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Comme
toutes les autres qui l’ont précédée, la semaine du 13
au 16 mars 2006, s’en est également allée. Elle a donc
vécu. Mais pour la postérité, elle laisse son lot
d’événements sportifs dont le plus important est le
limogeage, officiellement annoncé, de Stephen Keshi…
Il ne fallait que ça pour éclairer la situation d’une
sélection nationale dont les jours qui mènent vers la
première phase finale de coupe du monde, sont comptés.
Il est reproché essentiellement au technicien nigérian,
sa gestion catastrophique de la CAN 2006 au Caire. Il
ressort, d’autre part, de la déclaration de la F.T.F que
l’entraîneur Keshi a manqué de professionnalisme,
d’expérience et de lucidité dans la résolution des
problèmes du groupe. Tout cela, nous le concédons. Nous
concédons également que c’est sous la direction du
technicien nigérian que le Togo a réalisé sa plus
mauvaise phase finale de CAN. Il est cependant difficile
de faire avaler au peuple sportif togolais que Keshi
seul est responsable de l’échec des Eperviers au pays
des Pharaons. Mais la vie est ainsi faite, que les
hommes ont tendance à renier ce qu’ils avaient un temps,
adoré. Stephen Keshi devra désormais piger cette leçon.
Quant à son successeur, Otto Pfister, notre premier mot
est de lui souhaiter « Bienvenue sur le sol de nos
aïeux ». Ce sol, combien hospitalier mais qui
renferme de solides racines d’improvisation,
d’impréparation et d’insouciance, avec lesquelles il
devra compter. Telle une femme qui s’empare du mari de
sa cousine, le technicien allemand devra bien se tenir
et de ne pas surtout oublier qu’ici, les mauvaises
habitudes ont les oreilles dures et qu’en plus, nous
avons la mémoire courte. Nous lui souhaitons bien du
courage et beaucoup de chances afin qu’il apporte à la
sélection togolaise, ce rayonnement constant qui lui a
toujours manqué. Vous avez parlé de rayonnement
constant ?
C’est ce qui fait défaut à l’Etoile Filante de Lomé, un
leader qui a cédé sa place depuis quelque temps, et qui
donne l’impression de ne plus s’intéresser au titre.
Samedi dernier au stade omnisport de Lomé, les Bleus ont
fait la démonstration de leur inefficacité… retrouvée et
de leur incapacité à gérer un championnat. Tout ceci
fait le bonheur de Maranatha FC de Fiokpo dont la
constance devient presque insolente. Les Messagers, on
le sait, ont ces 5 dernières saisons, toujours titillé
le fauteuil d’or. Cette saison, ils sont passés à la
vitesse supérieure, bousculant tout sur leur passage.
Leur victime de milieu de semaine, a pour nom, DYTO. Une
formation soumise depuis la 19e journée, à une
terrible panne qui a fini par déclencher la colère du
coach Mawuéna Kodjovi. L’entraîneur du club militaire,
comme de son habitude, s’est trompé d’adversaire à la
fin, s’en prenant aux journalistes qui avaient eu le
malheur de lui demander de donner une explication sur le
manque de percussion et d’efficacité de son club, DYTO
s’étant incliné 0-1 dans ce match. Il a beau aboyé sur
les confrères, Maranatha s’en est allé lui, avec les
trois points, enfonçant DYTO dans ses doutes. Le
calvaire continue donc pour l’équipe militaire tenue en
échec par Togo Télécom (1-1). Le même calvaire continue
pour nos arbitres dont l’un d’eux a été copieusement
rossé mercredi dernier au stade Oscar Anthony par des
hommes qui se sont soudainement souvenus qu’il y a une
bête qui sommeille dans l’humain que nous sommes.
L’arbitre Azanléko Kossi eut ainsi à payer le prix d’un
but litigieux accordé à l’AS Douanes à la … 90e minute
du match qui l’opposait à Agaza. Une fois encore, le
résultat d’un match est faussé, entraînant des dérapages
et foulant au pied les notions du fair-play. Les
supporters déchaînés, s’en sont donnés à cœur joie,
« s’occupant méthodiquement » de l’ami Azanléko,
tout simplement parce que sur leur chantier, il n’y
avait pas un seul agent de sécurité. Encore un échec
annoncé et programmé par la F.T.F qui devra cette
semaine répondre de tout ce qui se passe dans sa maison:
rencontre non disputée entre Sémassi et TAC ; match non
terminé à Womé entre Maranatha et l’AS Douanes par la
faute d’un arbitre nommé Atsoo Darius qui a contraint
les Douaniers à l’abandon... Il nous est pourtant
enseigné au cours primaire un chant dont le couplet dit
ceci : « fais bien tout ce que tu fais ». C’est
un rappel qui va aussi bien aux organisateurs des
rencontres, aux arbitres, aux entraîneurs, aux joueurs
qu’aux supporters.
Don Quichotte AKUE |