| Forum de la
semaine |
8 fevrier 2007] |
|
|
|
[N°227 :
5 fevrier 2007]
|
|
EPAM : Le Grand marché de Lomé saigné à blanc
|
|
Les Commerçants menacent de ne plus payer de taxes |
|
Que se passe-t-il donc au grand marché de Lomé pour
que les commerçantes soient si remontées et menaçantes ?
Le moins qu’on puisse dire est que cela ne sent pas bon
du côté du Comité de Gestion de l’Epam. Déjà dans notre
parution n°225, nous faisions cas de cette menace des
bonnes femmes de prendre la rue à la suite de la
décision très cavalière des décideurs de l’Epam
d’augmenter les loyers des magasins de 6.300 F à 34.900
F (soit 800%) et surtout face à la surdité dont fait
montre le ministre Arthème Ahoomey-Zunu qui leur aurait
tenu d’après elles, « des propos pas très rassurants »
lorsqu’elles avaient eu à lui faire part du problème. |
|
Comme il fallait s’y attendre, elles sont passées à
la vitesse supérieure en adressant une lettre
ouverte (ci-contre) qui fait l’écho de leur état
d’âme et de leurs doléances dont le principal point
d’orgue est le départ du trio qui constitue le
comité de gestion qui a en charge l’EPAM : les
sieurs Touh, Tidatoa et Aglah. Les mêmes dont on ne
cesse de parler depuis un certain temps. Selon
plusieurs signaux, ce trio a institué le saignement
de l’EPAM en véritable méthode de gestion.
Ils ordonnent des dépenses incongrues qui n’ont rien
à voir avec le grand marché de Lomé. Tenez par
exemple, c’est l’Epam qui décaisse 120.000 F pour
les « frais de mission du ministre de
l’Administration territoriale, de son chauffeur et
de son escorte à Mango ». C’est le même Epam qui
décaisse 500.000 F en moins d’un mois pour le même
ministre sous le libellé « aide au ministre aux
obsèques de son frère décédé ». On pourrait se
demander ce que fait le ministre de son propre
budget. En tout cas, cette façon de procéder ne
démontre pas moins une certaine roublardise qui
n’est pas sans agir sur les comptes de l’Epam.
Pourquoi l’Epam se transforme-t-il en pompes
funèbres ou en pourvoyeur de frais de mission ? Et
que fait la structure chargée de son contrôle ?
Ici encore, il y a de ces pratiques peu
recommandables qui s’observent. Un document sur
lequel nous sommes tombés montre que le juge (un
fonctionnaire) chargé du contrôle de l’Epam peut se
voir gratifier de millions sans aucune précision.
C’est le cas par exemple en juillet 2006 où il a
reçu la coquette somme de 3.609.800 F pour… Nul ne
le saura jamais. Ce qui n’est pas sans créer des
suspicions.
Que se passe-t-il donc à l’Epam ? La question vaut
le coup surtout face aux pratiques très louches qui
couvrent sa gestion et à la complaisance des uns et
des autres.
F.S |
|
|
|
Police nationale 20 des nouvelles recrues déférées
à la Prison civile de Kara |
|
Il y avait les loups dans la bergerie. C’est la
seule conclusion à laquelle on doit parvenir après
la découverte parmi les dernières recrues de la
Police nationale de « faussaires ».
On se souvient que pendant le mois de décembre 2006,
un concours avait été organisé pour étoffer les
effectifs de la Police nationale. Il y a quelques
jours, les résultats ont été proclamés et les
nouvelles recrues convoyées sur Kara pour leur
formation. Tout semblait aller pour le meilleur de
ce monde sauf qu’en fouinant sur nos futurs limiers,
on découvre que vingt du groupe se sont aidés en
usant de faux dans la constitution de leur dossier.
Leurs diplômes étaient « Kpayo » d’après les
indiscrétions qu’on est arrivé à soutirer à une
source autorisée.
Les 20 nouvelles recrues indélicates seraient
actuellement sous écrou à la Prison civile de Kara
en attendant d’être fixées sur leur sort.
F.S |
|
|
|
Le 05 Février, « deuil » et/ou « Libération
nationale » ? |
|
La célébration du fameux « 13 janvier » était à
sa 40e édition
il y a juste 23 jours, malgré les polémiques qu’elle
a suscitées. Cette date a toujours été célébrée avec
faste jusqu’à ce jour : défilé militaire sur le
boulevard Eyadéma, bal au camp dans l’ « enjaillement »,
décret de jour férié, chômé et payé le lendemain,
bonus salarial aux « mon pays » ; jusqu’à l’édition
de 2006, aucun coté deuil n’a été concédé à cette
date sous le règne du « Père de
la Nation ».
La formation reçue par l’homme constituait une
circonstance atténuante. Il était militaire, rien
que ça et une telle date ne pouvait être brandie que
comme un trophée de guerre. Ce ne devrait pourtant
pas être une raison car la mort d’un homme y était
rattachée. C’est ce que l’histoire du Togo nous a
toujours enseigné. |
|
Sylvanus Olympio a été assassiné le 13 janvier 1963.
On serait dans un « Etat Normal » que cette
date ne ferait pas objet de bombance. Sa célébration
festive défiait toute morale. C’était pour cette
raison que la commission créée par le pouvoir même
pour revisiter l’histoire avait recommandé que cette
date soit désormais l’objet d’un recueillement et
que son côté festifs ne s’imposait plus. Mais les
actes et propos de Faure Gnassingbé ne participent
point de la réconciliation nationale prônée. Lui
qu’on dit « un leader nouveau »donc « un
esprit nouveau » s’est permis de déclarer en
décembre dernier à notre confrère « Jeune Afrique »
que le 13 janvier peut constituer « le deuil »
pour certains et une « libération » pour
d’autres. Une telle conception a choqué plus d’un
Togolais, surtout venant d’un « esprit nouveau ».
Ses propos risquent de le rattraper, disaient
certains.
Les Togolais ont connu un deuil le 05
février 2005. A cette date disparaissait le Général
Gnassingbé Eyadema, Président du Togo d’Avril 1967 à
Février 2005. Durant ses 38 ans de règne, l’homme
n’a pas fait que des heureux- Ils se réduisent
d’ailleurs aux barons et à leurs familles. La grande
masse de Togolais ne gardera pas forcément un bon
souvenir de l’homme. Mais le Togolais à qui on
reconnaît une religiosité ne s’est pas permis
d’aller concevoir le décès d’Eyadema comme une « libération
nationale ». Mais plus d’un se posent la
question suivante : Faure Gnassingbé peut-il
concevoir le 05 février 2005 aussi comme « une
libération » ?
N.K.A |
|
|
|
Stephen Keshi «Renouer avec les plus belles
pages de l’histoire» |
|
L’ancien
sélectionneur de l’équipe nationale du Togo, Stephen
Keshi, arrivé à Lomé mardi pourrait de nouveau prendre
la direction de l’équipe nationale dans les tout
prochains jours. Même si le nouveau président de la
Fédération togolaise de football, Avlessi Tata s’est
encore accordé un délai de 72 heures, jeudi, pour
faire connaître le nouveau sélectionneur des Eperviers
du Togo, l’évidence de la nomination du Nigérian ne
fait plus de doute. Surtout que la piste du Français
Patrice Neveu n’est plus d’actualité. Et quant à
Stephen Keshi, il s’est déjà mis dans la peau du
nouveau sélectionneur : |
|
« j’ai commencé depuis 2003 un grand chantier. Et
en partant, j’avais dit que j’ai la ferme conviction
que je reviendrai sous peu pour d’autres aventures
plus émouvantes. Il ne peut en être autrement.
Puisque avec le Togo, je n’ai connu que gloire,
victoires et surtout consécration, celle du
meilleur entraîneur africain 2005. Voilà l’esprit
dans lequel je suis revenu. Donc, je suis très
content de retrouver le peuple togolais qui a
toujours su m’accompagner, qui est généreux,
courageux et qui sait apprécier. Enfin, je suis
aussi content de retrouver mes amis, mes joueurs et
le travail qui nous attend pour le bonheur du
football togolais», a déclaré l’ancien capitaine
des Super Eagles qui a pris ses quartiers dans un
grand hôtel de Lomé.
Evincé de la tête de la sélection nationale après la
débâcle de la Coupe d’ Afrique des nations, Egypte
2006, Stephen Keshi n’a pas véritablement rompu ses
relations avec le Togo, les joueurs et la plupart
des acteurs. « lI y en a qui à chaque appel me
demandent de ne pas les abandonner. Ils sont prêts à
reprendre le travail là où nous l’avions laissé.
C’est vrai que Keshi est de retour. Mais cela ne
suffit pas. Il nous faut la mobilisation qui a
toujours caractérisé nos matches pour espérer
renouer avec le rêve» , a expliqué le meilleur
entraîneur de l’année 2005 qui a déclaré par
ailleurs qu’il n’entend pas revenir sur le passé. «
Ce qui s’est passé est du domaine du passé. Je ne
suis pas de nature à revenir sur les choses passées.
Malheureusement, elles font partie de notre vie. Et
je dois faire avec. Mais si cela peut vous rassurer,
sachez que je ne suis pas là pour cela. Ce qui est
important pour moi aujourd’hui, c’est de reprendre
mon travail là où je l’ai laissé et construire une
grande équipe nationale parmi les sélections
africaines. Il y a une nouvelle dynamique qui s’est
créée avec l’élection de nouveaux membres à
la Fédération. Je suis revenu parce que je porte le
Togo dans mon cœur. Je ferai tout mon possible pour
porter encore plus haut le drapeau togolais par la
grâce de Dieu».
Le Togo qui livre le 07 février prochain un match
international amical contre les Lions Indomptables
du Cameroun a convoqué la plupart des cadres de
l’équipe nationale qui ont participé à la dernière
Coupe du monde en Allemagne. Des joueurs que Stephen
Keshi connaît bien. « L’équipe n’a pas changé. Je
suis très souvent en contact avec mes joueurs.
Parfois, ce sont eux-mêmes qui m’appellent. On a
toujours gardé de bonnes relations. Le match du
mercredi prochain sera abordé avec un intérêt. Il
s’agit de remobiliser tous les joueurs et le peuple
togolais pour d’autres aventures»,
déclare-t-il.
L’objectif du Nigérian consiste à faire en sorte que
le Togo qu’il porte dans le cœur renoue avec les
plus belles pages de l’histoire de son football. «
J’aime qu’on m’apprécie à l’œuvre. Disons que je
ferai ce qui est humainement possible pour que le
Togo renoue avec la belle histoire que nous avons
commencée ensemble. Je compte toujours sur le public
pour cela. Nous y parviendrons avec l’aide et la
grâce de Dieu «, a-t-il insisté.
TGA |
|
|
|
 |
|
|
|