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Eveil de Tchaoudjo

17 juillet 2006

[ 38: du 15 juillet 2006]

Pugilat au sommet de la FTF : Que cache la fronde du Gal Gnofame contre le Cl Rock Gnassingbé ?
 
 
 
La Fédération Togolaise de Football se porte de plus en plus mal. Après leur débâcle à la CAN et à la Coupe du monde, qui ont permis aux togolais d’étaler à la face du monde entier de quoi ils étaient capables, au sommet de la FTF, l’heure est au bilan et on cherche à situer les responsabilités. Ainsi le Président de la Fédé le Lieutenant- Colonel Rock Balakiyem Gnassingbé est selon l’opinion nationale et internationale celui-là qui a étouffé l’envol des Eperviers. Au lendemain de la dernière défaite des éperviers (puisqu’il en a eu au total 3) la majorité des togolais était unanime pour que tous les membres de la Fédération déposent leur démission. Dans la foulée, certains  ont déclaré qu’ils allaient démissionner. Cependant pour le Lt Col Rock, il fallait d’abord situer les responsabilités, voir ceux qui ont fait quoi pour qu’on parvienne à un résultat aussi déshonorant que celui du Togo et après, l’on pourra parler de limogeage ou de démissions. Ainsi, dans la recherche des responsabilités, le Pdt de la Fédé n’a pas passé par quatre chemins pour établir la responsabilité du Général Zoumaro Gnofame  ancien Président de la FTF, Président du Comité National Olympique du Togo.

Cette accusation n’a pas eu échos favorable chez le Gal qui a automatiquement adressé une correspondance à Rock pour lui rappeler le rôle combien important qu’il (le Gal) a joué pour  hisser Rock au devant de la FTF contre la volonté de son père qui n’avait pas souhaité voir son fils la- bas pour des raisons qu’il connaissait mieux que quiconque. Cette fronde que le Général vient de dresser contre son cadet ou mieux, son fils nous a interpellée et fidèle à notre mission, nous sommes allés aux investigations, et de nos recoupements il se dégage beaucoup de choses que nous révélons à nos lecteurs.  

Le Général Zoumaro Gnofame fut Président de la FTF pendant plusieurs années mais il n’est jamais parvenu à hisser le Football togolais là où aujourd’hui Rock la hissé. L’histoire récente du football togolais retiendra que c’est sous Rock et non sous autre Président que le Togo a participé pour la première fois  à la phase finale d’une coupe du monde. Tout ceci n’est pas sans jalousie de ceux là qui sont entrain de voir le « petit » réussir là où ils ont lamentablement échoué. Du coup, il faut tout mettre en œuvre pour faire échouer cette participation du Togo et le mettre sur le dos du Président de la Fédé. Ainsi, de sources très bien informées, le Général Gnofame serait à la tête de ceux qui ont,  manipulé les joueurs pour que ceux- ci posent des questions de prime que toute la nation togolaise a traité d’irréaliste et d’irréalisable.

Nous nous étonnons que le Gal décline la responsabilité de ce qui est arrivé aux Eperviers. S’il a courageusement accepté que c’est lui qui était intervenu pour que Rock soit Président de la FTF, il doit aussi reconnaître qu’il est la base des différents déraillements que la FTF a connus depuis que Rock est à la tête. Un fonctionnaire international à la retraite dans une lettre ouverte au Gal Gnofame lui a clairement signifié que « si le football togolais est dans cette tourmente aujourd’hui, on vous le doit. Vous y avez une part de responsabilité tout simplement parce que, comme vous le dites si bien, le père du monsieur….. » Lorsque nous avons cherché à savoir ce qui pouvait se cacher derrière « l’insubordination » de Rock envers son supérieur hiérarchique, nous avons découvert que celui qui se veut aujourd’hui donneur de leçons du Président de la FTF et qui fait semblant d’aimer les enfants du Président Eyadema, ne le faisait que du bout des lèvres afin de profiter de ses largesses, s’appuyer sur lui pour s’enrichir et sa protection pour ne jamais être inquiété.

Le rideau se lève désormais sur le véritable rôle que jouaient ces Messieurs de la trame du Gal Gnofame aux côtés du Président Eyadema. 

L’adage ne dit- il pas que l’homme naît bon c’est la nature qui le transforme pour dire que Eyadema était bon, trop bon mais c’est les actes que posait  son entourage qui laissaient dire  qu’il était mauvais. A travers cette lettre de Gnofame à Rock, on découvre  le rôle cynique et sadique qu’ont joué ces conseillers par le passé dans le cercle du pouvoir RPT. Aujourd’hui, c’est les mêmes qu’on retrouve aux côtés du Président Faure pour jouer le même rôle que celui qu’ils ont joué aux côtés du père. Cela est bien dommage et le jeune Président s’il veut atteindre ses objectifs doit pouvoir dire non à ces messieurs.

                       Akpanawè

 
Parcours d’un officier : Complicité hier, ingratitude aujourd’hui

Depuis le rapport de la fameuse commission sur le trafic des stupéfiants, le Général Gnofame fait de plus en plus parler de lui. Après la commission du trafic de drogue où il est le Président, c’est autour de la prestation des Eperviers que se focalise le débat et sur ce point, le Gal continue par faire la une de beaucoup de publications. Hier, c’est le Journal « le Changement » qui cite le nom du Gal dans un présumé coup d’Etat manqué d’après le 05 Février. Après que notre Directeur de Publication soit menacé de mort par le Président de la Commission de drogue pour avoir dit ce que les autres chuchotent, nous nous demandons pourquoi la presse s’acharne- t- elle tant sur la personne du Gal  Gnofame. Mais nous avons découvert au demeurant qu’en voulant trop faire le One Man Show dans le dossier de trafic de drogue en déclarant à un confrère en ligne qui avait voulu avoir sa version sur l’originalité des deux rapports publiés, « qu’ il avait fait son travail et l’a remis à qui de droit et qu’il avait l’obligation de réserve », beaucoup murmurent que le Gal a bien voulu donner de la crédibilité à cette commission et s’attirer l’admiration du Président de la République qui n’a pas voulu lui faire appel dans son gouvernement. Ceci expliquerait cette recherche effrénée de crédibilité? Difficile de le dire. Mais toujours est-il que de sources bien informées et concordantes à la  fois, le Gal n’aurait pas un passé très élogieux.

            Certaines indiscrétions raconteraient que le Gal Gnofame et Babany Sissoko traîneraient une ardoise de plus de 450 millions de francs Cfa dans une Institution Financière de la place qu’ils n’ont pas jusque là fini d’éponger.

             Lors de son passage au garage Central d’autres sources révèlent qu’il serait à l’origine de magouilles et détournements sur les voitures de ce service  d’Etat en complicité avec un Allemand de la DTG appelé CASH.

            En ce qui concerne notre flore, selon des informations parvenues à notre rédaction, le Gal se cacherait derrière cette fameuse politique de reboisement et se  ferait tristement célèbre par l’abattage anarchique des tecks avec l’indien Ripani.

 A la Fédération Togolaise de Football, des indiscrétions laissent entrevoir que le Gal serait à l’origine de détournement de fonds.

 Au sein de l’armée, des sources proches des hauts gradés de cette armée racontent que le torchon brûlerait entre lui et le Gal Mèmène dont il aurait dit à feu Eyadema qu’il préparait un coup d’Etat. Sous un autre angle, il semblerait que le Gal Gnofame depuis fort longtemps monterait Abass Bonfoh contre Natchaba lorsque celui-ci était à la tête du parlement.

            Chez lui à Bassar, le Gal est la proie facile aux critiques. De sources proches des gens de Kabou, il serait celui qui divise les fils du Grand Bassar lorsqu’il dit que certaines localités regorgent de plus d’intellectuels que d’autres.

            Dans le cercle direct du défunt Président, il se raconte que le Gal Gnofame serait le plus ingrat de tous les barons du régime. Car selon les mêmes sources, il serait allé en Italie à un moment où le Président Eyadema y était pour raison de santé et n’a jamais  jugé utile de lui rendre visite. N’est-ce pas de l’ingratitude à l’égard de son bienfaiteur ? 

 L’on se demande ce que sera pour le Gal le prix de l’ingratitude quand on sait très bien qu’en Afrique, les morts ne sont pas morts. Dans tous les cas nous pensons qu’il n’est jamais tard pour le Général de se racheter.

               Kpélafia Biva

 
Dialogue inter togolais: UFC- CDPA, même logique même combat.

L'Union des forces de changement (UFC), parti d'opposition dirigé par Gilchrist Olympio, a demandé mardi la "reprise" du dialogue intertogolais, jugeant que l'accord paraphé la semaine dernière est "une escroquerie". Une position qui ne surprend guère au regard de l'attitude de cette formation depuis des années. On ne s'attendait d'ailleurs pas à autre chose. Manifestement, l'UFC demeure dans l'ère glacière.

            Sept des neuf délégations au dialogue intertogolais, dont le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir), ont "paraphé" le 06 juillet un accord politique de "base", qui prévoit notamment la recomposition de la commission électorale nationale indépendante (CENI).

"Cet acte procède d'une escroquerie politique contraire à l'esprit de consensus qui devrait prévaloir dans la recherche d'une solution juste et durable à la crise togolaise", a déclaré lors d'une conférence de presse, le troisième vice-président de l'UFC, Patrick Lawson.

            L'UFC et la Convention démocratique des peuples africains (CDPA, opposition) de Léopold Gnininvi n'ont pas paraphé ce document estimant que "des points de désaccord importants subsistent".

"Nous allons écrire au bureau du dialogue (...) pour qu'ensemble, on reprenne les choses là où on les a laissées, avec de nouvelles méthodes", a indiqué M. Lawson, accusant ce bureau "d'escamoter de manière délibérée le dialogue".

 Samedi, la CDPA avait qualifié cet accord politique de "simple document de travail qui résume l'état d'avancement des travaux".

             Le dialogue achoppe notamment sur la composition de la CENI, le mode de scrutin et les conditions d'éligibilité à l'élection présidentielle.

            La question que les observateurs avisés se posent est de savoir ce que veulent en fait ces deux partis ? Lorsque l'UFC se targue sur la renonciation de double nationalité, nous comprenons aisément ce qui se cache derrière ce refus de parapher ce document. Peut-on vouloir diriger le pays quand on est togolais un pied dedans un pied dehors ? Pourquoi l'UFC ne voudrait pas renoncer à ces multiples nationalités ? Autant de questions que les togolais se posent.

 Nulle part au monde, un candidat ne saurait être en même temps de deux pays. Puisque l'UFC et les autres ont fait du Togo un pays particulier au monde en faisant perdurer 13 ans déjà la crise, c'est sans doute une occasion  pour eux de confirmer ce titre pour notre pays.

Me Agboyibo probable Premier Ministre

            Dès l'élection du directoire du dialogue, certains togolais voyaient déjà en Me Agboyibo le probable PM de la République togolaise. Aujourd'hui, tout semble tourner en son avantage car on se rappelle très bien que c'est par la faute de la coalition formée au lendemain du décès du Président Eyadema et dirigé par l' UFC que la Primature a filé entre les doigts de Me Agboyibo, et que Me Agboyibo depuis un certain temps a changé de fusil d'épaule en quittant le radicalisme béat dans lequel lui, l'UFC et la CDPA se calfeutraient pour intégrer le cercle des modérés. Ainsi, il serait plus aisé au RPT de cohabiter avec le CAR que de le faire avec l'UFC ou la CDPA. Or il se fait que ce cas de figure ne fait pas plaisir aux deux compagnons extrémistes qui voudraient chacun, que ce soit lui ou rien du tout. Les prémisses de la désignation d'un nouveau PM devenant imminentes ces partisans du tout ou rien " jaloux des acquis " du bélier noir de Kouvé refusent de signer le document comme pour dire à Agboyibo que nous ne t'apportons pas notre caution. Cependant, Me Agboyibo doit savoir se prendre pour ne pas tomber dans le jeu de ces " ennemis " de la nation. Il est bien temps pour lui de montrer à ceux qui disent qu'il n'a jamais été simple Ministre, qu'il a beaucoup de qualités à mettre au service du développement de son pays.

            Rappelons que ouvert le 21 avril, le dialogue intertogolais fait partie des engagements pris par le Togo en avril 2004 à Bruxelles envers l'Union européenne pour la reprise de la coopération entre les deux parties, interrompue depuis 1993, pour "déficit démocratique".

E.T

 

 

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