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Miss Togo
valorise-t-elle vraiment la femme ? |
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L'élection Miss Togo, bien qu'adulée par la plupart des
Togolais
est encore loin de valoriser la femme dans tous ses
compartiments. |
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Dans
quelques jours, nous assisterons à l'un des
spectacles le plus sollicité par la population
togolaise. C'est bien sûr l'élection de la « la plus
belle fille du Togo », Miss Togo édition 2006.
Cet évènement organisé et présidé par Monsieur
Gaspard BAKA, est entré dans l'habitude des
Togolais. L'objectif principal visé par les
organisateurs est de valoriser la beauté togolaise
voire la femme togolaise. Cependant, depuis que
cette célébration de la beauté a été instaurée,
force est de constater que toutes les filles, du
moins, élèves et étudiantes togolaises sont
obnubilées par l'élection de Miss. Ainsi, dans la
plupart des foyers, il est curieux de voir avec
indignation, des petites filles se mirer devant à
longueurs de journées pour veiller ou entretenir
leur beauté.
Comme les narcisses, au lieu de consacrer ce temps à
leurs devoirs et autres activités intellectuelles.
Et le résultat à la fin de leurs examens est pour la
grande partie, décevant.
Par ailleurs, les cadeaux offerts à la miss élue
constituent malheureusement, un appât pour inciter
ces jeunes filles.
Revenons précisément à l'évènement proprement dit.
En effet, nul n'ignore que c'est à la suite des
présélections qu'on aboutit à la sélection des
candidates devant concourir à
l'élection de la « reine de la beauté ». Ainsi, les
filles sélectionnées à l'intérieur du pays à cette
occasion, sont convoyées sur Lomé. Selon certaines
indiscrétions, il se passe des choses indécentes ou
immorales dans les coulisses lors des mises au vert.
Cependant, l'exhibition ou l'exposition des parties
sensibles de la femme à travers les candidates aux
regards parfois plaisant ou moqueur des spectateurs
lors de leur passage n'acquiert pas l'assentiment de
tous.
« Cela porte atteinte à la pudeur de la femme », pense
Mawuéna, un admirateur de la chose bien féminine.
Pour justifier cette manifestation, Edwige BADAKOU,
Miss Togo 2004 et Miss Mondial 2006, lors d'une
interview sur une radio confessionnelle de la place
le 13 Juin 2005 déclarait que ce concours de beauté
est similaire au choix d'Ester dans la Bible, qui,
pour devenir épouse d'un roi souverain, a voulu
exterminer son peuple. (Cf. LIVRE D'ESTER dans la
BIBLE). Certains chrétiens, après l'émission,
avaient qualifié de pure abomination ou de blasphème
cette similitude faite par notre miss. Car pour les
auditeurs, « l'élection de miss détruit les
bonnes mœurs » ont – ils soutenu. Ainsi
s'insurgent-ils contre la publicité que s'est livrée
Edwige pour attirer au contraire ses jeunes sœurs
vers “ce milieu pervers”, même si elle a essayé de
donner des arguments justificatifs mais peu
convaincants. Toujours est–il que l'élection Miss
Togo ne semble pas demeurer la seule voie qui
puisse valoriser la femme togolaise. Au contraire,
cela peut favoriser une vie de débauche comme elle
l'a si bien remarqué : « Si on était débauchée, il
y a une forte raison de devenir plus débauchée
qu'avant si on n'y prend pas garde ». No comment.
Appel est donc lancé à ces jeunes sœurs souvent
naïves de l'intérieur qui viendront dans le cadre de
cette nouvelle édition 2006 prévue ce 26 Août de
rester vigilantes pour éviter de tomber dans les
bras de ces hommes peu scrupuleux qui leur
proposeraient leur hospitalité ou leur générosité
après l'évènement. Le comité doit se faire un devoir
de ne plus laisser les candidates malheureuses au
soir de la finale errer dans les couloirs ou hall du
palais des congrès. La rigueur doit être de mise.
Anges ADJANOR |
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Togo, encore à Ouaga :
Blaise Compaoré dans une mission im(possible) |
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L'unanimité autour du choix du Président du Faso
comme facilitateur est loin de combler les ententes
de la majorité du peuple. |
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Dès l'annonce de Blaise Compaoré et son accord pour le
rôle de facilitateur dans la crise togolaise,
beaucoup de Togolais doutent de la réussite ou de
l'aboutissement de la crise.
Et pour cause: la relation intime qui lie le
facilitateur au nouveau chef de Lomé 2.
On se rappelle encore de la dernière élection
présidentielle au Burkina, et qui a permis au
Président Compaoré d'être élu pour une troisième
fois à la suite d'une modification de la
constitution. Et bien ! le pouvoir Faure lui a
apporté tout soutien pour le mener à bon port.
Bien avant, l'on se rappelle également que la prise
du pouvoir par Blaise Compaoré a été faite dans un
bain de sang qui ne dit pas son nom. L'ex-président
français François Mitterrand, HOUPHOUET Boigny et
naturellement le feu Eyadema GNASSINGBE lui ont tous
apporté leur concours. Bref, son arrivée au pouvoir
a été précédée par un coup d'état sanglant dans
lequel son prédécesseur, en même temps son camarade
de lutte Thomas SANKARA en perdit la vie.
La mort du journaliste Norbert ZONGO n'a pas encore
été élucidée par la justice inféodée. Le coupable,
ou du moins les commanditaires de ce crime odieux
courent toujours en toute impunité.
Vu ce passé sombre du facilitateur et la façon de
diriger son pays, semblent donner raison aux
Togolais de le désavouer.
Sa « maîtrise du problème togolais » a déjà conduit
les mêmes acteurs de la politique togolaise dans
plusieurs accords tels Ouaga I, II et III.
Cependant l'impartialité, l'honnêteté et la sagesse,
doivent être les qualités que devrait avoir cette
tierce personne pour mener à bien cette mission
difficile et compliquée puisque les adversaires
politiques ne se font pas confiance. Ils continuent
de viser leurs intérêts personnels au détriment des
intérêts nationaux.
Si les politiciens togolais estiment pour leur part
que Blaise Compaoré remplit toutes les conditions
pour mener cette mission honnêtement et avec
impartialité, la fin des travaux nous édifiera.
Anges ADJANOR |
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Fédération de Foot: :
L'impasse FTF : Rock fait du surplace |
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Depuis le triste scénario qu'est la débâcle du Togo
au mondial allemand, le football togolais frise le
chaos. Le Colonel Rock B. Gnassingbé ne semble pas
encore prendre conscience de la situation. |
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9 Juin – 9 Juillet 2006 : le monde entier a assisté
à un feuilleton togolais sur la terre allemande. A
la clé de ce feuilleton, le problème de prime. Les
artisans étaient d'un côté, la fédération tenue de
main de fer par le « tout puissant » Colonel Rock
B. Gnassingbé et de l'autre, les Eperviers.
Qualifiés pour la coupe du monde cette année, les
Eperviers ont beaucoup fait parler d'eux surtout en
faits divers. On se rappelle qu'à la CAN 2006 en
Egypte le même problème a gâché la fête des
Eperviers qui ont fait piètre figure au pays des
pharaons. On pensait que la fédération allait
prendre les mesures conséquentes pour éviter ce
qu'il convient d'appeler le «feuilleton Eperviers».
Hélas ! le colonel et certains de ses amis ont
franchi le rubicond en fonçant droit dans le mur.
Le public sportif est monté au créneau et
exigé (et continue d’exiger) la démission du
Président de la fédération. Nombre de joueurs
professionnels ont aussi exigé la démission de toute
la fédération avant tout autre jeu. C'est sans
compter avec l'inflexibilité de l'autre fils du père
qui ne l'entend pas de cette oreille.
Encouragé par les "Troubadours" (la chorale du
colonel), Rock persiste dans sa myopie et défie
"les indisciplinés" qui ont fait qualifier le Togo
pour la première fois à une phase finale du mondial.
Le colonel décide alors de faire jouer les
éperviers locaux (qui se font déjà battre par la
formation DYTO) en lieu et place des professionnels.
Espoir Assogbavi , Kodjo Amegnran, Tino Adjété , Winny
Dogbatsé, membres de la fédération ont su jouer
de leur côté au fair-play en rendant le tablier,
arguant que leur président faisait jusque là une
mauvaise gestion et une main mise sur toute la
fédération.
Maintenant que les éliminatoires de
la CAN 2008 au Ghana s'annoncent, l'inquiétude des
supporters se trouve amplifiée. Les professionnels
pour qui le colonel est persona non gratta ne
pensent pas revenir de sitôt tant que l'”Ets FTF et
Fils” ne changera pas de gérant. Il y a quelques
jours, la fédération a tenu une réunion des
présidents de clubs de D1 et D2. Entre autres
décisions prises, le démarrage du championnat D1 à
partir du 23 septembre prochain ainsi que des lignes
pour le démarrage de la saison sportive.
Apparemment, le colonel ne veut pas se rendre à
l'évidence de tout se qui passe autour de lui. S'il
demandait hier aux joueurs de mouiller leurs
maillots pour faire avancer le pays, aujourd'hui,
c'est à son tour de quitter la tête de la fédération
pour faire avancer le pays. Il le sait bien.
Jean ABOTSI |
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