|
Combat du Peuple |
25 janvier 2007 |
|
|
|
[
N°584
: du 22
janvier 2007]
|
|
Affaire BIA contre Togo-Food : Les labyrinthes d’un
crime financier Yves Badohu entre la «racaillerie» et la
canaillerie |
|
Assez de mensonges, d’hypocrisie, de lâcheté et de
parlottes – L’affaire BIA contre Yves Badohu n’est pas
«une folle histoire autour d’un prêt ni une affaire aux
senteurs d’intimidations, de harcèlements et
d’incompréhensions entretenues» – Au Commencement
étaient une banque et son client. La banque accorde des
crédits à son client. Personne, ni même le client, ne
nie cette évidence. |
|
Quel
que soit le contentieux qui peut survenir entre les deux
parties, il faut absolument, en fin de compte, payer la
dette. Mais lorsque la preuve est faite que le client se
réfugie derrière des arguties judiciaires et des
manœuvres frauduleuses et dilatoires pour refuser de
rembourser sa dette, il y a mauvaise foi. Lorsque le
client organise sa propre insolvabilité, il y a
problème. Et lorsque la presse se saisit du dossier, on
ne doit pas chercher à étouffer les journalistes ou à
semer la confusion dans l’opinion en faisant publier ses
propres mémoires ou les conclusions de ses Avocats dans
les colonnes des journaux qui font fi du
professionnalisme et qui plaquent, sans vergogne, en
violation flagrante du secret de l’instruction, les
documents qu’on leur confie. Il est regrettable que le
mémoire de l’Avocat de Yves Badohu soit plaqué dans un
journal qui le présente comme le fruit de ses propres
investigations à la Justice. Le greffe du Tribunal ou le
cabinet du Juge d’instruction n’est pas un endroit où
les journalistes vont se procurer des documents à leur
guise. Les règles et les circonstances d’accès aux
dossiers sont rigoureuses et connues. Dans l’exercice de
notre métier, celui du journaliste, lorsqu’on ne sait
pas, on ne dit pas, parce qu’on ne peut qu’exposer sa
propre ignorance.
En
effet, dans son mémoire adressé au Juge d’instruction,
le Conseil de Yves Badohu a soulevé des points de
droits, à savoir :
1 – Le défaut de qualité de
la
Commission Nationale de Recouvrement de Créance (CNRC)
2 – La violation de l’article 5 du code de procédure
pénale
3 – La prescription de l’action publique et
l’inefficacité de l’action civile
4 – La nature du litige opposant les requérants à
la
BIA-Togo S.A. et les conséquences y attachées au regard
de l’instruction
5 – La
chose jugée et ses incidences sur l’instruction
6 – Les irrégularités ou les insuffisances de
l’instruction
Voilà les différents points de droit développés par
l’Avocat de Yves Badohu et envoyés au Juge
d’instruction. On s’étonne de retrouver, in extenso, la
teneur de ce mémoire dans la presse comme par hasard.
Certes, l’Avocat de
la BIA
a, à son tour, rédigé un mémoire en réponse dont notre
confrère Forum de
la
Semaine
ne dispose pas. C’est ce qu’on appelle un travail bâclé
qui manque d’équilibre. Qu’on le veuille ou pas, cette
façon de travailler, non seulement déshonore mais est
préjudiciable à celui que le journal prétend défendre.
Pour notre part, nous pensons que le débat
juridique ne se déroule pas dans la presse parce que
nous ne sommes outillés pour ce genre d’exercice. Nous
disons simplement que tous les actes posés par Yves
Badohu jusqu’à l’obtention des décisions de justice qui
lui sont favorables, sont des éléments constitutifs du
délit d’escroquerie et qui anéantissent toute
prescription de l’infraction.
Et nous ajoutons que
la
CNRC a été créée par décret présidentiel et jouissait
donc d’une légalité indiscutable. Elle peut se voir
délégué par un tiers le pouvoir d’agir en son nom. M.
Yves Badohu ne le savait que trop, lui qui avait attendu
le décès du Président Eyadéma pour rebondir et refuser
d’honorer les engagements qu’il avait pris.
C’est cela qui nous fait dire que M. Yves
Badohu évolue entre la «racaillerie» et la canaillerie.
Commentaires
Dans notre souci d’éclairage de l’opinion,
nous nous faisons le devoir de rappeler que Yves Badohu
est devenu client de
la BIA
en passant par la grande porte. Son beau-père M. PASS
ayant été à l’époque, le Directeur Général et le
Président du Conseil d’Administration de cette Banque.
Toutes les ouvertures, les facilités dont il avait
bénéficié par la suite procèdent de cette réalité.
Autrement, un client, quels que soient son intelligence,
sa capacité de travail, sa force de caractère et son
entregent ne saurait bénéficier aussi facilement d’une
telle largesse auprès d’une banque aussi exigeante que
la BIA. Dans un tout autre registre, Yves Badohu est un
prince. Son papa, le vieux Badohu n’était-il pas le roi
local des bâtisseurs ? Et lui-même n’est-il pas un
membre influent du cercle des bâtisseurs ?
L’appartenance à une confrérie aussi puissante sur le
plan aussi bien national qu’international est pour lui
un bouclier infranchissable, une sorte de passeport pour
abuser de la confiance de
la
Banque
et mettre au pas tous ceux qui ne pensent pas comme lui.
Au nom de la fraternité, tout est pardonné. Au nom de la
solidarité universelle, il est toujours compris par
surcroît. Nous en savons quelque chose. Les puissantes
et obscures protections dont jouit ce play-boy arrogant,
suffisant et cynique ne relèvent pas du hasard. Il peut
tout se permettre. L’impunité sera au rendez-vous.
Peut-on ou doit-on confier une responsabilité au contour
national à cet individu ? Nous en doutons. Et pourtant,
c’est ce qui est en train d’être fait. Nous osons croire
qu’avant de travailler dans ce nouveau créneau, Yves
Badohu va trouver une solution honorable à son
contentieux avec la BIA. Autrement, ce sera déshonorant
pour notre pays. Yves Badohu doit savoir que le rôle de
la presse c’est de combattre l’injustice avec son
cortège de maux et de torts.
Ceux qui protègent Yves Badohu contre vents
et marées, les hommes d’affaires qui sont eux-mêmes
couverts d’énormes dettes, ceux d’entre eux qui avaient
fui ce pays par la fenêtre avant de revenir par la
petite porte, ceux qui continuent à narguer la société
et qui vivent dans une opulence insolente malgré l’océan
de misère qui les entoure, doivent savoir qu’ici bas
tout se paie et que l’évolution actuelle de notre pays
ne permet plus la règle de deux poids deux mesures. Les
magistrats et pas des moindres qui font barrage à
la
Justice en faisant pression par-ci et par-là mettent la
République en péril. En tout état de cause, le dossier
Yves Badohu est un cas d’école. Plus tôt une solution
sera trouvée mieux cela vaudra pour tous. Autrement nous
ne baisserons pas le bras. Nous irons de révélations en
révélations. Cela s’appelle le devoir de vérité.
Rodrigue |
|
|
|
La logique de l’être et du néant : Quoi de neuf,
M. Le Premier Ministre Agboyibo ? |
|
Dans notre parution N° 583 du 15 au
19 Janvier 2007,
nous avions écrit sur les inconséquences, voire
les incohérences de Me Yawovi Agboyibo, Premier
Ministre de la République, au sujet des
gymnastiques qu’il a faites en ce début d’année.
En effet, dans son adresse au Chef de
l’Etat lors de la cérémonie de présentation de
vœux, le Premier Ministre Agboyibo a démontré son
sens de l’extravagance en versant dans un
griotisme qui a laissé tout le monde pantois. Mais
quelques jours seulement plus tard, comme pour se
rattraper et se faire une virginité, il a décidé
de ne pas participer aux festivités ayant marqué
la célébration du 13 janvier. Ces genres de
gymnastiques ne permettent pas une certaine
lisibilité dans la démarche politique de Me
Agboyibo. Car il ne peut pas être et ne pas être
en même temps.
Certains journaux proches du Premier
Ministre se sont complus à parler de valeurs et de
convictions. D’autres ont évoqué des membres de
l’opposition au gouvernement comme si ce débat
n’était pas clos depuis longtemps au Togo. Mais
puisque, dans notre pays, nous aimons le flou, il
nous semble indiqué de rafraîchir la mémoire aux
uns et aux autres. Et pour ce faire, il faut
commencer par le commencement.
De qui ou de quoi le Premier Ministre
Agboyibo tire-t-il sa légitimité ? Quand on sait
que Me Agboyibo n’a pas été nommé Premier Ministre
à la suite d’une élection législative qui a dégagé
une majorité parlementaire en sa faveur ;
lorsqu’on sait aussi que l’Accord Politique Global
n’a pas explicitement désigné Me Agboyibo comme
Premier Ministre, ce dernier ne peut tirer sa
légitimité que de la volonté et de la seule
volonté du Président Faure Gnassingbé.
De ce fait, Me Agboyibo et tous les
membres des autres partis de l’opposition qui sont
aujourd’hui au pouvoir parce qu’il gèrent les
affaires de la cité,, prennent des décisions et
agissent au nom de l’Etat, ne sauraient prétendre
encore être de l’opposition. Ce reproche a
été fait en son temps à l’ancien Premier Ministre
Edem Kodjo par ceux-là mêmes qui sont aujourd’hui
au pouvoir. Lorsqu’on décide de rentrer dans un
Gouvernement d’union, on perd son statut
d’opposant. En revanche, lorsqu’on dispose d’une
majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale, on
cohabite et on applique son projet à soi avec ou
contre la volonté du Chef de l’Etat.
Revenons à présent à nos moutons pour
parler de la commémoration du 13 Janvier. La non
participation de Me Agboyibo, Gnininvi et consorts
à cette célébration est un non-événement parce
qu’elle n’a pas empêché le RPT et les FAT de
célébrer la journée comme ils l’entendaient.
Dans un processus de réconciliation
nationale, chacun doit se battre pour qu’il y ait
une continuité de l’action. On se rappelle en
effet que l’année dernière, le tandem Faure-Kodjo
avait mieux fait en essayant de satisfaire tout le
monde. Cette année-ci, Me Agboyibo devait
réfléchir et pousser un peu plus le pion en
faisant en sorte que cette fête devienne une
réelle fête de la réconciliation. Et ainsi, le
caractère vengeur de cette date finira par
s’estomper.
Oui, la grande majorité des Togolais
n’approuve pas que le 13 janvier soit célébré par
Faure Gnassingbé selon la même formule que sous
son père. Oui, le 13 janvier est une date qui
divise les Togolais. Nous sommes tous d’accord sur
cette évidence. Raison de plus pour que la
réflexion soit approfondie autour de cette
célébration afin qu’une formule qui puisse
satisfaire tout le monde soit trouvée.
Au jour d’aujourd’hui, compte tenu des
nouvelles donnes, le temps des réactions à fleur
de peau, des boycotts et des bouderies est révolu.
Les acteurs politiques togolais doivent agir en
toute lucidité et en toute responsabilité. Déjà,
ils sont en train de faire des progrès
remarquables en ce qui concerne l’organisation des
élections législatives. Il s’agit donc d’une
nouvelle dynamique qu’il faut étendre à tous les
aspects du problème togolais. Les journalistes qui
versent dans l’apologie des uns, la dénonciation
ou la condamnation des autres sèment la zizanie et
ne permettent pas que notre pays connaisse des
avancées sur le plan politique.
Le RPT est un parti qui est resté
pendant plus de trois décennies au pouvoir et qui
a pris des plis. Même si ce n’est pas une excuse,
il serait de bon aloi de gérer ce parti de manière
à l’amener à se démocratiser. Les actions qui
peuvent le pousser à se braquer et à se replier
sur lui-même sont a priori contre-productives.
Nous ne voulons pas faire ce que nous
reprochons aux autres, c’est-à-dire, verser dans
la polémique. Ceux qui croient que s’opposer à la
célébration du 13 janvier est un acte politique
majeur se trompent. S’opposer parce qu’on croit sa
cause juste est une bonne chose. Mais tout est
dans la manière.
Pour notre part, nous sommes convaincus qu’il est
temps de mettre du bémol à nos passions. Nous
savons que nous sommes dans une période de
pré-campagne et qu’on ne peut pas, dans ces
conditions, empêcher les politiciens de
«politiquer». En clair, on ne peut pas les
empêcher de faire leurs petits calculs
politiciens. Mais de grâce.
Revenons enfin à Me Agboyibo lui-même.
Le titre de cet article est interrogatif. Nous
disons : «Me Agboyibo, quoi de neuf ?» Oui, quoi
de neuf ? Depuis sa nomination, Me Agboyibo se
comporte comme si le Togo se résume à
l’organisation des élections législatives. On a le
sentiment que le pays s’est arrêté. Contrairement
à son prédécesseur, il n’a pas été capable de
présenter le moindre petit bilan après 100 jours
aux affaires. On a l’impression que les grands
chantiers ouverts sous Edem Kodjo connaissent un
ralentissement. Ce qu’on entend dire trop souvent
par ses proches ou ses partisans, c’est que le RPT
empêche le Premier Ministre de travailler. Ces
genres d’affirmations font sourire ou rendent
triste, parce que lorsqu’on a le pouvoir, il faut
l’exercer.
Me Agboyibo est le Premier Ministre de la
République. C’est-à-dire qu’il est le chef de
l’Administration et c’est lui qui assure la
gestion quotidienne des affaires de la cité. Il
peut interpeller ceux qui l’empêchent de
travailler et leur donner des injonctions. S’il ne
le fait pas, c’est soit par ignorance,
incompétence ou négligence grave.
Sous Me Agboyibo, même les Conseils
des Ministres sont devenus rares. D’après nos
informations, cette situation est due au manque de
préparation des dossiers. Alors, face à cette
situation, une question se pose. A qui revient la
responsabilité de préparer les dossiers ? Au
Premier Ministre et ses ministres ou au Président
de
la République ?
On nous parle des élections en juin
prochain. Est-ce une raison suffisante pour faire
de la gestion quotidienne de l’Etat une occupation
de moindre importance ? Le Chef de l’Etat, en ce
qui le concerne n’a pas manqué de le rappeler dans
son discours réponse à celui du Chef du
Gouvernement. Il n’y a pas un temps pour préparer
les élections et un temps pour gérer l’économie.
Les deux vont de pair.
Le Premier Ministre Agboyibo doit
sortir de sa léthargie. Nous ne voulons pas poser
la question de savoir qui a tort ou qui a raison.
Ce que nous voulons dire c’est que chacun doit
faire son travail proprement et
la République se portera mieux. Il faut arrêter
les polémiques inutiles et les gymnastiques
malsaines pour le bien de tous. Car l’heure du
bilan n’est pas loin.
C. P |
|
|
|
Fédération Togolaise de Football :
Après l’élection du nouveau Bureau Exécutif : Tata
Avlessi doit faire ses preuves |
|
Le 09 Janvier dernier, la Fédération Togolaise de
Football (FTF) a été dotée d’un nouveau Bureau
Exécutif élu dans les circonstances de
transparence que tout le monde sait. Les Togolais
dans leur ensemble ont applaudi. Cependant, tout
se passe aujourd’hui comme si quelque part, des
citoyens mal intentionnés veulent empêcher le
nouveau Bureau de travailler en toute sérénité.
Comme toujours au Togo, on a commencé à abandonner
la proie pour l’ombre. |
|
Le
jour de l’élection de ce Bureau, certains confrères ont
parlé de climat d’animosité entre le Président de
la FTF
et son 1er Vice-Président. Quelques jours
après, interrogé sur la TVT, le Président élu de la FTF,
M. Tata Avlessi a déclaré que tout est rentré dans
l’ordre et que son 1er Vice-président Gabriel
Améyi et lui se sont réunis ensemble au cours d’une
séance de travail et que le champagne a coulé à flot.
Pour nous, c’est un grand soulagement. Nous
nous sommes dits que la guerre n’aura pas lieu.
Avons-nous raison ou tort ? Tout ce que nous savons,
c’est que, au cours de cette même émission, le
Secrétaire Général de
la FTF
M. Espoir Assogbavi avait annoncé la nomination de
certaines personnalités à des postes de responsabilité
pour accompagner le Bureau Exécutif. Et c’est ces
nominations qui ont suscité un véritable déchaînement de
passion. Des titres fusent de partout dans les journaux.
On parle de crise et on ajoute que le Président Tata
Avlessi est dénoncé par ses deux Vice-Présidents. La
lettre ouverte rédigée par les deux Vice-présidents est
publiée avec des commentaires les plus alarmants.
Par ailleurs, dans un tout autre registre,
on nous gargarise du bras de fer qui oppose le Ministre
de
la
Jeunesse et des Sports Richard Attipoé et le Président
de la FTF. Là également, on parle pêle-mêle de guerre
déclarée. Finalement, on se demande où allons-nous avec
cette propension à la dramatisation ? Nous ne savons pas
si après la publication de la lettre ouverte des deux
Vice-présidents, on a pu recueillir le point de vue du
Président de la FTF. Sinon sa version des faits mérite
d’être également connue.
En attendant d’en arriver là, nous résumons
la situation. Le premier couac vient du fait que le
Ministre Attipoé dont c’est la prérogative, veut
recruter un entraîneur pour l’équipe nationale. Les
négociations et autres tractations devant aboutir à
cette finalité ont été engagées par le Bureau sortant.
Est-ce à dire que le nouveau Bureau est tenu d’entériner
automatiquement ce que le Bureau sortant a commencé ? La
question reste posée.
Ce que nous savons, c’est que le nouveau
Bureau exécutif de
la FTF
a marqué son refus. En principe, ce refus doit être
motivé. Si tel est le cas, nous ne voyons pas où se
trouve la guerre entre le Ministre et le Président de la
FTF. Puisque l’un et l’autre veulent le bien du football
togolais, ils finiront bien par se comprendre.
Par
ailleurs, en ce qui concerne la nomination de diverses
personnalités dont l’ancien Premier Ministre Agbéyomé
Kodjo, candidat malheureux à la présidence de la FTF à
des postes de responsabilité,on nous dit que ces
nominations ne sont pas prévues par les statuts actuels
de la FTF. Mais on ne nous dit pas que les statuts
actuels les ont interdites.
Que dire, sinon que ce qu’une loi n’a pas
prévu ne peut pas être considéré comme interdit.
Sur ce plan également, le Président et les
deux Vice-présidents protestataires doivent pouvoir
s’entendre, parce que ces personnalités ont été nommées
pour aider à l’épanouissement et au développement du
football togolais. En publiant dans les journaux une
lettre ouverte contre leur Président, on peut se
demander si c’est la meilleure voie pour régler un
problème interne à
la
Fédération. On peut aussi se demander si délibérément,
on ne se saisit pas d’une occasion pour fragiliser à
dessein le nouveau Président. Et là, la grande question
reste de savoir à quelle fin veut-on en arriver là ?
La FTF
n’est pas une enceinte politique. C’est un ensemble et
un tout sportif. Et au sein de cet ensemble, il faut
qu’il y ait la discipline et la solidarité. La FTF
compte 12 membres dans son Bureau Exécutif. Sur les 12,
même si c’est les deux Vice-présidents qui protestent,
ils peuvent être mis en minorité. C’est pourquoi il faut
savoir raison garder.
Nous ne portons pas de jugement de valeur en
disant que les deux Vice-présidents ont tort. Nous
exprimons tout simplement notre désapprobation par
rapport à leur démarche. Parce que leur approche est
viciée. Si l’on sait la crise que l’ancien Bureau a
traversée et qui a fait la honte de tous les Togolais,
chacun doit faire preuve de modération au lieu d’en
rajouter au moment où tout le monde se réjouit de
l’issue prometteuse de l’élection du nouveau bureau.
D’après des informations qui nous
parviennent de sources concordantes et bien informées,
il semblerait que le courant ne passe pas entre le
Président et son 1er Vice-président pourtant
hier encore amis. Si pour des raisons que nous ignorons,
les deux hommes n’arrivent pas à s’entendre, le 1er
Vice-président doit faire un choix clair entre la
mission à lui confiée par les électeurs et qui le met au
service du football togolais et ses sentiments
personnels. Il doit également savoir que le Président
est au-dessus de lui et agir en toute responsabilité
pour éviter une confrontation qui ne peut que nuire au
football togolais que tous les deux aiment si bien.
Si le Président pose un acte qui appelle des
réserves, cela doit être débattu et tranché par
l’ensemble du Bureau. Le 1er Vice-président
doit cesser de se mettre en rébellion car nous savons
aussi que, après la première réunion à laquelle il a
pris part, il n’a pas répondu présent aux autres séances
de travail. Ce qui en vérité pose problème.
A l’endroit du Président, nous disons
simplement qu’il est comme un père de famille et qu’il a
le devoir d’accepter, au nom de l’intérêt du pays,
d’avaler certaines couleuvres, du moins dans cette phase
de démarrage. Toutefois, nous ajoutons que dans la vie
et en toute chose, la finalité doit être conçue comme
principe interne de direction. On dit également que à
vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Le
Président Tata Avlessi doit se dire que la tâche qui lui
incombe n’est pas facile. Après avoir été élu, il doit
faire ses preuves. C’est une exhortation. En
conséquence, nous lui faisons confiance. Car, en se
positionnant comme candidat et en se faisant élire, il a
l’obligation de résultat.
Ce que nous déplorons en revanche, c’est
cette propension à la dramatisation fondée sur les
rumeurs et les commentaires de tous genres destinés à
faire croire que la terre brûle alors qu’il n’en est
rien. Nous osons croire que les soubresauts qui ont
marqué les premiers pas du nouveau Bureau Exécutif
relèvent plus d’une crise de croissance que de toute
autre chose. Nous restons persuadés que les deux
Vice-présidents veilleront à l’avenir à utiliser le
moins possible les médias pour régler les affaires
internes de
la
Fédération. Si même on doit en arriver là, il faudrait
que d’autres voies soient d’abord explorées. C’est notre
point de vue
et
nous avons le devoir de l’exprimer. Parce que nous
pensons à juste titre que le nouveau Bureau Exécutif a
besoin de cohésion et de dialogue pour affronter les
défis à venir et qui ne sont pas des moindres.
C. P. |
|
|
|
 |
|
|
|