| Forum de la
semaine |
13 fevrier 2007] |
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[N°228
: 9 fevrier 2007]
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Gilchrist Olympio, toujours égal à lui-même : de
Lomé à Atakpamé, même ferveur |
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sont ceux qui prétendent que « le jour où Gilchrist
Olympio remettra les pieds au Togo, il sera accueilli à
coups de pierre » qui doivent se faire du souci.
Gilchrist Olympio par deux fois déjà est revenu au pays
et est demeuré égal à lui-même. Les militants de l’UFC
ont encore répondu présent, bien sûr pas dans les mêmes
proportions qu’il y a quelques années. Cela dit, la
ferveur et l’enthousiasme étaient là. D’ailleurs
l’intéressé lui-même ne trouve pas cela déplorable :
« nous ne sommes pas en campagne électorale », avait-il
déclaré le 27 avril 2006 à son premier retour après le
scrutin présidentiel de 2005. |
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Les 2, 3, 4 et 6 février, aussi bien à la frontière de
Kodjoviakopé, à l’Ecole Professionnelle (Brother homé),
au Fréau Jardin, qu’à Atakpamé, Gilchrist Olympio a
encore fait montre de son aura et de son charisme. Ce
que les mauvaises langues qualifient de « mythe »
n’est en fait qu’une réalité politique avec laquelle il
faut compter. C’est faire injure à l’intelligence des
Togolais que de dire que ce retour de Gilchrist Olympio
est un échec. L’homme est toujours capable de rassembler
des foules. Pour preuve le meeting qu’il a tenu dans
l’après-midi du dimanche 04 février au Fréau Jardin a
rassemblé des milliers de militants et sympathisants
venus de leur propre chef et non convoyés des quartiers
périphériques de Lomé par les véhicules des FAT. A
Atakpamé, le mardi 06 février, sa simple visite de
courtoisie à ses militants s’est transformée en un
meeting devant l’insistance de la foule à l’entendre de
ses propres oreilles surtout qu’elle l’a vu de ses
propres yeux vus.
Aujourd’hui, c’est Anèho qui l’accueille et déjà, on
annonce une grande mobilisation dans les Lacs.
F.S. |
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L’Etat face à ses administrés : Quelles impositions
tous azimuts aux Togolais ! |
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Les gens qui régentent le pays sont emballés dans
une dynamique de décisions qui frise la méchanceté
et donne des airs d’une politique de sanction à
l’endroit de la population. Tout porte à croire
qu’ils ont en projet de « tuer » les Togolais
« autrement » à petit feu en leur rendant dure la
vie. Et aujourd’hui, cela prend des airs d’une
arnaque officielle avec l’aval des décideurs de ce
pays. |
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La toute première crise qu’a servie le « Faure-Kodjo »
juste après l’entrée fracassante de l’un et la
résurrection politique de l’autre était celle du
maïs. Dans la seconde moitié de 2005, les Togolais
ont dû acheter le bol de maïs à plus de 1000 F
CFA. Ce phénomène n’était qu’une manifestation
évidente de l’absence d’une politique alimentaire
conséquente.
Quelques temps après, les Togolais ont
été soumis à des hausses déraisonnables des prix des
produits pétroliers. Les ménages qui trimaient déjà
ont dû faire des efforts surhumains pour s’acheter
le pétrole lampant. Suivirent ensuite des hausses de
prix du ciment. Sans répit observé, on augmente le
coût de la communication par téléphonie fixe. Dans
toute cette course folle aux augmentations, aucun
égard n’est observé au pouvoir d’achat de la
population. Les salaires des fonctionnaires sont
restés comme tel depuis les années d’avant
dévaluation.
Comme si on n’a pas assez sévi contre les Togolais,
la nouvelle trouvaille aujourd’hui est de leur
imposer des frais d’assurance obligatoire sur les
engins à deux roues. Tout Togolais qui veut
s’acheter une moto devra, avant de l’immatriculer
débourser une somme de
25.000 F
pour payer une pseudo assurance instituée par la
Direction des Transports Routiers en complicité avec
le Groupement Togolais d’Assurance (GTA). A y voir
de près, c’est une véritable arnaque qui est
organisée.
La somme exigée pour les frais
d’assurance est de 25.000 FCFA. Mais quelle n’est la
surprise de constater que sur le reçu que l’on
délivre aux clients, le service est facturé à
20.807 F CFA. La différence est donc de 4.183 F CFA.
Les clients sont mêmes méprisés quand ils osent
réclamer ce reliquat comme le témoigne l’un d’eux à
notre confrère « Liberté Hebdo » : « On
nous dit qu’il faut assurer nos motos. Je suis venu
à GTA pour le faire. J’ai payé les
25.000 F qu’ils m’ont demandé et ils me tendent un
papier sur lequel il est écrit
20.807 F
CFA. Je demande le reliquat et ils me disent que je
ne prends plus rien ».
Voyez-vous ? Dans quelles poches iront ces 4.183 F
CFA ? Estimons le parc moto au Togo à 40.000 engins.
Cela fait donc banalement
167.320.000 F.
Tout un pactole donc !
Un flou total entoure l’utilité d’une telle
assurance, les types de risques qu’elle couvrira.
« Je leur ai demandé quand est-ce que je dois avoir
recours à mon assurance. Pas de réponse. Ils me
renvoient à
la Direction des Transports Routiers pour les
renseignements. Mais là aussi, on ne m’a rien dit à
propos. C’est écrit sur le papier qu’on m’a tendu à
GTA ; « Attestation d’Assurance non valable pour la
circulation ». Qu’est-ce que cela veut dire ? »,
Pesta encore le témoin. Quand on connaît les
tracasseries qu’il faut entreprendre avant de
rentrer en possession des frais d’assurance auto, on
imagine ce que ce sera pour le cas présent qui est
plus qu’obscur. Que met-on dans les vocables
« Attestation d’Assurance non valable pour la
circulation » ? Si cette assurance ne couvrira
pas les risques d’accidents qui sont monnaie
courante sur les rues de Lomé, à quoi sert-elle
alors ? C’est la grosse énigme.
Par ailleurs, pourquoi imposer une maison
d’assurance aux clients si il n’y a pas des non-dits
dans cette histoire ? Pourquoi c’est la GTA, la
société étatique d’assurance qui est choisie et non
une de ces structures privées telles la C2A,
la FEDAS, FIDELIA Assurance ou la NSIA ?
Pourquoi ne pas d’ailleurs laisser le libre choix
aux clients comme c’est l’usage au niveau de
l’assurance auto ?
Autant d’interrogations qui permettent de douter de
la fiabilité de cette opération et donnent raison à
ceux qui pensent que c’est une arnaque officielle
qui ne saurait être entreprise sans l’aval des plus
hautes autorités de l’Etat. La suspicion est permise
quand on sait que les grands actionnaires de ces
structures ne sont autres que les barons qui écument
Lomé 2.
Pourquoi d’ailleurs imposer une telle
croix aux Togolais qui tirent déjà le diable par la
queue ? Au Bénin par exemple où le pouvoir d’achat
de la population est plus élevé que le nôtre, les
autorités de ce pays ne sont pas allées jusqu’à
imposer, ne serait-ce que des plaques
d’immatriculation aux engins à deux roues. Il est
loisible de voir donc à Cotonou et dans tout le
Bénin des motos circuler sans immatriculation. Par
contre au Togo où les citoyens, les jeunes surtout
triment quotidiennement pour joindre les deux bouts,
dormir au chaux, où le système de vie est la
« défensive », c’est-à-dire la débrouillardise
perpétuelle, on ne s’empêche pas d’imposer
l’immatriculation, doublée aujourd’hui d’une
assurance obligatoire. Le Togolais devra donc
débourser environ
50.000 F pour immatriculer une moto qu’il s’achète
d’ailleurs avec peine.
C’est tout simplement méchant. Que les
gouvernants aient pitié des Togolais !
N.K.A |
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De la crise d’Electricité à la pénurie d’eau : CEET-TdE :
manque de politique de prévision |
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L’un n’a pas fini d’étrangler le peuple togolais
lorsque l’autre est venu s’ajouter pour resserrer le
nœud de la corde. L’on n’a pas fini de parler ou de
se plaindre de Togo-électricité (et de la CEB)
lorsque
la Togolaise
des Eaux s’invite aussi tristement dans le débat. |
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Constatez ! Depuis le 25 janvier dernier, alors que
tout le peuple togolais était rassuré d’être juste à
un pas de dire bye bye au délestage, l’espoir a
lâché. D’autres pannes venaient d’être signalées sur
le réseau électrique de la compagnie ghanéenne de
production d’énergie « Volta River Authority ».
Et comme si cela ne suffisait pas, « la vie »
commence par se faire rare à Lomé ; l’eau potable
est devenue un sésame rare. Des scènes de Loméens
portant bassines ou bidons sur la tête à la
recherche du précieux liquide, se font très
remarquées dans la capitale. L’heure est grave et
surtout à cette période où Lomé connaît une
température suffocante, à faire fondre une bougie.
Pas d’eau, pas d’électricité, et le tout dans une
atmosphère caniculaire ; c’est la nouvelle croix
imposée aux Togolais.
Que dire, sauf que les deux sociétés
d’état CEET-CEB ont conduit les Togolais dans la
situation actuelle, par leur négligence et leur
mauvaise gestion. En effet, il n’y avait pas
meilleures options d’éviter cette double crise que
de les prévoir. « L’homme prudent voit le mal de
loin », dirait un célèbre artiste africain ;
« celui qui ne sait pas courir doit savoir au moins
se cacher » ajoutera un autre. Pourquoi attendre
que ces crises hydro-énergetiques surviennent pour
se prêter (comme toujours) à un jeu d’explication
très loin de convaincre, sur les médias ? Ce ne sont
d’ailleurs que des injures au peuple de lui dire
après coup, que « nous sommes à pied d’œuvre pour
résoudre tel ou tel problème, nous venons de ramener
cette machine… ». N’est-ce pas aussi que les
machines sont vétustes, du fait de l’usure et du
temps ? Et où sont les ressources financières pour
l’amortissement, si amortissement il y a ? On
connaît !…
L’habitude d’une gestion sans prévision
et aussi calamiteuse des sociétés d’Etat gagne du
terrain et devient plus dévastatrice au fil des
jours. C’est d’abord
la CEET,
puis
la TdE qui plonge aujourd’hui les Togolais dans une
« catastrophe » qui visiblement, a surpris
les responsables des deux sociétés, au vu de sa
persistance.
Mais qu’on daigne épargner ces vaines et
gratuites souffrances à des honnêtes citoyens
contribuables les prochaines fois ; que
la CEET
(et CEB) et
la TdE prennent la mesure exacte du drame actuel et
qu’elles réagissent efficacement.
Maxime DOMEGNI |
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Les délices du RPT divisent le Syndicat National des
Enseignants du Supérieur |
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Créé en 1997 pour servir de contrepoids et
saboter les actions du Syndicat des Enseignants du
Supérieur du Togo, le seul syndicat des enseignants
de l’université qui existait jusqu’alors et qui
était soupçonné être proche de l’opposition, le
Snes
est aujourd’hui au bord de l’éclatement.
« L’animosité et l’envie » gangrènent ce syndicat
RPT qui est aujourd’hui menacé par une grave
scission. |
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A l’origine de la crise, des « membres »
reprochent au bureau dirigeant conduit par le Prof
Kokou Tchariè (actuel responsable du Haut
Commissariat au Rapatriement et à l’Action
Humanitaire, HCRAH), de ne pas vouloir quitter la
tête du syndicat. L’actuel bureau de 5 personnes a
pris fonction depuis 2001, pour un mandat provisoire
de quelques mois, mais finalement fait 6 ans (soit 3
mandats en période normale). « C’est un problème
d’individu que tout autre chose (ndlr : la
personnalité du SG, le Prof Tchariè, est décriée).
C’est plus l’envie et la jalousie du fait qu’il soit
en bon terme avec les Présidents Eyadema et Faure
Gnassingbé », explique l’un des membres du
bureau qui ajoute que, « on nous envie parce
qu’on réussit ».
En effet, visiblement chacun utilise ou
veut utiliser le syndicat comme tremplin pour
accéder à de plus hautes fonctions ; c’est la vraie
pomme de discorde. D’aucuns estiment que le
Secrétaire Général et le Trésorier (M. Nagou,
Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de
la Pêche) doivent leurs postes à leur zèle à la tête
du syndicat.
Pour les accusés, si aujourd’hui chacun
veut s’identifier au Snes au vu de son aura au sein
du RPT, c’est leur œuvre. Ils affirment avoir pris
le syndicat à une période où tout le monde le
fuyait, étant déçu que le miel ne coulait pas comme
ils l’auraient cru à sa création.
D’aucuns veulent être aussi à la
vitrine, alors que les premiers à y être s’y
accrochent solidairement. C’est ainsi que l’on peut
décrire ce qui secoue le groupe des « enseignants
Rpt » du Supérieurs, qui envoient des menaces de
moins en moins voilées. On s’imagine le conflit
telle une bataille dans une arène de taureaux,
chacun des agonistes étant sûr d’être soutenu par
tel ou tel au Comité Central du parti.
Rappel : on faisait état dans une de nos
précédentes parutions de ce que le torchon brûle
entre les barons du Rpt et leurs protégés du
collectif des Associations Hacame, Festo, Veto,
Litesse, qui oeuvrent sur le campus universitaire de
Lomé tout comme le Snes dont elles sont les
protégées. La crise est identique, mais plus accrue
au sein du Snes.
Peut-être a-t-on besoin d’une
« Conférence de Berlin » au sein du RPT pour
mieux se partager les ressources du pays et éviter
ces scènes au peuple togolais. Qui a dit que les
inimitiés ne sont pas plus pointues, autour de la
« mangeoire » ?
Maxime DOMEGNI |
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