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Cette question, beaucoup de Togolais se la pose
surtout face aux récentes prises de position du
Commissaire européen au développement et à l’action
humanitaire Louis Michel sur la crise togolaise. Ce
doute a été même fortement exacerbé après la dernière
rencontre du Belge avec Faure Gnassingbé à Bamako
pendant le forum social qui s’est tenu dans la
capitale malienne et encore lorsque les Togolais
avaient su que c’était en présence du président
français Jacques Chirac, celui là qui n’avait de
cesse de déclarer ses flammes à feu Gal. Eyadema
dont le fils assure la succession. Il faut rappeler
que cette dernière rencontre fait suite à une série
d’autres intervenues de manière rocambolesque
notamment celle de Kinshasa en RDC où Faure
Gnassingbé était de passage et aussi (fortuitement ?)
Louis Michel et surtout un tête-à-tête à Pya avec feu
Gal. Eyadema lui-même en 2004.
Plus récemment, à la désignation d’un
facilitateur au dialogue inter togolais, beaucoup de
sources dignes de foi avaient parlé de cette volonté
manifeste de Louis Michel de coller au train de
l’Algérien Lakhdar Brahimi qu’on disait un choix
concerté de l’ONU et de l’UE, le Sénégalais Moustapha
Niasse qui a la fâcheuse réputation d’avoir été un
véritable « pro » Eyadema à l’époque où il
avait été délégué par l’OIF dans la même et
sempiternelle crise togolaise.
Aujourd’hui, une réponse est venue de
Bruxelles et a l’allure d’un calme cœur, du moins,
elle enlève certains a priori malgré toutefois
quelques réserves. A une question d’un confrère sur
cette polémique concernant une complaisance du
Commissaire Louis Michel vis-à-vis du pouvoir
togolais, il affirme que « la commission ne roule
ni pour le pouvoir, ni pour l’opposition, mais
travaille dans l’intérêt des Togolais. Nous sommes
dans la logique des 22 engagements pris à Bruxelles
par le pouvoir togolais…. »
Voilà peut être une déclaration qui mettra un peu de
baume au cœur des Togolais quoiqu’ils aient leur
petite idée sur la personne
F.S. |