| Forum de la
semaine |
2 fevrier 2007] |
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[N°226 :
1er fevrier 2007]
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Sécurité et législatives 2007 : Des risques d’un
remake des événements d’avril 2005 |
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Les élections législatives prochaines seront-elles crédibles,
transparentes et dénuées de toute violence comme on
en avait connu lors de la présidentielle d’avril
2005 ? La question mérite d’être posée au regard des
différentes actions que les autorités togolaises
mènent en ce moment pour y parvenir. Mais, des
doutes subsistent quand on jette un regard sur les
actes que pose le clan qui sait que si les élections
sont claires et transparentes, il n’aura aucune
chance de les remporter. |
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Bien sûr l’Union Européenne a décidé d’apporter son appui financier
et matériel à l’organisation de ces élections, mais
que fait véritablement le gouvernement pour assurer
la sécurité de ces élections ? Les propos des uns et
des autres confirment les craintes de voir se
répéter les événements tragiques d’avril 2005 qui
ont mis sur les routes bon nombre de Togolais.
« J’ai peur qu’après les élections, quel que soit le
dispositif, il y aura beaucoup d’insécurité à Lomé
surtout. Parce que c’est clair qu’aucun député ne
sortira de la préfecture du Golfe », déclare un
citoyen.
A la veille du 13 janvier dernier, Faure Gnassingbé aurait demandé
à tous les Corps de l’aider pendant cette année sans
préciser la nature de l’aide qu’il attend d‘eux.
Quelle aide ? Le traficotage des législatives en vue
avec les moyens habituels de violence et
d’insécurité comme ce fut le cas en avril 2005 ?
Dans tous les cas, le trouble est jeté dans l’esprit
de ces corps habillés. D’autant plus que le
président aurait même promis aux corps de doubler la
somme de cinquante mille francs qu’il a donnée à
chacun d’entre eux, le 13 janvier prochain. Quelle
est la nature de l’aide que le président demande
alors ? Gagner les législatives quel qu’en soit le
prix ? Les craintes des Togolais de revivre les
événements de l’année 2005 sont renforcées par des
informations obtenues de sources policières qui
indiquent que les autorités togolaises ne font
pratiquement aucun effort pour doter
la Police de vrais moyens pour lutter contre
l’insécurité et assurer la protection des personnes
et des biens.
Selon toujours les informations, environ 70% des postes frontières
n’ont pas de chargé ni d’éléments. De même
qu’environ la moitié de ces postes de police n’ont
au plus que trois agents qui représentent
l’effectif. Alors beaucoup de gens se posent la
question de savoir si ces postes sont laissés
vacants, peut-être pour de basses besognes ? Un fait
non anodin, selon toujours les mêmes sources, les
militaires ont considérablement diminué leurs
effectifs de patrouille alors que
la Police dispose de très peu de moyens. « Les
policiers patrouillent avec environ un effectif de
20 par groupe mais seul un détient l’arme et le
Motorola. Le poste d’Aflao à Ségbé qui avait environ
60 éléments n’a aujourd’hui que 25 et sans chargé de
poste. Le poste de Sanvee-Condji qui avait environ
50 éléments n’a aujourd’hui que 15. Le poste de
police de Tohoun qui avait 15 éléments n’a
aujourd’hui que 6. Les commissariats de Ségbé,
Batoume, Kémérida, Mandouri, Cinkassé, Yikpa Dafo,
Ahlon, Kanetonou et Tchamba n’ont à peine que le
quart de leur effectif », avons-nous appris de
sources policières. Dans le même sillage, on indique
également comme exemple le Commissariat du 2e Arrondissement
de Lomé qui ne disposerait que d’un seul policier.
Celui de
la Caisse Hédzranawoé
serait fermé pour manque de policiers. C’est vrai
qu’au sommet de l’Etat, on peut objecter que c’est
pour parer à ces carences que récemment il y a eu
une série de recrutements des agents policiers.
Mais les besoins exprimés ne sont pas en adéquation avec le nombre
des recrues. Le Togo disposerait d’à peu près 4
mille policiers pour une population qui se chiffre
dans les 5 millions. Parallèlement, pour les
élections, on aura plus de 4 mille bureaux de vote.
Ce qui signifie qu’on aura moins d’un policier par
bureau de vote. Dans les milieux de
la Police, on critique fort la méthode qui consiste
à recruter quelques agents la veille des élections
et à les parachuter dans des milieux qu’ils ne
maîtrisent pas du tout. « Comment un policier
peut-il se prendre dans un milieu inconnu »,
nous a-t-on déclaré. De ce fait, il est certain
qu’on ne peut attendre des policiers des miracles
pour éradiquer l’insécurité lorsque les armes seront
déjà entrées dans le pays. La perméabilité des
frontières encourage des trafics de toute sorte qui
font accroître l’insécurité au Togo. Même si on
parle très peu des braquages à la télévision
nationale, cela ne veut pas dire qu’il y a des
semaines sans braquages ni découvertes de cadavres
surtout à Lomé et dans ses banlieues. Par ailleurs,
les milieux policiers redoutent que les autorités
fassent appel à des militaires pour compléter les
effectifs lors des élections législatives, tout en
sachant qu’ils ne sont pas formés pour maintenir
l’ordre ou assurer la sécurité.
Un autre problème qui pend au nez de
la Police c’est la corruption. Il y a plus de trois
voire six ans que les mêmes sont inamovibles sur les
postes frontières. Pendant ce temps d’autres parfois
plus qualifiés sont « garés » dans des
bureaux vides. Il y a quelques mois les affectations
engagées dans ce corps ont été bloquées, sans
raisons apparentes. Bref, le système actuel de
la Police togolaise est véritablement compromis et
ne peut rien faire pour enrayer l’insécurité et
garantir la sécurité lors des élections législatives
de juin 2007.
F.S
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Confidentiel : Les Officines du RPT réserveraient le
sort d’Adoboli à Me Agboyibo |
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Des sources bien informées, des irréductibles du RPT
concoctent un coup « vicieux » dans les
officines du parti pour faire payer à Me Agboyibo,
« sa témérité » d’avoir brûler la politesse
au parti au pouvoir en refusant d’aller s’associer
aux « ripailles » du 13 janvier. |
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Le sort qui
lui serait réservé serait celui de l’ancien PM
Eugène Adoboli. Ainsi, l’on dressera désormais sur
le chemin des élections législatives des peaux de
bananes et des anicroches pour empêcher qu’elles
aient lieu. Et quand l’Assemblée Nationale se
réunira pour « se proroger » le mandat, elle
trouvera un bouc émissaire qui sera la cause de ce
« malheur » de prorogation en la personne du
Premier Ministre dont l’échec sera constaté. Aussi,
sera-t-il demi de ses fonctions et un autre nommé à
sa place.
Si cette information s’avérait, ce serait un grand
recul dans l’application de l’Accord Politique
Global qui a déjà accusé un grand retard dû au
blocage occasionné par la décision du facilitateur
d’amputer de l’Accord politique de base paraphé à
Lomé, le passage exigeant la carte sécurisée avec
photo. Heureusement que l’erreur est corrigée.
F.S
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Le come back de Mister Keshi |
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L’ancien
sélectionneur des Eperviers du Togo le Nigérian
Stephen Keshi est arrivé à Lomé mardi en provenance
des Etats-Unis où il réside depuis son limogeage de
la tête de la sélection togolaise en février 2006.
Le Nigérian pourrait retrouver son poste après
l’échec des négociations menées par le ministre de
la Jeunesse et des Sports pour le recrutement du
Français Patrice Neveu. Les Togolais espèrent
renouer avec lui avec l’ère des victoires
retentissantes qui ont permis au pays de se
qualifier pour la première fois de son histoire à
une Coupe du monde. |
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Et pourtant rares étaient ceux qui, en début de
campagne, auraient misé sur les chances du Togo de
se qualifier pour sa première phase finale de Coupe
du Monde de la FIFA. Les trois premiers matches de
la sélection ont d’ailleurs confirmé cette
impression. Les Éperviers s’inclinent d’abord 1-0,
fin 2003, face à la modeste équipe de Guinée
Equatoriale. Malgré leur victoire 2-0 au match
retour à Lomé et leur qualification pour la phase de
poules de la compétition préliminaire, les Togolais
ne partaient pas favoris.
Eliminatoires de rêves
Une défaite contre la Zambie lors du premier match
du Groupe 1, le 5 juin 2004, semble annoncer une
campagne difficile. Tout va pourtant basculer 15
jours plus tard. Une victoire 3-1 sur les favoris
sénégalais, quarts de finaliste de la Coupe du monde
Corée/Japon 2002, marque le début d’une remarquable
série de matches sans défaite pour l’équipe du
sélectionneur Stephen Keshi.
Après un partage des points au Libéria, les
Éperviers remportent quatre victoires consécutives.
Ils se rendent ensuite à Dakar, le 18 juin 2005, où
le but égalisateur d’Emmanuel Adebayor à la 71ème
minute (2:2) leur permet de garder deux points
d’avance, un avantage qu’ils vont conserver jusqu’au
bout grâce à deux victoires sur le Libéria et le
Congo.
Ce bilan de sept victoires et une seule défaite est
tout à fait remarquable pour un pays qui avait
terminé à la quatrième place de son groupe lors des
trois précédentes compétitions préliminaires pour la
Coupe du Monde de la FIFA. Si le Togo a atteint la
phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations de la
CAF à cinq reprises, cette qualification est de loin
son plus bel exploit footballistique. L’entraîneur
Stephen Keshi y est pour beaucoup. L’ancien
international nigérian (il était capitaine de la
sélection aux États-Unis en 1994) a pris les rênes
de l’équipe du Togo après avoir été évincé du poste
d’assistant du Nigeria, suite à la défaite des Super
Eagles en demi-finale de la Coupe d’Afrique des
Nations 2002. Son objectif initial était une place
dans le top 3, mais « quand nous avons eu
l’Allemagne en ligne de mire, j’ai dit à mes joueurs
que c’était l’occasion ou jamais »,
déclare-t-il. Adebayor est sans conteste la nouvelle
icône du football togolais. Il a déjà dépassé le
statut de légende du héros des années 60, Frank
Fiawoo, qui avait défendu les couleurs de
l’Olympique de Marseille et de Bastia. Évoluant en
ce temps à Monaco en Ligue 1, le grand et filiforme
Adebayor a inscrit onze buts – il a marqué contre
tous les adversaires du Togo dans le Groupe 1 – et
terminé en tête du classement des buteurs de la Zone
africaine.
Coupe d’Afrique bâclée
Mais la belle harmonie qui existait entre Keshi et
ses joueurs va être brisée lors de
la Coupe
d’Afrique des nations, Egypte 2006 quant le Nigérian
est entré en conflit avec la vedette de l’équipe
Adebayor Shéyi. Et le Togo avait payé cash ces
malentendus lors de la phase des matches de poule.
En trois rencontres, le Togo a terminé dernier du
groupe B avec trois défaites en autant de matchs.
Les responsables de la Fédération togolaise de
football avaient sauté sur l’occasion pour limoger
Keshi en estimant que Stephen Keshi a « manqué de
professionnalisme, d’expérience et de lucidité dans
la résolution des problèmes du groupe », lors de
la Coupe
d’Afrique des nations, disputée du 20 janvier au 10
février en Egypte. La sentence a été son limogeage
et son remplacement par l’Allemand Otto Pfister. « Le
Togo va disputer la prochaine Coupe du monde, une
compétition de haut niveau qui nécessite de la part
de l’entraîneur, une grande rigueur, un
professionnalisme, une expérience affirmée des
grands rendez-vous du football », avait justifié
Dobou Gerson, alors porte-parole de la FTF. Mais
l’Allemand n’a pas non plus fait de miracles à la
Coupe du monde. Et les Togolais n’avaient gardé de
lui que son vrai faux départ de la tête de la
sélection nationale quelques heures avant le premier
match de la Coupe du monde contre le République de
Corée. L’équipe togolaise minée par les problèmes de
primes non réglées, même si elle n’a pas été
ridicule sur le terrain n’a pas confirmé les
attentes placées en elle par le continent. La suite,
c’est la crise qui s’en suit à la FTF, conduisant au
congrès électif du 09 janvier dernier qui a vu
porter à la tête de la présidence l’homme d’affaire
Tata Avlessi.
Des joueurs unanimes
Le premier concerné par le conflit, Adebayor Shéyi
avait donné le ton déjà en début du mois de janvier
en déclarant dans les colonnes de FIFA Magazine
que : « Ce qui s’est passé lors de
la CAN est de l’histoire ancienne. Mais lorsque j’y
pense, je me dis que je suis mal comporté en ne
respectant pas sa décision. Je suis un joueur et je
dois accepter les décisions du sélectionneur. Mais
je voulais tellement jouer et prouver que je faisais
partie des meilleurs joueurs africains. Notre
performance générale a été décevante et j’espère que
nous ferons mieux en 2008 au Ghana. Keshi est comme
un grand frère pour moi. En tout cas, il était plus
qu’un simple coach ».
Dans son sillage, d’autres joueurs ont déclaré
qu’ils ne trouvent pas à redire sur un retour du
Nigérian. « C’est une bonne nouvelle pour nous
joueurs de savoir que Keshi revient. Il est
important pour nous d’avoir un coach stable et des
objectifs. Keshi a réalisé de grandes choses pour le
football togolais. Il en est encore capable », a
déclaré Kader Coubadja
Mais la tâche qui attend de nouveau Stephen Keshi,
s’il venait à reprendre l’équipe nationale est
immense : entamer de fort belle manière la suite des
éliminatoires, Can 2008 et se projeter déjà dans les
éliminatoires de la Coupe de monde Afrique du Sud
2010. Et comme le disait un observateur, « Il
faut être vraiment fou comme Stephen Keshi pour
reprendre un tel pari ».
T.G.A |
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