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Plus curieux, s’il avoue que prétendre avoir une
majorité pour le compte de « Le Nid » s’avère
être une ambition démesurée, il prétend qu’ils ont tout
de même leur équation : « 5 inférieur ou égal à N
inférieur ou égal à 7 », lire « Le Nid » aura
pour les législatives au moins 5 députés ou 7 au plus.
Une divination, un simple pronostic ou un souhait, nul
ne saura répondre. Mais le parti de Dosseh-Anyron est
visiblement très confiant en son équation.
Aussi, fait-il remarquer que le nombre de
députés attribués à l’UFC (12) est la somme des valeurs
minimales et maximales de ce qu’on peut appeler
l’équation « Le Nid » ; cinq et 7 donnant douze.
Justesse des prévisions ?
« Nous nous battons pour obtenir le
maximum de sièges à l’Assemblée nationale, afin de peser
sur les décisions à travers notre propre groupe
parlementaire », a déclaré en début de ce mois,
Gabriel Dosseh-Anyron au confrère en ligne,
Républicoftogo, ajoutant que la bataille politique doit
se passer à l’Assemblée nationale.
Pour la mémoire, l’actuel Président de
« Le Nid » avec certains de ses partisans ont été
exclus en juin 2005 de l’UFC pour avoir accepté prendre
part au gouvernement Edem Kodjo (2), contre la volonté
de leur parti d’alors. Un an après, l’actuel Ministre de
la Culture du Tourisme et des Loisirs, crée son parti « Le
Nid » dont il a lancé officiellement les acticités
le 06 août 2006, à Danyi-Apéyémé à 175 Km (Nord-Ouest)
de Lomé. Aujourd’hui le divorce est consommé entre
Dosseh-Anyron et l’UFC.
Maxime Domegni |
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Aujourd’hui plus que jamais, les autorités en
charge de la gestion des impôts et taxes semblent
décidées à passer au peigne fin les redevances des
contribuables. Piloté par la « dame de fer » Ingrid
Awadé Nana, le Fisc est dans une dynamique de
recouvrement des redevances. C’est de bonne guerre
car dans un Etat normal, ce sont les contribuables
qui constituent le trésor public en renflouant les
caisses. Dans cette « guerre contre les
insolvables », la « police fiscale» est tombée sur
un gros morceau : La société RAMCO. |
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Cette société d’expatrié dont le chiffre d’affaire
se compterait en milliards et qui réaliserait des
ventes de plusieurs centaines de millions par jour a
une ardoise fiscale à vous couper le souffle. C’est
par la police de Ingrid Awade que nombre de Togolais
ont su que cette société qui pourtant a le vent en
poupe doit plus de deux (2) milliards d’impôt au
Fisc togolais. Son insolvabilité est notoire à tel
point qu’aujourd’hui on est obligé d’utiliser la
méthode forte. « FERME POUR NON PAIEMENT D’IMPOT »,
la fameuse écharpe est collée à presque toutes les
boutiques RAMCO. Quoi de plus normal ! Une société
qui refuse obstinément de payer ses impôts, ça ne se
punit pas autrement. Refuser de payer ses impôts,
c’est empêcher l’Etat de vivre. Chapeau bas donc au
Fisc.
Mais la question qui vient aussitôt à
l’esprit est la suivante : comment en est-on arrivé
là ? Accumuler jusqu’à deux (02) milliards d’impayés
d’impôts, c’est inimaginable. On se demande si le
Fisc n’est pas pour quelque chose dans cette
accumulation. Car vraisemblablement, une telle somme
ne saurait être l’impayé d’un semestre ou d’une
seule année d’exercice.
La société RAMCO n’est pas venue
s’installer au Togo concomitamment avec l’avènement
de Faure Gnassingbé au pouvoir. C’est une société
qui compterait au moins la vingtaine d’âge au Togo
et elle a des boutiques installées dans tous les
coins du Togo. Elle s’est donc installée au Togo
depuis les années 80. Tout porte à croire que depuis
son installation, du moins depuis bien longtemps,
cette société ne paye pas ses impôts. Comment cela
pourrait-il être possible, cette résistance de RAMCO
si elle n’a pas des appuis au sein du pouvoir ?
Pourquoi c’est en 2007 qu’on décide de fermer RAMCO ?
Pourquoi ce traitement particulier quand on sait que
le petit atelier du coin, la gargote du quartier ou
le petit cabinet d’huissier sont promptement fermés
pour un semestre ou une seule année d’impayés
d’impôts ? Pourquoi de pauvres Zémidjan et taxi
sont-ils traqués quotidiennement par « nos amis »
les policiers aux feux tricolores et autant de
liberté à RAMCO ? Si toutes les sociétés
contribuables avaient une telle ardoise, de quoi
vivrait l’Etat ?
Il faut l’avouer, cette lune de miel
fiscale devrait avoir profité aux plus hautes
autorités pour durer aussi longtemps. Il se raconte
justement que les barons viennent s’approvisionner
gratuitement ou à moindres frais en matériels
électroménagers à RAMCO depuis des années. Ce ne
sont que de pareilles accointances qui peuvent
expliquer le cas RAMCO. Et dire qu’il y a d’autres
sociétés plus huppées !
Au demeurant, le paradis fiscal n’est
entretenu que par les pontes de ce pays.
N.K.A |