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Beaucoup de Togolais s’attendaient à ce que cette
affaire de pédophilie dans laquelle étaient impliqués
cet ancien gendarme français, Philippe Desmars
reconverti dans la restauration et propriétaire du
restaurant L’Okavango et sa présumée complice, une
Togolaise, connaisse des remous insoupçonnés.
L’affaire elle-même remonte au mois de décembre et
d’après les informations, une mineure de 15 ans a
été introduite chez le présumé pédophile par une
complice togolaise. Après avoir bu une partie de la
boisson servie, elle ne s’est réveillée que le
lendemain dans le lit de l’ancien gendarme français
qui lui aurait fait de « pires choses ».
D’autres sources affirment même qu’après coup, il
l’aurait encore menacée avec une arme et l’aurait
prise en photo dans des positions obscènes.
Confondus, les deux présumés pédophiles sont depuis
écroués à la prison civile de Lomé. Mais cette grave
affaire semble prendre des tournures bizarres qui
dénotent d’une certaine volonté de la liquider à la
va-vite.
* Une affaire de nature criminelle
Tout le monde a en mémoire la tristement célèbre
affaire du pédophile belge Jean-Marc Dutroux et tout
son impact à travers le temps en Belgique et en
France. Au Togo, on ne sait quelle mouche a piqué les
juges pour que cette affaire de nature criminelle, il
n’y a pas d’autres qualificatifs, échoue devant une
cour correctionnelle.
Il avait fallu une grande mobilisation vendredi
dernier au palais de justice de Lomé pour qu’on
décide de ne pas liquider sans autres formes de
procès cette affaire de pédophilie et afficher une
certaine disponibilité à considérer les
revendications des ONG qui estiment que cette affaire
ne doit passer qu’à la Cour d’Assises. Elles
soulignent en effet que des affaires de même nature
ont été traitées dans le temps au Togo à la Cour
d’Assises et non devant le Tribunal correctionnel.
Elles soupçonnent que ce dossier est traité sous
pression et surtout avec une précipitation
surprenante pour une justice qui d’habitude laisse
moisir des voleurs d’œufs pendant des années en
instruction.
* Des pressions ?
Cela ne manquera surtout qu’une certaine vision
ne verrait dans cette affaire qu’une banale partie de
plaisir entre un « yovo » et une petite
négresse comme au bon vieux temps de l’esclavage ou
le blanc a le droit de vie, de mort et de cuissage
sur les noires. On a dû par conséquent déclenché
toute l’armada de la protection d’un expatrié
français dans la mélasse au pays de gros
« toutous de nègres de Togolais » pour sa
récupération. On ne le dit pas mais c’est ce qu’avait
semblé lâcher à mots couverts un des avocats de la
partie civile au sortir du renvoie de l’affaire sous
huitaine du vendredi dernier lorsqu’il louchait sur
le statut d’étranger du présumé pédophile.
Dans tous les cas, cette affaire se révèle un test
pour la justice togolaise cataloguée comme une bande
de « ripoux » attirée seulement par le gain
facile et non rendre la justice.
B.
Sek |