AgoraPress

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 
 
Canard Indépendant

11 Déc 2006

[ 122: du 8 Déc 2006]  
Elections législatives anticipées : Une séance de la CENI finit en queue de poisson

La séance de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), tenue hier, s’est terminée en queue de poisson. Les discussions qui portaient sur la réaction que la commission, devrait apporter à un communiqué du Premier ministre ainsi que sur le mode de décision à la CENI ont  dégénéré sur une brouille générale…

Face au blocage qui persistait à la CENI, sur le choix du mode de décision et celui du recensement électoral, une délégation de cette institution conduite par son président, Tozim Potopéré et comprenant sept autres  membres, a été reçue le jeudi 30 novembre 2006 par le Premier ministre Yawovi Madji Agboyibo. Cette délégation a remis au chef du gouvernement, un rapport par lequel, la CENI souhaite que le gouvernement saisisse le mécanisme d’arbitrage prévu au point 5.8 de l’Accord Politique Global, en vue de «  rechercher des solutions à deux difficultés qui bloquent ses travaux ».

Selon des informations reçues auprès des membres de la CENI, il a été convenu entre la délégation et le Premier ministre, que cette audience se fasse pas l’objet sous quelque forme que ce soit, d’une médiatisation. Un deal que le chef de gouvernement a respecté jusqu’au 04 décembre, où pour des raisons que les membres de la CENI ignorent, un communiqué de la primature signé du Directeur de cabinet du Premier ministre, est rendu public sur cette audience.

Hier, les membres de la CENI, ont décidé de tenir une réunion pour convenir de la réaction à faire face à cette attitude de la primature. Lors de la réunion, il a été suggéré d’envoyer une lettre de protestation au chef du gouvernement. Deux délégations (CDPA et CAR), se sont opposées à tout envoi de lettre au chef de gouvernement. Dans les discussions qui ont suivi, des délégations se sont vivement affrontées. Une fois encore, des délégués à la CENI ont failli en venir aux mains.

Il faut rappeler que lors de la même séance, les divergences relatives au mode de décision à la CENI ont a nouveau surgi.

Au regard de la tension qui prévalait, le président de l’institution, Tozim Potopéré a décidé de mettre un terme à la séance. Les membres de l’instance chargée de l’organisation et de la supervision des élections vont se retrouver plus tard, pour poursuivre les travaux.

A l’allure où vont les choses, il est à parier que la CENI ne sera pas en mesure de tenir les élections au 24 juin 2007, comme annoncé. Il semble que tout l’intérêt des certaines délégations, se trouve dans le report des élections, en vue de prolonger leur séjour au gouvernement.

Augustin  AMEGA

Tractations pour une entrée de l’UFC au gouvernement : Gilchrist fait des contre-propositions à Faure

Selon une source médiatique, le Président de la République a fait par l’intermédiaire d’un officiel burkinabé, des propositions de postes ministériels à l’UFC, pour son entrée au gouvernement. En réponse, le leader du l’UFC a fait une contre-proposition, pour exprimer ses préférences. Seront-elles prises en compte ?

Selon l’agence de presse chinoise Xinhuanet, le Président de la République, Faure Gnassingbé a formulé des propositions pour une entrée de l’Union des Forces de Changement au gouvernement. Cette proposition selon la même source, a été faite à l’UFC, par l’intermédiaire d’un officiel burkinabé, qui représente le facilitateur Blaise Compaoré, Président de la République du Burkina-Faso.

« Trois portefeuilles ministériels seraient proposés à l’Union des forces de changement (UFC) par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, dans le cadre des tractations en cours pour l’entrée de ce parti de l’opposition radicale au gouvernement d’union nationale, selon des indiscrétions dignes de foi à Lomé»,  écrit le confrère qui précise que  « Selon ces sources, le chef de l’Etat togolais aurait fait ces propositions à l’UFC par l’intermédiaire de l’émissaire du facilitateur burkinabé Blaise Compaoré, le ministre de la sécurité du Faso, Djibril Bassolé qui a rencontré, lors de son séjour à Lomé,le président Faure Gnassingbé et des dirigeants de l’UFC. ».

Parmi les portefeuilles destinés à ce parti de l’opposition radicale, figuraient le ministère de la culture et des Arts, qu’occupe actuellement un dissident de cette formation politique et celui de la Réforme de l’administration.

Le confrère qui ne donne aucune précision sur le troisième poste qui aurait été proposé au parti de Gilchrist Olympio, affirme que «  L’UFC serait en désaccord avec ces propositions et exigerait des portefeuilles stratégiques tels que le ministère d’Etat, coordonnateur chargé de la mise en oeuvre de l’APG (Accord politique global) et des institutions ad hoc, ainsi que ceux de l’Economie », a ajouté le confrère.

L’Union des Forces de Changement a refusé d’entrer au gouvernement d’union formé à la suite de la signature de l’Accord politique global (APG), officiellement parce qu’il n’a pas été « consulté  » lors des tractations pour la formation de ce gouvernement. Toutefois, le parti ne nie pas sa revendication du poste de premier ministre. Jean-Pierre Fabre, a déclaré lors d’une émission sur la chaîne de télévision nationale, que le facilitateur Blaise Compaoré avait « promis le poste de Premier ministre à l’UFC ».

Le parti de Gilchrist Olympio,  a boudé la nomination de Me Yawovi Agboyibo, au poste de Premier ministre. Selon certaines indiscrétions, Gilchrist Olympio aurait déclaré que son parti n’entrerait pas au gouvernement, si  le Premier ministre ne provenait de leurs rangs.

Aucune précision n’a été donnée sur la réaction de la Présidence de la République, suite aux propositions formulées par l’UFC, pour son entrée au gouvernement.

Augustin AMEGA

Confidentiel : Etude ce matin du code électoral en conseil extraordinaire des ministres

De source bien informée, le gouvernement va se réunir en conseil extraordinaire ce matin, pour adopter le projet de modification du code électoral. Un point essentiel de ce projet fait l’objet de divergences : le mode de décision à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Deux tendances s’affrontent, celle favorable au vote en cas de non consensus, et celle qui proscrit toute éventualité du vote, comme mode de décision. Selon la même source, le Chef de l’Etat qui tient à ce que les élections législatives se tiennent le 24 juin 2007, est décidé à donner un coup d’accélérateur au processus.

Une décision du gouvernement sur le mode de décision à
la CENI, va contribuer à faire avancer les travaux. Outre la question du mode de décision, la CENI est paralysée par les divergences en son sein, sur le mode de recensement et la confection de la carte d’électeur.

Le mercredi 29 novembre 2006, le conseil des ministres avait entamé l’étude de l’avant-projet de loi relative aux modifications du code électoral. Mais cette étude a été interrompue, pour cause du déplacement du Président de la République, à Abuja, où il a participé au sommet Afrique - Amérique.

La Rédaction

Elections législatives anticipées : Le RPT pris en sandwich au Nord !

Le RPT habitué à aller seul aux élections, aura fort à faire dans son fief, dans la perspective de la tenue des élections législatives anticipées. Outre les divergences internes entre les jeunes et les anciens barons, l’ancien parti au pouvoir est harcelé par de nouveaux partis comme le PSR et l’Alliance, notamment dans la préfecture de Sotouboua…

A en croire les informations en provenance de la préfecture de Sotouboua, les trois circonscriptions électorales de cette préfecture située au nord du pays, fief du RPT, seront âprement disputées. Aux ambitions des anciens du RPT qui se voient désormais disputés la députation avec de jeunes, vient s’ajouter la concurrence de nouveaux candidats des nouveaux partis.

Dans la perspective de la tenue des élections législatives anticipées de juin 2007, le PSR, de Me Tchéssa Abi et l’Alliance du dissident du RPT, Dahuku Péré, sont très actifs dans la zone septentrionale. A Sotouboua, les candidats pressentis de ces deux partis à la députation, multiplient les réunions. Cet activisme des militants de ces deux partis entre autres, ne laissent pas indifférents les électeurs qui se laissent séduire.

Dans la première circonscription électorale (la commune et les villages environnants), l’actuel député Bodjona, semble hors course. Les populations lui reprochent de les avoir abandonnées, depuis son élection. Cette situation laisse libre cours à de nombreuses ambitions qui s’expriment au sein de la section préfectorale du parti de Faure Gnassingbé. En particulier, un certain Tchassé, se fait très remarqué avec le concours du secrétaire général de la préfecture, Ouro Gourougou. Il est cependant reproché au sieur Tchassé, de ne pas être un autochtone de Sotouboua.

L’un des adversaires redoutables annoncés du RPT, à Sotouboua, n’est autre qu’un de ses anciens militants du RPT, pressenti candidat suppléant, qui a rejoint le parti de l’actuel ministre Abi Tchessa, le PSR.  On annonce d’ailleurs dans les jours à venir, des cas similaires. Tout porte à croire donc que les élections législatives ne constitueront pas une partie de plaisir, pour le RPT.

  1. K.
Lutte contre la pandémie du SIDA : L’abstinence jusqu’au mariage, un moyen efficace de combattre la maladie

Eva, 12 ans est élève en classe de 6ème dans un collège d’enseignement général de la place. Déjà pubère, elle est comme tous les jeunes de son âge, très intéressée par toutes les informations qui touchent à la sexualité. Installée devant un poste téléviseur, elle suit avec attention le spot « une vraie femme pense d’abord à son avenir. Une vraie femme sait attendre ». « Une vraie femme ne vend pas son amour propre pour des cadeaux ou de l’argent ». Ce qu’elle pense de la doctrine « une vraie femme sait attendre », Eva l’exprime avec tout le sérieux dont sa petite personne est capable : « Il est vraiment réaliste d’attendre jusqu’à ce qu’on soit prêt d’accepter les responsabilités d’un tel acte. Je pense sincèrement que l’idée d’attendre permet aux jeunes de se protéger contre le Sida ».

ABC, les moyens qu’utilise PSI

Population service international PSI, qui lutte depuis plusieurs années contre la pandémie du Sida et qui est spécialisé dans le marketing social des préservatifs a un credo : « ABC ou Abstinence - Bonne fidélité – Condom ».

Mais force est de constater que la dernière voie préconisée dans la lutte anti-Sida à savoir l’usage du préservatif, éclipse les deux premières que sont l’abstinence et la bonne fidélité.

Des enquêtes ont prouvé que la grande majorité des personnes vivant avec le VIH/Sida dans le monde sont au faîte de leur vie active et dans certains pays, les 2/3 des personnes infectées par le virus sont des jeunes. En conclusion, c’est cette couche de jeunes dans la fleur de l’âge qui est la plus menacée par la maladie. C’est pour rendre plus efficace la lutte contre le Sida au niveau de cette jeunesse que des moyens comme l’abstinence sont préconisés.

Quelle est la classe de jeunes concernés par l’abstinence ?

 Selon Mme Manya ANDREWS épouse KUEBI, représentante résidente de PSI au Togo, « la campagne pour l’abstinence cible essentiellement les jeunes et adolescents qui n’ont pas encore débuté une activité sexuelle. Elle leur permet ainsi de retarder le plus longtemps possible le premier rapport sexuel ».

Les avantages de l’abstinence sont qu’elle protège non seulement contre le Sida mais aussi contre les grossesses non planifiées et les infections sexuellement transmissibles telles que la gonorrhée, la chlamydia, l’herpès, la syphilis.

La campagne axée sur l’abstinence a surtout été menée dans les collèges où l’on dénombre le plus grand nombre d’adolescents, de jeunes pubères ou en début de puberté. La campagne « un vrai homme sait attendre, une vraie femme sait attendre » sont les supports médiatiques de cette idée.

Ce que les jeunes pensent de l’abstinence

Selon Viviane, 16 ans, élève en classe de seconde « De nos jours, l’abstinence est pratiquement impraticable chez les jeunes. La curiosité pousse certains à aller découvrir ce qui s’y passe. Les feuilletons télévisés, les médias, les petits groupes d’amis et parfois, les conversations de leurs parents poussent d’autres à chercher à savoir plus sur la sexualité. Moi par contre, je tiens beaucoup à ma virginité et me battrai pour la conserver jusqu’au jour de mon mariage. Cette campagne me donne donc raison ».

Victor, 19 ans, témoigne « J’ai discuté avec des camarades et il y avait assez de propos. Il y a des amis qui, comme moi, admettent que l’abstinence est la meilleure méthode pour éviter les IST/VIH/SIDA. D’autres pensent qu’en reportant le premier rapport sexuel, on a tendance à ne pas avoir un bon réflexe auprès des camarades. Ils disent que nous n’auront pas le courage de réagir au moment précis lorsqu’on est en face d’une situation ».

Les avis sont donc partagés. Mais aujourd’hui, nul n’ignore que la principale voie de transmission des IST et du VIH/SIDA est et demeure, la voie sexuelle. En l’absence de remède efficace contre cette terrible maladie, la seule voie de recours ne réside que dans le changement de comportement. C’est pourquoi, un accent particulier devra être mis sur le report de l’âge du premier rapport sexuel et l’abstinence pour ce qui concerne les jeunes car ce sont les meilleurs moyens à leur disposition pour éviter des déconvenues souvent catastrophiques. On leur apprend ainsi à être progressivement responsable.

Nadia ZIBILILA

Congrès de la FTF : Un candidat fait le siège des charlatans !

Le prochain congrès électif de la Fédération Togolaise de Football (FTF), s’annonce très ouvert. Si aucune candidature ne s’est encore officiellement annoncée, en revanche, de potentiels candidats au poste de Président de l’instance de direction du football national, travaillent déjà en sous main auprès des électeurs. Et pour cause, autrefois organisée dans l’opacité, la phase élective de ce congrès va garantir aux votants, le libre choix de leur candidat. Les recommandations des FIFA/CAF relatives à la tenue de ces assises, verrouillent toute perspective de fraudes élaborées par certaines officines. Le Gal. Séyi Mémène, président de la Commission électorale indépendante FIFA/CAF, met tout en œuvre pour assurer la transparence du scrutin. Pour se préserver des chances de l’emporter, certains candidats n’hésitent pas à avoir recours aux charlatans. Le verdict du 09 janvier, sera à ce titre, révélateur.

La Rédaction

 

 

Job.com

 
 
 

© 2005  www.togoforum.com All rights reserved