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Le Port Autonome de Lomé est le principal poumon de
l’économie nationale depuis que la filière coton et
l’IFG (phosphate) ont fait naufrage.
En tant que tel, le Port doit
fonctionner dans un climat de sérénité et en toute
transparence. Or, depuis le déclenchement de
l’affrontement entre Bolloré et Dupuydauby tout ce
qui gravite autour de cette infrastructure est
suspect et suscite des interrogations.
Il n’est un secret pour personne, que
dans ce dossier, les politiques n’ont pas laissé les
mains libres à la Justice. Il est également connu
que le Chef de l’Etat est entouré d’un groupe de
conseillers plus précisément trois parmi eux qui
gèrent ce dossier au gré de leurs intérêts et de
leur connivence avec Dupuydauby, laissant croire
qu’ils agissent au nom et pour le compte du
Président Faure. Ils ont la haute main sur le
dossier. Ils magouillent et manipulent l’opinion par
une désinformation savamment orchestrée. C’est ainsi
que, certains journaux diffusent des articles sur le
Groupe Bolloré à Abidjan et notamment sur la gestion
du terminal conteneurs de Vridi. Ces articles visent
à dénigrer le Groupe Bolloré. Pour notre part, nous
avons mené une enquête auprès de certains contacts
en Côte d’Ivoire.
Il ressort de nos investigations que :
1°) En 2003, dans un contexte difficile
et délicat, au moment où beaucoup d’investisseurs
privés ou publics se retiraient de la Côte d’Ivoire,
le Groupe Bolloré a su investir et soutenir le Port
d’Abidjan.
Partenaire de toujours de la Côte
d’Ivoire, le Groupe Bolloré est resté fidèle dans
les moments difficiles que ce pays a traversés et
traverse, ce qui a permis au Port d’Abidjan de
rester le 3e Port d’Afrique avec de
500.000 conteneurs manutentionnés par an.
2°) Contrairement aux campagnes
médiatiques diffamatoires, la preuve est faite que
la mise en concession du Terminal de Vridi en 2003
s’est faite en toute légalité et en toute
transparence conformément et en accord avec les
exigences des autorités de tutelle et des
organisations internationales.
Le Groupe Bolloré a su ouvrir à d’autres
investisseurs le capital de la Société qu’il avait
créée pour qu’un plus grand nombre d’opérateurs
puissent le rejoindre dans un projet qui s’est
révélé extrêmement positif pour le Port d’Abidjan,
les armateurs et l’Etat ivoirien.
En dépit des thèses accréditées par
Dupuydauby et ses complices dans des articles
vicieux, les autorités ivoiriennes, au regard des
résultats, n’ont plus de griefs contre le Groupe
Bolloré si tant est qu’au début des velléités ont
été manifestées.
Au Togo également, le Groupe Bolloré
n’est pas en reste, car pendant la période
difficile, le Groupe Bolloré a su investir et
développer le Port qui est un outil de
développement.
A preuve, le Groupe Bolloré a pris la
majorité du capital de SE2M-Togo à travers PII
Espagne appartenant à Progosa Espagne qui est une
filiale du Groupe Bolloré. Jacques Dupuydauby a
servi de cheval de Troie. Il a été mandaté et payé
par le Groupe Bolloré pour gérer ce dossier. Ce qui
ne lui confère aucun droit de propriété.
Il est évident que le Groupe Bolloré a
réalisé 100 % de l’investissement de la création et
de l’équipement en matériels de SE2M-Togo soit plus
de 6 milliards de F CFA.
Par ailleurs, c’est toujours grâce à ce
même groupe que le trafic conteneurisé du Port de
Lomé a doublé en 3 ans pour atteindre 212.000 tonnes
en 2005 ?
Dans un tout autre registre c’est le
Groupe Bolloré qui draine vers le Port de Lomé le
maximum des marchandises dont il assure le transit.
Ainsi le Port de Lomé est devenu le Port de
référence de l’hinterland Burkina Faso. C’est par le
fait du Groupe Bolloré que le Port de Lomé est
devenu le premier Port cotonnier de l’Afrique de
l’Ouest.
Dans la période particulièrement
sensible de 2005, le Groupe a rassuré ses clients et
partenaires économiques pour que le Port de Lomé
reste le Port de transit du coton de l’hinterland.
N’est-ce pas là des actes de confiance
d’un partenaire fidèle et efficace ?
En revanche, le Groupe Bolloré victime
de détournement d’actifs de la part de son ancien
employé Dupuydauby ne parvient toujours pas à
récupérer son bien malgré des décisions de justice
qui lui donnent raison.
C’est ce qui fait dire par tous les
observateurs que Bolloré, un groupe de référence
mondiale est victime de l’arbitraire et de
l’injustice au Togo.
Comment les autorités togolaises
peuvent-elles laisser perdurer et pourrir cette
situation alors que notre pays a un besoin pressant
et impérieux d’attirer des investisseurs pour
accélérer son développement ?
Les articles publiés en Côte d’Ivoire et
dénigrant le Groupe Bolloré accusent ce dernier
d’avoir agi dans l’opacité sans aucune transparence.
Qui est derrière cette campagne de
calomnie ? Pourquoi ces articles sont
systématiquement repris au Togo dans une certaine
presse ? Est-ce pour discréditer Bolloré dans le
dossier l’opposant à Dupuydauby ?
Intéressons-nous au Togo et voyons si la
transparence a prévalu dans la gestion de Dupuydauby.
1°) Qu’en est-il des prétendus accords
que Dupuydauby dit avoir personnellement conclus
avec les plus hautes autorités pour la construction
d’un terminal à conteneurs et d’un 3e
quai ? (Aucun accord n’est référencé dans les
Ministères de tutelle à ce sujet et personne à la
Direction du Port de Lomé n’est au courant de
l’existence des détails de ce fameux accord)
2°) Les détails des actions de
Dupuydauby conservés au vu et su de tout le monde et
au mépris des décisions de justice, la gestion des
sociétés qu’il a détournées (SE2M et SE3M)
3°) Les accords secrets et contrepartie
que Dupuydauby a dû négocier avec l’armateur CMA-CGM
pour qu’il installe à Lomé des grues pour le compte
de SE2M ?
4°) Les accords secrets que Dupuydauby
prétend avoir négocié pour que les autorités
togolaises acceptent l’arrivée à Lomé de ces grues
en violation des règles de neutralité du
manutentionnaire vis-à-vis des armateurs
5°) Le montage de la société CEOP que
Dupuydauby a créée pour s’accaparer des
investissements financés par le Groupe Bolloré.
Enfin c’est le lieu de rappeler dans ce
dossier scabreux que dans un document du service de
communication de J. Dupuydauby «l’historique et les
points clés du conflit Progosa-Bolloré», Dupuydauby
reconnaît :
- que le Groupe Bolloré est
financièrement à l’origine des activités de Progosa
Investment (Progosa Espagne) et que le Groupe
Bolloré est bien le propriétaire de Progosa-Espagne
(actionnaire unique PII Espagne, actionnaire
majoritaire de SE2M et SE3M).
- qu’il a été rémunéré par le Groupe
Bolloré dans le cadre d’un contrat avec ce groupe
(on parle de 240 millions de F CFA hors frais)
- que la Justice togolaise a également
reconnu que SE2M et SE3M appartiennent au Groupe
Bolloré.
Alors la question se pose de savoir pourquoi le
Groupe ne peut-il pas récupérer la gestion de ses
sociétés ?
On
comprend pourquoi Dupuydauby veut s’approprier les
sociétés SE2M et SE3M et on sait qu’il a commis un
détournement pour arriver à ses fins. Mais comment
se fait-il que les décisions de Justice qui
permettraient au Groupe Bolloré de récupérer SE2M et
SE3M ne s’appliquent pas ? Quel est donc le secret
de l’affaire Dupuydauby ?
Il faut que la Justice triomphe, que le
droit s’applique et que la lumière soit faite sur ce
scandale qui ternit l’image de notre pays et qui est
devenu un abcès qu’il faut crever pour sauver le
malade.
Rodrigue |