|
Ceux
qui, dans l’ombre, tissent les toiles du limogeage du
sélectionneur national Stephen Késhi, doivent être
confus à présent. Leur stratégie d’inciter les fans
des Eperviers et une certaine presse à encourager le
renvoi du technicien, pour l’heure, ne semble pas
porter ses fruits, pour la simple raison que les
Togolais ont su prendre la mesure des dégâts commis
au Caire par Stephen Késhi et ses poulains. Le
premier tour catastrophique réalisé par les
ambassadeurs togolais en Egypte face à la RDC (2-0),
au Cameroun (0-2) et à l’Angola (2-3), reste toujours
en travers de la gorge de tous. Cependant on a du mal
à accepter que le principal responsable de cette
débâcle, est l’entraîneur dont le programme établi
pour une véritable préparation a été bafoué par ceux
qui aujourd’hui lui tirent dessus. Ayant appris à
connaître ceux qui conduisent ses destinés, le peuple
togolais dans son ensemble, est resté insensible
devant les gymnastiques, les appels à peine voilés de
certains dirigeants pour une révolte commune contre
Stephen Késhi.
C’est dans ce sombre numéro, d’une pièce théâtrale
menée sur fonds d’hypocrisie où les acteurs
principaux voilent leur visage, que « The Man »
comme on le surnomme, décroche le prix du
meilleur entraîneur du continent de l’an 2005. Naît
alors le paradoxe qui veut qu’au Togo, l’on rejette
toujours ce que les autres prennent pour de très
bon…Puis voilà une nouvelle situation qui vient
fragiliser davantage le complot ourdi depuis Le Caire
contre le sélectionneur Késhi par certains de ses
employeurs. Déjà que le fait de limoger quelqu’un qui
a contribué à une qualification pour une phase finale
de coupe du monde était déjà difficile, la CAF en
rajoute en offrant ce titre à l’ancien capitaine des
Super Eagles. Ceux qui dans l’ombre, tissent les
toiles du limogeage de Stephen Késhi, ne s’en sont
trouvés que plus confus encore. Et au lendemain de sa
distinction qui est également celle de tous les
Togolais et Nigérians, Késhi s’accorde une bouffée
d’oxygène et de réel espoir de garder sa place à la
tête des Eperviers du Togo, pour un temps encore.
Se
fondant sur les propos du président Rock Gnassingbé
de la Fédération Togolaise de Football qui déclarait
la semaine dernière qu’ « aucune décision n’avait
été prise sur la suite de la carrière de Késhi avec
les Eperviers », ce dernier, dans une interview
accordée à la BBC a précisé qu’il reste en charge de
l’équipe nationale du Togo. « Je n’ai pas été
limogé » a-t-il déclaré avant d’expliquer :
« Personne ne m’a dit à la FTF que j’avais perdu mon
emploi. Je reste donc au Togo où j’honore mon
contrat. Je sais que je peux compter sur le soutien
des Togolais qui m’ont apporté beaucoup d’amour
depuis que je suis arrivé dans leur pays ».
L’homme n’aspire finalement qu’à une chose : celle de
parachever le travail amorcé avec les Eperviers. La
seule façon pour lui, d’exprimer sa reconnaissance
pour un pays qui lui a ouvert ses bras entièrement.
Don Quichotte AKUE |