Wadja Lantam. Le CA resta alors longtemps
invaincu, accumulant les performances et jouant avec un
égal bonheur aussi bien à domicile qu’à l’extérieur.
Vainqueur de la Coupe arabe des clubs champions, et élu
meilleur défenseur du championnat par la presse
sportive, l’International togolais, après deux années
passées en Tunisie, pose au Servette de Genève en
Suisse.
Polyvalent, il joue non seulement en position d’arrière
central, mais aussi de milieu offensif. Avec Servette de
Genève, il décroche le titre de champion de Suisse en
1998 et dispute la Champion’s League.
Ses malheurs ont coïncidé avec l’arrivée d’un nouvel
entraîneur. Celui-ci l’aligne rarement, ce qui n’est pas
du goût du capitaine de l’équipe nationale du Togo qui a
fini par faire ses valises.
Fort de son expérience du haut niveau et auréolé par
près une centaine de sélections, Salou Tadjou ne
désespère pas et repense à la manière de relancer sa
carrière.
Après avoir longtemps hésité, il reprend du service avec
Agaza Omnisports qu’il sauve de la relégation avec la
combativité d’autres joueurs. La saison suivante, il
s’engage avec l’AS Douanes. Mais sa situation ne s’est
guère améliorée. Alors, tout en cherchant une ouverture
à l’extérieur, Salou Tadjou tente une nouvelle aventure
avec l’Etoile Filante de Lomé, Club dans lequel il
évoluait avant sa mort.
Joueur véloce et très élégant (1,75m pour 75kg) surnommé
« turbo » par son ex-coach Boskov, Salou Tadjou
est sans nul doute l’un des joueurs les plus doués de sa
génération. Son adresse dans l’exécution des coups
francs en fait un joueur redouté par les gardiens de
but. De la même façon ses tacles magistraux à la défense
donnaient des tournis aux attaquants. Mais aussi
fulgurante fut sa montée, sa chute fut tout aussi
retentissante. Ses choix de carrière ne lui ont pas
permis d’aller loin alors que des clubs comme le Milan
AC lui tendaient les bras. Salou Tadjou n’a pas exprimé
tout son talent avant de s’en aller. Il possède à son
palmarès deux participations à la phase finale de la
Coupe d’Afrique des Nations de football au Ghana 2000 et
au Mali 2002.
« Je l’ai connu en 1987 tout jeune dans le quartier de
Dekon. C’est quelqu’un qui aime toucher au ballon. Quand
vous lui privez de cela, c’est comme vous lui arrachez
sa recette »,
disait de lui l’entraîneur Guy Adadémé de l’AC Merlan
sous lequel il fit ses premiers pas à, l’ASAD. «
C’est une grande perte pour le football togolais. Salou
Tadjou est l’un des meilleurs produits. Ainsi est faite
la vie », a indiqué pour sa part Auguste Sagbo,
président d’Agaza Omnisports. Tadjou sera conduit à sa
dernière demeure demain vendredi à
Lomé.
T.G.A. |
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La justice
Togolaise malade de la corruption de ses juges : Le
Doyen des juges d’instruction Wiyao martyrise les
citoyens sous l’instigation de son collègue Dotchè-Togbé |
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Dans notre parution n°242 du 29 mars 2007, nous
attirions l’attention de l’opinion et de l’Exécutif sur
les abus érigés en méthodes d’instruction des dossiers
par le juge Wiyao du 1er Cabinet
d’Instruction à Lomé. Ce juge qui se croit un dieu,
s’est toujours caché derrière les procédures
d’instructions pour déposer à l’emporte pièce,
d’honnêtes citoyens soit parce qu’il a un intérêt
particulier dans le dossier, soit parce qu’il est servi
comme un instrument par ses collègues pour régler les
comptes à des personnes innocentes.
C’est ainsi qu’il n’a pas hésité à jeter en prison, un
Président de délégation spécial d’un arrondissement de
Lomé alors que ces maires bénéficient d’une procédure
spéciale qui est piétinée par le tout-puissant juge
d’instruction. Nous y reviendrons. Mais, il importe de
revenir sur le dossier Agbodouaménou Clément écroué à la
prison civile de Lomé sur mandat du juge Wiyao et qui
est actuellement très souffrant. |
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Selon nos informations, M. Agbodouaménou Clément,
géomètre de son état, est accusé faussement par un
certain Agbozo Koffi, un membre de la collectivité
Agbozo-Ali pour qui il a travaillé et qui l’a rémunéré
par une portion de terre. Mais entre temps, le sieur
Agbozo Koffi a fait recours au juge Dotchè-Togbé Kouassi,
l’actuel Secrétaire Général du Ministère de la Justice
pour rétablir certaines légalités dans le dossier de
l’immeuble. Chemin faisant, le Juge Togbé est piqué
d’une convoitise morbide et a voulu s’approprier d’une
parcelle pour laquelle, illégalement, il a débuté les
formalités d’obtention du titre foncier. Nous
reviendrons d’ailleurs sur comment il a dribblé la
Collectivité da Silveira dans ce dossier en se passant
pour propriétaire des parcelles donc partie dans le
dossier. Un juge qui devient partie? Chacun en jugera!
La collectivité étant scindée en deux, le
second mandataire a exigé de son cousin de mettre fin à
ces manœuvres de spoliation du juge Dotchè-Togbé et de
prendre un acte notarié pour attester qu’il ne lui a
jamais fait don ni vendu la parcelle en question. Ce
dernier a voulu associer le géomètre à son coup mais
s’est vu notifié une fin de son recevoir de la part de
ce géomètre réputé chrétien intègre. Qui pis est, le
géomètre a signé l’acte notarié auprès du Notaire Komlan
Kokou reniant le droit de possession de l’immeuble au
Juge Dotchè-Togbé.
Et devant les témoins, le juge a juré lui
faire payer ce refus de complicité dans le faux.
Quelques temps après une kabbale fut ourdie par ce juge
et Agbozo Koffi contre le géomètre qu’ils accusent
« d’abus de confiance » et d’une série de faits qui
sont rejetés en bloc par le géomètre. Ce qui a abouti à
l’arrestation du géomètre Agbodouaménou nuitamment. Il
fut roué de coups et s’en était sorti avec des bras
enflés et le visage tuméfié. Chef d’œuvre des agents de
la police judiciaire.
Le juge Wiyao, agissant visiblement en
complicité avec le Secrétaire Général du Ministère de la
Justice, décerne un mandat de dépôt contre lui. Et
depuis le mois de janvier 2007 jusqu’à ce jour, le
pauvre géomètre n’a été écouté qu’une seule fois. Le
« tout-puissant » Wiyao refuse la confrontation
entre l’accusé et son accusateur pour faire jaillir la
lumière et situer les responsabilités en jugeant de la
véracité ou non des accusations.
Quand notre rédaction l’avait contacté, il
nous a raccroché au nez après nous avoir traités de tous
les noms et demandé « d’aller écrire tout ce que nous
voulons ». Etant sûr qu’il est intouchable et que
les autorités de ce pays, parmi lesquelles il compte des
appuis sûrs, ne diront rien car le pauvre géomètre, lui
ne dispose pas d’appui et peut être écrasé comme une
fourmi sans que personne ne bronche.
Mais, si la Justice, qui doit servir de
rempart pour les citoyens, devient un instrument de
règlement de compte contre d’ailleurs d’honnêtes
citoyens qui ne veulent pas cautionner des Juges iniques
dans leurs basses besognes, alors, la République est en
danger. Faure Gnassingbé qui a fait de son credo le
respect du principe de la séparation des pouvoirs, doit
savoir aussi que la modernisation de la justice qui, par
ailleurs, lui tient à cœur, nécessite que des Juges
iniques et corrompus ne soient plus placés à la tête de
nos institutions judiciaires. Ce cas précis doit attirer
son attention et celle des bailleurs de fonds, en l’occurence
l’Union européenne, qui investissent des millions pour
moderniser notre Justice. Autrement, cela ne vaut plus
la peine. Nous y reviendrons
F.S. |
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Populations togolaises, les bluffeurs arrivent ! |
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Eux, ce sont les soi-disant « élus du peuple » de
l’Assemblée Nationale ( ?) moribonde. Ils vont
bientôt débarquer sur le terrain avec des conteneurs
de promesses mirobolantes. Et le signal vient d’être
donné par leur « major », Abass Bonfoh à l’occasion
de la dernière rentrée parlementaire lundi. Parlant
des prochaines élections législatives, il dit : « …
Elles s’annoncent déjà rudes mais nous avons la
connaissance du terrain et la confiance de nos
populations… ». |
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Les élections s’annoncent sans doute assez rudes vu
tous les garde-fous qui sont posés, contrairement au
passé où tout est fait « togolaisement ».
Cette fois-ci, la CENI (Commission Electorale
Nationale Indépendante) retrouve toute sa
souveraineté dans l’organisation et dans la
supervision du scrutin. Ce ne sera plus la
traditionnelle révision des listes électorales qui
préparait les premières fraudes avec les
détournements de cartes d’électeurs dans les régions
acquises à l’opposition pour les redistribuer aux
électeurs acquis à la cause du clan Gnassingbé,
refus d’inscrire les jeunes ayant atteint l’âge de
voter etc. C’est un recensement proprement dit qui
sera fait avec des kits, ce qui réduit les risques
de fraudes, surtout que pour cette fois, les cartes
seront munies de photo d’identification. Et déjà,
les partis politiques s’agitent sur le terrain. Mais
Abass Bonfoh peut-il prétendre que les députés ont
la confiance des populations qu’il s’approprie
d’ailleurs en utilisant le possessif « nos » ?
Non ! Les populations ne sont pas dupes. Elles ont
découvert la vraie nature des députés actuels. Ce
sont des bluffeurs et elles ne sont plus prêtes à se
laisser duper. D’ailleurs beaucoup les attendent de
pied ferme. C’est ce qui est à l’origine des
agitations au sein du Rassemblement du Peuple
Togolais où il est question aujourd’hui de changer
de stratégie de conquête. Il n’est plus question
d’imposer des représentants du parti aux bases, mais
plutôt de laisser les bases elles-mêmes choisir
leurs représentants les populations attendent
demander des comptes aux actuels députés sur ce
qu’ils ont fait de leur confiance qu’elles leur ont
accordée en 2002. Même dans les zones réputées
acquises au RPT dans le grand Nord, les populations
ne sont plus prêtes à avaler la couleuvre. Beaucoup
accusent les députés de n’avoir pas remis pied chez
elles depuis leur élection et de n’avoir pas tenu
leurs promesses. C’est certainement sentant la
menace de censure des populations que Faure
Gnassingbé aurait rendu visite aux député RPT à
l’hémicycle juste après l’ouverture du dialogue
inter togolais l’hémicycle pour leur faire
injonction d’évaluer leur aura et de s’éclipser pour
laisser d’autres candidats plus compétitifs défendre
les couleurs du parti. Et cette perspective met
jeunes et barons du RPT à couteaux tirés.
Il urge que les populations soient vigilantes pour
démasquer les faux prophètes. Ils viendront en masse
et d’ici peu.
N.K.A. |
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Retard programmé ? |
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Plus que 2 mois et quelques jours, la fameuse date
fatidique du 24 juin 2007. C’est la date retenue
pour la tenue des élections législatives tant
attendues. Dans tous les états majors de partis
politiques, c’est l’agitation. Chaque parti veut
mettre la chance de son côté et aucun ne semble plus
avoir d’œil pour suivre les préparatifs du scrutin
proprement dit. Et parlant de préparatifs, l’une des
opérations qu’il reste à entreprendre se trouve être
le recensement électoral. Cela s’avère une étape
essentielle. Pourtant, la CENI ne semble aucunement
pas pressée de l’entreprendre. |
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On en ferait un non événement si pour ce scrutin
législatif à venir, c’est la traditionnelle révision
des listes électorales qui sera faite. Il s’est fait
que pour cette fois, on a voulu faire tout dans la
transparence ( ?) en optant pour un mode de scrutin
inconnu des Togolais. Il s’agit du recensement par
des kits, expérimenté en République Démocratique du
Congo.
Les autorités chargées de l’organisation
du scrutin mettaient en avant comme argument la non
acquisition des kits d’emprunt de la RDC pour
démarrer l’opération de recensement électoral.
Aujourd’hui, avancer encore cette raison serait
assez ridicule car depuis samedi, le Togo est rentré
en possession avec les fameux kits, 3000 en tout et
il ne reste qu’à les initialiser. Il n’y a à priori
donc plus de raison que cette opération traîne
encore. Mais déjà, on a trouvé d’autres astuces. On
affirme que la CENI a soumis au gouvernement un
« projet » pour ce faire. Et quand on parle de
« projet », cela suppose qu’il faudra que le
gouvernement l’étudie pour l’adopter afin qu’il soit
exécuté. On devra donc attendre encore un peu, mais
jusqu’à quand ? Est-ce que ce retard n’est pas créé
à dessein ?
Par ailleurs, certaines sources avancent
des sommes mirobolantes pour cette opération. Si le
Togo n’a pas encore rassemblé ces sous, cela suppose
qu’il faudra attendre encore.
On a tout compris !
On se rappelle encore le feuilleton, le
jeu de cache-cache qu’a joué Dénis Nayone avec son
ex-CAR natal. Le type a été connu comme membre actif
du Comité d’Action pour le Renouveau de Me Yawovi
Agboyibo et a été rendu célèbre avec l’affaire dite
de Nayone, cet étudiant qui voulait braver le régime
Eyadema. Il a dû par la suite prendre ses jambes à
son cou pour sauver sa peau et rentrer en exil comme
ce fut l’ultime option à l’époque. Mais à la faveur
de la signature de l’APG, il est rentré au pays. Et
comme le deuxième homme « plus chanceux du Togo »,
il est directement nommé Chargé de mission à la
primature. Lui n’a connu aucun temps mort, aucun
chômage temporaire mais élastique comme le vivent
les Togolais depuis des années. Mais cette lune de
miel sera de courte durée car l’homme va claquer la
porte et CAR et à la primature, ne trouvant plus
bien la gestion qui est faite de ces structures. Il
sortit ensuite tout un réquisitoire contre ses
anciennes amours.
Nous, on pensait que l’homme allait
rester en virginité politique toute sa vie. Oh que
leurre! A l’époque, les bruits couraient sur ses
intentions de créer son propre parti. Beaucoup n’y
avaient pas cru, croyant encore à l’intégrité morale
légendaire de N. Nayone. Mais depuis le 22 mars
dernier, ils n’auront que leurs beaux yeux pour
pleurer. Le natif de Tandjouaré vient de mettre sur
les fonts baptismaux son propre parti, l’UPR (Union
Populaire jour la République).
Beaucoup trouvent la création hâtive et
remettent en doute l’innocence de sa démission avec
fracas du CAR et de la primature. A l’époque,
certains l’avaient qualifiée de téléguidée. Par ce
fait, il vient leur donner raison. La Fédération CAR
de Tône avait justement sorti une mise au point dans
laquelle elle faisait cas de cette intention de
Nayone de créer son propre parti. Aujourd’hui tout
est clair que Nayone est téléguidé par ….. Sinon un
parti politique est un truc sérieux pour qu’on le
crée en 2 mois sans mûrir l’idée depuis. |
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