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19 Déc 2006

 

[ 580 : du 18 Déc 2006]
La stratégie du pire : L’UFC, un parti impossible

L’Union des Forces de Changement (UFC), le parti de Gilchrist Olympio n’est pas un parti comme les autres. Et pour cause. M. Gilchrist Olympio dont le père Sylvanus Olympio, a été assassiné le 13 janvier 1963 a toujours fondé toute sa stratégie politique sur le pire. C’est pourquoi son parti l’UFC tire sa sève vivifiante de cette tragédie qui pourtant est notre patrimoine commun parce que faisant partie intégrante de l’histoire de notre pays.

Il faut se rappeler qu’au moment des faits, Sylvanus Olympio était Président de la République. En cette qualité, il était un homme public et tout ce qui le touche ne saurait être privatisé. Certes, le fils a le devoir de venger son père. Mais en l’espèce, il faut éviter d’agir à partir du sentiment, puisque nous sommes sur un terrain politique. Malheureusement, M. Gilchrist Olympio s’est toujours comporté comme si l’assassinat de son père ne concerne que lui seul. Cette vision a priori conflictuelle a fait dire par les observateurs les plus avisés que le processus démocratique est dangereusement piégé au Togo.

Il n’est un secret pour personne que l’UFC est un parti de refus permanent c’est-à-dire un parti de la négation politique. C’est à cause de ce négationnisme que ce parti a toujours considéré les autres partis de l’opposition comme illégitimes, leur niant jusqu’au droit d’agir en toute indépendance.

La récente tournée entreprise sur tout le territoire national par des responsables de l’UFC illustre parfaitement cette dérive.

En effet, en dépit des efforts déployés par tous les acteurs politiques au Togo pour une réconciliation vraie, l’UFC a plutôt remué le couteau dans la plaie, refusant par ricochet de relativiser les difficultés que traverse le pays. Pour l’UFC, les violences qui ont émaillé le processus électoral d’Avril 2005 constituent un terreau sur lequel il faut semer la graine de la haine. Et ses responsables ne s’en sont pas privés. Exhortant et promettant aux citoyens des finalités obscures d’actes passionnels, ils croient ainsi gagner les prochaines législatives.

Les responsables de l’UFC ont tenu des discours de haine qui ne peuvent que raviver les douleurs qui commencent à s’estomper.

Leur message a laissé croire que l’Accord Politique Global qu’ils ont pourtant signé en bonne et due forme n’est qu’une chimère.

Certes, personne ne peut dénier à l’UFC le droit de s’opposer. Cependant, il faut tenir compte d’un paramètre important, celui de la période de la transition régie par l’Accord Politique Global qui bannit l’apologie de la haine et qui convie les uns et les autres à faire table rase sur un passé qu’il vaut mieux oublier. Les acteurs politiques togolais doivent éviter de verser dans la surenchère et la démagogie. Même si l’UFC n’est pas au gouvernement, elle est partie prenante de l’Accord Politique Global. Elle est donc soumise à certaines obligations dans l’intérêt supérieur de la nation.

L’ambiguïté qui a toujours caractérisé le parti de Gilchrist Olympio, c’est de vouloir une chose et son contraire à la fois. C’est aussi de dire que les autres sont quantité négligeable. C’est enfin de surestimer ses atouts.

Dans l’état actuel de nos réalités, nous avons tous besoin de faire preuve de responsabilité et de la mesure. Car, en comparaison de ce que nous vivons aujourd’hui et de ce qui se passait encore hier sous feu Eyadema, notre pays revient de loin, de très loin. C’est le jour et la nuit. Il est vrai que malgré tout, les séquelles de la crise sont encore lourdement présentes et, ressenties. Il est vrai que les extrémistes de l’ordre ancien ne désarment pas. Il est vrai que les extrémistes du RPT ne vont pas, du jour au lendemain, changer et se transformer en agneaux.

Nous ne devons pas, face à cette dure réalité, perdre de vue que notre pays, avait touché le fond et qu’il faut du temps et des efforts constants pour renverser le courant. Il faut que les nombreux chantiers ouverts soient menés à bien et l’assainissement de la gestion des finances publiques n’est pas une sinécure. C’est une question de longue haleine et de constante vigilance.

Pour sortir du rouge, le Togo a besoin de la contribution, de la compétence et du savoir-faire de tous ses fils. L’UFC doit s’adapter à la nouvelle configuration du terrain et cesser de jouer aux pyromanes. Le Togo ne s’en portera que mieux.

Rodrigue

 
Téléphonie cellulaire : Togocel méprise ses abonnés et triche

Depuis quelque temps, communiquer sur le réseau de téléphonie mobile Togocel est devenu un véritable parcours du combattant. Alors que les appareils sont en bon état et affichent tous sur les écrans, un niveau du réseau qui autorise à s’attendre à une qualité d’écoute impeccable, les usagers rencontrent toutes sortes d’anomalies. Le correspondant bien que présent dans une zone régulièrement couverte par le réseau est déclaré provisoirement inaccessible si son téléphone ne sonne pas occupé à longueur de temps.

Parfois vous composez un numéro et vous vous assurez de son exactitude. Mais lorsque vous lancez l’appel, c’est un inconnu qui décroche et vous fait savoir que vous vous êtes trompés de numéro. Tout se passe comme si le réseau était devenu fou. Le phénomène s’est accentué surtout le week-end dernier empêchant systématiquement les abonnés Togocel de communiquer. Ce qui naturellement a causé d’importants préjudices aux clients.

Le drame dans cette affaire, c’est que Togocel affiche face à la situation ainsi créée, une sorte d’indifférence qui n’a pour nom que mépris et désinvolture à l’endroit des abonnés. Il est vrai qu’au Togo, on n’a pour le moment seulement deux opérateurs de téléphonie cellulaire. Ce qui les met en situation de quasi monopole. Mais cela n’autorise en rien Togocel à mépriser ses abonnés. Car, quoiqu’on dise, ces derniers ont des droits à faire valoir, des droits que Togocel doit respecter. Nous savons que depuis plusieurs années déjà, sous prétexte de permettre aux abonnés de pouvoir se connecter dès l’achat d’un kit, Togocel ne signe plus de contrat en bonne et due forme avec eux. Mais ils sont nombreux ceux qui détiennent encore aujourd’hui, un contrat d’abonnement avec Togocel. Ils connaissent les droits et les obligations découlant de ce contrat.

D’après nos propres informations, Togocel doit faire face à un problème de surcharge de réseau. Elle possède une plate-forme sur laquelle sont greffés une multitude de services outre l’appel vocal et la messagerie comme le GPRS, le MMS ou encore le Roaming. Ce que devrait faire Togocel, c’est de renforcer ses installations pour permettre à tous ses services d’être opérationnels sans causer le moindre préjudice aux abonnés. Selon nos sources, des équipements ont été déjà commandés pour le renforcement des capacités. Mais au lieu d’attendre le renforcement effectifTogocel, pour des raisons publicitaires organise des promotions qui accroissent le nombre des abonnés et provoque un encombrement du réseau.

Le moins que pouvait faire Togocel dans cette situation, c’est d’informer les abonnés, leur expliquer ce qui ne va pas et faire des projections pour leur dire quand probablement, tout rentrera en ordre. C’est une obligation d’information qui aura le mérite de permettre aux abonnés de savoir à quoi s’en tenir. On l’a vu avec la CEET. En cette période de crise énergétique où cette société est obligée de recourir à la méthode du délestage, elle prend la peine de publier à l’avance un calendrier largement diffusé qui situe les clients sur les zones et les temps de coupure. Nul ne peut souhaiter être privé de courant électrique. Mais lorsqu’on sait à l’avance qu’il n’y aura pas de courant, on peut s’organiser en conséquence.

En vérité, si Togocel méprise tant ses abonnés, c’est à cause du quasi-monopole dont elle jouit. Il est temps que le secteur de la téléphonie cellulaire soit ouvert à d’autres opérateurs. On se rappelle qu’il y a quelques années, la question avait été débattue en Conseil des Ministres. Il avait même été question de délivrer une licence d’exploitation. Mais depuis, plus rien. Tout porte à croire que le projet a été enterré parce que certains n’y trouvent pas leur compte. Pendant ce temps, les populations qui ont besoin de communiquer en ce moment où la communication est vitale sont privées de téléphone. Pire, les abonnés voient leurs crédits de communication s’évaporer alors qu’ils n’ont pas passé le moindre coup de fil. Togocel partie pour être leader est devenue tricheur. C’est dommage. Il est temps d’arrêter l’hémorragie et de restaurer les abonnés dans leurs droits.

C.P.

 
 
 
 

 

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