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31  juillet 2006

 

[No 466:  du 27 juillet 2006]
Le Président Blaise Compaoré désigné facilitateur du dialogue intertogolais:  L’UFC et la CDPA se mettent enfin d’accord avec les autres
 
 

Les neuf délégations au dialogue  intertogolais se sont accordées tous le mardi 25 juillet 2006 pour désigner un facilitateur en la personne du président Burkinabé, Blaise Compaoré, chargé désormais de diriger les travaux de ce dialogue.

A l’annonce de choix par le directoire du dialogue, jusque-là assuré par Me Agboyibo, nombre de togolais et d’observateurs avisés de la crise togolaise, se sont interrogés sur l’aboutissement de la facilitation du président Compaoré qui bien sûr n’est pas à sa première expérience. Déjà en 1992, les togolais dans la recherche de solutions à leur crise, se sont invités chez le président burkinabé, qui a accepté faciliter les travaux. Des accords, baptisés Ouaga I, Ouaga II et Ouaga III, ont été signés par les différents protagonistes même si dans la pratique de ces accords, on a déploré leur violation.

            Le choix du président Compaoré pour faciliter les travaux, a donc provoqué chez toutes les délégations au dialogue, un sentiment de satisfaction générale. Mais la grande question  est de savoir pourquoi avoir attendu si longtemps ? Pourquoi avoir perdu trop de temps pour finalement arriver là ? Les réponses à ces interrogations se lisent facilement dans le caractère complexe que les togolais ont toujours donné aux dissensions en vue d’aplanir leurs divergences.

            Hier seulement (le 06 juillet 2006 passé), l’Union des Forces de Changement (UFC) et la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) s’opposaient urbi et orbi contre  le paraphe du document contenant les acquis des discussions depuis le 21 avril dernier ; document intitulé Accord Politique de Base. Aujourd’hui, avec la désignation du facilitateur, le président Compaoré, c’est le même document (l’Accord politique de base) sur lequel seront annexés les différentes  observations des délégations qui va servir de document de base avec la facilitation du président burkinabé.

            Ces deux formations politiques en acceptant le principe selon lequel ce document serve de base à la suite des travaux, approuvent, in peto, cet accord qu’ils avaient rejeté, si nous osons dire, inutilement.

            Hier encore, c’est toujours les mêmes (UFC et CDPA) qui ont crié, haro sur ceux qui négociaient la facilitation du président Compaoré. Ils avaient tout simplement dit non à une certaine désignation du président du Faso comme facilitateur, arguant des hypothèses qui ne tenaient pas debout.

            Aujourd’hui, c’est ridiculement les mêmes qui, dans la liste du choix des facilitateurs, ont proposé le président Compaoré pour les aider à trouver des solutions.

            Voilà comment le règlement de la crise togolaise est truffé d’incongruités. Ce qu’on refuse hier en exhibant toutes les armes lourdes, on l’accepte plus tard et  tambours battant. Finalement, nous avons comme l’impression que ces formations politiques évoluant dans cette politique de fuite en avant, refusent que les togolais finissent avec leur crise. Et pour cela il faut à tout moment mettre le bâton dans les roues de ceux qui s’évertuent à ce que des solutions durables soient trouvées au problème togolais.

            Me Agboyibo pendant près de trois mois à la tête du directoire du dialogue, s’est  beaucoup investi pour que toutes les délégations au dialogue parviennent à un accord politique global. Il était à un pas seulement du point d’arrivée lorsqu’on a décidé de lui rendre la vie dure. On a préféré que cette réussite ne soit pas attribuée aux efforts du président national du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibo. On a préféré encore qu’aucune solution ne soit trouvée maintenant et que la danse macabre continue. Ce cynisme, puisque c’est comme cela qu’il faut l’appeler, à l’égard des togolais par leurs propres frères, ne peut éternellement durer.

            L’horizon promet de bonnes choses aux togolais. En témoigne aussi la détermination du pouvoir RPT à en finir avec la souffrance des togolais. Ce RPT qu’on a toujours accusé de traîner le pas et de maintenir  les togolais dans leur état de mendicité a démontré, au cours de ce dialogue, peut-être, par une lumière divine, qu’il est prêt à tout donner pour le bonheur des togolais. C’est cette même lumière divine que nous souhaitons, en vain, illumine l’UFC et la CDPA afin que définitivement le Togo sorte de son état comateux.

            Mais il est permis de nourrir un grand espoir parce que l’UFC et la CDPA à force d’évoluer toujours sur des contradictions méchantes, tombent dans leurs propres pièges. Le dialogue intertogolais, le 12ème du genre, est vivement appelé à réussir quelque soit la taille  de l’épine que l’UFC et la CDPA sont convenus de planter sous son pied.

Mohamed

 
Pandémie de Sida au Togo:  Le taux de séroprévalence en baisse  

Le SIDA (Syndrome immunodéficience Acquise) est une maladie, pour le moment incurable qui ne cesse le jour au jour de faire des victimes de tous genres de par le monde. Cette maladie se transmet, rappelons-le, à travers les relations sexuelles, la transfusion et l’utilisation d’objets souillés de sang et la contamination mère infectée à l’enfant.

Dans le monde entier, chaque année, des millions de décès sont annoncés suite au ravage de cette pandémie connue aussi sous l’appellation du mal du siècle. L’Afrique, continent le plus touché, traîne sous le poids des conséquences causées par cette maladie aussi terrible que redoutable. Fléau planétaire qui décime l’humanité, le Sida causé par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH), est une pandémie qui se manifeste par une diarrhée chronique, des fièvres persistantes, une toux chronique, une fatigue intense et un amaigrissement très prononcé. Son éradication est de nos jours le cheval de bataille de beaucoup d’institutions nationales que mondiales. Il n’est un secret pour personne que le Sida qui désempare toujours ceux qu’il attaque et ceux qui le combattent ne choisit pas ses victimes dont le nombre est toujours matière à réflexion.

Dans notre pays, la lutte contre cette pandémie commencée depuis 1986 s’est accentuée avec la détection du premier cas une année plus tard c’est-à-dire en 1987. Les différentes associations qui participent activement à son éradication font preuve d’abnégation, de conviction sans réserve et d’un courage d’acier dans le but d’atteindre leurs objectifs. Comme on le note depuis, le Sida est une affaire de tous ; gouvernants comme gouvernés, voilà pourquoi dans tous les pays au monde, les plus hautes autorités n’ont pas voulu être en marge des actions menées pour freiner son évolution. Prenant la mesure de ses ravages, ces autorités ont mis sur pied des mécanismes de lutte. Au Togo, la création du Conseil National de Lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST) dont la présidence est assumée par le Chef de l’Etat, est la marque d’une volonté manifeste des dirigeants à contribuer profondément à l’éradication de cette maladie. Et depuis, ce Conseil n’a manqué à travers des séminaires de sensibilisation et autres de conscientiser la population sur les drames causés par le Sida en vue d’un changement de comportement.

De 1987 à nos jours, les personnes les plus touchées sont des hommes et femmes âgés de 15 à 49 ans qui constituent la couche la plus productive de la population.

Le Conseil extraordinaire des ministres qui s’est tenu le vendredi 21 juillet dernier a évalué le bilan du CNLS-IST. Ainsi, aujourd’hui on estime à 120.000 le nombre de personnes infectées par le VIH/Sida dans notre pays. 18.000 de ces personnes ont besoin des traitements antirétroviraux.

Le taux de séroprévalence qui était en 2005 de 6 % est descendu à 3,2 % cette année. Ce qui démontre que les efforts déployés de part et d’autre pour freiner l’évolution de cette pandémie ne sont pas vains. Loin de crier victoire, il faut tout  de même remarquer qu’un travail non moins satisfaisant a été fait. Malgré cette baisse du taux de séroprévalence dans notre pays, c’est le lieu d’encourager chaque citoyen à s’impliquer davantage dans les actions visant à lutter contre la propagation du Sida. Il est aussi nécessaire que nous connaissions notre statut sérologique pour mieux nous protéger et protéger les autres.

Albert BAT

 
Départ de quatre membres du bureau de  la FTF : Les raisons cachées de leur démission

C’est désormais consommé : les quatre membres « adeptes de la transparence » de la Fédération Togolaise de Football sont désormais devenus  des anciens membres du bureau exécutif de la FTF. Ces démissionnaires, à savoir Winny Dogbatsè, Amegnran Kodjo, Assogbavi Espoir et Adjété Edoè Tino ont jugé bon de rendre en bloc leur tablier après s’être soigneusement trempés dans les délices de la FTF. Ils ont jeté l’éponge, dénonçant, selon eux la gestion opaque dont fait preuve le président de la FTF, le Lieutenant Colonel Rock Gnassingbé. Par leurs démissions, ils font croire au peuple tout entier qu’ils ne sont pas les principaux responsables de la crise qui a secoué la délégation togolaise  au récent mondial. Pour eux, leur acte n’est dirigé contre personne mais vise plutôt à sauver ce qui peut encore l’être. Mais cela n’est que le signe d’une irresponsabilité notoire de leur part. Il n’est pas question de se cacher derrière une  démission pour essayer de se blanchir en jetant l’anathème sur celui qu’on applaudissait et qu’on embrassait il y a quelques mois. Depuis que ces fossoyeurs de la FTF ont rendu leur tablier, certains continuaient à  s’interroger sur les vrais mobiles de leurs démissions.

            Ainsi les raisons inavouées qui ont contraint ces membres à s’effacer de la FTF sont toutes simples. Il nous en souvient que récemment, la FTF avait organisé à Notsè un congrès extraordinaire pour amender les textes de la fédération en vue de les adapter à ceux  de la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial. Selon ces textes amendés, qui sont d’ailleurs entrés  en vigueur, le poste de Trésorier n’existe plus. Le président de la fédération a désormais le pouvoir de nommer le secrétaire Général qui a également en charge la trésorerie. On se rappelle  aussi qu’avant la tenue du congrès de Notsè, ces messieurs,  sachant que si les textes venaient à être amendés, ils n’auront plus leur place à la Fédération, avaient adressé des correspondances aux présidents des clubs leur demandant de boycotter ce congrès mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, le congrès a eu lieu et les statuts amendés.  A présent que les textes sont déjà en vigueur, après s’être remplis les poches à  la faveur du mondial, ils se sont rendus à l’évidence que leurs places à la fédération ne valaient plus la peine. Voilà pourquoi ils ont décidé de « quitter les choses avant que les choses ne les quittent ».

            Comme nous l’avons toujours écrit, le peuple togolais n’est pas dupe. Il n’est plus besoin de penser le tromper par des agissements qui frisent le ridicule. Monsieur Amegnran, qui ne cesse de dire à qui veut l’entendre qu’il a toujours demander au président Rock d’associer le trésorier dans la gestion des fonds de la FTF oublie que lui, en tant que président de la ligue Maritime-Est, n’a jamais associer son trésorier dans la gestion des subventions qui sont allouées à cette ligue puisque ce dernier n’a jamais vu la couleur de ces subventions. Qu’est-ce que c’est ridicule ! Où est le sérieux de ses critiques ? N’est pas mieux pour lui de se taire puisque lui aussi il s’est montré adepte de la gestion opaque ? Il n’est-ce pas le seul quand on sait que Tino Adjété, qui est en train de remuer ciel et terre pour devenir président d’Agaza, s’était monstrueusement, également illustré lorsqu’il présidait aux destinées de la Semeuse FC qui est aujourd’hui en deuxième division après avoir fait un bref passage en première division.

            Ils ont jugé bon de partir sans penser rendre compte de ce qu’ils ont fait au sein de la fédération à quelques mois seulement de la fin de leur mandat, faisant croire au peuple qu’ils ont le bon sens. Mais ils ont  ignoré que le bon sens aurait voulu qu’ils tirent les leçons de ce qui s’est passé et qu’ensemble avec les autres membres du bureau, les dispositions soient prises pour que de pareilles situations ne se présentent plus. En tout cas, leur acte est déjà posé et l’ont peut retenir qu’ils se sont sentis inutiles au sein du bureau de la fédération. Bon vent !

Albert BAT

 
Insolite : Opportune finalement rendue malheureuse par Georges

L’ambition dont on n’a pas la compétence, est un crime. Georges B. l’a maintenant compris à ses dépens. Idem pour Opportune, la femme du patron de Georges que celui-ci a eu la maladresse d’arracher. Selon plusieurs témoignages, Georges dont nous plaignons le sort, après s’être fui du domicile de son patron en compagnie de la belle Opportune, a connu successivement des moments de galère avec celle-ci. C’est peut-être dans cette galère que Opportune se rend compte certainement de ses bévues. Elle commence à sortir petit à petit de l’état d’hypnotise dans lequel Georges l’a mise. La famille de la dame Opportune qui depuis le début de cette mésaventure ne cesse de prier le Seigneur pour que leur fille revienne en elle-même, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Plus leur fille sera en compagnie de ce Georges, plus elle perdra la tête » se dit-elle. La famille menace alors Georges de leur retourner leur fille en l’état c’est-à-dire dépourvue de toute formule abracadabrante. Tellement cette menace pèse sur Georges le boy, le terrible ! Mais diantre ! Quelles tares traîne ce Georges qui à tout point de vue a perdu tout sens de dignité ? Nous ne saurions le dire. Mais ce que nous savons et que tout le monde ne cesse de dire, c’est que «Georges, cet homme éhonté, ne mérite pas d’être dans le concert des humains».

            Souvent pour se justifier et vraiment éhonté par son acte qu’il est difficile de qualifier, Georges affirme à qui veut peut-être l’écouter qu’il ne fait que rendre service à la femme de son patron. Mais quel service est rendu jusqu’à une nuit profonde ? Seul Georges lui-même a la réponse à cette interrogation. Mais pour l’heure, il est question d’une grande mésentente qui est née entre la famille d’Opportune et Georges. Cette famille, une bonne famille dont sont issues des têtes bien faites et aussi bien pleines, part aujourd’hui en guerre contre Georges.

            Mais réservée dans ses actions, elle déplore souvent cette kleptomanie que traîne encore  Georges jusqu’à dévaliser de par le passé son Excellence de la famille de dame Opportune. Décidément, on dirait que Georges renferme en lui un certain nombre de tares et de maladies psychiques doublées d’une bonne dose de pratiques spirituelles qui l’amènent dans des univers impossibles. Et pour finir, la famille de Opportune pense se battre cor et âme pour arracher leur fille de la mystérieuse griffe de Georges qui normalement doit tout regretter et revenir à de meilleurs sentiments.

Mohamed

 

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