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ExpressNews

11 Août 2006

[ 002 du 10 Août 2006]

 

Miss Togo valorise-t-elle vraiment la femme ?
L'élection Miss Togo, bien qu'adulée par la plupart des Togolais est encore loin de valoriser la femme dans tous ses compartiments.

Dans quelques jours, nous assisterons à l'un des spectacles le plus sollicité par la population togolaise. C'est bien sûr l'élection de la « la plus belle fille du Togo », Miss Togo édition 2006.

Cet évènement organisé et présidé par Monsieur Gaspard BAKA, est entré dans l'habitude des Togolais. L'objectif principal visé par les organisateurs est de valoriser la beauté togolaise voire la femme togolaise. Cependant, depuis que cette célébration de la beauté a été instaurée, force est de constater que toutes les filles, du moins, élèves  et étudiantes togolaises sont obnubilées par l'élection de Miss. Ainsi, dans la plupart des foyers, il est curieux de voir avec indignation, des petites filles se mirer devant à longueurs de journées pour veiller  ou entretenir leur beauté.

 
 

Comme les narcisses, au lieu de consacrer ce temps à leurs devoirs et autres activités intellectuelles.  Et le résultat à la fin de leurs examens est pour la grande partie, décevant.

Par ailleurs, les cadeaux offerts à la  miss élue constituent malheureusement, un appât pour inciter ces jeunes filles.

Revenons précisément à l'évènement proprement dit. En effet, nul n'ignore que c'est à la suite des présélections qu'on aboutit à la sélection des candidates devant concourir à l'élection de la « reine de la beauté ». Ainsi, les filles sélectionnées à l'intérieur du pays à cette occasion, sont convoyées sur Lomé. Selon certaines indiscrétions, il se passe des choses indécentes ou immorales dans les coulisses lors des mises au vert. Cependant, l'exhibition ou l'exposition des parties sensibles de la femme à travers les candidates aux regards parfois plaisant ou moqueur des spectateurs lors de leur passage n'acquiert pas l'assentiment de tous. 

« Cela porte atteinte à la pudeur de la femme », pense Mawuéna, un admirateur de la chose bien féminine.

Pour justifier cette manifestation, Edwige BADAKOU, Miss Togo 2004 et Miss Mondial 2006, lors d'une interview sur une radio confessionnelle de la place le 13 Juin 2005 déclarait que ce concours de beauté est similaire au choix d'Ester dans la Bible, qui, pour devenir épouse d'un roi souverain, a voulu exterminer son peuple. (Cf. LIVRE D'ESTER dans la BIBLE). Certains chrétiens, après l'émission, avaient qualifié de pure abomination ou de blasphème cette similitude faite par notre miss. Car pour les auditeurs, « l'élection de miss détruit les bonnes mœurs » ont – ils soutenu. Ainsi s'insurgent-ils contre la publicité que s'est livrée Edwige pour attirer au contraire ses jeunes sœurs vers “ce milieu pervers”, même si elle a essayé de donner des arguments justificatifs mais peu convaincants. Toujours est–il que l'élection Miss Togo  ne semble pas demeurer la seule voie qui puisse valoriser la femme togolaise. Au contraire, cela peut favoriser une vie de débauche comme elle l'a si bien remarqué : « Si on était débauchée, il  y a une forte raison de devenir plus débauchée qu'avant si on n'y prend pas garde ». No comment.

Appel est donc lancé à ces jeunes sœurs souvent naïves de l'intérieur qui viendront dans le cadre de cette nouvelle édition 2006 prévue ce 26 Août de rester vigilantes pour éviter de tomber dans les bras de ces hommes peu scrupuleux qui leur proposeraient leur hospitalité ou leur générosité après l'évènement. Le comité doit se faire un devoir de ne plus laisser les candidates malheureuses au soir de la finale errer dans les couloirs ou hall du palais des congrès. La rigueur doit être de mise.

Anges ADJANOR

 
Togo, encore à Ouaga : Blaise Compaoré dans une mission im(possible)
L'unanimité autour du choix du Président du Faso comme facilitateur est loin de combler les ententes de la majorité du peuple.

Dès l'annonce de Blaise Compaoré et son accord pour le rôle de facilitateur dans la crise togolaise, beaucoup de Togolais doutent de la réussite ou de l'aboutissement de la crise.

Et pour cause: la relation intime qui lie le facilitateur au nouveau chef de Lomé 2.

On se rappelle encore de la dernière élection présidentielle au Burkina, et qui a permis au Président Compaoré d'être élu pour une troisième fois à la suite d'une modification de la constitution. Et bien ! le pouvoir Faure lui a apporté tout soutien pour le mener à bon port.

Bien avant, l'on se rappelle également que la prise du pouvoir par Blaise Compaoré a été faite dans un bain de sang qui ne dit pas son nom. L'ex-président français François Mitterrand, HOUPHOUET Boigny et naturellement le feu Eyadema GNASSINGBE lui ont tous apporté leur concours. Bref, son arrivée au pouvoir a été précédée par un coup d'état sanglant dans lequel son prédécesseur, en même temps son camarade de lutte Thomas SANKARA en perdit la vie.

La mort du journaliste Norbert ZONGO n'a pas encore été élucidée par la justice inféodée. Le coupable, ou du moins les commanditaires de ce crime odieux courent toujours en toute impunité.

Vu ce passé sombre du facilitateur et la façon de diriger son pays, semblent donner raison aux Togolais de le désavouer.

 Sa « maîtrise du problème togolais » a déjà conduit les mêmes acteurs de la politique togolaise dans plusieurs accords tels Ouaga I, II et III.

Cependant l'impartialité, l'honnêteté et la sagesse, doivent être  les qualités que devrait avoir cette tierce personne pour mener à bien cette mission difficile et compliquée puisque les adversaires politiques ne se font pas confiance. Ils continuent de viser leurs intérêts personnels au détriment des intérêts nationaux.

Si les politiciens togolais estiment pour leur part  que Blaise Compaoré remplit toutes les conditions pour mener cette mission honnêtement et avec impartialité, la fin des travaux nous édifiera.

Anges ADJANOR

 
Fédération de Foot: : L'impasse FTF : Rock fait du surplace
Depuis le triste scénario qu'est la débâcle du Togo au mondial allemand, le football togolais frise le chaos. Le Colonel Rock B. Gnassingbé ne semble pas encore prendre conscience de la situation.

9 Juin – 9 Juillet 2006 : le monde entier a assisté à un feuilleton togolais sur la terre allemande. A la clé de ce feuilleton, le problème de prime. Les artisans étaient d'un côté, la fédération tenue de main de  fer par le « tout puissant » Colonel Rock B. Gnassingbé et de l'autre, les Eperviers. Qualifiés pour la coupe du monde cette année, les Eperviers ont beaucoup fait parler d'eux surtout en faits divers. On se rappelle qu'à la CAN 2006 en Egypte le même problème a gâché la fête des Eperviers qui ont fait piètre figure au pays des pharaons. On pensait que la fédération allait prendre les mesures conséquentes pour éviter ce qu'il convient d'appeler le «feuilleton Eperviers». Hélas ! le colonel et certains de ses amis ont franchi le rubicond en fonçant droit dans le mur.

            Le public sportif est monté au créneau et exigé (et continue d’exiger) la démission du Président de la fédération. Nombre de joueurs professionnels ont aussi exigé la démission de toute la fédération avant tout autre jeu. C'est sans compter avec l'inflexibilité de l'autre fils du père qui ne l'entend pas de cette oreille.

Encouragé par les "Troubadours" (la chorale du colonel), Rock  persiste  dans sa myopie et défie "les indisciplinés" qui ont fait qualifier le Togo pour la première fois à une phase finale du mondial. Le colonel décide alors de  faire  jouer  les éperviers locaux (qui se font déjà battre par la formation DYTO) en lieu et place des professionnels.

Espoir Assogbavi , Kodjo Amegnran, Tino Adjété , Winny  Dogbatsé, membres  de la fédération ont su  jouer  de leur côté au fair-play  en rendant  le tablier, arguant que leur  président  faisait jusque  là une  mauvaise gestion et une main mise  sur toute la  fédération.

Maintenant que les éliminatoires de la CAN 2008 au Ghana s'annoncent, l'inquiétude des supporters se trouve amplifiée. Les professionnels pour qui le colonel est persona  non gratta  ne pensent pas  revenir de sitôt tant que l'”Ets FTF et Fils” ne changera pas de gérant. Il y a quelques jours, la  fédération a tenu  une réunion des  présidents de clubs de D1  et D2. Entre autres décisions prises, le démarrage du championnat D1 à partir du 23 septembre prochain ainsi que des lignes pour le démarrage de la saison sportive. Apparemment, le colonel ne veut pas se rendre à l'évidence de tout se qui passe autour de lui. S'il demandait hier aux joueurs de mouiller leurs maillots pour faire avancer le pays, aujourd'hui, c'est à son tour de quitter la tête de la fédération pour faire avancer le pays. Il le sait bien.

Jean  ABOTSI

 

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