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20 Nov 2006

 

[ 576 : du 20 Nov 2006]
Le tournant ou la continuité ?  Le RPT en congrès les 15 et 16 décembre 2006

            Les congrès du RPT se suivent et se ressemblent toujours parce que ce parti qui a régenté la vie de notre pays pendant plus de trois décennies s'est toujours voulu la vitrine politique de l'armée.

            Aujourd'hui, les données ont changé. Le RPT n'est plus le seul parti au pouvoir. Le Togo est dirigé par un Gouvernement d'Union au sein duquel presque tous les partis se retrouvent.

            Face à cette évolution, le prochain congrès du RPT doit être un congrès de rupture. Rupture avec un passé contesté ; rupture avec des pratiques désuètes. Rupture avec la langue de bois et enfin rupture avec la force. Grosso modo, le RPT a besoin d'une reconversion profonde de mentalité.

            Pour survivre, le RPT, à l'instar de son nouveau Président, Faure Gnassingbé doit innover, accepter de partager et surtout se donner les moyens de changer le Togo.

            En vérité, ceux qui ont fait plus de 35 ans aux affaires doivent savoir qu'ils auront toujours des blocages pour réformer en profondeur le pays. Nous ne savons pas si Faure veut être le Chef de train qui conduit un train composé de wagons usés et qui court le risque permanent de déraillement ?

            Le temps est venu pour le RPT de s'adapter aux nouvelles réalités du monde moderne et de montrer la voie.

            Autrement, toutes les professions de foi seront vaines et ce sera suicidaire.

Rodrigue

Le verre d’eau à moitié plein ou à moitié vide ?  Le dernier challenge de Faure

            Le dernier séjour du Président Faure Gnassingbé à Bruxelles dans le cadre des Journées Européennes (15-18 Novembre) a coïncidé avec la notification le 17 Novembre du 9e FED au Togo.

            Cette notification prévue de longue date et déjà reportée pour divers motifs, a été finalement possible grâce à la mise en œuvre effective des 22 engagements pris par le Gouvernement togolais pour résorber le déficit démocratique tant décrié dans notre pays.

            Il s'agit pour tous les Togolais d'un sujet de satisfaction. Malheureusement les oiseaux de mauvais augures, les détracteurs de Faure ont laissé croire que le Togo est toujours dans le noir. Dans leurs commentaires pessimistes, RFI en tête, ils ont surtout insisté sur le fait que rien n'est encore joué et que le Togo est encore loin du compte. On a sciemment omis ou oublié de dire que les 22 engagements sont respectés à 99 % d'autant plus que pour eux, le verre est à moitié vide alors qu'en réalité il est plein à 99 %. Toute la nuance se situe à ce niveau d'appréciation. Des journalistes qui, le plus souvent, ne savent pas de quoi ils parlent, ont même affirmé que le Togo n'est pas autorisé à négocier le 10e FED. Ce qui évidemment est faux archi faux.

            A ce sujet, il nous semble indispensable de remettre la pendule à l'heure afin que les Togolais cessent d'être victimes de manipulations médiatiques mensongères et stériles.

            Lors de son périple européen qui l'avait conduit à Bruxelles, Rome et Paris (03 au 08 septembre 2006), le Président Faure Gnassingbé avait eu le lundi 04 septembre 2006 à 10 h, une longue entrevue avec M. Louis Michel, Commissaire Européen au Développement et à l'Action Humanitaire. Cette entrevue a été sanctionnée par une conférence de presse au cours de laquelle M. Louis Michel a apporté tous les éclaircissements nécessaires sur l'évolution des relations entre le Togo et l'Union Européenne. A cette occasion, le Commissaire Européen a insisté sur des points précis en déclarant ce qui suit : "Pour une reprise totale de la coopération, le Togo a rempli toutes les conditions sauf deux : le calendrier électoral et les élections législatives". Dans l'état actuel des choses, il suffit que le calendrier électoral soit fixé pour que la notification du 9e FED soit acquise. Sur ce point, il a tenu à préciser qu'un reliquat de 20,8 millions Euros du 7e FED a été sauvegardé in extremis pour ne pas trop pénaliser le Togo et qu'en ajoutant ces 20,8 millions Euros aux 20,8 millions Euros du 9e FED, le Togo bénéficiera de 41,6 millions Euros. Il a précisé que dès que des élections législatives anticipées, libres et transparentes seront organisées, le Togo bénéficiera du 10e FED soit 150 millions d'Euros. En ce qui concerne le bénéfice du 10e FED, il a clairement dit qu'exceptionnellement, les négociations sont déjà ouvertes avec le Togo pour éviter tout retard le moment venu.

            Notre Directeur de Rédaction M. Lucien MESSAN a personnellement participé à cette conférence de presse à Bruxelles. On s'étonne aujourd'hui de lire dans un journal qu'"il n'est pas question de discuter déjà avec le Togo de la prochaine enveloppe du 10e FED". On se demande où ces journaux trouvent des informations aussi erronées. Tout porte à croire que pour certains, qu'ils soient politiques ou journalistes, l'essentiel c'est de peindre le pays en noir et de faire croire que rien ne va alors que manifestement, tout change et chaque citoyen togolais honnête le reconnaît et le dit.

            Lorsque le 05 Octobre 1990, la Jeunesse togolaise se révolte et descend dans les rues pour exprimer son ras-le-bol, ce n'était pas parce que les Togolais avaient faim. C'était parce que les Togolais avaient soif de la Liberté et de la Justice. Aujourd'hui, l'honnêteté intellectuelle et morale nous commande de constater que sur ces deux chapitres, des progrès énormes ont été accomplis et qu'en comparant la situation qui prévalait et celle qui prévaut, c'est tout simplement la nuit et le jour.

            L'avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir a été marqué par la controverse et la violence. Faure lui-même savait qu'il n'aura droit à aucune indulgence et qu'il ne sera jugé que sur les actes. Il le savait, il le sait et il le dit souvent. Nous n'avons pas vocation à encenser Faure Gnassingbé. Nous voulons seulement faire notre devoir de vérité. Nous avons toujours dénoncé les injustices, les abus et les travers de toutes sortes d'où qu'ils viennent. Nous avons toujours dit qu'il faut agir pour que ce qui est juste soit possible. Nous faisons un travail d'accompagnement et d'encouragement critique.

            Les élections législatives anticipées qui se préparent sont le dernier challenge de Faure pour que le Togo se normalise et que les Togolais se consacrent au Développement.

            Plusieurs fois, le Président Faure Gnassingbé s'est engagé à relever le défi de la démocratie. Plusieurs fois il s'est engagé à préserver la nouvelle dynamique qu'il a créée afin d'être à la hauteur des attentes des Togolais.

            Il appartient aux Togolais de faire preuve de raison, de patriotisme parce que le Togo est notre patrimoine commun et nous avons tous la même communauté de destin. La démocratie est une construction de longue haleine et de constante vigilance.

            La dernière fois, un collègue journaliste disait : "Je ne comprends rien, je suis déçu ; ceux qui étaient hier à nos côtés et qui sont aujourd'hui au pouvoir se comportent aussi comme les autres. Ils se taisent et ne répondent même pas aux lettres qu'on leur adresse."

            Une telle observation est un peu puérile, car celui qui parle ainsi n'appréhende pas les vrais contours du pouvoir.

            Pour faire avancer notre pays, nous devons d'abord procéder à une reconversion totale de mentalité et agir en tenant compte du temps. Car l'immédiateté est la pire ennemie de la raison et de l'efficacité. En effet, pour atteindre la finalité qu'on s'est fixée, même lorsqu'on défend une bonne cause, il faut d'abord la manière.

Rodrigue

 

Quand faut-il mettre fin à la gestion folklorique de la justice au Togo ?  L'APMT le panier à crabes, grand fossoyeur de la magistrature joue au pompier

Le lundi 13 Novembre dernier a été ouvert à Lomé à grand renfort de publicité une conférence de l'Union Internationale des Magistrats (UIM) sous le thème "l'Indépendance de la Magistrature". Les travaux de cette conférence ont été ouverts par une cérémonie solennelle en présence des autorités publiques, civiles et administratives ainsi que des institutions de la République. Comme pour bien faire, le Chef de l'Etat avait été de la partie et il lui était revenu l'honneur de déclarer ouverts les travaux de la Conférence.

Une rencontre de magistrats pour traiter d'un thème aussi important que "l'indépendance de la magistrature" à un moment où notre pays vient de s'engager dans un vaste programme de réforme de la justice ne devait en principe qu'être la bienvenue. Malheureusement, la conférence de Lomé n'a pas suscité l'engouement auquel on était en droit de s'attendre. Et malgré tout le tapage médiatique et le folklore orchestré autour de la réunion, cette conférence s'est finalement déroulée dans l'indifférence totale.

Le premier facteur ayant grippé la conférence et réduit sa portée à la portion congrue c'est qu'elle était organisée par une Association dont le membre affilié au Togo se trouve être l'Association Professionnelle des Magistrats du Togo (APMT) de M. Abdou Assouma.

Cette association qui n'est plus à présenter regroupe en son sein un certain nombre de magistrats dont l'action a concouru et concourt jusqu'à ce jour à l'hypothèque pure et simple de notre justice. Oui, aux yeux de plusieurs Togolais, si le problème de l'indépendance de la magistrature continue à se poser avec acuité au Togo c'est par le fait de magistrats corrompus jusqu'à la moelle comme Gbandjaba, N'Dakena et autres Têkoé qui, comme par hasard se recrutent dans les rangs de l'APMT.

Appartenir à cette association constitue de facto une sorte de blanc seing pour toutes les dérives dans l'impunité la plus totale. L'écrasante majorité des présidents de juridiction sont issus de cette association.

            Il y a quelques semaines, on avait assisté à un important redéploiement des magistrats sur l'ensemble du territoire national. A l'épreuve, plusieurs voix s'étaient élevées pour condamner le fait. Certains justifiaient cette mesure par des raisons politiques. Les démembrements de la CENI à l'intérieur du pays étant placés sous la présidence des Présidents de tribunaux, la fonction était devenue politiquement stratégique. D'autres expliquaient la mesure par des considérations ethnico-régionalistes. Mais au-delà de tout commentaire, il est clair que ce redéploiement a été opéré pour faire la part belle aux magistrats membres de l'APMT.

Au regard de tout cela, la conférence de Lomé paraît comme une farce de mauvais goût, une façon pour ceux qui assassinent l'indépendance de la magistrature, de narguer les Togolais et de les tourner en bourrique en faisant croire qu'ils sont préoccupés par ce principe cardinal de la profession du magistrat.

La magistrature est un corps de métier hautement hiérarchisé. L'accession à des postes de responsabilité et à certaines fonctions est présidée par le principe d'ancienneté et de compétence. Le respect de ces principes concourt à l'efficacité de l'indépendance des magistrats. Mais ici, à quoi assistons-nous ? La simple appartenance à une association est un argument suffisant pour voler de promotion en promotion. M. Théodore Têkoé Président de la Cour Suprême en sait quelque chose, lui qui est loin, très loin d'être le plus ancien parmi les juges de cette juridiction.

Abdou Assouma et les siens doivent cesser de se leurrer. Les Togolais ne sont pas idiots. Ils savent qu'il ne suffit pas qu'on fasse venir des magistrats d'un peu partout pour parler de l'indépendance de la magistrature pour que notre magistrature soit effectivement indépendante. Tout le folklore organisé et l'invitation du Président de la République pour ouvrir les travaux ne changeront rien à la réalité. Tout cela n'est que de la poudre aux yeux. La réforme de la justice n'est pas seulement théorique. C'est aussi une affaire d'hommes. Et on ne peut logiquement rien attendre de bon dans ce domaine de la part d'une association, véritable panier à crabes, grand fossoyeur de la magistrature qui veut jouer au pompier.

C. P.

 

Les turpitudes d’un magistrat hors-norme : Le Procureur Général Dabré Gbandjaba, un homme sans foi ni loi

            Dans notre parution N° 572 du 24 au 27 Octobre 2006, nous avons publié un article sous le titre «Dabré Gbadjaba, Procureur Général, un magistrat hors-la-loi». Cet article faisait état d’un accident de la circulation qui a eu lieu le 19 Octobre 2006 vers 15 h et qui impliquait le véhicule de M. Gbandjaba, conduit par son chauffeur qui a causé un choc arrière à la voiture de notre Directeur de la Rédaction M. Lucien Messan.

            Sur-le-champ, à l’issue du constat fait par la Police, il s’est avéré que le véhicule en question n’avait pas de pièce. Le chauffeur de M. Gbandjaba avait reconnu son tort et demandé un arrangement. Mais compte tenu du fait que M. Gbandjaba lui-même, contacté au téléphone, estimait que son chauffeur n’avait commis aucune faute et exigeait un constat de Police, il a fallu passer par là.

            Devant le défaut de pièce, la Police a été amenée à mettre le véhicule à la fourrière. Mais le même jour au soir, M. Gbandjaba a pris son téléphone et a mis la pression sur le Commissaire Kpanka du 1er District de Lomé chargé du dossier, pour que le véhicule lui soit restitué.

            Pour parvenir à ses fins, le Procureur Général Dabré Gbandjaba a suscité la compassion dudit Commissaire en lui faisant comprendre que l’enterrement de sa femme décédée était prévu pour le samedi suivant (dans 48 h) et qu’il avait besoin du véhicule pour faire des courses.

            Le Commissaire Kpanka, pour des raisons purement humanitaires, accède à sa demande et libère le véhicule. Depuis lors, plus rien.

            Relancé, le Procureur Général change de langage et fait savoir qu’il n’est pas le propriétaire du véhicule qui selon ses dires appartient plutôt à un de ses amis qui le lui avait prêté pour ses courses. Or le véhicule était conduit par son chauffeur au moment de l’accident et il lui a été demandé de faire parvenir les pièces pour permettre de déterminer celui qui endosse la responsabilité civile.

            L’accident a eu lieu le 19 Octobre. Pendant un mois, malgré toutes les promesses faites par le Procureur Général Gbandjaba, les pièces du véhicule n’ont pas été envoyées à la Police pour que la procédure puisse se faire. De guerre lasse, la Police a été obligée de transmettre le dossier avec la mention «défaut de pièce» au Parquet.

            Voilà les faits qui, heureusement, nous donnent raison. Lorsque nous avons publié l’article susvisé dans notre édition N° 572 du 24 au 27 octobre dernier, certains observateurs ont estimé que le titre était un peu fort. C’est le lieu d’apporter certaines précisions.

            Au «Combat du Peuple», nous ne faisons pas de sentiment. Nous n’écrivons pas contre X ou Y parce que nous sommes en accord ou en désaccord avec lui. Nous faisons notre devoir. Si même parfois nous donnons l’impression d’être dur, c’est nécessairement pour les besoins de la cause.

            S’agissant justement du Procureur Général Gbandjaba, nous ne le connaissons que trop. Le Procureur Général Dabré Gbandjaba est un homme sans foi ni loi. Il fait partie de ceux qui ont détruit la Justice togolaise. C’est un magistrat qui a toujours outrepassé ses prérogatives. D’une incompétence notoire, il est de ceux qui pensent que quand on est juge, on peut tout se permettre et écraser les autres. Les abus, les magouilles, bref tous les vices de Gbandjaba dans l’exercice de ses responsabilités sont connus de toute la magistrature. Il a été mêlé aux dossiers les plus scabreux et les plus sales qui ont déshonoré la Justice togolaise.

            L’homme est connu de tous et personne n’a jamais parlé de lui en bien. Le Procureur Général Gbandjaba est une véritable plaie à la magistrature togolaise. Autrement, comment peut-on expliquer un comportement aussi ignoble de la part d’un homme comme lui dans une affaire d’accident de la circulation ? Un Procureur Général qui met en circulation dans une République, un véhicule sans pièce et qui promet à la Police de lui produire les pièces mais ne le fait pas. Un Procureur Général qui ment et trompe la Police. Où va notre pays le Togo si au moment où on parle de la réforme de la Justice le Procureur Général se permet de tels abus ?

            M. Dabré Gbandjaba est persuadé qu’étant Procureur Général, il tient la Justice et que rien ne peut lui arriver. En tout cas, M. Gbandjaba a déjà plusieurs fois persécuté notre Directeur de la Rédaction M. Lucien Messan. M. Gbandjaba a déjà plusieurs fois piétiné les droits de M. Lucien Messan. M. Gbandjaba a toujours brimé «Le Combat du Peuple». Cette fois-ci, ce sera le rendez-vous de la Justice. Il faut que pour une fois, la Justice triomphe.

            Si le sieur Gbandjaba tente d’étouffer ce dossier au niveau du Parquet, nous lui réserverons l’enfer. Nous publierons tout ce que nous savons sur lui. Et Dieu sait que nous en savons beaucoup. Nous ne nous arrêterons pas. Nous ne nous lasserons pas. Nous irons jusqu’au bout parce que ce sont les petits ruisseaux qui font les grands fleuves. A force de laisser ceux qui sont au pouvoir piétiner les citoyens, violer leurs droits, le Togo est devenu une jungle où les plus forts écrasent les plus faibles. En mentant à la Police, Gbandjaba sait ce qu’il fait. Il se croit tout permis.

            Rendez-vous dans notre prochaine édition

C. P.

 

Injustice et licenciement arbitraire : Le fonds gari et l’AFD devant les tribunaux

Le torchon est en train de brûler entre le Conseil d’Administration du Fonds de Garantie des Investissements Privés en Afrique de l’Ouest (Fonds GARI) et le Directeur de cette institution, M. Patrick Olivier DAIPO, licencié abusivement et qui a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. La procédure est déjà engagée. Mais comment en est-on arrivé-là ?

Des faits de l’espèce, il ressort que le Fonds de Garantie des Investissements Privés en Afrique de l’Ouest (GARI S.A. une institution financière au capital de 12.954.500.000 F CFA) avait lancé en août 2002 un appel à candidature pour pourvoir au poste de Directeur Général de la société.

Sur près de trois cent postulants, Monsieur Patrick Olivier DAIPO, Responsable d’Investissements à la Société Financière Internationale, une filiale du groupe de la Banque Mondiale, avait été sélectionné et recruté après avoir passé avec succès tous les tests requis.

Le Conseil d’Administration du Fonds GARI lui notifie cette décision et il prend fonction le 02 janvier 2003.

Un contrat est ensuite signé et donnait mandat à Monsieur Patrick Olivier DAIPO pour l’administration et la gestion du Fonds Gari en qualité de Directeur Général pour une durée de trois ans renouvelable.

Ce contrat sera reconduit à compter du 1er janvier 2006, sur décision du Conseil d’Administration notifiée au Directeur Général sur la base de l’évaluation de ses prestations et performances jugées exceptionnelles.

Le 04 juillet 2006, la Présidente du Conseil d’Administration a informé par courrier électronique M. DAIPO, alors en congé, qu’une mission d’audit décidée d’urgence par le Conseil d’Administration se déroulera du 05 au 08 juillet 2006 au sein de la société.

Monsieur Patrick Olivier DAIPO a écourté ses congés et est rentré à Lomé le 07 Juillet 2006 pour se mettre à la disposition de l’auditeur commis, de manière à lui apporter les éléments nécessaires pouvant lui permettre d’établir un rapport dans le respect du principe de la contradiction, fondamental en la matière. Mais contre toute attente, ce dernier ne l’a ni reçu, ni cherché à l’écouter.

Le 07 juillet 2006, une lettre a été notifiée à Monsieur Patrick Olivier DAIPO à la requête de la Présidente du Conseil d’Administration, représentée par Mme SANOGOH Bintou, l’informant qu’il est suspendu de ses fonctions avec sommation de remettre immédiatement les clés en sa possession, de vider les locaux du Fonds Gari et de ne plus s’y présenter jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure, poursuit ladite lettre, fait suite au rapport provisoire établi par l’auditeur en attendant la réunion du Conseil d’Administration devant statuer sur son cas.

Le 10 juillet 2006, le rapport provisoire d’audit lui a été transmis. Le même acte l’informait de sa convocation aux fins de s’exprimer devant le Conseil d’Administration le 14 juillet sur le rapport d’audit.

Le 17 juillet 2006, M. P. Olivier DAIPO est informé par lettre de sa révocation décidée le 14 juillet lors de la réunion du Conseil d’Administration.

Cette révocation, couronnement d’un processus cavalier n’a pour base aucun grief solide. Selon les informations en notre possession, elle se fonde sur des faits périphériques et ne s’appuie sur aucune faute lourde portant sur sa gestion. Au contraire selon les témoignages recueillis un peu partout, on est unanime pour reconnaître la qualité du travail abattu par M. DAIPO. A preuve, après son premier mandat de trois ans on peut mettre à l’actif de M. DAIPO le triplement du volume de garantie qui est passé de 5 milliards à 15 milliards (contre 7 milliards d’objectifs fixés). Ce qui lui a valu d’être reconduit dans ses fonctions à la fin de son premier mandat de trois ans sur la base de ses prestations et performances «jugées exceptionnelles».

En tout cas, pour M. DAIPO le processus ayant conduit à son licenciement est constitutif d’abus de droit et se trouve à l’origine d’importants préjudices qu’il a subis.

Ainsi, le Fonds de Garantie des Investissements Privés en Afrique de l’Ouest (Fonds GARI) est une fois encore à la recherche d’un directeur général en 10 ans à peine de fonctionnement ! Et pourtant, 3 Directeurs Généraux compétents, professionnels et ayant réalisé des résultats probants se sont déjà succédés à la tête de cette institution.

Selon plusieurs observateurs, cela n’a rien d’étonnant quand on voit le mépris avec lequel le Conseil d’Administration dont les qualités managériales laissent à désirer traite ses directeurs généraux. Le cas de M. Patrick Olivier DAIPO qui vient d’être révoqué dans des conditions pour le moins douteuses, abusives et même injurieuses constitue un cas qui échappe à la logique.

M. Patrick Olivier DAIPO réclame pour les conditions inhumaines et dégradantes de sa révocation pas moins de 500 millions de FCFA de dommages intérêts, ce qui risque de faire disparaître cet instrument si la justice venait à lui donner raison.

Ce sera alors la faute des gens comme SANOGOH Bintou démographe de profession mais Président du Conseil d’Administration du Fonds GARI, Directrice Régionale du Fonds des Nations pour la Population (FNUAP) bureau de Dakar et Mme JAVALOYES en qualité d’administrateur représentant les intérêts de l’AFD. .

D’après nos informations, M. Patrick Olivier DAIPO avait été suspendu puis révoqué sans respect de la procédure prescrite en la matière et aux termes d’un audit complaisant exécuté en violation flagrante du principe du contradictoire, d’indépendance et de compétence.

En agissant comme ils l’ont fait, ces administrateurs du GARI étalent leur mauvaise foi, leur ignorance des règles élémentaires du droit des sociétés et font douter de leur capacité à comprendre les limites de la fonction d’administrateur et à l’exercer convenablement.

La qualité de Président du Conseil d’administration ou d’Administrateur donne t-elle le pouvoir d’enfreindre impunément la loi ?

Ces personnes à la suite de Mme SANOGOH ont délibérément choisi de « tordre le cou à la justice» en inventant des fautes lourdes pour éviter de payer à Monsieur Daipo des indemnités de rupture telles que prévues dans le contrat de mandat le liant au Gari.

M. DAIPO n’est pas la première «victime» du Conseil d’Administration du GARI. En effet ses prédécesseurs auraient, eux aussi, goûté aux méthodes du Conseil d’Administration.

M. DAIPO qui aurait été retenu pour diriger une institution financière plus prestigieuse serait-il victime d’une machination visant :

- à l’empêcher d’intégrer cette institution en le discréditant dans tous les milieux financiers de la sous région ?

- à le faire partir du Gari à tout prix malgré le renouvellement de son mandat parce qu’il privilégie des projets africains dont les actionnaires ne trouvent pas leur compte ?

- à éviter de lui verser des indemnités de rupture telles que prévues dans          son contrat de mandat ?

En tout cas, on ne peut pas croire au hasard.

En répondant à l’appel à candidature lancé par le GARI, les cadres d’Afrique de l’Ouest s’exposent donc à des risques énormes. Ces cadres devraient réfléchir par deux fois avant de s’embarquer dans «l’aventure Gari», navire piloté par certains aventuriers incompétents.

Nous nous réservons le droit de vous apporter d’autres révélations plus graves sur la gestion et les abus de certains membres du conseil d’administration.

Les institutions actionnaires du fonds GARI gagneraient à être plus attentifs aux pratiques de certains administrateurs afin de préserver les intérêts de cet outil de développement du secteur privé.

Affaire à suivre.

C. P.

 

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