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Courrier de la République

14 fevrier 2007

[ 24 : du 14 fevrier 2007]  
Effervescence politique au Togo : Les législatives de juin, enjeu de taille pour tous les partis politiques

 Toutes les formations politiques qu’elles soient de grande envergure ou de petite sont conscientes des enjeux que revêtent les législatives de juin prochain. Leur survie sur l’échiquier politique national dépendra du score qu’ils auront réalisé. D’ailleurs, on ne peut mieux souhaiter au pays que cette échéance. Des partis ont toujours parlé et réclamé leurs actions en faveur du peuple alors qu’il n’en était absolument rien. Ces mêmes partis ont fait plus du tort au pays en jouant aux incontournables.

Juin sera donc cette date qui déterminera qui est qui et qui fait quoi pour ce pays. Les surprises seront de taille et bien nombreuses. Les partis vendeurs d’illusions qui n’ont aucun projet de société pour la population seront simplement sanctionnés.

            Ces partis qui ont toujours eu cette grosse tête vivront leur première désillusion certainement en juin.

            Pour l’heure chacun d’eux met les bouchées doubles pour se tailler une bonne place au soleil. Ça et là, on assiste aux congrès, aux conseils nationaux, aux universités de partis. Ce qu’il faut retenir est cette incapacité pour un parti pris seul de percer et de prétendre à une quelconque majorité. Le RPT et l’UFC qui se sont toujours engagés dans un bras de fer seront les principaux acteurs qui auront cette obligation de résultat. L’UFC qui n’a jamais participé depuis l’enclenchement  du processus de démocratisation du pays, à la moindre législative, aura fort à faire. Saura-t-elle mobiliser les foules comme aux présidentielles ? That’s the question. Le RPT par contre a toujours participé à toute élection et aura cet impérieux devoir de bien faire par rapport à son poids. Ceci devra passer par le positionnement de candidats neufs et bien aimés de leurs populations. L’excès de confiance risque de lui être fatal et rien au RPT ne semble avoir été fait pour commencer un travail sur le terrain.

            Le CAR fait un très bon travail sur le terrain. Le parti le plus actif aujourd’hui est le CAR de Me Agboyibo. Il ne sera pas du tout usurpé si le CAR faisait le plein. Ce serait par rapport au travail souterrain effectué. Me Yawovi Agboyibo arrivé à la primature à la suite de l’Accord Politique Global veut garder son portefeuille de façon légale pour le truchement des législatives. Il s’évertue pour cette finalité.

            Le PDR et la CPP peinent. Ces deux partis ne savent pas encore à quelle sauce ils seront dégustés en juin. La sérénité n’est pas de mise dans les rangs du PDR et de la CPP. Les deux partis ont les moyens de déjouer les pronostics qui leur sont favorables. Qu’ils essaient !

            Le PSR de Me Abi Tchessa est en bonne position dans de nombreuses préfectures de la région de la Kara et centrale. Le ministre Tchessa et ses lieutenants seront cette force montante et ce ne serait aussi que le fruit de leurs efforts sur le terrain. Le MCD de Me Tchassona sans trop nous tromper, peut faire mouche à Sokodé et à Bafilo en signant ainsi la définitive agonie du PDR de Zarifou Ayéva à cause des ralliements de certains militants du PDR de ces localités à la cause de la jeune formation de Me Tchassona.

            Dans la Binah, le PDP de M. Gakpara veut s’imposer et il ne trouvera pas certainement de peine pour écarter de son chemin le SG du RPT.

Si des formations ont le vent en poupe, d’autres chancelantes sauront-elles desserrer l’étau qui se referment autour d’elles ? On le saura d’ici peu.

TMH

 
Coup de chapeau au ministre Kpatcha : Les mauvaises herbes dans le cercle du pouvoir démasquées
Pitang Tchalla admis à la retraite veut toujours être le tout puissant du régime et veut se comporter comme au bon vieux temps de feu président Eyadema où il était écouté malgré ses dérives.

Il  a abusé de la confiance placée en lui pour écraser les gens, même ceux de son propre camp.

Aujourd’hui, il récolte ce qu’il a semé. Ancien directeur de la TVT où il a brillé par des affectations fantaisistes et semé la division, Pitang confond le passé au présent. On le revoit chassant ses agents des lieux de manifestations officielles. Aujourd’hui c’est à son tour d’être chassé devant le caveau familial.

Tout a commencé le dimanche 4 février lors de la veillée. Le ministre Pitang n’a pas retrouvé son nom sur aucune chaise comme d’habitude et est obligé d’aller rester dans un coin loin à côté d’un groupe de fanfare jusqu’à la fin de la veillée.

Le lundi 05 février, très tôt une cérémonie a regroupé la famille Gnassingbé au caveau familial. A la surprise générale, l’homme bien que n’étant pas invité était là comme s’il était de la famille. De sa démarche altière, il a été arrêté court par une voix sûre, courageuse et autoritaire, celle du ministre de la défense.

« Pitang, tu vas où ? Je ne veux pas te voir ici ». Après ces mots, M. Pitang s’est retrouvé escorté par deux agents de sécurité jusqu’à sa voiture, direction Tchitchao.

Tout le monde de façon unanime a salué le courage du ministre Kpatcha et l’incite à continuer dans ce sens pour démasquer ceux qui veulent saboter la politique du président Faure. C’est un signal fort adressé à tous ceux-là qui jouent aux pyromanes dans l’entourage du chef de l’Etat.

CR

 
Désinformation quand tu nous étrangles ! Coup de projecteur sur le marché d’Adawlato
« Elles sont nos mamans, nos sœurs et nos épouses et à ce titre, on a cette obligation de protéger leurs intérêts. Quand on connaît le poids du secteur informel dans l’économie du pays, quoi de plus normal et légitime d’œuvrer afin de les mettre à l’aise aux lieux où elles exercent », a affirmé un des membres du Comité de gestion de l’EPAM au cours de l’émission « Plateau de la Semaine » de la TVT, il y a quelques semaines. Après cette déclaration, nous avons jugé bon mener une petite investigation afin de voir si ces propos riment avec la réalité sur le terrain. Aussi par rapport au relais fait par une certaine presse sur un prétendu mécontentement qui a lieu dans nos marchés, avons-nous l’obligation d’y voir plus clair car si ça va mal là-bas, c’est tout le pays qui en souffre.

Dans ce dossier, chacun y va de sa vérité et si on le veut bien on trouvera les vrais mobiles qui irritent tant les commerçantes du marché d’Adawlato. Malheureusement à tort, on pense que les œufs à casser pour la mayonnaise tant souhaitée dans nos marchés se trouvent être les membres du comité de gestion et le ministre de l’Administration territoriale qui est en même temps président du Conseil d’Administration de l’EPAM.

En vue donc de rester solidaires de nos mamans, sœurs et épouses, notre rédaction a tenté de diligenter une investigation sur le terrain afin de relayer leurs préoccupations. Le constat auquel nous sommes parvenus est effarant et ne reflète pas du tout la réalité telle qu’évoquée à la seule fin de créer l’événement.

Nous vous convions à partager avec nous ce qu’il en est exactement et qui déchaîne la passion plutôt que la raison.

Une part de vérité

Pour mieux décrypter la situation qui prévaut en ces lieux, il faut retourner en arrière dix ans plus tôt. En effet, il y a plusieurs années déjà, les responsables de la gestion des marchés avaient signé un partenariat avec les bonnes femmes d’Adawlato. Ces dernières devraient investir dans la construction de boutiques. Ce qui fut fait. Lesdites boutiques d’après les accords sont une propriété de l’EPAM mais en vue de permettre aux femmes d’amortir les frais engagés dans les travaux de construction de ces boutiques, ces femmes liées par ce contrat devraient pendant dix bonnes années être exemptées des frais de location mais payeront une taxe d’occupation de 6.300 F CFA par mois.

Le temps avance bien vite et depuis la signature de ce contrat il y a dix ans déjà avec l’ancienne administration de l’EPAM, c’est de droit que les boutiques reviennent à l’EPAM.

Pour peu que l’EPAM veuille rentrer dans ses droits dans la légalité par rapport aux clauses du contrat prises il y a dix ans, les femmes trouvent pour se dédouaner que le comité de gestion a procédé à des augmentations allant de 200% à 300% sur les prix du loyer des boutiques. On va contre toute éthique taxer ces humbles serviteurs de l’EPAM de « criminels ». Où est le sérieux ? Et quelle éducation donner à nos enfants si on n’a pas ce respect de l’autre.

Depuis 1990, le Togo s’est engagé sur l’irréversible voie de la démocratie et du respect des droits humains et cela ne saurait prendre corps qu’en respectant nos engagements pris librement.

L’EPAM n’invente rien, il ne gagne absolument rien en optant de faire du mal à ces braves mamans. C’est tout simplement une question de mauvaise foi. Ceux ou celles qui jouent aux pyromanes en se laissant émouvoir pour peu doivent arrêter ce jeu périlleux.

Autres tristes réalités

Dans cette affaire de boutiques pour lesquelles on est prêt à tout, il y a des réalités pas très faciles à assimiler. D’après nos recoupements, les étrangers ou tout au moins la majorité d’entre ceux-ci  ont loué leur boutique auprès de nos mamans, de nos sœurs et de nos épouses et non auprès de l’EPAM. Les boutiques pour lesquelles elles crient au scandale et refusent de payer 20.000 voire 25.000 CFA sont louées par nos mamans censées les occuper à des étrangers pour 100.000, 130.000 ou 150.000 F par mois. Ce qui veut dire qu’elles tirent un réel profit de ces boutiques louées aux étrangers.

D’ailleurs une femme commerçante approchée, très amère, s’exprimait ainsi : « J’exerçais dans cette boutique depuis plusieurs années déjà. Un beau matin, ma sœur togolaise propriétaire de la boutique, sans préavis vient me signifier de vider la boutique parce qu’il y a un preneur étranger qui offre plus du quadruple de ce que je paye ».

Voilà la triste réalité. Les boutiques sont un bien de l’Etat mais ces femmes qui ne sont que des locataires imposent le coût et le délai de location à l’administration qu’est l’EPAM. Le comble, c’est que chaque occupante veut en disposer à vie comme si elles disposaient du titre foncier du terrain sur lequel sont bâties ces boutiques.

A propos des tickets, elles menacent de ne plus en payer et au même moment elles veulent une amélioration des conditions des agents et un meilleur entretien du marché, c’est ce qu’on appelle, vouloir une chose et son contraire à la fois.

Voici un peu présenté le plat qu’on voulait nous faire avaler à chaud. La vérité mérite d’être dite même si on doit faire mal à certains.

CR

 
 

 

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