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Après
le rejet des services de facilitation de l’ex-premier ministre sénégalais,
Moustapha Niasse par la classe politique togolaise, le commissaire européen au
développement, Louis Michel appelle le secrétaire général des Nations Unies,
Kofi Annan au secours. Dernièrement contesté pour ses prises de position dans la
crise togolaise, Louis Michel a progressivement perdu son autorité jadis
assimilée sur la classe politique togolaise. Il ne serait pas très en odeur de
sainteté surtout avec l’ex Coalition de l’opposition. N’empêche que malgré que
la coalition est en progressive voie de ne plus exister, les partis de
l’opposition dite traditionnelle (UFC, CAR, CDPA) contestent les propositions de
M. Louis Michel. Les propositions de l’ex-président capverdien Monteiro et du
ministre malien Ousmane Sy passées inaperçues. La prise de position flagrante du
commissaire européen en faveur du pouvoir en place lui ôte toute crédibilité.
Celui-ci se sachant désormais contesté, se tourne vers l’Organisation des
Nations Unies. Le secrétaire général des Nations Unies, M Kofi Annan, se sent
interpellé au premier rang. Il aura une première tâche de donner autorité au
commissaire européen lui-même dans la crise togolaise et une seconde tâche de
faciliter et trouver un médiateur acceptable par toute la classe politique. On
lui reconnaît toute l’autorité morale pour rendre faciles ces deux tâches.
Louis Michel a toujours, et c’est
son défaut, cherché des solutions faciles ou de proximité pour une crise
togolaise qui est plus difficile qu’il ne le pense. Les solutions lui auraient
été toujours dictées. Moustapha Niasse n’était pas le plus indiqué pour
faciliter dans la crise togolaise tant il avait échoué pour une première fois où
il avait été sollicité dans le dialogue intertogolais. On dira que de ce fait il
connaît un peu la crise. Non, ils l’ont tellement compliquée qu’ils ne
comprendront plus rien. Les autres propositions qui ont suivi celle de Moustapha
Niasse n’ont été que par provocation.
Pourquoi n’essayerons-nous pas la
solution de la commission de l’Union Africaine. Au plus profond de la crise
aussitôt après la présidentielle d’avril 2005, le président de cette commission,
M. Alpha Oumar Konaré avait misé sur l’ancien président zambien
Kenneth Kaunda qui était en passe de plier bagages pour
séjourner quelques temps au Togo, mais monsieur Obasanjo sentant une résolution
facilement prochaine n’aurait pas accepté que le président de la commission de
l’UA lui ravisse la vedette. Peut-être ce sera l’occasion d’orienter la
recherche de la facilitation vers celui-ci ; à moins qu’on planche vers une
solution d’un facilitateur blanc. En tout cas, entre celui-ci et l’autre, c’est
la probité que l’on recherche le plus pour une vraie facilitation. Le temps de
recherche continue par avancer et les profiteurs continuent par augmenter leur
rendement. |