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L'Eveil du Peuple

7 Déc 2006

[ 246: du 4 déc 2006]  
Que reste-t-il de l’opposition ?
Depuis la formation du nouveau gouvernement suite à l’accord po­litique global, nombre de nos com­patriotes n’arrivent toujours pas à faire la distinction entre parti d’opposition et parti de gouvernement.

En politique, sont considérés comme des partis d’opposition l’en­semble des forces politiques et mouvements qui ne soutiennent pas l’action du gouvernement.

Avec la nouvelle configuration de la scène politique togolaise, où sont entrés au gouvernement le CAR et la CDPA alors que la CPP et le PDR y étaient peu après la présidentielle controversée de 2005, il convient de clarifier un certain nombre de points afin que chacun sache qui fait quoi et pourquoi.

Le gouvernement piloté par Me Agboyibo regroupe tous les si­gnataires de l’accord politique global à l’exception de l’UFC de Gilchrist Olympio dont la position reste ambiguë.

Elle déclare soutenir le proces­sus en cours mais se désolidarise de l’exécutif. Les formations qui n’ont pas pris part aux négociations de Ouaga notamment l’Alliance de Péré - Agbéyomé, le parti de la Rédemption de Lawson Nicolas, Initiative et Développement, patati et patata, bien qu’absents du gou­vernement soutiennent son action.

Par contre, l’OTTD de Claude Améganvi qui ne se reconnaît pas dans le règlement que préconise l’accord politique global peut être considéré comme un parti d’oppo­sition.

Au regard des objectifs assignés à la lutte pour la démocratie, lutte qui devait aboutir à l’éradication du régime- RPT et l’instauration d’un exécutif nouveau, la participation de ces principaux partis au gouver­nement relève purement et simple­ment d’un aveu d’échec.

En seize ans de lutte ouverte, le RPT a réussi non seulement à se maintenir au pouvoir malgré la mort subite de Gnassingbé Eyadema, mais aussi et surtout à phagocyter un à un les partis politiques qui lui étaient hostiles.

Actuellement, le RPT ne parle plus, ne se défend plus ; ces avo­cats sont au gouvernement : ce sont la CPP, le CAR, la CDPA, le PDR.

Estimés à plus d’une soixantaine au début du processus de démocra­tisation, les partis politiques ont progressivement disparu de l’échi­quier politique.

Les élections législatives pro­chaines, si elles sont claires, verront la disparition des partis politiques qui n’ont aucune représentativité mais se considèrent comme des en­tités incontournables dans le débat politique au Togo.

L’opposition togolaise est ré­duite à sa portion congrue. Il faut que d’autres forces politiques émer­gent parce que les partis tradition­nellement opposés au système RPT sont émoussés et frappés par l’usure.

De source bien informée, au RPT on imagine mal le rapport de force en 2010 entre un président jeune et des opposants octogénai­res. Les Gilchrist Olympio, Me Agboyibo, Edem Kodjo, Ayéva Zarifou, Léopold Gnininvi ne sont-ils pas en train de jouer leurs dernières cartes ?

Par maladresse et manque de vi­sion, la coalition, en choisissant Emmanuel Bob Akitani, a donné droit dans le mur parce que ce der­nier n’a même pas été en mesure pour des raisons de santé de pou­voir défendre son suffrage. On a l’impression qu’il n’y a pas de jeu­nes dans l’opposition. L’opposition traditionnelle qui rentre inéluctablement dans l’his­toire sans parvenir au résultat a, quand même, le mérite d’avoir fait évoluer les choses et permis au pays de faire une entrée douloureuse en démocratie par petits pas. Si elle est restée impuissante et obligée de courber l’échine devant Faure Gnassingbé et le RPT ; c’est essentiellement à cause de ses propres turpitudes, bref de sa di­vision. Une nouvelle génération d’hommes politiques s’impose au Togo.

Eugène

 
L’unanimisme : Un danger pour la dynamique en cours
Depuis la formation du gouver­nement d’union nationale, la vie po­litique togolaise s’oriente vers un unanimisme qui n’est pas sans ris­que pour la dynamique en cours. Le processus électoral initié par l’ac­cord politique global peut, à terme, être vicié si les togolais se laissent empêtrer dans cette sorte d’unité politique qui se constitue dans le pays. Ce n’est pas parce que les opposants sont entrés au gouvernement que tout va marcher au Togo comme dans le meilleur des mon­des. En politique, il est préférable de ne pas donner le bon Dieu aux acteurs sans confession. Il vaut mieux que les Togolais restent par­ticulièrement vigilants et tiennent les hommes politiques à l’oeil pour faire réussir le processus électoral en cours.

L’histoire récente nous a ensei­gné que le Togo est un pays dans lequel les acteurs sont accoutumés à signer des accords et à les fouler aux pieds par la suite. Du 12 juin 1991 au 20 Août 2006 dernier, que d’accords ont été signés et violés, que de contrats ont reçu des coups de canif. Ce pays a connu d’autres accords qui sont meilleurs à l’ac­cord politique global. Pour mé­moire, l’accord - cadre de Lomé a été plus éloquent en termes d’avan­cées démocratiques que l’actuel, à la seule différence que l’accord po­litique global a prévu la formation d’un gouvernement pouvoir - oppo­sition. Cet élément nouveau, c’est-à-dire la création d’un cadre de tra­vail embarquant pouvoir et opposi­tion a initié une expérience nouvelle : l’apprentissage de la gestion commune du pouvoir. Cette expé­rience nouvelle ne peut pas être, loin s’en faut, un blanc-seing pour le gouvernement et surtout pour le pouvoir - RPT qui, en dépit des sa­crifices consentis, n’a pas encore to­talement traduit dans la réalité sa volonté de moderniser la vie politi­que et de conduire le pays vers des consultations démocratiques. En d’autres termes, il est encore diffi­cile au jour d’aujourd’hui d’attes­ter de la volonté du Rassemblement du Peuple Togolais qui, quoi qu’on dise, reste la véritable incarnation du pouvoir, d’enga­ger le Togo dans une politique de rupture avec le passé.

C’est la raison pour laquelle, tout en exprimant leur adhé­sion à la dynamique politique en cours, les Togolais doivent jouer la sentinelle du processus politique en cours.

Le Togo a besoin de l’expérience poli­tique qui se fait aujourd’hui. Si tout le monde est d’avis pour reconnaître que la crise de confiance entre les acteurs de la vie politique est l’un des maux qui minent la société togolaise, il était plus que impérieux d’engager le pays dans l’expérience de la gestion commune du pouvoir. L’opposition avait besoin d’expérimenter cette forme de lutte qui consiste à investir l’appareil d’Etat pour impulser de l’intérieur les réformes tant attendues. S’il est vrai, comme tout le monde l’a reconnu, que l’élec­tion n’était pas la solution à la crise togolaise, il est dans le souhait de tous que l’opposition participe à la gestion du pouvoir, ne serait-ce que pour veiller à la bonne application de l’accord politique global. Donc personne, à moins d’être de mau­vaise foi ou de ramer à contre cou­rant de l’histoire, ne peut récuser la dynamique politique en cours. Seu­lement, il faut savoir raison garder. Il faut rester extrêmement vigilant pour ne pas croire que tout est bon et que tout va marcher comme sur des roulettes. Un gouvernement d’union nationale a des revers ; il peut, contre toute attente conduire le pays à vau-l’eau. Les attentes du peuple peuvent être déçus par des réformes tronquées et des élections législatives frauduleuses et non transparentes.

Les revers d’un gouvernement d’union natio­nale
Si le Togo avait besoin d’un gouvernement d’union nationale comme l’a prévu l’accord politique global, il est également vrai que ce type de gouvernement n’est pas exempt d’inquiétude. De nombreux exemples de gouvernements d’union nationale qui n’ont pas réussi leur mission existent dans l’histoire. Plusieurs maux guettent un gouvernement d’union natio­nale. En 1945, après la libération de la France, le général de Gaulle, devenu président de la République, a mis en place un gouvernement d’union nationale qui a rassemblé toutes les formations politiques, y compris les partis de gauche (la SFIO de Guy Mollet, parti socialiste de l’époque, et le parti communiste de Maurice Thorez). L’expérience n’a pas duré longtemps. Le général de Gaulle qui était incapable de di­riger l’équipe a démissionné, ce qui a mis fin à l’expérience. Motif in­voqué par l’homme du 18 juin : le gouvernement était paralysé par les partis qui défendaient leur chapelle, les intérêts de groupe plutôt que l’intérêt général. Le général de Gaulle a appelé cette époque le ré­gime des partis. Ces revers guettent l’actuel gouvernement qui n’est en réalité qu’un conglomérat de par­tis. Lorsqu’il s’agira de discuter des tâches confiées au gouvernement par l’accord politique global, il n’est pas exclu que les partis privilégient les intérêts de groupes à l’intérêt na­tional.

En effet, beaucoup de tâches sont confiées au gouvernement d’union nationale et leur accomplis­sement devra faire l’objet de débats serrés au sein de l’équipe. Les to­golais pourraient déjà imaginer les débats houleux que va susciter au gouvernement la réforme de la Cour Constitutionnelle, cette institution qui constitue le maillon fort de la machine à « gagner les élections » du RPT. C’est-à-dire que le régime des partis peut intervenir à tout mo­ment au Togo et mettre fin à l’ex­périence politique en cours.

L’autre revers dans lequel le gouvernement d’union nationale peut tomber est simplement l’échec. Le gouvernement Faure -Agboyibo peut échouer dans sa mission de réconcilier les Togolais et de cons­truire un processus électoral sain.

Le Togo n’est pas à son premier gouvernement d’union nationale. On se souvient qu’au lende­main de l’assas­sinat du Prési­dent Olympio, père de l’Indé­pendance du Togo, le Prési­dent Grunitzky, revenu de Coto­nou pour diriger le gouverne­ment de la II ème République, a mis en place une équipe gou­vernementale d’union natio­nale.

La JUVENTO, parti nationa­liste à l’époque, a fait son entrée au gouvernement avec André Kuévidjen, Garde des Sceaux et Jean Agbémégna minis­tre du commerce et de l’industrie. A terme, l’expérience n’a pas été concluante, puisqu’un deuxième coup d’Etat est intervenu le 13 jan­vier 1967. Les rivalités entre Gru­nitzky, président du PTP (Progrès) et Antoine Méatchi de l’UCPN (parti régionaliste) ont bloqué le gouvernement et fait échouer l’expérience.

Dans beaucoup de pays, les gou­vernements d’union nationale ont tourné cours, faute de cohésion, de solidarité, et d’insouciance de l’in­térêt général.

La nécessité de rester vigilant
Il est important dans cette phase de la vie politique togolaise de res­ter très vigilant dans l’accompagne­ment du processus politique. L’exis­tence d’une opposition forte au gouvernement actuel est particulière­ment recommandée et souhaitée. L’unanimisme est très dangereux et peut conduire à l’impasse.

Déjà, la mise à l’écart de l’UFC ou simplement son refus de partici­per au gouvernement, tout au dé­but du processus, est un accroc dans la mise en oeuvre de l’accord politique global. De même que certains actes ont été posés dans la mise en œuvre de l’accord politique global qui peuvent faire l’objet d’interprétations diverses. Certains estiment que l’accord politique global a été déjà violé.

En conclusion, les Togolais, tout en adhérant à la dynamique politi­que en cours, doivent éviter d’en­trer dans un unanimisme et dans une unité politique dangereuse pour les échéances à venir.
Fulbert Sassou ATTISSO

La chasse aux Ibos : L’émergence dangereuse des relents nationalistes et xénophobes

Les événements malheureux qui ont secoué Lomé la capitale où des Togolais se sont déchaînés contre les ressortissants de la communauté Ibo, doivent interpeller les pouvoirs publics. Il s’agit d’aller au-delà des faits pour rechercher les causes profondes et les éléments qui pourraient expli­quer cette folie meurtrière. Par delà les mobiles justifiés ou non, les rumeurs avérées ou infondées, la vérité est que les Togolais ont exprimé un sentiment qu’il est important de dé­coder et de prendre en compte. Cette furie colérique et hargneuse des To­golais contre les ressortissants nigé­rians, plus précisément les Ibos, sont les prodromes de relents nationalis­tes et xénophobes qui guettent le Togo.

La grande question est de savoir comment en est-t-on arrivé là.

Les Togolais et les Ibos ont vécu pendant des décennies en parfaite har­monie. On a assisté à des mariages mixtes entre Togolais (es) et ressortis­sants de la communauté Ibo. Cette dernière, accoutumée à faire du com­merce le plus souvent dans la friperie (vêtements et chaussures usagés) est bien intégrée dans la société togolaise. La majorité des Ibos sont installés au Togo depuis des lustres et parlent la langue locale (le mina) de Lomé. Il n’y avait pas de vague entre les To­golais et les Ibos qui vivaient en par­faite symbiose. Seulement, il faut re­connaître que certains membres de la communauté se comportent comme s’ils étaient en territoire conquis. Ils se permettent de faire ce qu’ils sont incapables de faire chez eux. La plu­part des vols à mains armées sont commis par les ressortissants de cette communauté qui sont parfois des vo­leurs opérant la nuit. Les Ibos, sans égard aux populations des quartiers, animent des églises de proximité qui occasionnent de graves troubles à l’ordre public. Autant de comporte­ments répréhensibles que devraient s’abstenir de tenir des immigrés.

Ces attitudes qui ont irrité les To­golais à l’excès, ont fait naître dans les coeurs la haine des Ibos.

Les événements du vendredi 24 novembre peuvent être interprétés comme l’expression du sentiment de haine et de ras-le-bol à l’endroit des Ibos. Jusqu’à ce jour, les actes que l’on attribue à cette communauté ne sont pas totalement vérifiés. A tout le moins, aucun togolais n’a pu sortir du lot pour apporter la moindre preuve de la véracité des rumeurs. Dans tous les cas, on peut considérer qu’en l’ab­sence de preuves tangibles, les actes que l’on impute aux Ibos sont de l’or­dre du montage et de l’affabulation.

Mais la réflexion du moment est de circonscrire les causes des agisse­ments de certaines communautés étrangères installées au Togo et de rechercher les remèdes pour conjurer la montée du nationalisme et de la xénophobie.

Les revers de la politique de terre d’accueil

Pendant des années, le Togo a pra­tiqué ce qu’il a appelé la politique de la terre d’accueil : les étrangers étaient les bienvenues au Togo. Non seule­ment que les étrangers pouvaient en­trer librement sur le territoire, mais ils deviennent « rois ». Le fait pour un pays d’être une terre d’accueil n’est pas mauvais en soi ; mais ce qui est dangereux, c’est lorsque le pays pri­vilégie les communautés étrangères sur ses propres ressortissants. Au Togo, pendant longtemps, les commu­nautés issues de l’immigration avaient plus d’importance que les populations autochtones. Les autorités politiques faisaient une place de choix aux étran­gers qui l’emportent souvent dans les contentieux qui les opposaient aux Togolais de souche. La justice, les commissariats de police et les briga­des de gendarmeries donnaient raison aux immigrés contre les Togolais même si ces derniers ont raison.

Les grands barons du régime qui ont eu le privilège d’accumuler des richesses préfèrent s’associer aux ex­patriés dans les affaires qu’avec les nationaux. L’administration et les so­ciétés d’Etat préfèrent confier les marchés aux communautés étrangè­res (Blancs, Libanais) plutôt qu’aux sociétés détenues par des Togolais de souche. Conscients de la place de choix qui leur est faite dans le pays, les communautés étrangères qui pos­sèdent, la plupart du temps, plus de moyens que les Togolais pur sang, narguent les autochtones. Ces derniers sont insultés, piétinés, méprisés et souvent utilisés comme employés par les étrangers.

Le Togo du général Eyadema était le pays des étrangers.

Ceux-ci arrivaient parfois sans sous ni maille et rentraient chez eux avec des valises bourrées de riches­ses. On se souvient de Maurice Assor qui est arrivé au Togo en Jean pantalon et reparti avec des milliards de francs CFA. Du Libanais Tabchouri et de l’Indou Ram qui ont fait fortune sur place grâce aux relations qu’ils ont su développer avec le pouvoir- RPT. De Charles Debbasch pour qui le Togo est devenu une terre d’asile, de Robert Montoya et consort qui se font de l’argent au Togo pendant que les autochtones tirent le diable par la queue.

La politique de terre d’accueil ini­tiée par le général Eyadema et qui a toujours cours au Togo, couve des re­lents nationalistes et xénophobes très dangereux pour la stabilité du pays. A force d’être écrasés, piétinés et tués par des étrangers qui reçoivent la pro­tection des autorités, les Togolais fi­niront par se comporter comme d’autres. Ces autres qui, chez eux, rejettent les immigrés, leur ferment les frontières, les expulsent et les laissent croupir dans la misère.

L’histoire des partis nationalistes en Europe a montré que ces structu­res, qui rejettent les immigrés, sont nées du laisser-aller des gouverne­ments face aux problèmes de l’immigration et son cortège de maux : la criminalité, le chômage, etc. Que ce soit le Front National de Jean-Marie Lepen en France, le Vlaams Block de Philip de Hutter en Belgique, Allenzo de Ombortti en Italie, ces partis na­tionalistes ont poussé sur le terreau de l’incapacité des pouvoirs politiques de ces pays à apporter des réponses appropriées aux problèmes des étran­gers.

Au Togo, il faut avoir le courage de dire que les communautés étran­gères exagèrent un peu. C’est le moins qu’on puisse dire. Pendant que les jeunes nationaux conduisent des Zémidjans, les étrangers négocient des affaires importantes. Comme si cela ne suffisait pas, ils se permettent de poser des actes asociaux et répréhen­sibles. Les Togolais ont commencé à en avoir marre. Les événements du 24 novembre sont les prémices d’une grave crise latente que cache mal le mensonge des autorités, accoutumées à défendre, contre quelques liasses de billets, les communautés étrangères contre les nationaux.

Le Togo est l’un des rares pays dans lesquels les étrangers n’ont ja­mais été inquiétés. Il faut se souve­nir qu’en 1958, le Ghana du Président Kofi Bushia a renvoyé les étrangers. La même année la Côte d’Ivoire de Félix Houphouët-Boigny a renvoyé les étrangers dont beaucoup de Togo­lais. Plus récemment en 1986, le Nigeria de Shagari a mis dehors des ressortissants de la CEDEAO.

Le gouvernement doit tout mettre en oeuvre pour que le Togo reste un pays d’accueil. Cela suppose que des mesures soient prises pour que les étrangers vivant au Togo soient rappelés à l’ordre. Qu’on leur fasse com­prendre qu’ils doivent respecter les nationaux qui passent avant eux. Des enquêtes doivent être menées pour établir la véracité des faits reprochés aux Ibos. Le gouvernement doit ins­taurer la carte de séjour obligatoire, pour les étrangers afin de pouvoir les contrôler et pallier les actes de ban­ditisme et de criminalité.

Fulbert S. ATTISSO

 
 
 

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