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Canard Indépendant

26 Déc 2006

[ 124: du 22 Déc 2006]  
Guerre des mots entre le RPT et l’UFC

Faut-il croire avec fermeté que la coexistence pacifique entre le RPT et l’UFC abordée depuis avril 2005 avec la rencontre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio à Abuja relève désormais de l’histoire ? Même si cela n’est pas vrai, ce n’est pas aux événements de l’heure de nous prouver le contraire.

Car, en affirmant à la cérémonie de clôture du neuvième congrès du RPT tenu du 16 au 18 décembre dernier que : « … ceux qui sont de mauvaise foi et qui ne veulent pas venir au gouvernement, qu’ils restent là où ils sont, nous avons laissé la porte ouverte, nous avons tendu la main, mais nous ne supplions personne, le Togo regorge de beaucoup de talents, ils sont partout, ils sont aussi à l’UFC mais ils ne sont pas seulement à l’UFC, si les gens de l’UFC veulent venir, la porte est ouverte mais il n’est pas question de répondre à des exigences fantaisistes », le Président de la République, Faure Gnassingbé venait de jeter les bases d’une nouvelle brouille entre les deux partis. Ses déclarations paraissent aux yeux de l’UFC comme l’expression d’un ressentiment longtemps comprimé contre sa volonté et qui, suivant les théories psychanalytiques de Freud, finissent toujours par rejaillir à la surface de la conscience. En clair, selon l’UFC, Faure par ces déclarations venait de confirmer qu’il en a mare avec le parti de Gilchrist alors que devant l’opinion, il donne l’impression de quelqu’un qui est ouvert et lui promet l’entrée au gouvernement. Et à ce sujet, un haut dignitaire du RPT, naturellement homme de main du président affirmait lui aux journalistes au sujet de l’entrée de l’UFC au gouvernement que l’UFC dans une stratégie qui lui est propre préfère rester dehors pour faire prévaloir sa virginité et se présenter devant les électeurs comme le seul véritable parti de l’opposition.

La réplique de l’UFC ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration rendue publique par Patrick Lawson, vice-président du parti et parue dans le N°148 du 20 décembre du confrère « Liberté Hebdo », il ne s’est pas montré tendre avec le RPT et a fait des remarques à la hauteur des critiques à eux adressées. « … ce sont des comportements qui ne respectent donc pas l’esprit de l’Accord Politique Global et celui du processus de réconciliation » avait-il déploré. Après avoir reproché au gouvernement son manque d’engagement à œuvrer dans le sens de l’élimination de l’impunité et pour assurer la transparence des législatives, il précise, « c’est pour ces questions que nous avons toujours recherché de disposer des postes de souveraineté et des postes techniques susceptibles de nous permettre de contribuer réellement à la transparence des futures élections, à la sécurité des populations et à la sécurisation de ces mêmes élections ». Il termine son intervention sur un ton amer, caractéristique de la façon dont l’intervention de Faure avait été accueillie au sein de son parti. « Nous n’attendons donc de personne des supplications pour entrer au gouvernement mais des actes qui puissent rassurer nos populations. Après la provocation de lundi, le débat est bien clos ». De quel «Débat» pourrait-il s’agir ? On ne saurait l’affirmer.

Le moins qu’on puisse aujourd’hui dire est que le processus de réconciliation a pris un sérieux coup et que la sempiternelle mésentente entre ces deux partis a repris de plus bel. Le plus inquiétant est que cette crise ressurgit au moment où, à la Commission Electorale Nationale Indépendante, les discussions autour de la question de carte d’électeur avec photo bloquent les travaux. Là, deux courants d’idées s’affrontent. Pendant que les délégués de l’opposition traditionnelle avec ceux l’UFC en tête optent pour une carte d’électeur avec photo afin de prévenir les cas de fraude, le RPT estimant pour sa part que les fonds disponibles pour les législatives n’étant pas assez suffisant, il serait souhaitable de laisser de côté la question de photo. Même le comité de suivi que les Togolais espéraient pouvoir/devoir régler ce problème a renvoyé les deux parties dos à dos. Maintenant que les discours entre ces deux partis se font en des termes d’inimitié, on se demande comment seront dans les jours à venir les travaux à la CENI.

L.R.

 
Processus électoral : La CENI invitée à fixer une date pour les législatives

Le Comité de suivi de l’accord politique signé le 20 août par les acteurs politiques togolais a invité samedi la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à fixer une date pour les législatives prévues en 2007.

Réuni à Lomé le samedi 16 décembre, sous la direction du Ministre d’Etat burkinabé Ouédraogo, représentant le facilitateur Blaise Compaoré, le Comité de suivi s’est penché sur la question du mode de scrutin. Il ressort des indiscrétions que la facilitation a exclu l’option d’une carte avec photo, qui ne garantit ni le respect du délai pour la tenue des élections, ni les contraintes financières de l’Etat. Toutefois, le Comité de suivi a convié la CENI à proposer au 15 janvier 2007, le mode définitif pour le recensement électoral et le modèle de carte.

« Nous nous sommes rendu compte qu’il ne nous reste plus assez de temps. Nous avons demandé à la CENI d’élaborer un calendrier précis, ainsi que le budget des élections législatives », a indiqué un membre de ce comité officiellement créé le 13 novembre à Ouagadougou (Burkina Faso).

La CENI, placée sous la direction de Tozim Potopéré, est chargée d’organiser et de superviser des législatives « libres » et « transparentes », principale condition posée par l’Union européenne pour normaliser ses relations avec le Togo, rompues depuis 1993 pour « déficit démocratique ».

Le mandat de l’actuelle Assemblée nationale prend fin en octobre 2007. Les 22 engagements signés par le Togo vis-à-vis de l’UE, prévoient la tenue d’élections législatives anticipées.

Par ailleurs, le Comité de suivi a demandé au gouvernement de prendre les dispositions en vue de la création de la commission chargée de faire la lumière sur les violences électorales au Togo, conformément aux recommandations de l’accord politique.

La Rédaction

Coopération UE – Togo : Louis Michel notifie officiellement le 9ème FED au Togo

Le Commissaire Louis MICHEL, chargé du développement de l’Aide humanitaire, vient de procéder par lettre adressée au Président de la République du Togo, à la notification du 9ème FED au Togo. L’information a été rendue publique hier par un communiqué de la Délégation de l’Union européenne au Togo. « Dans un courrier adressé au Président de la république du Togo, le Commissaire Louis MICHEL (…) porte à sa connaissance, la notification officielle du 9ème FED, soit un total de 20,8 millions d’euros soit plus de 13,6 milliards de F CFA, en faveur du Togo », mentionne le communiqué qui ajoute que cette notification est faite « compte tenu du processus de démocratisation en cours » dans le pays, à la faveur de la mise en œuvre des 22 engagements signés par le Togo, vis-à-vis de l’Union européenne.

Dans la même logique, une allocation supplémentaire est prévue en faveur du Togo. La lettre adressée à Faure Gnassingbé indique qu’une allocation supplémentaire à concurrence de 20,8 millions d’euros, soit plus de 13,6 milliards de F CFA pourra être attribuée pour « soutenir des projets additionnels en fonction des besoins du processus de transition ».

Le Commissaire européen a par la même occasion, invité le Président et le Gouvernement « à définir les priorités pour l’utilisation des fonds alloués ».

Le Togo a perdu pour cause de suspension de la coopération, 60 % des fonds prévus au titre du 9ème FED.

La notification du reliquat du 9ème FED, vient en encouragement aux efforts actuellement en cours, pour corriger le défit démocratique reproché au Togo.

Une totale reprise des relations entre le Togo et son principal partenaire au développement, l’Union européenne, pourrait intervenir à la suite de la tenue d’élections législatives prévues pour juin 2007.

Augustin AMEGA

Congrès de la FTF : Des vieilles gloires du football africain attendues à Lomé

Malgré l’enjeu qui le caractérise, le prochain congrès de la Fédération Togolaise de Football qui se tiendra le 09 janvier prochain s’annonce grandiose. De vieilles gloires du football africain sont attendues à Lomé le lancement de la candidature du Président de l’USM. Au rang de ces invités de marque, on signale l’arrivée de Roger Milla, Théophile Abéga un avion spécial  leur a été affrété, Laurent Pokou, Marcel Desailly, Anthony Baffoe… pour soutenir la candidature de Tata Avlessi. Le richissime homme d’affaires, de source bien informée, n’attend pas faire les choses a moitié.

            La candidature de M. Avlessi qui avait été objet de spéculations depuis l’ouverture du dépôt des dossiers par la Commission Electorale Indépendante pour l’élection d’un nouveau bureau est maintenant une certitude. Le président de l’US Masseda anime demain samedi une conférence à l’Hôtel Mercure Sarakawa pour officialiser sa candidature et dévoiler par la même occasion son programme d’Administration et de Gestion de la Fédération. Des sommités du football mondial seront d’ailleurs présentes à ce rendez-vous.

            Amoureux du ballon rond, Tata Avlessi ne lésine pas sur les moyens pour donner un nouveau souffle au football togolais. Eu égard à tout ce qu’il a réalisé dans sa localité tant dans le domaine sportif et social, beaucoup d’observateurs consentent que l’élection de M. Avlessi à la tête de la FTF pourrait insuffler un nouveau départ à notre football et le sortir des sentiers battus.

            Il ne lui reste qu’à capitaliser tous ces atouts pour qu’au soir du 09 janvier on puisse crier : Félicitations Tata !

K. AMETEPE

 

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