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L'Union des forces de changement (UFC),
parti d'opposition dirigé par Gilchrist Olympio, a
demandé mardi la "reprise" du dialogue intertogolais,
jugeant que l'accord paraphé la semaine dernière est
"une escroquerie". Une position qui ne surprend
guère au regard de l'attitude de cette formation
depuis des années. On ne s'attendait d'ailleurs pas
à autre chose. Manifestement, l'UFC demeure dans
l'ère glacière.
Sept des neuf délégations au dialogue
intertogolais, dont le Rassemblement du peuple
togolais (RPT, au pouvoir), ont "paraphé" le 06
juillet un accord politique de "base", qui prévoit
notamment la recomposition de la commission
électorale nationale indépendante (CENI).
"Cet acte procède d'une escroquerie politique contraire à
l'esprit de consensus qui devrait prévaloir dans la
recherche d'une solution juste et durable à la crise
togolaise", a déclaré lors d'une conférence de
presse, le troisième vice-président de l'UFC,
Patrick Lawson.
L'UFC et la Convention démocratique des peuples
africains (CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi
n'ont pas paraphé ce document estimant que "des
points de désaccord importants subsistent".
"Nous allons écrire au bureau du dialogue (...) pour
qu'ensemble, on reprenne les choses là où on les a
laissées, avec de nouvelles méthodes", a indiqué M.
Lawson, accusant ce bureau "d'escamoter de manière
délibérée le dialogue".
Samedi, la CDPA avait qualifié cet accord politique de
"simple document de travail qui résume l'état
d'avancement des travaux".
Le dialogue achoppe notamment sur la composition
de la CENI, le mode de scrutin et les conditions
d'éligibilité à l'élection présidentielle.
La question que les observateurs avisés se posent
est de savoir ce que veulent en fait ces deux partis
? Lorsque l'UFC se targue sur la renonciation de
double nationalité, nous comprenons aisément ce qui
se cache derrière ce refus de parapher ce document.
Peut-on vouloir diriger le pays quand on est
togolais un pied dedans un pied dehors ? Pourquoi l'UFC
ne voudrait pas renoncer à ces multiples
nationalités ? Autant de questions que les togolais
se posent.
Nulle part au monde, un candidat ne saurait être en même
temps de deux pays. Puisque l'UFC et les autres ont
fait du Togo un pays particulier au monde en faisant
perdurer 13 ans déjà la crise, c'est sans doute une
occasion pour eux de confirmer ce titre pour notre
pays.
Me Agboyibo probable Premier Ministre
Dès l'élection du directoire du dialogue, certains
togolais voyaient déjà en Me Agboyibo le probable PM
de la République togolaise. Aujourd'hui, tout semble
tourner en son avantage car on se rappelle très bien
que c'est par la faute de la coalition formée au
lendemain du décès du Président Eyadema et dirigé
par l' UFC que la Primature a filé entre les doigts
de Me Agboyibo, et que Me Agboyibo depuis un certain
temps a changé de fusil d'épaule en quittant le
radicalisme béat dans lequel lui, l'UFC et la CDPA
se calfeutraient pour intégrer le cercle des
modérés. Ainsi, il serait plus aisé au RPT de
cohabiter avec le CAR que de le faire avec l'UFC ou
la CDPA. Or il se fait que ce cas de figure ne fait
pas plaisir aux deux compagnons extrémistes qui
voudraient chacun, que ce soit lui ou rien du tout.
Les prémisses de la désignation d'un nouveau PM
devenant imminentes ces partisans du tout ou rien "
jaloux des acquis " du bélier noir de Kouvé refusent
de signer le document comme pour dire à Agboyibo que
nous ne t'apportons pas notre caution. Cependant, Me
Agboyibo doit savoir se prendre pour ne pas tomber
dans le jeu de ces " ennemis " de la nation. Il est
bien temps pour lui de montrer à ceux qui disent
qu'il n'a jamais été simple Ministre, qu'il a
beaucoup de qualités à mettre au service du
développement de son pays.
Rappelons que ouvert le 21 avril, le dialogue
intertogolais fait partie des engagements pris par
le Togo en avril 2004 à Bruxelles envers l'Union
européenne pour la reprise de la coopération entre
les deux parties, interrompue depuis 1993, pour
"déficit démocratique".
E.T |