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Le dimanche 26 février 2006,
les rues de Lomé ont connu de petits frémissements sur le boulevard du 13
janvier au niveau du camp à la Gendarmerie Nationale.
Selon les témoignages des passants, on a observé une sorte d’agitation à
l’entrée du camp d’où des camions remplis de gendarmes sortaient en trombe et
prennent la direction de Tokoin. La rue, à ce niveau et au rond point
‘‘Fontaine Lumineuse’’ s’est désemplie. Les mouvements au niveau du camp
faisaient penser à un événement grave. Comme toujours dans ces circonstances,
les gens se perdaient en conjectures. On parlait d’une attaque contre le camp ou
de démêlés à l’intérieur.
Aux dernières nouvelles, nous apprenons que c’est M. Harry Olympio qui serait à
l’origine de cette situation et qu’il aurait payé des jeunes pour balancer des
cocktails Molotov dans le camp et semer la panique.
Toujours d’après nos informations, on aurait trouvé des éléments de preuve à son
domicile perquisitionné. Vrai ou faux, nous savons que M. Harry Olympio qui est
plus agitateur qu’homme politique est capable du meilleur et du pire. L’homme en
tout cas n’est pas à une expérience près. Fabrications d’explosifs, coups
fourrés, attentats contre sa propre personne, Harry Olympio a toujours été au
centre de beaucoup de plaisanteries de mauvais goûts.
Interrogé par téléphone, M. Olympio a tout nié en bloc et a déclaré : ‘‘C’est
parce que mes prises de position politiques dérangent qu’on cherche à
m’assassiner. Hier on a tiré des coups de feu à côté de ma maison’’.
Pour notre part, nous nous interrogeons : Harry est-il pris à son propre piège ?
A-t-il commis la faute de trop ?
En tout état de cause, ce politicien atypique appartient à la race de ceux qui
pensent qu’en politique, il suffit de s’agiter et d’insulter pour se faire
entendre et avoir sa place au soleil.
Tout porte à croire que cette affaire n’est qu’à ces débuts et que la suite sera
laborieuse et ne fera pas rire.
Rodrigue |