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Un an après la mort d’Eyadema, le Togo se cherche toujours. Le
pays tarde à se remettre des événements dramatiques
d’avril 2005. Comme le recommande la sagesse « quand
il y a dissension, il faut s’asseoir et discuter ».
Si les plus grandes guerres ont définitivement pris fin
autour d’une table de discussion, la crise togolaise, vu
les nombreuses assises qui y ont été consacrées, paraît
sans issue. Le énième dialogue politique intertogolais
annoncé depuis les mois passés tarde à voir le jour.
Conséquence du règne sans partage d’un clan, qui veut
dialoguer en écartant toutes les questions relatives au
mal togolais et pire en imposant un médiateur à leur
solde.
Connaissant les hauts et les bas du problème
togolais, l’ONU a jugé bon de recommander un médiateur
impartial et expérimenté l’algérien Lakdar Brahimi.
Proposition catégoriquement rejetée par les autorités
togolaises qui optent pour Blaise Compaoré, le président
Burkinabé.
De bonne mémoire Blaise Compaoré a apporté
son soutien à Faure Gnassingbé lors de la campagne
présidentielle et ce dernier déclarera plus tard lors de
son voyage à Ouaga que « le Burkina Faso constitue un
allié stratégique pour le Togo ». En signe de
reconnaissance Faure aurait fourni des hélicoptères et
des voitures à son « parrain » du pays des hommes
intègres pour sa campagne présidentielle. Ce partenariat
entre le président burkinabé et son homologue togolais
montre que Blaise Compaoré n’a pas sa place aux
pourparlers intertogolais. Sa proposition comme
médiateur était d’ailleurs désapprouvée par l’opposition
togolaise. Les motifs de sa visite à Kara en ce début de
semaine, qui selon le communiqué final s’inscrivait dans
la lignée du dialogue intertogolais n’étaient donc pas
réels. Une question fondamentale demeure : qu’était-il
venu faire ?
Deux
hypothèses peuvent être posées :
-
Absent aux funérailles du général Eyadema, Blaise
Compaoré s’est rendu par la suite à Pya pour s’incliner
devant la dépouille mortelle ou ;
- A
défaut de ne pouvoir ouvrir les portes de l’Elysée à
Faure Gnassingbé le fils de l’ « ami personnel »,
Jacques Chirac se fait représenter par le président
burkinabé qui est un allié de taille de la France en
Afrique Occidental.
Ces derniers temps, la France est obligée de
faire des yeux doux au pouvoir illégitime de Lomé,
puisque après les phosphates, l’exploitation du pétrole
togolais est prévue pour cette année.
Etonam SOSSOU
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