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Le Togo, la terre de nos aïeux,
est plongé depuis plusieurs années
dans une grande crise politique
qui s'éternise. Bien évidemment,
les effets de cette situation
jaillissent automatiquement sur la
vie sociale du pays entraînant
une crise économique puisque les
bailleurs et autres investisseurs
ne veulent pas courir le risque
d'investir dans un tel pays et au
lendemain incertain
Tous les efforts consentis par
moment pour juguler cette crise
sont voués à l'échec Ainsi, la
crise perdure, dans le temps et
dans l'espace, elle évolue de
rencontre en rencontre, de
négociation en négociation soit à
Lomé ou dans les pays étrangers.
La seule solution possible encore
pour sauver le Togo est la tenue
d'un dialogue national regroupant
toutes les forces politiques du
pays pour se mettre d'accord en ce
qui concerne la manière de
gouverner le pays pour y faire
régner la démocratie. De son
vivant, feu Eyadema Gnassingbé a
initié plus d'un de ces forums de
dialogue mais aucun n'a abouti à
un résultat palpable. A chaque
fois, il y a des points de
divergence qui bloquent le
déroulement du dialogue.
Malheureusement après sa
disparition, les choses vont
plutôt de mal en pis au lieu de
s'arranger, si nous supposons que
c'est lui qui bloquait les
discussions. Mais non seulement le blocage
persiste, ce qui veut dire que
ceux qui s'arrangent dans ce sens
sont toujours là et continuent
leur arrogance dans la même
direction
Au lendemain des dernières
élections la crise s'es encore
plus accentuée. La CEDEAO, qui
avait pris les devants, a été
dépassée par Ies événements. Mais
on ne sait pas comment les deux
partis politiques, qui font le
malheur du pays, sous prétexte
d'être les plus grands, se
retrouvent une première fois
ensemble à Rome sous l'égide de la
Communauté Chrétienne Sant'Egidio.
C’était un dialogue de sourds où
ils se mirent d’accord sur leurs
désaccords. Entre temps, le
président de la République lance
un dialogue national pour
l’ensemble de la classe politique
togolaise. Ce dernier dialogue n’a
même pas eu le temps d’une
rencontre ensemble avant de
connaître son blocage suite à de
différents problèmes dus aux
conditions et à l’ordre du jour,
la présence d’un facilitateur pour
le bon déroulement des travaux.
Après des tiraillements, un
médiateur a été choisi pour ce
dialogue qui devait avoir lieu
vers la fin du mois dernier du
côté de la ville de Ouagadougou au
Burkina Faso. Mais faute des mêmes
compromis sur les conditions et
l’ordre du jour, le dialogue n’a
pas eu lieu
C'est alors que la semaine
dernière, on parle d'une nouvelle
rencontre entre Faure Gnassingbé
et Gilchrist Olympio à Rome sous
l'égide de Sant'Egidio pour donner
une suite à la première. Et le
dialogue national, on en parle
plus. Tout se passe comme si dans
ce pays, il y a deux partis : le
RPT et l'UFC, les autres partis
politiques ne valent rien. Or,
adopter une telle position est une
erreur grave qui peut causer plus
de torts qu'elle en résout.
Les autres partis aussi sont
présents sur le territoire et ont
leur poids à peser dans la balance
politique. D'ailleurs, les
rencontres déjà intervenues entre
l'UFC et le RPT n'ont jamais
abouti et ne sont mêmes prêtes à
être concluantes. Si c'est
le cas, on devait déjà avoir des
résultats après les deux
rencontres, ou du moins quelques
accords tacites qui montreront
qu'on peut espérer une suite
favorable de ces rencontres. Si
jusqu'à la date d'aujourd'hui,
rien n'est fait c'est que, il n'y
aura plus rien. Cela montre une
fois encore que les deux parties
en négociations ne s'entendront
jamais. Et ça, il y a des membres
de ces deux mouvements politiques
qui le savent très bien. L'UFC
cherche à prendre ce que le RPT
n'est pas prêt de céder. Tout le
monde sait ce qui se passe. Ce
n'est pas la peine qu'on nous
trompe tous les jours. Ces
rencontres de Sant'Egidio à Rome
sont en fait des pertes de temps
ou plus loin des forums organisés
par le RPT et l'UFC pour se moquer
du peuple togolais. Dans tous les
cas, le RPT trouve son avantage
dans cette affaire, celui de
rester au pouvoir et faire traîner
les choses. En même temps, il sera
tenu pour responsable par le
peuple. Car étant au pouvoir, le
RPT doit tout faire pour résoudre
la crise politique et sauver le
pays. Les autres partis politiques
sont là sur l'échiquier national.
Rien n'empêche le RPT de composer
avec eux pour sauver le pays de la
crise et faire tout pour la
reprise de la coopération avec l’UE.
Mais il persiste à vouloir
négocier l'impossible avec l’UFC.
C'est clair que ces rencontres ne
font que perdre le temps et affame
un peu plus le peuple togolais. Le
RPT doit prendre ses
responsabilités devant l'histoire
et le peuple togolais pour ne pas
être victime de sa propre
politique. A bon entendeur... |