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A peine l'on est sorti du gigantesque défilé militaire dans
le cadre de la célébration de la date du 13 janvier qu'on est
brusquement tombé dans le recueillement du premier
anniversaire du décès de l'ex-président Gnassingbé Eyadema
programmé pour tout le mois de février presque.
II y a donc un an disparaissait
celui que les gens se sont pressé
de désigner « Père de la Nation »,
le Général Eyadema. On lui collait à tort ou à raison,
beaucoup de dérives à la tête de
ce pays sur lequel il a régné une
quarantaine d'années. Ce n'est
probablement pas l'heure de bilan
car l'histoire est encore dans
l'actualité. La mémoire est
encore vivace et ne donne pas lieu
à des polémiques de genre qui se
lisent déjà.
On peut toutefois risquer à
parler d'héritages en comparaison
de l’actualité politique depuis un
an. Au plan politique donc l'on
est en mesure de craindre la
monarchisation du pays. La
progéniture de l'illustre disparu
s'est empressé de s'emparer du
pouvoir aussitôt après le décès.
II est encore confisqué. De son
vivant on soupçonnait déjà cette
transmission du pouvoir et il
disait à tout visiteur et dans des
discours officiels que « quelles
que soient les circonstances vous continuerez
l'oeuvre que nous avons entreprise
ensemble... »
L'homme n'était pas «trop aimé» par son peuple en dehors
des militants de son parti et des
proches, donc inutile de ne pas
croire qu'il ne s'adressait pas à
ses fils. Le pouvoir a changé de
mains il n'a pas quitté la
famille. L'oeuvre entreprise est
celle qui consiste à ne rien céder
de son pouvoir et les dialogues
pour procéder aux ouvertures n'ont
jamais abouti. Les fils
continueront à le torpiller.
Au plan social forcément lié à la
politique, les droits de l’homme
sont un vain mot et leur respect reste une calamité.
Le pouvoir a été préservé dans la
famille au prix d'un demi millier
de morts après une calamiteuse et
sanglante présidentielle selon le
rapport de la mission de l'ONU ;
l'agression des journalistes n'a
pas disparu et les différentes
enquêtes n'aboutissent jamais.
L'impunité est renforcée. Les
travailleurs sont plus ardus à
réclamer leurs droits et ceci
confiné dans un dialogue qualifié
de social et qui prend du poids.
Le pouvoir d'achat ne connaît
plus de statistique, c'est à vue
d'oeil. Au plan économique, le
gouvernement est obligé de
recourir à l'emprunt obligataire
et à une cotisation populaire
pour sauver l'Etat.
Bref, la solution n'est
perceptible nulle part et
l'horizon est encore lointain même
si les artificiers veulent nous
embarquer dans un dialogue
unilatéralement décidé. La
solution ? |