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Le coton togolais aiguise les appétits : Alerte OLAM International
Limited sur le point d’avaler
la SOTOCO
Le coton africain traverse des périodes
d’incertitudes liées à certaines contingences
internationales. Aucun pays n’est épargné et les
paysans de même que les responsables qui opèrent
dans cette filière attendent que les occidentaux
reviennent à de meilleurs sentiments.
Accepteront-ils un jour être sensibles
aux cris de détresse des cotonculteurs africains en
arrêtant leurs massives subventions à leurs
paysans ?
That’s the question comme aiment le dire les sujets
de sa gracieuse majesté.
Cette incertitude fait naître un peu
partout des soi-disant messies du coton africain.
Au Togo, c’est la société OLAM
international limited qui est aux trousses du coton.
Dans un document intitulé : « Note d’intention »,
cette société internationale veut venir au chevet
des cotonculteurs et de la SOTOCO.
Profil de la société OLAM international limited
Olam international Ltd est une filiale du Groupe
Kewabiam Chanrai qui est créé depuis 1860. Le groupe
est aujourd’hui présent dans 40 pays et emploie
12.000 personnes à travers le monde. Quant à Olam
international Ltd, créé en 1989, c’est un grand
fournisseur d’ingrédients alimentaires intégrés et
de matières premières industrielles opérant neuf
(09) produits dont le coton.
Olam dans la filière coton joue un rôle
qui consiste à gérer efficacement la totalité de la
chaîne d’approvisionnement depuis l’exploitant
jusqu’à la filature. Bref, c’est le profil de la
société qui a cette prétention de refaire l’image de
la SOTOCO et des producteurs.
· OLAM a-t-elle les moyens de son action ?
La vigilance doit être de mise dans ce clin d’œil de
la société OLAM pour notre coton. On a même appris
que certains décideurs pour leurs propres intérêts
seraient en manœuvres pour faire passer cette
société.
Au niveau de la rédaction de Courrier de
la République, nous restons très méfiants. On ne saurait prendre
pour seul prétexte le passage à vide que traverse la
filière coton pour sauter sur toute note
d’intention. A ce qu’on sache aujourd’hui,
la SOTOCO, les cotonculteurs et les fournisseurs
qui, malgré les moments d’incertitudes sont aux
cotons des producteurs n’ont besoin que tout au plus
de trente (30) milliards pour éponger toutes les
dettes et relancer la production. Or OLAM se propose
de mettre à la disposition de l’Etat togolais
l’équivalent de 275 millions de dollars US, soit 160
milliards de nos francs au cours des quatre
prochaines années.
-1ère année 40 millions de dollars
-2ème année 60 millions
-3ème année 75 millions et 4ème
année 100 millions de $.
C’est bien beau tout cela si et seulement OLAM le
fait dans le seul souci de donner un coup de pouce à
notre coton. OLAM n’était pas une société
philanthropique et encore moins une société
caritative. Elle aurait déjà fait dans les moindres
détails le plan de ce qu’elle récupérera en
injectant 160 milliards FCFA dans le coton togolais.
Il faut qu’on refuse de prendre Olam international
limited pour un « papa noël ». N’y a-t-il pas
risque que cette société replonge les cotonculteurs
dans d’autres incertitudes ?
Dans sa note de bonnes intentions, Olam
n’a pas tenu compte des cours du coton qui se
déterminent au gré des puissances occidentales.
Ceux qui voient déjà dans le ok qu’ils
viendraient à donner au projet d’OLAM, des
commissions à engloutir le font à leur risque et
péril. Rien ne tient au chef de l’Etat et aux
responsables de la SOTOCO que l’amélioration des
conditions de vie et de travail des cotonculteurs.
On préfère de loin, les projets
d’accompagnement réalistes qui prennent en compte le
paysan. A Olam international ltd, on dira tout
simplement que la SOTOCO a besoin seulement d’au
plus 30 milliards pour tout changer dans le bon
sens.
Ben TCHAK |