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La portée de l’important discours de Me Agboyibo a
l’investiture des candidats du CAR
Le 12 septembre dernier, en présence des membres du
corps diplomatique, des représentants des partis
frères, des candidats à le députation et d ‘une foule
de militants et sympathisants du CAR, la salle
Concorde de l’hôtel 2 février de Lomé vibrait au son
du slogan « A bas les vieilles méthodes ! Vive le
Renouveau ! » Le décor était planté pour investir
les 162 « Soldats du Renouveau » qui auront la lourde
mission de défendre les couleurs du parti « Bélier de
Kouvé » constamment au service des déshérités, la
couche la plus importante du Togo, le dimanche 14
octobre prochain.
Dans l’important discours prononcé à cette occasion
basé sur la croyance en la providence et sur l’amour,
le président National du CAR Me Yawovi Agboyibo a
exposé la vision de son parti pour ce qui est d’une
solution de sortie de crise au Togo.
En effet depuis 1998 les expériences électorales
vécues démontrent que les togolais écrasés par une des
dictatures les plus implacables que notre continent
ait jamais connues, ont du mal à résister à la
promesse demagogique d’un changement radical et
immédiat. Pour eux, la seule voie de salut semble
celle que propose la démagogie qui leur promet le
changement immédiat d’un régime réputé détenir toutes
les armes de la répression et qui se sent à l’aise sur
ce terrain. Aussi la question se pose t-elle de savoir
si l’opposition démocratique dont les leaders optent
pou la méthode de confrontation, est en mesure de
gagner le RPT sur le terrain de la violence ? De
mémoire de togolais toutes les expériences entreprises
suivant ce schéma sont soldées par un échec cuisant
qui a amené le peuple martyr du Togo à connaître des
fortunes diverses. Les morts et les blessés par
balles, les mutilés à vie sont dénombrés par
centaines, les départs pour l’exil par centaines de
milliers, les dégâts matériels sont considérables.
Dans ce discours qui a la particularité d’être
d’une : « rhétorique exceptionnelle, assez
convaincante et ironique », l’ancien membre du Conseil
Pontifical « Justice et Paix » souligne le caractère
irréaliste de l’approche du changement par
l’affrontement physique et invite le peuple togolais à
éviter de rater une nouvelle fois, le tournant
historique qu’offrent les législatives de 2007
auxquelles la communauté internationale et les
partenaires du Togo accordent du prix.
Si tout le monde y compris la communauté
internationale manifeste un tel attachement au scrutin
du 14 octobre prochain, c’est que celle-ci croit que
l’approche politique ( le consensus) qui est en passe
de se concrétiser est la seule voie susceptible de
sortir le Togo de cette passe difficile. Cette
approche (la conversion des uns et des autres au
changement par l’amour et le refus de la
compromission) est celle que les togolais sont appelés
à plébisciter le 14 octobre prochain. Cette approche
sans doute comparée à celle que jésus a proposée dans
la Judée antique, il faudrait qu’avec l’aide de Dieu,
les Togolais la trouve comme la seule voie de sortie
de la situation difficile que traverse notre pays. En
juillet dernier la diplomatie occidentale qui a
travers les ambassadeurs des USA et de France au Togo
a salué l’action du Gouvernement d’union nationale et
a soutenu cette approche. Si Me Agboyibo le dit,
c’est parce qu’il croit que ce qui attend le peuple
togolais et la classe dirigeante après les élections
de 2007, est plus redoutable que les 17 ans de
traversée de désert dont le peuple togolais a fait
l’amère expérience.
C’est donc fort de cette expérience riche en échecs
que les togolais, au cours des législatives en vue,
n’ont plus droit à l’erreur. Autrement, ils ont le
devoir de ne plus préférer Barrabas à Jésus
c’est-à-dire de ne plus préférer les partisans de
l’approche de la violence stérile à celle du CAR dont
les résultats permettent de croire en ces élections
d’octobre 2007.
Francis ASSAMOAH
Communauté Electrique du Bénin (CEB)
:
L’ordre et le sérieux règnent de nouveau
Il n y a pas longtemps, la CEB passait pour une
entreprise où la mauvaise gouvernance semblait érigée
en règle de conduite. Des responsables et agents
véreux cherchaient et trouvaient les moyens pour
s’enrichir et ceci au détriment de l’entreprise
pourvoyeuse d’énergie. Ainsi dans cette course au
pillage on notait des surfacturations, des fausses
factures, des contrats de gré à gré, des missions
fictives, des employés fictifs, bref une pagaille
totale dans une entreprise pourrie par un réseau de
mafieux. En plus de ce réseau organisé en véritable
mafia on notait une mésentente totale entre le
personnel béninois et togolais de la CEB. En un mot la
CEB était devenue la vache à traire de son personnel
en particulier son DG de l’époque et quelques uns de
ses acolytes internes comme externes à l’entreprise
malgré l’opposition farouche de quelques
collaborateurs consciencieux, à la gestion chaotique
faite par le DG.
L’entreprise sombrait vers la faillite quand les
autorités politiques du Togo et du Bénin décidèrent de
prendre le taureau par les cornes en limogeant le DG
pour le remplacer par M. Djibril SALIFOU, un jeune
cadre béninois qui a fait ses preuves à l’UEMOA (Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine) tout en
prenant soin de garder à leurs postes des responsables
irréprochables n’étant jamais impliqués dans les
malversations financière qu’à connues l’institution.
Dès sa prise de fonction le nouveau DG en
collaboration avec son adjoint ont vite pris des
dispositions idoines pour arrêter l’hémorragie qui
amenait la CEB à la faillite. Parmi ces dispositions
on pouvait citer : le démantèlement des réseaux des « saigneurs »
de la CEB à travers la mutation de poste, le contrôle
strict de la comptabilité de l’entreprise, pour ne
citer que ceux là. Le nouveau DG, toujours en
concertation avec son adjoint a aussi décidé de payer
a nouveau les primes spéciales aux employés les plus
méritants conformément aux textes qui régissent la CEB.
Une manière de les encourager au travail bien fait et
de limiter la corruption qui a longtemps gangrené
l’entreprise.
« Le nouveau DG fait a mon humble avis du bon
travail. Puisque depuis son arrivée avec les conseils
la gestion de notre entreprise arbore un nouveau
visage. C’est-à-dire plus de surfacturation, ni de
marché négocié de gré à gré comme par le passé. Les
nouveaux employés sont embauchés sur concours et seuls
les méritants réussissent, il n’ y a plus de laisser
aller. Les notes de service pour rappeler les petits
dérapages sont régulières…. » nous confie un
cadre de la CEB qui a requis l’anonymat.
En attendant de voir la CEB trouver une solution
définitive au délestage qui sévit au Bénin et au Togo
on peut au moins se féliciter de la nouvelle gestion
entreprise par son nouveau directeur général M.
Djibril SALIFOU en complicité avec ses plus proches
collaborateurs.
Nous y reviendrons.
La rédaction
La nuit des longs couteaux dans les préfectures des
Lacs et Vo
Bilan : cinq personnes dont un enfant assassinées et
décapitées
La nuit du samedi 15 au dimanche 16 septembre 2007
aura été pour certaines localités de la préfecture de
Vo et des Lacs, celle des longs couteaux. Et pour
cause : elle a été marquée par la commission
d’assassinats en séries sanglantes à partir de Zoti
Glopé (préfecture de Vo) jusqu’à Adangbé (préfecture
des Lacs). En tout 6 personnes d’après « l’appel à
témoin du ministre de la sécurité », y ont trouvé
la mort dans les mêmes conditions à savoir:
décapitées, étêtées, le cou emporté et le reste du
corps probablement vidé de son sang. Parmi les
victimes un enfant de 12 ans.
Pour donner une visibilité au crime odieux perpétré
par une main de maître, les meurtriers qui courent
toujours ont pris soin de déposer la tête des victimes
au bord de la route après avoir laissé le corps
quelque part d’autre peut être à l’endroit de la
commission de l’acte ignoble. Donc c’est une affluence
monstre qui a été observée par endroits sur le tronçon
Zoti Glopé-Amégnran où la plupart des corps ont été
retrouvés.
D’après les sources officielles, saisie le dimanche à
6 heures par la radio « La voix de Vo », la
gendarmerie a aussi tôt informé les Procureurs de la
Republique près les tribunaux d’Aneho et de Vogan qui
se sont rendus immédiatement sur les lieux pour une
battue avec les éléments de la Gendarmerie de la
localité et ceux venus en renfort. Les mêmes sources
indiquent qu’une enquête a été ouverte pour élucider
les circonstances de ces cas d’assassinants et
appréhender les auteurs. La Gendarmerie, aux fins d’un
aboutissement de l’enquête, a lancé appel à toute
personne susceptible de fournir des informations sur
ce dossier à la saisir par téléphone.
Depuis le dimanche 16 septembre, un vent de terreur
souffle sur ces localités que l’annonce du déploiement
des éléments des forces de sécurité n’arrive pas à
dissiper. Les populations qui souvent laissées à elles
mêmes échafaudent des stratégies pour garantir elles
mêmes sa sécurité. « Déjà à 18 heures, plus
personne ne court les rues et les sentiers. Même pour
aller satisfaire ses besoins naturels dans la nature,
on prend soin de se déplacer à deux. La nuit nos
portes, fermées à double tours sont renforcées par des
barricades. Nous ne fermons presque plus l’œil de la
nuit. », nous déclare une source encore sous le
choc de la situation 48 heures après les meurtres.
« Cinq assassinants en une seule nuit c’est trop et
c’est inimaginable » réagit un député à la
candidature qui promet que tout sera mis en œuvre par
les enquêteurs pour remonter aux meurtriers
Les populations des localités affectées, d’après les
témoignages recueillis sont constamment exposées à
l’insécurité. Des cas d’assassinats et de vols main
armée aussi ont été déplorés sans que l’Etat ne prenne
des dispositions pour sécuriser la zone. Certains
observateurs pensent que si aujourd’hui le phénomène
franchit la seuil du tolérable par des assassinats en
série une même nuit, c’est que tout simplement les
criminels comptent sur le mutisme des autorités qui au
mépris des rapports de gendarmeries ne font rien pour
assurer comme il se doit la sécurité de ces
populations.
James AMANKWAH |