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Le Conseiller Afrique du Président français, Michel de
Bonnecorse a séjourné la semaine dernière à Lomé dans la capitale togolaise où
il a eu des discussions avec les responsables des principaux partis politiques
ainsi qu’avec ceux de la société civile. De sources autorisées les discussions
ont porté essentiellement sur la reprise du dialogue national rangé dans les
tiroirs par le pouvoir RPT qui l’y avait sorti à l’annonce de l’arrivée à Lomé
d’une mission de l’Union européenne. De Bonnecorse a eu aussi des entretiens
avec Faure Gnassingbé. La reprise du dialogue semble être alors l’objectif
principal de la visite du Monsieur Afrique de l’Elysée.
Mais d’aucuns affirment le contraire. C’est ainsi que de source
diplomatique, on apprend que le but principal de la visite du mici dominici de
Jacques Chirac serait le contentieux entre le trafiquant d’armes Robert Montoya,
un protégé de l’Elysée, ancien garde du corps de François Mitterrand, et le
Ministre délégué à la défense Kpatcha Gnassingbé, contentieux qui serait devant
le Juge d’Instruction à Lomé selon les milieux judiciaires.
Malgré qu’il jouisse de tous ses mouvements, l’ancien gendarme
français aurait été inculpé il y a quelques jours pour trafic d’armes sur
plainte du Ministre.
Les autorités togolaises avaient saisi deux aéronefs Mig 23 et
deux hélicoptères Mi8 ; des appareils de combat stationnés depuis des mois à
l’aéroport de Lomé-Tokoin. Des perquisitions auraient été effectuées en décembre
dans les bureaux des sociétés de Montoya à Lomé.
Cette affaire intéresse au plus haut niveau, les autorités
françaises qui avaient déjà dépêché une juge du tribunal aux armées à Lomé dans
le cadre de l’exécution d’une commission rogatoire internationale.
La démarche pour la reprise du dialogue devenu un serpent de mer
au Togo n’est qu’un seul arbre qui tente de cacher la forêt.
F.S |