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Courrier
de la République |
31 janvier 2007 |
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[
N° 22
: du 28 janvier 2007]
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Tournée du bureau du RPT : Tout est dit sauf
l’essentiel |
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Le nouveau bureau du RPT sorti des moules du dernier
congrès de décembre 2006 est à l’assaut de nos
préfectures pour une campagne d’explications.
C’est tout à fait normal que ce bureau chargé de
conduire les affaires du parti aille se faire
connaître des militants et sympathisants. Mais quand
on sait que
la TVT n’existe plus dans certaines localités du
pays, des individus risquent de penser que c’est
toujours Dramani le SG. |
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Bref, c’est une tournée qui a tout son sens si des
gaffes de taille n’étaient pas commises dans ces
localités visitées du pays. En effet, à Kara, le
nouveau SG, Solitoki Esso, le SGA Kokou Tozoun et la
trésorière Ibrahima Mémounatou se sont évertués à
parler du dernier congrès aux militants. Ils ont
retracé le profil que doit avoir le bon militant qui
est appelé à œuvrer pour la survie du parti et non
pas pour ses propres intérêts.
Il y a eu des protestations. Répondant à cette
question de gains, des militants ont demandé haut si
le bureau a entrepris la tournée les poches vides.
L’on pense qu’il faut s’abstenir de pareilles
provocations quand on est en face des militants. Le
bureau contre toute attente a présenté des plats que
ceux-ci connaissent déjà trop bien pour les avoir
toujours ingurgités sous l’ancien staff. Pourtant à
l’heure actuelle, ce ne sont pas des sujets qui
manquent. A vouloir toujours se comporter comme si
le RPT a la maîtrise de la situation et le contrôle
exclusif sur ce que furent ses fiefs se révèle un
peu dangereux. Des partis adversaires ont profité de
la guéguerre qu’on se faisait dans le RPT pour
accomplir de très bonnes percées et que des
individus censés jouer aux apaiseurs se comportent
de façon arrogante indisposant les militants et du
coup leur faisant douter du parti n’arrange pas du
tout les choses. Le bureau aurait mieux fait de se
pencher sur ces cas que de faire la tournée pour
seulement se présenter.
Face aux législatives de juin prochain, rien n’a été
dit comme s’il y aura un autre temps pour ce
sensible point.
Pour cette tournée qui devrait être celle des
retrouvailles et de la mobilisation dans le cadre
des enjeux futurs, le bureau a raté le coche. Tout a
été dit sauf l’essentiel. Il faut que les
responsables du RPT innovent un peu pour que tout ne
soit dans la déconfiture totale.
C.R |
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Gilchrist Olympio à Lomé :
C’est sûr et certain ce 02 février |
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Le charismatique leader de l’UFC, Gilchrist Olympio
sera à Lomé le 02 février prochain en vue de prendre
part au Conseil national de son parti. Depuis son
dernier séjour au Togo (avril 2006), beaucoup de
choses se sont passées dans l’évolution politique du
pays. Quand on sait que depuis le tout premier
gouvernement d’après la présidentielle d’avril 2005,
le parti UFC s’est vidé de certains de ses éléments
avec pour point d’orgue, l’Accord politique global
signé le 20 août dernier qui est venu exacerber le
mal ; remobiliser les troupes étaient vraiment
nécessaires pour ce parti. Non seulement un autre
poids lourd de l’UFC est au gouvernement, mais aussi
et surtout, le bloc UFC-CDPA-CAR s’est disloqué. Les
alliés sûrs d’hier ont intégré le gouvernement et l’UFC
semble avoir été mise en quarantaine pour
restreindre sa marge de manœuvre. |
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Le retour de Gilchrist pour aux fins de présider les
travaux du Conseil National sera comme une opération
« maison UFC propre ». En dehors du fait que
le parti doit revoir sa propre configuration, des
points relatifs à la prochaine élection législative
de juin 2007 meubleront les travaux de ce Conseil
National tant attendu. Si le retour de Gilchrist
Olympio au pays permettra de trouver des solutions
aux problèmes actuels qui minent le parti, il va
falloir aussi que son staff dirigeant se fasse une
violence pour aller au contact des militants et
sympathisants de l’intérieur qui ne comprennent
absolument rien de ce qui arrive à leur parti dans
sa constante mise à l’écart de la gestion des
affaires de la cité togolaise.
D’ailleurs, l’UFC joue aujourd’hui à fond la carte
de la victime et sa côte loin d’avoir faibli, a
remonté. Seul le parti de Gilchrist peut se targuer
de porter le label de la vraie force politique
d’opposition. Seul aussi ce parti peut à l’heure
actuelle faire une critique sans complaisance de
l’action gouvernementale. Alors l’UFC, dispose des
arguments de taille à faire valoir devant la
population.
En définitive, ceux qui ont pensé qu’en écartant l’UFC
de la gestion des affaires publiques, ils vont
l’émousser, se sont trompés de stratégie. Ils ont
sans le savoir fait une très bonne publicité à ce
parti qui s’est requinqué. Il faut que les
responsables de l’UFC sachent jouer sur le vent
actuel qui souffle en leur faveur pour que ces
législatives qui s’annoncent ne leur soient pas une
désillusion.
Le jaune refera sa sortie pas pour le compte des
Eperviers ce 02 février mais pour le retour de
Gilchrist Olympio.
Ben TCHAK |
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Réconciliation et vie commune au Togo :
Les erreurs à éviter |
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Il est l’heure des vérités. Au Togo, nous avons
pris cette habitude d’occulter les vrais problèmes
au profit des faux fuyants. Le cas des assassins de
tout bord est à régler au nom de la réconciliation.
Aussi, est-il nécessaire de trouver une solution à
l’ignorance, source première des actes de violences,
de haine et autres. Dans ce pays, un leader
politique a dit un jour ce que des Togolais pensent
bas de leurs frères. « On nous a dit ici au Sud que
nos frères du Nord sont des sous hommes », avait-il
déclaré à l’époque. |
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Ce qu’il avait dit est une réalité quotidienne
vivante dans notre pays. C’est le lieu de le
souligner pour faire taire des rancoeurs au nom de
la réconciliation. Avant tout, au Togo comme partout
ailleurs, il n’y a de sous hommes. Et l’homme du
Nord qui considère aussi son frère du sud comme un
hautain, un imbu de lui-même, un menteur et un
égoïste qui ne réagit qu’en fonction de ses
intérêts. Pour le Togolais du nord, son frère du sud
n’est pas fiable, qu’il ne peut compter sur lui ; ce
dernier n’étant qu’un poltron. Toutes ces idées
préconçues sont restées jusqu’à nos jours et font
plus de mal que bien. Elles ne favorisent pas la
réconciliation. Quand allons-nous apprendre à mieux
nous connaître ? En tout cas, pas après le pire.
Il n’y a que des gens qui, par méconnaissance de
l’autre, pensent qu’ils sont les seuls élus de Dieu.
Comment peut-on chaque jour que Dieu fait passer son
temps à humilier l’autre en le traitant comme si
« lui aussi » n’était pas créé par Dieu, le seul
et unique créateur à ce jour, et penser au même
moment que celui-ci va rester là à applaudir. Les
exemples des conséquences du mépris, d’intolérance
sont légion à travers le monde.
Rwanda, Afrique du Sud, des régions où à un moment
donné, l’homme s’est plutôt détruit car ayant refusé
de voir en son prochain cet autre. Sur la terre
togolaise, l’origine des actes de violences se
trouve dans cette attitude qu’ont des togolais de
considérer leurs frères du même pays comme des moins
que rien, des sous hommes. Et où se retrouvent les
superhommes ? Dans quelle tribu ou ethnie peut-on
rencontrer rien que des intelligents de A à Z ?
S’il y en a, qu’on nous la désigne ! Les
intelligents et génies se trouvent un peu partout.
Des imbéciles et idiots également se rencontrent
dans toutes les races, tribus, ethnies et peuples du
monde. A ce que nous sachons, il n’y a pas sur la
terre de peuples qui ne comptent en son sein que des
idiots. Au nom donc de la tolérance et de l’unité,
cessons ces mesquineries qui ne nous ferons point
avancer. Regardons plutôt du côté positif ! Soyons
tolérants et ménageons-nous les uns les autres.
Notre survie en dépend.
Ali BABA |
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Rencontre ministre et élèves :
KLASSOU joue le même disque rayé |
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Décidément, le ministre des enseignements primaire
et secondaire est en panne de créativité. L’année
dernière, un petit ingrédient s’est ajouté à son
éternelle ration : l’éclipse. Il avait dû changer de
langage pour centrer son message sur ce phénomène.
Le jeudi dernier, il n’y a pas eu cours dans
certains établissements de
la Kozah et pour cause. Le ministre Klassou était
venu rencontrer élèves et enseignants. Ce n’est pas
tous les jours qu’on croise sur son chemin un
ministre et on attendait voir le ministre apporter
un début de solution aux nombreux problèmes auxquels
se trouvent confrontés les élèves. Ces derniers et
encore moins les enseignants ne seront satisfaits.
M. Klassou a servi du déjà entendu à ce beau monde.
Il s’est obstiné à jouer le même disque pourtant
bien rayé : la coiffure des jeunes filles dans les
établissements, le port de tenues extravagantes et
enfin l’utilisation des portables par les élèves et
enseignants à l’heure des cours. |
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Notre ministre a laissé tout le monde sur sa faim.
Les problèmes qui hypothèquent les chances de
réussite des élèves ont été placardés à Lomé avant
que le ministre ne fasse son déplacement. Le manque
d’enseignants dans certaines disciplines pour les
élèves en classe d’examen et l’absence de matériel
didactique ont constitué le cadet des préoccupations
de M. Klassou.
Quand on sait bien gérer son temps et qu’on a le
minimum qu’il faut, on peut faire des tresses et
porter des tenues extravagantes sans que cela n’ait
d’incidences sur sa réussite. D’ailleurs, les
établissements de Lomé dans lesquels on n’a pas fait
grand cas des recommandations de l’an dernier du
ministre ont enregistré les meilleurs pourcentages
de réussite.
Ce réchauffé du ministre exaspère élèves et
enseignants qui s’interrogent encore sur les réelles
intentions et aptitudes de celui-ci à sortir l’école
de sa situation de déliquescence.
M. Klassou ferait œuvre utile en s’abstenant de
rencontrer les élèves et enseignants plutôt que de
se déplacer sans rien apporter de neuf. Si le
ministre se faisait violence pour approcher ses
techniciens et conseillers en vue de changer de
disque ?
Ben TCHAK |
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