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Par jugement N° 1833/2006 du 22
septembre 2006, le Tribunal de Première Instance
de Première Classe de Lomé, statuant
publiquement, contradictoirement en matière
commerciale et en premier ressort déboute M.
Dupuydauby en ordonnant aux Sociétés SE2M et
SE3M d’annuler dans leur portefeuille les
transferts d’actions de PII Espagne à PII
Luxembourg. Mieux, le Tribunal condamne la
Société PII Luxembourg, entendu M. Dupuydauby, à
payer à Bolloré, la somme de 100.000.000 F CFA à
titre de dommages et intérêts.
Naturellement, M.
Dupuydauby et ses Avocats ont fait appel de ce
jugement. Mais une évidence s’impose. Tous les
Jugements rendus dans ce dossier sont
défavorables à Dupuydauby. Le drame, c’est qu’on
n’arrive pas à appliquer ces décisions de
Justice. On se rappelle que nous avions écrit
dans nos colonnes que Dupuydauby est un TRUAND
pour avoir détourné les actions de la filiale
PII Espagne au profit d’une société homonyme PII
Luxembourg qu’il a créée pour escroquer son
employeur Bolloré.
Aujourd’hui, ce
jugement nous donne entièrement raison. M.
Dupuydauby est bel et bien un truand de classe
internationale, qui, avec la complicité des
proches du Président Faure Gnassingbé,
particulièrement le Conseiller Charles Debbasch
qu’il paie, se permet d’entretenir l’illusion et
profite pour pressurer le Port Autonome de Lomé
et s’enrichir sur le dos du peuple togolais.
M. Dupuydauby qui,
pour abuser l’opinion, paie de l’argent à
certains journaux de la place pour ternir
l’image du Groupe Bolloré, doit être dénoncé et
mis hors d’état de nuire ; car cet homme qui
n’hésite pas à tromper les plus hautes Autorités
de l’Etat est dangereux et très nuisible à la
République.
L’un de ses derniers
faits d’arme était l’inauguration pompeuse de
deux grues par le Chef de l’Etat et le Premier
Ministre Kodjo au Port Autonome de Lomé.
Aujourd’hui ces grues
ne fonctionnent pas et tout porte à croire
qu’elles ne fonctionneront jamais. C’est triste
que les dirigeants togolais se laissent toujours
enfariner par un truand de la pire espèce
spécialiste des tours de passe-passe.
On se rappelle que
l’installation de ces grues avait suscité une
controverse. Le Combat du Peuple avait mis en
doute l’efficacité de ses engins et avait mis en
garde au sujet d’un certain nombre de problèmes
techniques que leur utilisation soulèverait.
Avant leur
installation, on n’a pas pensé aux problèmes du
coût de maintenance, de la capacité du quai à
supporter le poids (250 tonnes chacune) soit 500
tonnes. On n’a pas pensé à résoudre le problème
des cadres.
On sait aujourd’hui
que ces grues qui ne sont pas dédouanées posent
d’énormes difficultés de fonctionnement, car
elles risquent d’obérer les coûts de la
manutention et de contraindre des navires à
déserter le Port de Lomé au profit des ports
voisins du Bénin ou du Ghana.
Dans un tout autre
registre, la confusion entretenue par Dupuydauby
et ses soutiens au sein du pouvoir doit cesser.
Car tous les téléspectateurs togolais ont
désormais la possibilité de comprendre qu’on ne
compare pas un éléphant avec une souris.
Ces derniers temps,
on a fait passer sur nos chaînes, un publi-reportage
qui éclaire les Togolais sur les capacités
réelles du Groupe Bolloré et ses domaines
d’activités. La dimension internationale et
multisectorielle de ce groupe est désormais
connue et montre que Dupuydauby ne fait pas le
poids.
D’ailleurs, après
l’audience que le Président Faure Gnassingbé a
accordée à Paris à M. Vincent Bolloré PDG du
Groupe Bolloré, ce dernier a déclaré de façon
claire et nette qu’il se propose de financer et
de construire le 3e quai du Port de
Lomé.
Il s’agit d’un
challenge. Que dit Dupuydauby ? Pour le Togo, ce
qui compte, ce n’est pas les promesses ou les
projets poudre aux yeux. Nous avons besoin des
investisseurs capables d’investir et de nous
aider à bâtir notre pays.
Le Groupe Bolloré qui
est présent au Togo depuis des décennies à
travers SDV, SAGA et autres, a fait ses preuves.
Dupuydauby est arrivé
au Togo tout récemment et il n’était que le
Cheval de Troie de Bolloré qui était son
employeur. En définitive, il n’est qu’un
imposteur voire un usurpateur. A preuve, toutes
les promesses qu’il a faites n’ont jamais été
respectées. Tous les projets que Dupuydauby
propose sont de véritables arnaques qui ne
profitent qu’à lui-même.
Il est temps de
mettre un terme à cette plaisanterie de mauvais
goût.
Rodrigue
Le bras de fer désormais engagé
entre les responsables de l’UFC :
Amah
Gnassingbé réplique aux propos de Gilchrist
Olympio
C’est parti ! Ce
qu’il convient d’appeler bras de fer entre les
responsables de l’Union des Forces de Changement
(UFC), et le 2e Vice-président
dudit parti, M. Amah Gnassingbé est désormais
engagé.
En effet, on se
rappelle que, suite à la nomination de Me Yawovi
Agboyibo au poste du Premier Ministre, le patron
de l’UFC, M. Gilchrist Olympio était monté au
créneau pour traiter le RPT et le CAR de tous
les noms d’oiseaux et avait exprimé, au nom de
l’UFC, son refus de participer à ce gouvernement.
Gilchrist Olympio qui a voulu imposer son
diktat, ne voudrait qu’aucun des membres de son
parti participe à ce gouvernement.
Mais, de sources
généralement bien informées, la majorité des
membres du bureau et des militants n’ont pas
accueilli favorablement cette vision rétrograde,
vu la nouvelle donne issue de la signature de
l’Accord Politique Global par toutes les parties
ayant pris part au dialogue national.
Parmi les
contestataires, M. Amah Gnassingbé, 2e
Vice-président de l’UFC. En effet, dans un
communiqué de presse datée du 19 septembre 2006,
le N° 2 du parti, membre fondateur de l’UFC, a
expliqué avec précision, ce qui s’est passé
entre les militants de l’UFC eux-mêmes lors des
réunions des 11 et 18 septembre 2006.
En effet «lors de
ses réunions des 11 et 18 septembre 2006, le
Bureau National de l’UFC a eu à se pencher sur
la question importante de la nomination du
Premier ministre devant former le Gouvernement
d’Union Nationale et plus précisément à propos
de la position qu’adopterait le parti UFC au cas
où la primature ne lui serait pas confiée. A cet
égard, la majorité des membres présents s’était
prononcée sans ambages pour sa participation
quel que soit le cas de figure qui se
présenterait.
A la suite de la
déclaration du Président National de l’UFC,
Monsieur Gilchrist Olympio, affirmant au
lendemain de la nomination de Maître Yawovi
Agboyibo (comme Premier Ministre) que l’UFC ne
prendrait pas part au Gouvernement que ce
dernier formerait, des réactions en chaîne
émanant des militants de l’UFC de l’intérieur
comme de la capitale, surpris par cette prise de
position du Président de l’UFC, se firent jour
çà et là.
Ces réactions de par
leur nombre et leur contenu ont amené le
deuxième vice-président national du parti, le
Docteur Amah Gnassingbé, compte tenu de
l’absence sur le terrain du Président National
et du 1er Vice-président national, à convoquer
une réunion extraordinaire le dimanche 17
septembre 2006. A cette réunion la quasi-totalité
des militants de l’UFC devait rejeter cette
décision du Président National estimant que la
non participation de l’UFC au gouvernement
serait suicidaire pour le parti, et qu’au
demeurant, l’UFC ayant au départ du dialogue
politique posé comme condition de sa
participation à un gouvernement d’union
nationale, la signature d’un accord politique,
il est inadmissible qu’après la signature de
l’accord politique global qui avait suscité
beaucoup d’espoir et d’enthousiasme auprès des
membres, qu’elle se dérobe à cette
obligation. Cela a été la même observation faite
lors de la réunion ordinaire du lundi 18
septembre 2006 qui a rassemblé toutes les
fédérations de l’intérieur et de tous les
arrondissements de la capitale et qui pour les
mêmes considérations s’étaient prononcés à
l’unanimité pour la participation de l’UFC au
gouvernement d’union nationale. Le Premier
ministre Maître Yawovi AGBOYIBO a proposé à
l’UFC 4 portefeuilles ministériels : 1 ministère
d’Etat, le Ministère des affaires étrangères et
de l’intégration africaine, le ministère de
l’économie et du développement et le ministère
de la culture et des arts.
Face à la volonté et
à la détermination telles que manifestées par la
très grande majorité de nos militants, ainsi que
par les deux autres formations de l’opposition
radicale, l’UFC n’aura aucune excuse aux yeux de
la population et de la Communauté internationale
de se mettre en retrait , d’où sa participation
au Gouvernement d’Union Nationale s’inscrit
comme une nécessité et non une faculté qui
dépendrait de quelques individus dont les
exigences, si elles n’étaient pas arrêtées tout
de suite marginaliseraient le parti ouvrant par
là même la voie à la démobilisation et à sa
scission puis finalement à sa mort certaine, eu
égard à la nouvelle configuration de l’échiquier
politique national. Une telle perspective ne
saurait nous laisser indifférents après toutes
les longues décennies de souffrance que les
populations ont connues et continuent de
connaître, alors que des lueurs d’ouverture et
d’espoir s’offrent au pays.»
Il s’agit en effet,
d’un communiqué qui a provoqué un tollé général
vu le poids politique au sein de l’UFC de Amah
Gnassingbé, natif du Nord et de surcroît Kabyè
de la Préfecture du Président de la République.
Amah Gnassingbé qui a
longtemps servi de support à l’UFC et qui a été
abusivement utilisé contre le pouvoir et ses
frères de la même région, a maintenant pris ses
responsabilités. Pour le N° 2, plus rien ne sera
comme avant. Il soutient que le monde a évolué
et que l’homme doit évoluer dans le temps et
dans l’espace. Il souligne que Faure n’est pas
Eyadema et estime que la donne a changé et qu’il
faut juger le Président de la République et le
Premier Ministre sur pièce. Il est décidé à en
découdre avec quiconque veut lui imposer la
pensée unique. Le second vice-président de l’UFC
martèle que la démocratie c’est aussi le débat
contradictoire mais, malheureusement, à l’UFC,
Gilchrist Olympio veut, seul, imposer, à la
majorité, son diktat ; ce qui est contraire aux
principes démocratiques universellement admis.
Il suffit de lire attentivement son interview
pour se rendre à l’évidence. Bref, il dit non à
l’omerta.
C. P.
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