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LA DEMISSION DE L'ETAT oblige la jeunesse à se
reconvertir dans le secteur informel. Là aussi,
les difficultés naissent par ce que, rares sont
ceux qui réussissent dans ce domaine à cause du
manque de financement et surtout à cause des
taxes exorbitantes que l' état leur impose
au lieu de les encourager à se prendre en charge .
Toutes ces difficultés dues aux problèmes urbains
contraignent certaines jeunes filles sans
qualification à exercer dans les métiers précaires
notamment dans les bars et dans les cabines
téléphoniques qui poussent à Lomé comme des
champignons. Aujourd'hui, chaque rue a ses cabines
et bars. Seulement, la réalité est toute autre. Ces
petites filles issues majoritairement des familles
pauvres sont plutôt victimes de l'exploitation
sexuelle et financière.
En effet, ces petites sœurs, non seulement,
travaillant, dans de mauvaises conditions dues à la
longue durée de leur métier dépassant parfois douze
heures (contraire à celle prévue par notre code du
travail), mais elles sont également victimes du
comportement déplacé de certains hommes sans
scrupules qui leur font des attouchements parfois
sexuels, stimulés par des pourboires leur servant
d'appât. Il faut reconnaître que dans ces milieux de
serveuses ou de cabinistes (les deux vont de paire),
l'obsession d'une vie de débauche est criarde parce
que, ces filles de bars, ayant des besoins que leur
« salaire » ne peut pas couvrir, sont obligées de
vendre leur corps pour survivre.
C'est dans cette ambiance incertaine que se retrouve
cette jeunesse togolaise orpheline, qui continue de
tirer le diable par les poils de la queue. Et il
n'est pas surprenant d'entendre parler des jeunes
filles togolais victimes du proxénétisme exerçant
dans ce commerce infâme qu'est la prostitution. Les
métiers précaires comme serveuses dans les bars,
cabinistes constituent les milieux ambiants
d'exercice du plus vieux métier.
Sensibiliser la population et particulièrement la
jeunesse féminine contre la propagation des maladies
sexuellement transmissibles, serait une très bonne
chose quand on sait que le c'est un milieu à haut
risque si on ne s'y prend pas au sérieux.
Anges ADJANOR
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