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Eveil de Tchaoudjo

2 juillet 2006

[ 36: du 30 juin 2006]

Gestion Calamiteuse des fonds du CTEP : Lucien Messan bientôt devant les tribunaux
Gestion Calamiteuse d’une association de Presse
Lucien Messan bientôt devant les tribunaux
 
 

Le CTEP entendez (Conseil Togolais des Editeurs de Presse) est depuis plus d’un an déjà sous éteignoir. Les interrogations fusent de partout pour savoir ce qu’est devenue cette célèbre association de presse.

A l’origine, le CTEP a été créé sous feu Eyadema vers la fin de l’année 2003. Cette Association qui devrait phagocyter toutes les autres associations de presse écrite à savoir UGEP et ATEPP s’est rapidement transformée en un regroupement d’affinité de quelques journaux proches de l’opposition avec à leur tête Lucien Messan le patron du Combat du peuple d’un côté et de l’autre des organes proches de la sensibilité présidentielle que dirigeait Bawa A. Ganiou directeur de publication de de l’hebdomadaire Echos d’Afrique.

C’est donc  au nombre de 13 que cette association a commencé ses activités avec comme président Lucien Messan Directeur de la rédaction de combat, un non éditeur, patron des éditeurs de presse. Le chef de l’Etat d’alors mettait à la disposition de cette association d’énormes fonds d’argent.

Chaque 6 mois, c’est plus de 100 millions de nos francs que le chef de l’Etat mettait à la disposition de cette association pour l’aider à mieux exercer. A la première donation, il y avait 113 millions pour 13 organes. Au partage, chaque membre fondateur a eu droit à 6 millions ce qui fait un total de 78millions. Dans les caisses de l’association il restait alors 35 millions. Cette faramineuse somme a été soigneusement déposée sur le compte du Président de l’Association. Six mois après, 100 millions ont encore été octroyés cette fois-ci, certains organes qui ont des ramifications directes dans les méandres de la présidence ou qui entretiennent de parfaites relations avec le Ministre de la communication d’alors ont été associés à la « mangeons-club ». Cette fois-ci, les anciens membres qu’on appelait soigneusement membres fondateurs ont eu droit à 6 millions, alors que les nouveaux venus étaient à 4 millions. Là encore, il restait d’énormes sommes qui ont été au dire du président versées dans son compte.

Quelque quatre mois après, les ambassadeurs ACP arrivent au Togo pour voir l’état d’avancement de la mise en œuvre de 22 engagements. Le chef de l’Etat, fier du comportement des journalistes face à cette délégation a octroyé 100 millions au CTEP, 100 millions à l’URATEL. Si l’URATEL avait tenu informés ses membres du bureau, au niveau du CTEP, c’était un silence radio. Même le trésorier de cette association n’était au courant de rien. L’argent a rapidement atterri dans une banque de la place sur le compte du tout puissant président Messan Lucien. Les membres de l’association qui ont eu vent de cet argent et osé appeler le président pour en savoir plus ont été tout simplement été boutés hors de l’association. L’argent a fait près d’un mois en banque sans être distribué. Pendant ce temps, c’est les intérêts qui vont crescendo au grand dam des autres associés.

La distribution tard de l’argent après s’est faite par chèque et chacun avait bénéficié de 2 millions.

Dans ce cas également il y a eu des ristournes que les membres de l’association n’ont plus jamais vu. Quelques mois après, les autres membres du bureau se réveillent et demandent à rencontrer le président pour que des comptes en bonne et due forme leur soient faits.

Le président se réfugiant derrière le soutien qu’il avait du Ministre décline l’offre de ses collaborateurs. Ceux-ci décident alors au cours d’une assemblée extraordinaire de le démettre.

Il fut démis et remplacé par l’actuel président de la HAAC Philipe Evegnon à l’époque  directeur de publication de l’hebdomadaire l’évènement. La tension était très vive au sein de l’association qui entre temps avait pris du poids. Le chef de l’Etat les convoque pour leur demander de régler l’affaire à l’amiable. Ce qui fut fait, Lucien Messan fut rétabli dans ses fonctions. Mais puisque le Monsieur est vindicatif, il a part la suite réglé des comptes à certains en les expulsant de l’association. Dans la foulée, le chef de l’Etat octroie 100 millions. Cette somme fait encore des semaines en banque avant d’être dispatchée.  Les membres révolutionnaires avaient eu 2 millions et les exemplaires 3, 4 ou 5 millions selon les relations que vous entretenez avec le président. Là-bas encore d’énormes sous –sont restés en compte sans suite. Au moment où le CTEP s’apprêtait encore à prendre des valises à Lomé II, le maître des lieux décède. Coup de grisou au sein de cette association. Chacun se tient la tête, d’autres carrément décident  de ranger les plumes dans les tiroirs pour se faire une autre activité. Aujourd’hui, à part le combat du peuple du président, aucun autre journal de cette association ne paraît plus. Et de sources proches des autres membres, une réunion se serait tenue le Week-end dernier pour statuer sur le devenir des nombreux millions de l’association que détient le président Lucien Messan
.

D’autres indiscrétions feraient état d’une plainte en cours de rédaction contre le président pour abus d’autorité, gestion calamiteuse et opaque des fonds destinés à une association.

Nous braquons tous nos projecteurs sur cette affaire et nous vous tiendrons informés au fur et à mesure des prochains développements.

Kpélafia Biva

 
Trafic de drogue au Togo Les dérives d’une commission en quête de crédibilité

Le trafic de drogue au Togo après avoir été le véritable chou gras des journaux de la place continue par défrayer la chronique. A L’Eveil de Tchaoudjo, après avoir abattu pour nos lecteurs un travail de titan qui a permis d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les véritables sentiers cachés de drogue au Togo, l’histoire semble nous donner trop tôt raison.

Nous n’avons rien contre le fait que la  commission fasse son travail et qu’elle rédige  un rapport partiel ou complet.  C’est son devoir le plus absolu. Mais là où le bât blesse, c’est que les critiques que nous avons apportées au premier rapport n’ont pas trouvé un début de solution.

Parmi ces inquiétudes, on retiendra le fait que ce nouveau rapport n’est ni daté, ni signé. Et nous pouvons sans aucun risque de nous tromper dire  que ces rapports s’apparentent plutôt à des tracts.  Sur ce, les togolais commencent déjà à se demander dans cette histoire de drogue, qui dit vrai et qui dit faux ? Nous  pensons que le Président de la Commission  le Général Zoumaro Gnofame devrait sortir de son mutisme pour rompre le silence afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur l’authenticité et l’originalité de ces rapports qui ne portent ni de date ni de signature.  

Ce qui nous fait dire que les inquiétudes des Togolais ne seront jamais levées en ce qui concerne les vrais tenants et aboutissants du trafic de drogue au Togo
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Lire la synthèse du nouveau rapport publié par certains que nous reprenons

Akpanawè 

 

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