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Canard Indépendant |
29 Déc 2006 |
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Préparatifs des élections législatives :
Le
pied de nez de l’UE à la Coalition (CAR, CDPA, UFC) |
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La Commission électorale nationale indépendante sommée
par le Comité de l’APG de trouver des solutions à ses
divergences, s’active à respecter l’échéance du 15
janvier 2007. Elle se réunit à nouveau ce jour, dans
cette perspective. En attendant, l’UE en n’octroyant
qu’une enveloppe de 3,2 milliards comme sa contribution
pour la tenue des législatives, semble avoir tranché la
question. |
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La
Commission électorale nationale indépendante a prévu
pour aujourd’hui une séance plénière, pour se pencher
sur les points de divergence en son sein.
Deux
points de désaccord divisent les membres de la
Commission électorale nationale indépendante ( CENI),
chargée de l’organisation et de la supervision des
élections législatives au terme de l’Accord politique
global, signé le 20 août 2006. Il s’agit de la question
du mode de décisions en son sein et celle du mode de
recensement. Ces deux questions ont conduit à la
suspension des travaux de la commission.
Suite
à une réunion tenue à Lomé par le Comité de suivi de l’APG,
il a été demandé à la CENI de formuler des propositions
relatives au modèle du recensement et de la carte
d’électeur au plus tard le 15 janvier prochain. La
commission présidée par M. Tozim Potopéré, devra
également dans le même délai, définir un chronogramme
pour la tenue du scrutin avec en sus, une date ainsi que
le budget y afférent. Toutefois, elle a été instruite
par la même occasion de s’inspirer des modèles dans la
sous-région, pour le mode de recensement et la
fabrication des cartes.
Au
niveau de la CENI, 4 pays de la sous-région viennent
d’être retenus pour leur modèle. Il s’agit du Ghana, du
Bénin, du mali et du Burkina-Faso. Parmi ces pays, seul
le Ghana utilise des cartes avec photo.
De
source proche de la commission, on annonce pour le 03
janvier 2007, l’arrivée d’experts venant de ces pays
pour l’exposé de leur modèle. A la suite des travaux
avec ces experts, la CENI va retenir définitivement le
modèle pour le recensement et la fabrication des cartes.
Deux
propositions s’opposent à la CENI pour le mode de
recensement et la fabrication des cartes.
D’un
côté,
la CPP,
le RPT, le PDR et le REFAMP-Togo proposent un
recensement général qui sera effectué à partir des
bureaux de vote. A la suite de ce recensement, les
listes seront affichées pour réclamations et
rectifications. La troisième phase va consister en la
fabrication des cartes sécurisées d’électeurs. Ce modèle
va coûter entre 10 et 11 milliards de francs CFA.
Le
second modèle est soutenu par le CAR, la CDPA et l’UFC.
Elle consiste à effectuer le recensement toujours à
partir des bureaux de vote, avec fabrication instantanée
des cartes sécurisées d’électeurs. Le coût de ce procédé
est évalué à environ 52 milliards de Francs CFA. Selon
ces derniers, l’Union européenne est disposée à apporter
l’appui financier nécessaire pour la tenue des
élections.
Le
pied de nez de l’UE à la coalition
Les
membres de la CENI favorable au second modèle ne sont
autres que le reliquat de la Coalition de l’opposition
radicale. Alors qu’ils soutiennent que l’Union
Européenne est disposée à financer les élections et donc
le modèle de 52 milliards qu’ils proposent, l’instance
européenne vient de rendre public, le montant de sa
contribution à la tenue des législatives prochaines.
«
L’Union européenne a décidé d’octroyer une subvention
non remboursable de plus de 5 millions d’euros (3,2
milliards de F.CFA) au Togo pour l’aider à organiser les
prochaines élections législatives »
mentionne un communiqué de l’Union européenne.
Selon
la même source, « Ce fonds servira notamment à la
fourniture de la logistique aux autorités togolaises et
à la formation des observateurs nationaux, des policiers
et gendarmes chargés d’assurer la sécurité pendant ce
scrutin ».
Cette
annonce constitue un véritable pied de nez de l’UE au
reliquat de la coalition. Il est évident que si
Bruxelles n’est disposée à appuyer le processus
électoral qu’avec la modique enveloppe de 3,2 milliards,
on ne saurait raisonnablement opter pour un modèle de
recensement et de fabrication des cartes qui va
avoisiner les 52 milliards.
Augustin AMEGA |
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L’UFC
en Conseil national en Janvier prochain |
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A moins d’un revirement de dernières minutes, le
Président national de l’Union des Forces de Changement (UFC),
Gilchrist Olympio sera à Lomé en janvier prochain.
L’information qui circulait depuis peu déjà a été
confirmée hier par un haut responsable joint au
téléphone par la rédaction. Même si le jour de son
arrivée, pour des raisons que nous ignorons, a été tenu
secret, une chose est sûre : c’est que cette venue sera
ponctuée par le conseil national du parti qui se tiendra
autour du 20 janvier 2007. |
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D’autres indiscrétions annoncent, dans la
perspective de ce même voyage au pays du leader de l’UFC,
que le parti en profitera pour revoir la question de la
radiation du ministre d’Etat Amah Gnassingbé qui figure
aujourd’hui dans l’équipe de Me Agboyibo mais qui, au
moment de son entrée au gouvernement avait estimé y être
allé à titre personnel.
Malgré tout, la rentrée au pays du leader
charismatique de l’opposition togolaise se situe dans la
droite ligne des prochaines législatives. Il devra
saisir cette opportunité, et avec la complicité des
responsables fédéraux, s’expliquer à la population sur
l’orientation politique du parti après la nomination de
Maître Yawovi Agboyibo au poste de Premier ministre. A
ce titre et selon certaines sources, une tournée de
sensibilisation sous la houlette de Gilchrist Olympio
est programmée, histoire d’inviter la population à la
vigilance lors des législatives à venir et de l’écouter
sur ses besoins et préoccupations. Bref, la visite devra
permettre à l’UFC de se mettre en ordre de bataille avec
à la clef, les législatives du 24 juin 2007.
Cependant, à l’annonce de la nouvelle de la
venue du leader de l’UFC, beaucoup se demandent à savoir
si cela devra servir d’aubaine au parti pour statuer sur
son entrée au gouvernement. Mais sur ce sujet, et selon
les informations à notre possession, il n’y a plus
grand-chose à espérer. Et pour cause ; l’intérêt et
l’engouement manifestés jusque-là par le parti ont fait
place au refus de siéger au gouvernement après les
récentes déclarations du chef de l’Etat lors de la
clôture du congrès du RPT tenu du 16 au 18 décembre
2006. Pour ceux qui s’en souviennent encore, Faure
Gnassingbé s’est montré très amer envers l’UFC en
estimant que « Récemment, on m’a dit qu’un parti a
sillonné le pays du nord au sud, de l’Est à l’Ouest sans
incident. J’ai dit quel est ce parti ? On me dit c’est
l’UFC… Est-ce qu’on peut encore parler d’insécurité ?
Alors, ceux qui sont de mauvaise foi et qui ne veulent
pas venir au gouvernement, qu’ils restent là où ils
sont. Nous avons laissé la porte ouverte, nous avons
tendu la main, mais nous ne supplions personne. Le Togo
regorge de beaucoup de talents ; ils sont partout. Ils
sont aussi à l’UFC mais ils ne sont pas seulement à l’UFC.
Si les gens de l’UFC veulent venir, la porte est ouverte
mais il n’est pas question de répondre à des exigences
fantaisistes ». Cette déclaration a été perçue
d’abord comme une provocation au sein de l’UFC et
ensuite comme l’expression d’une injure au moment où le
dossier de l’entrée du parti au gouvernement était
encore entre les mains du président facilitateur
Burkinabé Blaise Compaoré.
Par ailleurs, l’annonce de la tenue du
Conseil national de l’Union des Forces du Changement
« vient à point nommé » selon un militant rencontré
hier au siège du parti. Selon lui, cela sonnera comme
une réplique aux critiques de leurs camarades du parti
au pouvoir qui les accusent de ne pas tenir des assises
nationales pour restructurer le parti et décider de
nouvelles orientations politiques. De plus, il y a
quelques jours et dans la vague des manifestations
marquant le 9ème congrès ordinaire du
Rassemblement du Peuple Togolais, un haut responsable du
Parti, ironisant ses pairs de l’opposition avait affirmé
que malgré tout, c’est seul le RPT qui a une assise
nationale et qui tient régulièrement son congrès pour
renouveler ses structures. S’agit-il d’une réplique
telle que l’on l’affirme ? On ne saurait le dire.
L.R. |
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Préfecture de la Binah :
L’édition 2006 de la fête Synkaring a réveillé les
frustrations |
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Dans le cadre de leur fête traditionnelle Synkaring, les
fils et filles de la préfecture de la Binah se sont
retrouvés à Pagouda chef lieu de la préfecture, pour
échanger des différents problèmes qui minent leur
préfecture et y trouver des solutions. C’était dans le
cadre d’une journée de réflexion (une rencontre
traditionnelle, nous confiera un participant, qui se
tient à 48 heures de chaque édition de Synkaring) qui
s’est tenue au Centre Communautaire de la ville chef
lieu de la préfecture. |
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Les
discutions cette année, ont porté sur le problème de la
décentralisation et le développement de la Binah. Deux
communications pour l’occasion ont été présentées
d’abord, sur l’enjeu de la décentralisation de la Binah
et ensuite, le bilan des travaux commandés par la
dernière journée de réflexion. Et c’est ce dernier sujet
qui a été comme de la braise mise à la poudre. L’abord
de ce sujet a subitement transformé la rencontre en une
sorte de tribunal, où le préfet et les barons du Rpt
natifs de la région, présents dans la salle à savoir: le
député SOLITOKI et son ami Symfétchéou PRE, ont été mis
à la barre, avec pour juges les jeunes, appuyées par les
vieilles de la région. Et c’était là la surprise. Ces
vieilles mamans, qui ont vu le Rassemblement du Peuple
Togolais, aligner sous leurs yeux, et sans mot dire
malgré eux, les pratiques les plus basses pour
s’autoproclamer un plébiscite, au terme de chaque joute
électorale dans cette partie du Togo, se sont déplacées
comme pour régler leur compte à « ces fils
incapables » selon les termes de l’une d’entre
elles. La plupart des interventions ont porté sur le
comportement du préfet M’FABA M’BIGUE qui selon les
intervenants prend un malin plaisir à faire échouer tout
projet visant le développement de la préfecture. En
exemple le cas du Centre Médico Social de Solla, (un
canton de la préfecture), construit depuis un an et qui
n’a jamais ouvert ses portes. Et le comble le Centre
comme par hasard a été installé à près de12 km du
centre-ville. Le « Seigneur » M’FABA M’BIGUE n’a
pas oublié non plus, d’étaler toute sa mégalomanie dans
l’organisation de la fête traditionnelle Synkaring, en
alignant des contres ordres en pleine contradiction avec
celles du comité d’organisation. Et monsieur le préfet
comme pour tout boucler, fait changer au dernier moment,
le lieu devant abriter la cérémonie officielle pour le
repousser à 2 km plus loin.
Les
jeunes de leur coté, ont décrié combien leur préfecture,
qui abrite pourtant, l’un des plus grands pôles
commerciaux du Togo, est largement en retard sur les
autres.
En
effet ce que présente la Binah dans son ensemble comme
infrastructure de développement force l’étonnement.
Impossible de trouver du pétrole à PAGOUDA pourtant chef
lieu de la préfecture, l’eau est presque denrée rare,
au même titre que l’électricité. Les routes non bitumées
à part celle venant de Kara qui traverse Kétao pour se
terminer à Pagouda. Le décor est tout simplement
pitoyable. Le seul hôtel de la préfecture : l’hôtel
PAGOUDA, fonctionne à peine, à défaut de ne pas fermer.
M. M’faba M’BIGUE, « ce natif de Dankpen, est là,
plus pour nuire à la préfecture que pour promouvoir quoi
que ce soit, allant dans le sens de son développement »
a clamé un jeune étudiant dépassé.
Dans
la même marmite que le préfet, ont été mis les barons du
parti au pouvoir dans cette localité : l’honorable
SOLITOKI et son frère et ami PRE Symfétchéou. Les deux
hommes ont été véhément taxés de n’avoir jamais rien
fait, pour sortir leur préfecture de la tanière. Ils ne
reconnaissent, accusait un jeune, la route de leur
village, qu’à l’approche des élections. Pourtant, la
Binah peut se targuer être l’une des préfectures, qui a
toujours un fils dans presque chaque gouvernement. Et
les gens comme Esso SOLITOKI, au lieu de jouer sur leur
position, pour faire développer leur préfecture, autant
soit peu, passent leur temps à jouer au maître tout
puissant sur ceux qui, on a dit, les ont élus.
Enfin,
à un moment des débats, ces faucons du Rpt, déplumés par
les jeunes, ont eu le courage de reconnaître la véracité
des faits qui leur sont reprochés. Mais entre le mea
culpa circonstanciel d’un seul homme, et la nature
réelle de tout un système, il y a un du chemin.
Pierre Boukari (Correspondant) |
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Congrès de la FTF :
La CEI
rejette 3 candidats à la présidence |
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Les candidats au très convoité poste de présidence de la
FTF sont désormais connus. Ils sont au total cinq (05) à
s’engager dans la bataille pour le fauteuil présidentiel
de la fédération du sport roi au Togo, trois (03)
candidats ayant été rejetés sur les huit (08) qui
avaient fait le dépôt à ce poste. Le président sortant
Rock Gnassingbé candidat à sa propre succession a de
sérieux challengers capables de le déloger de son siège.
La lutte s’annonce alors âpre pour tous les
protagonistes. |
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Plus
que 12 jours et le regard de chaque sportif togolais
sera rivé sur la salle Evala de l’Hôtel Corinthia 2
février de Lomé où se tiendra le congrès extraordinaire
électif de la FTF. Le délai de dépôt des candidatures
aux divers postes est arrivé à l’échéance le mardi 26
décembre, mais seul poste de présidence se retrouve au
centre d’intérêt des débats dans les milieux sportifs.
Les Togolais espèrent que ce congrès accouchera d’un
bureau directeur capable d’insuffler un élan nouveau à
leur football et de le moderniser. Alors celui des cinq
candidats qui sera élu doit être nanti des qualités
indispensables pour l’administration de la fédération.
Voici les candidats qui postulent au poste de
présidence de la FTF.
Rock Gnassingbé vers la prolongation
Après
les première et deuxième mi-temps révélatrices de la
gestion calamiteuse des ressources humaines et des
finances de la fédération, le lt-col Rock Gnassingbé, à
peine sorti des risques de sanction de la FIFA, s’engage
à nouveau dans la course à la présidence de la FTF. Son
seul argument résident dans les résultats de l’équipe
nationale, ceux des clubs étant catastrophiques dans les
compétitions continentales.
Avlessi Tata : Pour un football moderne
Homme
d’affaire et président de club (US Masséda) Tata Avlessi
entend s’inscrire dans une dynamique de modernisation du
football togolais et de rétablissement de confiance
entre la fédération, les Eperviers et le public sportif.
Sa campagne lancée samedi passe est une révolution dans
le lieu sportif qui n’a pas coutume d’assister à de
pareils événements dans les circonstances des élections.
Auguste Sagbo : Homme d’expérience
Ancien
Vice-président de la FTF, président d’Agaza omnisport,
le directeur de société s’engage à mettre son expérience
au service du football togolais. Sa connaissance du
milieu footballistique national et international est un
atout important pour son positionnement à la présidence
de la FTF.
Lawson Gallus : « l’heure de la vérité a sonné »
Le
président de l’Essor de Lomé est investi à ces élections
par Caïman. Trésorier général au cours de la première
mi-temps de Rock Gnassingbé, Lawson Gallus propose un
comité paritaire entre la FTF et les Clubs pour la
gestion des revenus tirés du sponsoring, du parrainage
et des panneaux publicitaires implantés dans les stades.
Agbéyomé Kodjo : Le surprenant candidat
Connu
beaucoup plus dans le milieu politique, Agbéyomé Kodjo
avait également fait sa preuve en occupant certains
postes de responsabilité dans le sport togolais :
ministre de la Jeunesse et des Sports, Trésorier Général
de
la FTF,
président du comité d’organisation de la campagne de
soutien aux Eperviers à
la CAN
98. Il a surpris les observateurs du football national
en postulant au poste de président de la FTF.
La
CENI rejette des candidatures
Sur
huit candidats ayant déposé leurs dossiers à la
présidence, la CEI a rejeté trois pour vice de forme. M.
Agbédanou Sétsofia n’a pas été présenté par un club et
Amouzou Têtê Antonio et Winga Tidatoa ont été présentés
par des clubs qui ne sont plus en activité.
Michel ADJAVOIN |
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Faits divers : « Scandale dans un bistrot » |
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Ce que
j’ai vu la nuit du 24 décembre dernier me fit poser
beaucoup de questions : il s’agit d’un scandale dont
j’ai été témoin oculaire et qui en même temps pose la
problématique de la paupérisation dans laquelle vivent
les Togolais ou mieux, la facilité dans laquelle tombent
aisément les jeunes filles de Lomé. |
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Dans
tous les cas, je me promenais la nuit du 24 décembre
comme tout autre citoyen pour me décarcasser de l’ennui.
J’arrive à Attikoumé, un quartier de Lomé où l’animation
semblait entretenir l’apparence des fêtes. Alors, avec
un ami, je me suis assis à table dans un bistrot où les
sièges collaient presque les uns contre les autres. Du
bout de l’œil, j’observais un trio bizarre à côté de
moi.
A peine, le trio (deux jeunes filles et un
jeune homme) est-il arrivé que la serveuse les accosta.
Elle s’enquit du goût de chacun. Tenons-nous bien, les
deux filles ont commandé chacune une bouteille de
Guinness GM tandis que le jeune homme revenait avec une
bouteille de pamplemousse. En un clin d’œil, pendant que
l’homme était sur le premier verre, les deux filles ont
déjà vidé leur bouteille Guinness GM. L’une saisit la
sonnerie qui se trouvait sur leur table et la secoue. La
serveuse vint. Elle leur sert le deuxième tour.
A un moment donné, le jeune homme s’était
levé pour aller se mettre à l’aise. Avant qu’il ne
revienne, ma foi, celles-ci sont au troisième tour. Je
les entendais dire : « nous allons lui boire
aujourd’hui, il va voir, pingre qu’il est ».
Le jeune vient et constate « les
dégâts ». Les deux jeunes filles ont continué leur
rythme effréné. Au bout de
3
heures environ, chacune a vidé, au nom de Dieu, 6
bouteilles, je dis bien 6 bouteilles de Guinness GM.
Devant cet imbroglio, le jeune homme trouve
un subterfuge : « alors les filles, dit-il je
vais retourner aux toilettes » ? Puis il partit.
30 minutes, puis une heure, puis deux
heures, le jeune homme ne revient pas. Elles étaient sur
leur septième tour en ce temps quand l’inquiétude a
commencé par s’emparer d’elles. L’une d’entre elles va
vérifier : personne dans les toilettes. Elle revient les
deux mains croisées derrière la nuque. Que faire ? Elles
se sont rendues compte qu’elles viennent d’être
bluffées.
La serveuse les tenait à l’œil. Quelques
instants après, elle apporta l’addition. Mais les jeunes
filles, très ivres ont commencé par polémiquer. La
serveuse fit appeler les vigiles du bistrot qui les
emmenèrent… loin de nous.
Jean DIALLO |
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