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Vendredi dernier, et après un paquet d’actes de violences
perpétrés par-ci et par-là, la Fédération Togolaise de
Football et les responsables des clubs de première
division, se sont retrouvés au stade de Kégué pour
discuter de ces fâcheuses et regrettables scènes. Ils
avaient ainsi décidé de poser les points sur les i et les
poings sur la table. Entre hommes, entre eux, sans autres
témoins que leur conscience, sans autres juges
qu’eux-mêmes. Il paraît que certaines mesures ont été
prises et que des approches de solution ont été trouvées
pour rendre nos stades plus fréquentables et moins
incertains. Les supporters surexcités et les arbitres
plus intéressés par des visites périodiques aux
présidents de club, que tout autre, devront désormais
bien se tenir.
Au terme de la réunion de vendredi, il ressort, même si
rien n’a filtré officiellement, que les matchs à
problèmes vont enfin avoir plus d’éclaircissements afin
que les résultats et le classement à la fin, reflètent
l’exacte production des équipes. L’on ne demande pas
mieux, et ce serait tant mieux si d’autres considérations
ne viennent influer sur les décisions finales comme cela
a été le cas, selon certains observateurs, lors du récent
congrès de la Fédération Togolaise de Tennis qui a
accouché d’un nouveau bureau exécutif. Il paraît qu’il y
a eu… anti jeu. Ce dont on est sûr ici, c’est qu’un
certain Tagba Romain a été élu à la tête de la FTT.
Discret, imperturbable, et sûr de son affaire, le nouveau
président de cette instance sportive, entend
« redonner un nouveau souffle » au tennis national.
Pour avoir triomphé d’un adversaire de taille comme
Nicolas Ayéboua, bien connu dans ce monde, M. Romain
Tagba, mérite qu’on lui jette des fleurs. Reste que le
chantier auquel il fait face désormais, est bien vaste et
qu’il lui faudra beaucoup de courage, beaucoup
d’imagination et une grande dose de disponibilité pour
remettre à sa place le tennis togolais. Il lui faudra
vider son sac comme ont essayé de le faire des Eperviers
dames dimanche dernier au stade de Kégué. Battues, 9-0 à
l’aller à Brazzaville, elles n’ont pu renverser la
vapeur, ni vaincre pour sauver l’honneur.
Cependant, et sans avoir triomphé au retour, nos sœurs
ont laissé comme un parfum d’espoir sur la pelouse de
Kégué. Le nombreux public qui s’y est déplacé gardera en
mémoire, ce chef d’œuvre de but marqué par la capitaine
Gabiam Ayoko. Sa réalisation pourrait suffire pour faire
chanter les cœurs ; mais il fallait heureusement retenir
également les percées et les dribbles chaloupés de
Amédomé Mawussi, la fougue de Sodoga Povi et le métier de
Ntassey Chouchou. Tout ceci donne le droit d’espérer
mieux pour nos ambassadrices dans les prochaines
compétitions. Mais faudra-t-il que l’autorité sportive se
mette à l’idée qu’un suivi s’impose pour ce football
féminin togolais qui a perdu la bataille mais pas la
guerre.
Don Quichotte AKUE |