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3 Oct 2006

 

[ 569: du 2 Oct  2006]
Port Autonome de Lomé : Affrontement Bolloré-Dupuydauby : La Justice togolaise inflige un cinglant camouflet à Dupuydauby en le condamnant
Par jugement N° 1833/2006 du 22 septembre 2006, le Tribunal de Première Instance de Première Classe de Lomé, statuant publiquement, contradictoirement en matière commerciale et en premier ressort déboute M. Dupuydauby en ordonnant aux Sociétés SE2M et SE3M d’annuler dans leur portefeuille les transferts d’actions de PII Espagne à PII Luxembourg. Mieux, le Tribunal condamne la Société PII Luxembourg, entendu M. Dupuydauby, à payer à Bolloré, la somme de 100.000.000 F CFA à titre de dommages et intérêts.
            Naturellement, M. Dupuydauby et ses Avocats ont fait appel de ce jugement. Mais une évidence s’impose. Tous les Jugements rendus dans ce dossier sont défavorables à Dupuydauby. Le drame, c’est qu’on n’arrive pas à appliquer ces décisions de Justice. On se rappelle que nous avions écrit dans nos colonnes que Dupuydauby est un TRUAND pour avoir détourné les actions de la filiale PII Espagne au profit d’une société homonyme PII Luxembourg qu’il a créée pour escroquer son employeur Bolloré.
            Aujourd’hui, ce jugement nous donne entièrement raison. M. Dupuydauby est bel et bien un truand de classe internationale, qui, avec la complicité des proches du Président Faure Gnassingbé, particulièrement le Conseiller Charles Debbasch qu’il paie, se permet d’entretenir l’illusion et profite pour pressurer le Port Autonome de Lomé et s’enrichir sur le dos du peuple togolais.
            M. Dupuydauby qui, pour abuser l’opinion, paie de l’argent à certains journaux de la place pour ternir l’image du Groupe Bolloré, doit être dénoncé et mis hors d’état de nuire ; car cet homme qui n’hésite pas à tromper les plus hautes Autorités de l’Etat est dangereux et très nuisible à la République.
            L’un de ses derniers faits d’arme était l’inauguration pompeuse de deux grues par le Chef de l’Etat et le Premier Ministre Kodjo au Port Autonome de Lomé.
            Aujourd’hui ces grues ne fonctionnent pas et tout porte à croire qu’elles ne fonctionneront jamais. C’est triste que les dirigeants togolais se laissent toujours enfariner par un truand de la pire espèce spécialiste des tours de passe-passe.
            On se rappelle que l’installation de ces grues avait suscité une controverse. Le Combat du Peuple avait mis en doute l’efficacité de ses engins et avait mis en garde au sujet d’un certain nombre de problèmes techniques que leur utilisation soulèverait.
            Avant leur installation, on n’a pas pensé aux problèmes du coût de maintenance, de la capacité du quai à supporter le poids (250 tonnes chacune) soit 500 tonnes. On n’a pas pensé à résoudre le problème des cadres.
            On sait aujourd’hui que ces grues qui ne sont pas dédouanées posent d’énormes difficultés de fonctionnement, car elles risquent d’obérer les coûts de la manutention et de contraindre des navires à déserter le Port de Lomé au profit des ports voisins du Bénin ou du Ghana.
            Dans un tout autre registre, la confusion entretenue par Dupuydauby et ses soutiens au sein du pouvoir doit cesser. Car tous les téléspectateurs togolais ont désormais la possibilité de comprendre qu’on ne compare pas un éléphant avec une souris.
            Ces derniers temps, on a fait passer sur nos chaînes, un publi-reportage qui éclaire les Togolais sur les capacités réelles du Groupe Bolloré et ses domaines d’activités. La dimension internationale et multisectorielle de ce groupe est désormais connue et montre que Dupuydauby ne fait pas le poids.
            D’ailleurs, après l’audience que le Président Faure Gnassingbé a accordée à Paris à M. Vincent Bolloré PDG du Groupe Bolloré, ce dernier a déclaré de façon claire et nette qu’il se propose de financer et de construire le 3e quai du Port de Lomé.
            Il s’agit d’un challenge. Que dit Dupuydauby ? Pour le Togo, ce qui compte, ce n’est pas les promesses ou les projets poudre aux yeux. Nous avons besoin des investisseurs capables d’investir et de nous aider à bâtir notre pays.
            Le Groupe Bolloré qui est présent au Togo depuis des décennies à travers SDV, SAGA et autres, a fait ses preuves.
            Dupuydauby est arrivé au Togo tout récemment et il n’était que le Cheval de Troie de Bolloré qui était son employeur. En définitive, il n’est qu’un imposteur voire un usurpateur. A preuve, toutes les promesses qu’il a faites n’ont jamais été respectées. Tous les projets que Dupuydauby propose sont de véritables arnaques qui ne profitent qu’à lui-même.
            Il est temps de mettre un terme à cette plaisanterie de mauvais goût.
Rodrigue
 
 
Le bras de fer désormais engagé entre les responsables de l’UFC : Amah Gnassingbé réplique aux propos de Gilchrist Olympio
            C’est parti ! Ce qu’il convient d’appeler bras de fer entre les responsables de l’Union des Forces de Changement (UFC), et le 2e Vice-président dudit parti, M. Amah Gnassingbé est désormais engagé.
            En effet, on se rappelle que, suite à la nomination de Me Yawovi Agboyibo au poste du Premier Ministre, le patron de l’UFC, M. Gilchrist Olympio était monté au créneau pour traiter le RPT et le CAR de tous les noms d’oiseaux et avait exprimé, au nom de l’UFC, son refus de participer à ce gouvernement. Gilchrist Olympio qui a voulu imposer son diktat, ne voudrait qu’aucun des membres de son parti participe à ce gouvernement.
            Mais, de sources généralement bien informées, la majorité des membres du bureau et des militants n’ont pas accueilli favorablement cette vision rétrograde, vu la nouvelle donne issue de la signature de l’Accord Politique Global par toutes les parties ayant pris part au dialogue national.
            Parmi les contestataires, M. Amah Gnassingbé, 2e Vice-président de l’UFC. En effet, dans un communiqué de presse datée du 19 septembre 2006, le N° 2 du parti, membre fondateur de l’UFC, a expliqué avec précision, ce qui s’est passé entre les militants de l’UFC eux-mêmes lors des réunions des 11 et 18 septembre 2006.
            En effet «lors de ses réunions des 11 et 18 septembre 2006, le Bureau National de l’UFC a eu à se pencher sur la question importante de la nomination du Premier ministre devant former le Gouvernement d’Union Nationale et plus précisément à propos de la position qu’adopterait le parti UFC au cas où la primature ne lui serait pas confiée. A cet égard, la majorité des membres présents s’était prononcée sans ambages pour sa participation quel que soit le cas de figure qui se présenterait.
            A la suite de la déclaration du Président National de l’UFC, Monsieur Gilchrist Olympio, affirmant au lendemain de la nomination de Maître Yawovi Agboyibo (comme Premier Ministre) que l’UFC ne prendrait pas part au Gouvernement que ce dernier formerait, des réactions en chaîne émanant des militants de l’UFC de l’intérieur comme de la capitale, surpris par cette prise de position du Président de l’UFC, se firent jour çà et là.
            Ces réactions de par leur nombre et leur contenu ont amené le deuxième vice-président national du parti, le Docteur Amah Gnassingbé, compte tenu de l’absence sur le terrain du Président National et du 1er Vice-président national, à convoquer une réunion extraordinaire le dimanche 17 septembre 2006. A cette réunion la quasi-totalité des militants de l’UFC devait rejeter cette décision du Président National estimant que la non participation de l’UFC au gouvernement serait suicidaire pour le parti, et qu’au demeurant, l’UFC ayant au départ du dialogue politique posé comme condition de sa participation à un gouvernement d’union nationale, la signature d’un accord politique, il est inadmissible qu’après la signature de l’accord politique global qui avait suscité beaucoup d’espoir et d’enthousiasme auprès des membres, qu’elle se dérobe à cette  obligation. Cela a été la même observation faite lors de la réunion ordinaire du lundi 18 septembre 2006 qui a rassemblé toutes les fédérations de l’intérieur et de tous les arrondissements de la capitale et qui pour les mêmes considérations s’étaient prononcés à l’unanimité pour la participation de l’UFC au gouvernement d’union nationale. Le Premier ministre Maître Yawovi AGBOYIBO a proposé à l’UFC 4 portefeuilles ministériels : 1 ministère d’Etat, le Ministère des affaires étrangères et de l’intégration africaine, le ministère de l’économie et du développement et le ministère de la culture et des arts.
            Face à la volonté et à la détermination telles que manifestées par la très grande majorité de nos militants, ainsi que par les deux autres formations de l’opposition radicale, l’UFC n’aura aucune excuse aux yeux de la population et de la Communauté internationale de se mettre en retrait , d’où sa participation au Gouvernement d’Union Nationale s’inscrit comme une nécessité et non une faculté qui dépendrait de quelques individus dont les exigences, si elles n’étaient pas arrêtées tout de suite marginaliseraient le parti ouvrant par là même la voie à la démobilisation et à sa scission puis finalement à sa mort certaine, eu égard à la nouvelle configuration de l’échiquier politique national. Une telle perspective ne saurait nous laisser indifférents après toutes les longues décennies de souffrance que les populations ont connues et continuent de connaître, alors que des lueurs d’ouverture et d’espoir s’offrent au pays.»
            Il s’agit en effet, d’un communiqué qui a provoqué un tollé général vu le poids politique au sein de l’UFC de Amah Gnassingbé, natif du Nord et de surcroît Kabyè de la Préfecture du Président de la République.
            Amah Gnassingbé qui a longtemps servi de support à l’UFC et qui a été abusivement utilisé contre le pouvoir et ses frères de la même région, a maintenant pris ses responsabilités. Pour le N° 2, plus rien ne sera comme avant. Il soutient que le monde a évolué et que l’homme doit évoluer dans le temps et dans l’espace. Il souligne que Faure n’est pas Eyadema et estime que la donne a changé et qu’il faut juger le Président de la République et le Premier Ministre sur pièce. Il est décidé à en découdre avec quiconque veut lui imposer la pensée unique. Le second vice-président de l’UFC martèle que la démocratie c’est aussi le débat contradictoire mais, malheureusement, à l’UFC, Gilchrist Olympio veut, seul, imposer, à la majorité, son diktat ; ce qui est contraire aux principes démocratiques universellement admis. Il suffit de lire attentivement son interview pour se rendre à l’évidence. Bref, il dit non à l’omerta.
            C. P.
 

 

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