AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Forum de la semaine

28 fevrier 2007]

[233 : 26 fevrier 2007]
Report sine de la 4e session du Comité de suivi à Ouaga : Les nouvelles exigences de l’UFC font peur

La quatrième session de la réunion du Comité de Suivi de l’Accord politique global va se tenir demain le 27 février à Ouaga. Les parties prenantes à l’APG feront avec le facilitateur Blaise Compaoré le point de l’application dudit accord. Si lors de la 3e session tenue le 16 janvier dernier, les parties sont parvenue à un consensus sur une carte sécurisée avec photo numérisée et que le comité a recommandé au Gouvernement « d’accélérer la mise en place des différents comités prévus par l’APG en vue de faciliter une bonne évolution du processus électoral », de l’avis général les travaux à la Céni, eux, traînent toujours le pas au point où on parle d’un probable report des législatives. L’UFC entend poser le problème l’ensemble des inquiétudes à Blaise Compaoré.

La majeure partie des réformes n’a pas connu un début d’exécution. Seul un projet de loi portant réforme de l’Armée a été adopté le 9 février en Conseil des ministres. Côté Commission électorale nationale indépendante, l’on avait cru qu’avec l’adoption de la carte d’électeur sécurisée, un sujet qui a longtemps posé aux parties prenantes d’énormes soucis, les travaux allaient avancer considérablement ; mais les choses n’avancent pas véritablement. Certes la Commission a procédé à la nomination des membres des Commissions électorales locales indépendantes (Céli) et on annonce l’arrivée des premiers kits électoraux, après la mission du ministre de la Coopération Gilbert Bawara en République démocratique du Congo. Mais l’absence d’un règlement intérieur à la Céni, d’un planning d’activités pose des problèmes aux parties.

C’est le cas de l’Union des forces de changement de Gilchrist Olympio qui a soulevé un certain nombre de préoccupations lors de son Conseil les 3 et 4 février derniers. Selon le rapport, « Le régime RPT, adepte du double langage, tente par tous les moyens de contourner la mise en œuvre effective de l’APG ». Et certains extraits dudit rapport mettent en lumière les inquiétudes de l’UFC.

 « La situation des exilés, réfugiés et déplacés a particulièrement retenu l’attention du Conseil. A ce sujet, le Conseil recommande au Bureau national de saisir les structures et organismes appropriés afin que des mesures et dispositions adéquates soient prises pour favoriser leur retour et leur réinsertion, ce avant les prochaines élections législatives.

Le Conseil regrette l’absence de pluralisme dans la composition actuelle de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui, elle-même, est chargée de faire respecter ce pluralisme, dans les médias publics.

Le Conseil recommande au Bureau national de tout mettre en œuvre pour obtenir la recomposition de la HAAC afin de garantir l’accès équitable des partis politiques aux médias publics.

Le Conseil s’inquiète de la recommandation du Comité de suivi, visant à introduire à la CENI, le recours au vote comme mode de décision, en violation flagrante de l’APG. Le Conseil considère que cette recommandation est de nature à ouvrir la voie à tous les abus et à toutes les dérives, pouvant compromettre dangereusement l’ensemble du processus électoral.

Le Conseil recommande au Bureau national de saisir le Facilitateur afin que des solutions soient trouvées aux préoccupations exprimées par l’UFC, notamment la présence au sein de la CENI d’un magistrat en tant que représentant d’un parti politique, en l’occurrence le RPT, en violation de la loi portant statut des magistrats, de même que le redéploiement unilatéral des juges du siège et du parquet, présidents ès qualité des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI).

Dans le même sens, demande au Bureau National d’attirer l’attention du Facilitateur sur l’impérieuse nécessité de procéder, sur une base consensuelle, à la nomination de nouveaux préfets.

Le Conseil relève avec inquiétude que la CENI, depuis sa mise en place, bien que traitant de questions fondamentales, fonctionne sans règlement intérieur. Le Conseil met en garde la classe politique, contre les conséquences graves des manquements de la CENI à la rigueur et à la transparence. Manquements pouvant créer des opportunités de fraudes électorales et des risques de violence.

Le Conseil demande au Bureau national, de tout faire pour que la CENI se ressaisisse et que, dans l’accomplissement de sa mission d’organiser et de superviser les élections, elle opère avec rigueur et œuvre pour la transparence des élections, conformément au serment prêté par ses membres. Il demande au Bureau national de saisir le Facilitateur et le Comité de Suivi pour que le code électoral soit en conformité avec l’esprit et la lettre de l’APG. Le Conseil en appelle à l’extrême vigilance de l’ensemble de l’opposition démocratique et des forces de changement pour que la révision du code électoral soit réalisée dans la rigueur et la transparence », note le rapport.

Voilà autant de préoccupations qui l’UFC va soulever lors de cette session du Comité de Suivi à Ouaga. Mais le parti de Gilchrist va-t-il être suivi par les autres partis de l’opposition ? C’est là la grande question.

F.S

 

 

Job.com

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved