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L'Éveil de Tchaoudjo

5 Mars 2007

[ 66: du 2 Mars 2007  
Supposée mise au point de la primature ou manœuvres politiciennes d'un Premier Ministre en mal de sensation ?

Depuis quelques jours circule dans les boites électroniques des journalistes togolais relayé par certains journaux proche du PM une mise au point signée de la primature. Tous les journaux qui ont repris cette mise au point ont estimé qu'elle ne provient pas de Me Agboyibo mais d'un " faussaire ". Alors pourquoi la publier dans les journaux ? A la rédaction de l'Eveil de Tchaoudjo, nous ne voyons pas le problème sous cet angle car tous ceux qui connaissent bien Agboyibo hier ne douteront pas un seul instant sur ces attitudes et agissements d'aujourd'hui. Les journaux godillots de Me Agboyibo en insinuant que le " faussaire " a utilisé pour convaincre des journalistes les vraies coordonnées personnelles et directes du PM, cela donne lieu à certaines interrogations :

Est-ce que les coordonnées personnelles et les lignes directes du PM sont attribuées à tout  le monde ? Nous osons croire que non, seulement ceux qui ont des affinités directes avec le PM ou ceux qui travaillent à la primature peuvent en posséder. Mais alors la question de l'origine de la note  ne devrait pas être difficile à répondre car si elle n'émane pas du PM lui-même, elle ne saurait provenir de loin. Puisqu'en réalité ce qui a été dit dans cette mise au point est du déjà entendu et du déjà lu dans les journaux pro- Agboyibo. Nous n'avons pour preuve que ces extraits de la mise au point " un autre aspect est l'indiscipline qui règne au sein du gouvernement. Les ministres n'ont pas le sens du respect de la hiérarchie et préfèrent se confier, qui à leur mentor Faure, et qui à Edem Kodjo. " Un peu plus loin, la mise au point parle de l'UFC et de la CDPA " Face à cette situation, nous devrions bénéficier du soutien de nos amis de l'opposition ; mais là encore force est de constater que l'UFC qui revendiquait la primature, nous considère comme son ennemi en menant avec son partenaire d'idéologie radicale la CDPA, des campagnes d'intoxication qui ne sont pas de nature à faciliter les choses. " Or il y a quelque jours déjà la primature avait engagé un bras de fer avec l'UFC par tirs croisés à travers une guerre  de communiqués. Aujourd'hui, voici le même Agboyibo ou supposé qui attaque à visage découvert  des proches collaborateurs du chef de l'Etat tels que Pascal Bodjona le Directeur de cabinet et Gilbert Bawara le Ministre de la coopération. Lorsqu'il est écrit que " je viens donc à travers cette mise au point dénoncer certains proches collaborateurs du président de la république, en l'occurrence le directeur de cabinet Pascal Bodjona et le ministre de la coopération, Gilbert  Bawara, deux jeunes fous des intérêt personnels, et qui constituent des menaces pour la nation togolaise toute entière. " Et si on a souvenance que les journaux du PM ont tiré à boulets rouges sur le Ministre Bawara qu'ils ont accusé de ne pas " respecter " le PM, on ne doute pas de qui peut provenir cette note.

Au regard de ce qui précède, nous sommes perplexes sur le fait que cette mise au point n'est pas du premier Ministre.

Cette façon maligne de jeter du discrédit sur les autres pour se faire une virginité ou se faire le meilleur défendeur de l'intérêt du  peuple sont pour nous des astuces et calculs politiciens d'un homme politique en mal de sensation qui veut que le peuple lui accorde plus d'importance. Or ce que Me Agboyibo oublie, c'est qu'il a une mission qui est la mise en application des recommandations de l'APG puis amener le peuple vers les élections. C'est pourquoi il devrait  à l'avenir éviter ses mesquineries qui risqueraient de confirmer les assertions selon lesquelles il serait celui là qui a pourfendu la démocratie togolaise.

Est-il le seul à être premier Ministre au Togo ? Avant lui, il y a eu Koffigoh, Adoboli, Agbéyomé, Edem Kodjo mais tous ceux -ci ont usé de leur pouvoir d'homme d'Etat pour établir une bonne collaboration avec tout le monde et ce n'est pas Me Agboyibo qui sera un super premier Ministre pour fouler au pied les règles élémentaires de la cohabitation. La règle  des  4/5 au CPS, les différents errements des différentes coalitions démocratiques seraient ses œuvres selon ses détracteurs. Au vu de tout cela, nous pensons que le dernier développement à la primature avec la démission de Nayone doit faire repenser Me Agboyibo et lui permettre de ressouder son parti le CAR au sein duquel le tribalisme s'est trop enraciné depuis qu'il est arrivé à la primature.

 Kpélafia Biva

 
Troisième congrès statutaire du PDR : L'impopularité de Zarifou AYEVA va-t-il sonner le glas du PDR ?

Après la signature de l'APG qui a entre autre prévu l'organisation des élections législatives crédibles, les partis politiques  affûtent désormais leurs armes pour convaincre l'électorat.

" Le PDR dans le processus démocratique ; de la responsabilité des leaders politiques face au peuple Togolais ". Tel est en substance le thème qui a réuni les militants et quelques partis frères et ami du PDR à la salle concorde de l'Hôtel 2 Février le samedi 24 Février 2007. Ce parti créé le 1er mai 1991 dans la fièvre des grandes assises nationales qu'a connu le Togo, était certes au départ un parti qui a participé à tous les événements et accords politiques du pays. Lors de ce congrès 3e  du genre depuis la création du parti de AYEVA Zarifou, qui s'estime heureux d'avoir contribué à la décrispation de la vie politique au Togo s'est plutôt attardé à faire un rétrospectif des échauffourées qu'ont connu les togolais dans les années 90 tout en retraçant son parcours de combattant. " Ce parcours de combattant, s'il est à refaire nous le ferons autrement " a-t-il laissé entendre. Le chef de la diplomatie togolaise, au lieu d'amener les togolais à une vraie réconciliation a tenu des propos qui n'honorent pas son portefeuille de Ministre de l'intégration Africaine. Il affirme  que nos frères d'armes et de combat seront plus que jamais décidés à tourner le dos à la violence verbale et physique. Dans ce cas précis, est-il nécessaire d'évoquer les événements douloureux qui ont endeuillé le pays en incriminant indirectement une poignée d'individus ? N'est-ce pas une façon de remuer le couteau dans la plaie ? Pour l'heure, les togolais ont grandi dans leur maturité politique et ne céderont à quelques incitations à la vengeance. Le président National du PDR en expert en proverbes, parlant des échéances à venir n'a pas manqué de distraire l'assistance par ses " adages "

" Lorsque le feu de brousse n'est pas éteint, les sauterelles ne doivent pas se congratuler ". Ceci pour faire allusion au danger du scrutin qui se profile à l'horizon. Toujours est-il que ZAZA mène au sein de son parti une politique qui ne plait sûrement pas à certains de ses collaborateurs. C'est ce qui a poussé d'ailleurs certains militants de premières heures à rendre leur tablier à l'instar de Me Tchassona Traoré et Nafiou Inoussa qui  aujourd'hui ont formé un autre bloc  qu'est le MCD. Ces problèmes auxquels est confronté le PDR a tellement fait baissé la cote de popularité de leur leader qu'on lui connaissait surtout lorsqu'il s'agit de mobiliser les militants de la partie septentrionale du pays. Aujourd'hui, la réalité est toute autre. Non seulement les membres influents en l'occurrence son frère de sang Bassirou AYEVA,  ont su très tôt se retirer avant la décadence de ce parti, mais aussi les militants  avertis ont fustigé la façon trop agressive du président National en se ralliant à d'autres partis. C'est pourquoi ce congrès n'a pu  combler les attentes puisqu'il n'a pourtant pu  drainer de foule.

Seuls certains de ses compagnons de misère comme Edem Kodjo et Leopold GNININVI avec un représentant du NID (Parti du ministre ANYRON) qui peut-être était à la recherche des oiseaux pour remplir son " NID " ont répondu à son appel. C'est aussi plus intriguant car ni le coq de Noepè ni GNININVI n'ont pu adresser un seul mot à l'assistance tant la salle était presque vide en dépit des tractations faites par le parti pour faire venir les parents des villages environnants de SOKODE. Le tout-puissant prince de KOMAH pour attirer l'attention de ses quelques miettes de militants sur les périodes électorales a été curieusement vindicatif et dans un pessimisme inouï déclare " les vainqueurs d'un instant peuvent devenir les vaincus de l'autre ". Ces propos d'un homme politique et leader d'un parti existant depuis plus de 15 ans laisse entrevoir que ce parti, loin de faire l'assentiment des militants s'achemine inéluctablement vers une décadence. Bien de questions venaient à l'esprit des Togolais qui aspirent à la démocratie et espéraient voir ce vieux parti faire peau neuve. Mais, contrairement aux attentes de certains observateurs de la scène politique Togolaise, à l'issue de ce congrès, le président National AYEVA Zarifou a été reconduit à la tête d'un bureau de 13 membres.

Si l'enjeu des échéances du 24 juin est important pour une reprise effective de la coopération entre le Togo et l'UE, il serait judicieux pour AYEVA Zarifou de revoir sa façon trop délibérée de prendre des décisions au sein du parti. Car même dans son fief à Sokodé, nous osons croire qu'il ne ralliera pas les suffrages et inévitablement son impopularité sonnera le glas du PDR.

                                                                        La Rédaction.

 
 

 

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