|
Le CTEP entendez (Conseil Togolais des Editeurs de
Presse) est depuis plus d’un an déjà sous éteignoir.
Les interrogations fusent de partout pour savoir ce
qu’est devenue cette célèbre association de presse.
A l’origine, le CTEP a été créé sous feu Eyadema
vers la fin de l’année 2003. Cette Association qui
devrait phagocyter toutes les autres associations de
presse écrite à savoir UGEP et ATEPP s’est
rapidement transformée en un regroupement d’affinité
de quelques journaux proches de l’opposition avec à
leur tête Lucien Messan le patron du Combat du
peuple d’un côté et de l’autre des organes
proches de la sensibilité présidentielle que
dirigeait Bawa A. Ganiou directeur de publication de
de l’hebdomadaire Echos d’Afrique.
C’est donc au nombre de 13 que cette
association a commencé ses activités avec comme
président Lucien Messan Directeur de la rédaction de
combat, un non éditeur, patron des éditeurs de
presse. Le chef de l’Etat d’alors mettait à la
disposition de cette association d’énormes fonds
d’argent.
Chaque 6 mois, c’est plus de 100 millions de nos
francs que le chef de l’Etat mettait à la
disposition de cette association pour l’aider à
mieux exercer. A la première donation, il y avait
113 millions pour 13 organes. Au partage, chaque
membre fondateur a eu droit à 6 millions ce qui fait
un total de 78millions. Dans les caisses de
l’association il restait alors 35 millions. Cette
faramineuse somme a été soigneusement déposée sur le
compte du Président de l’Association. Six mois
après, 100 millions ont encore été octroyés cette
fois-ci, certains organes qui ont des ramifications
directes dans les méandres de la présidence ou qui
entretiennent de parfaites relations avec le
Ministre de la communication d’alors ont été
associés à la « mangeons-club ». Cette fois-ci, les
anciens membres qu’on appelait soigneusement membres
fondateurs ont eu droit à 6 millions, alors que les
nouveaux venus étaient à 4 millions. Là encore, il
restait d’énormes sommes qui ont été au dire du
président versées dans son compte.
Quelque quatre mois après, les ambassadeurs ACP
arrivent au Togo pour voir l’état d’avancement de la
mise en œuvre de 22 engagements. Le chef de l’Etat,
fier du comportement des journalistes face à cette
délégation a octroyé 100 millions au CTEP, 100
millions à l’URATEL. Si l’URATEL avait tenu informés
ses membres du bureau, au niveau du CTEP, c’était un
silence radio. Même le trésorier de cette
association n’était au courant de rien. L’argent a
rapidement atterri dans une banque de la place sur
le compte du tout puissant président Messan Lucien.
Les membres de l’association qui ont eu vent de cet
argent et osé appeler le président pour en savoir
plus ont été tout simplement été boutés hors de
l’association. L’argent a fait près d’un mois en
banque sans être distribué. Pendant ce temps, c’est
les intérêts qui vont crescendo au grand dam des
autres associés.
La distribution tard de l’argent après s’est faite
par chèque et chacun avait bénéficié de 2 millions.
Dans ce cas également il y a eu des ristournes que
les membres de l’association n’ont plus jamais vu.
Quelques mois après, les autres membres du bureau se
réveillent et demandent à rencontrer le président
pour que des comptes en bonne et due forme leur
soient faits.
Le président se réfugiant derrière le soutien qu’il
avait du Ministre décline l’offre de ses
collaborateurs. Ceux-ci décident alors au cours
d’une assemblée extraordinaire de le démettre.
Il fut démis et remplacé par l’actuel président de
la HAAC Philipe Evegnon à l’époque directeur de
publication de l’hebdomadaire l’évènement.
La tension était très vive au sein de l’association
qui entre temps avait pris du poids. Le chef de
l’Etat les convoque pour leur demander de régler
l’affaire à l’amiable. Ce qui fut fait, Lucien
Messan fut rétabli dans ses fonctions. Mais puisque
le Monsieur est vindicatif, il a part la suite réglé
des comptes à certains en les expulsant de
l’association. Dans la foulée, le chef de l’Etat
octroie 100 millions. Cette somme fait encore des
semaines en banque avant d’être dispatchée. Les
membres révolutionnaires avaient eu 2 millions et
les exemplaires 3, 4 ou 5 millions selon les
relations que vous entretenez avec le président.
Là-bas encore d’énormes sous –sont restés en compte
sans suite. Au moment où le CTEP s’apprêtait encore
à prendre des valises à Lomé II, le maître des lieux
décède. Coup de grisou au sein de cette association.
Chacun se tient la tête, d’autres carrément
décident de ranger les plumes dans les tiroirs pour
se faire une autre activité. Aujourd’hui, à part
le combat du peuple du président, aucun
autre journal de cette association ne paraît plus.
Et de sources proches des autres membres, une
réunion se serait tenue le Week-end dernier pour
statuer sur le devenir des nombreux millions de
l’association que détient le président Lucien Messan.
D’autres indiscrétions feraient état d’une plainte
en cours de rédaction contre le président pour abus
d’autorité, gestion calamiteuse et opaque des fonds
destinés à une association.
Nous braquons tous nos projecteurs sur cette affaire
et nous vous tiendrons informés au fur et à mesure
des prochains développements.
Kpélafia Biva |
|
Le trafic de drogue au Togo après avoir
été le
véritable chou gras des journaux de la place
continue par défrayer la chronique. A L’Eveil
de Tchaoudjo, après avoir abattu pour nos
lecteurs un travail de titan qui a permis d’éclairer
l’opinion nationale et internationale sur les
véritables sentiers cachés de drogue au Togo,
l’histoire semble nous donner trop tôt raison.
Nous n’avons rien contre le fait que la commission fasse son
travail et qu’elle rédige un rapport partiel ou
complet. C’est son devoir le plus absolu. Mais là
où le bât blesse, c’est que les critiques que nous
avons apportées au premier rapport n’ont pas trouvé
un début de solution.
Parmi ces inquiétudes, on retiendra le fait que ce
nouveau rapport n’est ni daté, ni signé. Et nous
pouvons sans aucun risque de nous tromper dire que
ces rapports s’apparentent plutôt à des tracts. Sur
ce, les togolais commencent déjà à se demander dans
cette histoire de drogue, qui dit vrai et qui dit
faux ? Nous pensons que le Président de la
Commission le Général Zoumaro Gnofame devrait
sortir de son mutisme pour rompre le silence afin
d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur
l’authenticité et l’originalité de ces rapports qui
ne portent ni de date ni de signature.
Ce qui nous fait dire que les inquiétudes des
Togolais ne seront jamais levées en ce qui concerne
les vrais tenants et aboutissants du trafic de
drogue au Togo.
Lire la synthèse du nouveau rapport publié par
certains que nous reprenons
Akpanawè |