AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Le Flambleau des Démocrates

24 Sept 2007

[ 63 : 21 Sept 2007]

La portée de l’important discours de Me Agboyibo a l’investiture des candidats du CAR
Le 12 septembre dernier, en présence des membres du corps diplomatique, des représentants des partis frères, des candidats à le députation et d ‘une foule de militants et sympathisants du CAR, la salle Concorde de l’hôtel 2 février  de Lomé vibrait au son du slogan « A bas les vieilles méthodes ! Vive le Renouveau ! »   Le décor était planté pour investir les 162 « Soldats du Renouveau » qui auront la lourde mission de défendre les couleurs du parti « Bélier de Kouvé » constamment au service des déshérités, la couche la plus importante du Togo, le dimanche 14 octobre prochain.

Dans l’important discours prononcé à cette occasion basé sur la croyance en la providence et sur l’amour, le président National  du CAR Me Yawovi Agboyibo a exposé la vision de son parti pour ce qui est d’une solution de sortie de crise au Togo.

En effet depuis 1998 les expériences électorales vécues démontrent que les togolais écrasés par une des dictatures les plus implacables que notre continent ait jamais connues, ont du mal à résister à la promesse demagogique d’un changement radical et immédiat. Pour eux, la seule voie de salut semble celle que propose la démagogie qui leur promet le changement immédiat d’un régime réputé détenir toutes les armes de la répression et qui se sent à l’aise sur ce terrain. Aussi la question se pose t-elle de savoir si l’opposition démocratique dont les leaders optent pou la méthode de confrontation, est en mesure de gagner le RPT sur le terrain de la violence ? De mémoire de togolais toutes les expériences entreprises suivant ce schéma sont soldées par un échec cuisant qui a amené le peuple martyr du Togo à connaître des fortunes diverses. Les morts et les blessés par balles, les mutilés à vie sont dénombrés par centaines, les départs pour l’exil par centaines de milliers, les dégâts matériels sont considérables.

Dans  ce discours qui a la particularité d’être d’une : «  rhétorique exceptionnelle, assez convaincante et ironique », l’ancien membre du Conseil Pontifical « Justice et Paix » souligne le caractère irréaliste de l’approche du changement par l’affrontement physique et invite le peuple togolais à éviter de rater une nouvelle fois, le tournant historique qu’offrent les législatives de 2007 auxquelles la communauté internationale et les partenaires du Togo accordent du prix.

Si tout le monde y compris la communauté internationale manifeste un tel attachement au scrutin du 14 octobre prochain, c’est que celle-ci croit que l’approche politique  ( le consensus) qui est en passe de se concrétiser est la seule voie susceptible de sortir le Togo de cette passe difficile. Cette approche (la conversion des uns et des autres au changement par l’amour et le refus de la compromission) est celle que les togolais sont appelés à plébisciter le 14 octobre prochain. Cette approche sans doute comparée à celle que jésus a proposée dans la Judée antique, il faudrait qu’avec l’aide de Dieu, les Togolais la trouve comme la seule voie de sortie de la situation difficile que traverse notre pays. En juillet dernier la diplomatie occidentale qui a travers les ambassadeurs des USA et de France au Togo a salué l’action du Gouvernement d’union nationale et a soutenu cette approche.  Si Me Agboyibo le dit, c’est parce qu’il croit   que ce qui attend le peuple togolais et la classe dirigeante après les élections de 2007, est plus redoutable que les 17 ans de traversée de désert dont le peuple togolais a fait l’amère expérience.

C’est donc fort de cette expérience riche en échecs que les togolais, au cours des législatives en vue, n’ont plus droit à l’erreur. Autrement, ils ont le devoir de ne plus préférer Barrabas à Jésus c’est-à-dire de ne plus préférer  les partisans de l’approche de la violence stérile à celle du CAR dont les résultats permettent de croire en ces élections d’octobre 2007.  

 Francis ASSAMOAH

Communauté Electrique du Bénin (CEB)  : L’ordre et le sérieux règnent de nouveau
Il  n y a pas longtemps, la CEB passait pour une entreprise où la mauvaise gouvernance semblait érigée en règle de conduite. Des responsables et agents véreux cherchaient et trouvaient les moyens pour s’enrichir et ceci au détriment de l’entreprise pourvoyeuse d’énergie. Ainsi dans cette course  au pillage on notait des surfacturations, des fausses factures, des contrats de gré à gré, des missions fictives, des employés fictifs, bref une pagaille totale dans une entreprise pourrie par un réseau de mafieux. En plus de ce réseau  organisé en véritable mafia on notait une mésentente totale entre le personnel béninois et togolais de la CEB. En un mot la CEB était devenue la vache à traire de son personnel en particulier son DG de l’époque et quelques uns de ses acolytes internes comme externes à l’entreprise malgré l’opposition farouche de quelques collaborateurs consciencieux,  à la gestion chaotique faite par le DG.

L’entreprise sombrait vers la faillite quand les autorités politiques du Togo et du Bénin décidèrent de prendre le taureau par les cornes en limogeant le DG pour le remplacer par M. Djibril SALIFOU, un jeune cadre béninois qui a fait ses preuves à l’UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine) tout en prenant soin de garder à leurs postes des responsables irréprochables n’étant jamais impliqués dans les malversations financière qu’à connues l’institution.

 Dès sa prise de fonction le nouveau DG en collaboration avec son adjoint ont  vite pris des dispositions idoines pour arrêter l’hémorragie qui amenait la CEB à la faillite. Parmi ces dispositions on pouvait citer : le démantèlement des réseaux des « saigneurs » de la CEB à travers la mutation de poste, le contrôle strict de la comptabilité de l’entreprise, pour ne citer que ceux là. Le nouveau DG, toujours en concertation avec son adjoint a aussi décidé  de payer a nouveau les primes spéciales aux employés les plus méritants conformément aux textes qui régissent la CEB.  Une manière de les encourager au travail bien fait et de limiter la corruption qui a longtemps gangrené l’entreprise.

« Le nouveau DG fait a mon humble avis du bon travail. Puisque depuis son arrivée  avec les conseils la gestion de notre entreprise arbore un nouveau visage. C’est-à-dire plus de surfacturation, ni de marché négocié de gré à gré comme par le passé. Les nouveaux employés sont embauchés sur concours et seuls les méritants réussissent, il n’ y a  plus  de laisser aller. Les notes de service pour rappeler les petits dérapages  sont régulières…. » nous confie un cadre de la CEB qui a requis l’anonymat.

En attendant de voir la CEB trouver une solution définitive au délestage qui sévit au Bénin et au Togo on peut au moins se féliciter de la nouvelle gestion entreprise par son nouveau directeur général M. Djibril SALIFOU en complicité avec ses plus proches collaborateurs.

      Nous y reviendrons.

La rédaction 

La nuit des longs couteaux dans les préfectures des Lacs et Vo Bilan : cinq personnes dont un enfant assassinées et décapitées
La nuit du samedi 15 au dimanche 16 septembre 2007 aura été pour certaines localités de la préfecture de Vo et des Lacs, celle des longs couteaux. Et pour cause : elle a été marquée par la commission d’assassinats en séries sanglantes à partir de Zoti Glopé (préfecture de Vo) jusqu’à Adangbé (préfecture des Lacs). En tout 6 personnes d’après « l’appel à témoin du ministre de la sécurité », y ont trouvé la mort dans les mêmes conditions à savoir: décapitées, étêtées, le cou emporté et le reste du corps probablement vidé de son sang. Parmi les victimes un enfant de 12 ans.

Pour donner une visibilité au crime odieux perpétré par une main de maître, les meurtriers qui courent toujours ont pris soin de déposer la tête des victimes au bord de la route après avoir laissé le corps quelque part d’autre peut être à l’endroit de la commission de l’acte ignoble. Donc c’est une affluence monstre qui a été observée par endroits sur le tronçon Zoti Glopé-Amégnran où la plupart des corps ont été retrouvés.

D’après les sources officielles, saisie le dimanche à 6 heures par la radio « La voix de Vo », la gendarmerie a aussi tôt informé les Procureurs de la Republique près les tribunaux d’Aneho et de Vogan qui se sont rendus immédiatement sur les lieux pour une battue avec les éléments de la Gendarmerie de la localité et ceux venus en renfort. Les mêmes sources indiquent qu’une enquête a été ouverte pour élucider les circonstances de ces cas d’assassinants et appréhender les auteurs. La Gendarmerie, aux fins d’un aboutissement de l’enquête, a lancé appel à toute personne susceptible de fournir des informations sur ce dossier à la saisir par téléphone.

Depuis le dimanche 16 septembre, un vent de terreur souffle sur ces localités que l’annonce du déploiement des éléments des forces de sécurité n’arrive pas à dissiper. Les populations qui souvent laissées à elles mêmes échafaudent des stratégies pour garantir elles mêmes sa sécurité.  « Déjà à 18 heures, plus personne ne court les rues et les sentiers. Même pour aller satisfaire ses besoins naturels dans la nature, on prend soin de se déplacer à deux. La nuit nos portes, fermées à double tours sont renforcées par des barricades. Nous ne fermons presque plus l’œil de la nuit. », nous déclare une source encore sous le choc de la situation 48 heures après les meurtres. « Cinq assassinants en une seule nuit c’est trop et c’est inimaginable » réagit un député à la candidature qui promet que tout sera mis en œuvre par les enquêteurs pour remonter aux meurtriers

Les populations des localités affectées, d’après les témoignages recueillis sont constamment exposées à l’insécurité. Des cas d’assassinats et de vols main armée aussi ont été déplorés sans que l’Etat ne prenne des dispositions pour sécuriser la zone. Certains observateurs pensent que si aujourd’hui le phénomène franchit la seuil du tolérable par des assassinats en série une même nuit, c’est que tout simplement les criminels comptent sur le mutisme des autorités qui au mépris des rapports de gendarmeries ne font rien pour assurer comme il se doit la sécurité de ces populations.

James AMANKWAH  

 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
Job.com

 

 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved