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Dans notre pays c’est désormais
difficile d’aller des promesses
aux actes. Longtemps attendu et
qui tarde à venir, le dialogue
intertogolais n’a plus de repère.
Les fonctionnaires togolais
regroupés au sein des syndicats et
centrales syndicales avaient aussi
presque dans la même période
introduit leur revendication quant
à l’ouverture d’un dialogue social
mais aussi d’autres doléances
notamment les arriérés de
salaires.
Où en est on ?
Ils avaient menacé de manifester
leur colère dans les rues de Lomé
avant qu’ils n’en arrivent à un
compromis. Ce compromis semble
aujourd’hui une compromission. La
base avait soulevé en son temps
les insuffisances du compromis
avec le gouvernement. Elle avait
souhaité maintenir quand même la
marche qui était programmée pour
sonner du moins l’alerte.
Le dialogue social qui était prévu
aux environs du 20 janvier (selon
les promesses du Premier ministre)
n’a ébauché aucun préparatif à cet
effet. A peine un salaire a-t-il
été versé. Drôle de négociation.
Dans cette affaire, le
gouvernement a juste négocié un
répit auprès de ses partenaires
qui ont béatement accepté.
Il est vrai que parmi les
négociateurs, nombreux
s’accommoderaient de la situation
actuelle et donc argumentent
ardemment en faveur du régime. Le
salaire n’est en fait pas à
négocier, il n’est pas un cadeau
d’un quelconque gouvernement,
fut-il d’union nationale
proclamée. L’autre vérité aussi,
c’est que personne ne plaindrait
les fonctionnaires tant qu’ils
seront divisés sur les
revendications et qu’ils ne
maîtrisent pas leurs droits. La
situation actuelle les arrangerait
apparemment mais il y en a à la
base (et c’est la majorité) à qui
parole est interdite et qui
souffre d’amour propre de
constater qu’elle est obligée de
mendier son salaire.
Emilie |