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Canard Indépendant

14 Août 2006

[ 107: du 11 Août 2006]  
Test de dépistage du SIDA : Le premier pas dans la lutte contre le fléau
Le syndrome de l’immunodéficience acquise qui a fait son apparition dans les années 1980 a fait et continue de faire des millions de victimes. Les continents asiatique et africain sont dans l’œil du cyclone et paient le plus lourd tribut.

Malgré les efforts déployés par la communauté internationale et les progrès de la médecine, un remède capable de guérir le Sida n’a toujours pas encore vu le jour. Le Sida continue donc de faire des ravages et sous certains cieux, plus de la moitié de la jeunesse est infectée. En Afrique du sud par exemple, 3000 nouveaux cas de sida sont annoncés chaque jour, un chiffre qui était de 1500 donc qui a doublé.

Le VIH/SIDA, un mal  qui fait parler de lui
« 100 % jeune, 100% réglo », « Roulez protégé », Pincez, déroulez », «  Je prends une avance sur ma vie en faisant le test de dépistage du VIH/SIDA »… tant de formules pour sensibiliser sur ce que tout le monde appelle  «  le mal du siècle ».

Que ce soit au sommet du G8, aux réunions des chefs d’Etats Africains, de l’ONU…, il est toujours question du fléau du sida. L’ONU SIDA se bat pour sauver les millions de vies menacées par le fléau. L’abstinence et l’usage des préservatifs (masculins ou féminines) sont les moyens de lutte. Il faut se protéger. Mais il ne sert à rien de se protéger ou de s’abstenir si l’on est déjà infecté par le virus. C’est pour cette raison que la campagne de lutte contre le sida prend de plus en plus en compte le facteur dépistage. L’accent est mis sur le dépistage avant la prévention.

Le dépistage, le premier pas dans la lutte contre le mal
Le dépistage du VIH même s’il est très conseillé fait l’objet d’une réserve. Les gens sont réticents ou timides par peur, par manque de volonté ou tout simplement par manque de moyens financiers. Le coût moyen de l’analyse est de 1000 F sur toute l’étendue du territoire.

Depuis le lancement de la campagne en faveur du dépistage, on observe une légère augmentation du nombre de personnes qui se font dépister. A Population Service Internationale PSI, qui dispose de 11 centres de dépistage du VIH sur toute l’étendue du territoire, 38 934 personnes se sont faits dépister de 2002 à 2006. 4673 personnes ont été déclarées séropositives. L’observation des résultats démontre que le nombre de personnes qui font les tests augmente d’années en années.

En 2002, il était de 1.195, 5.858 en 2003, 9.307 en 2004, 12.073 en 2005 et 10.901 dans le premier semestre de l’année en cours.

Il faut préciser que pendant la période de dépistage gratuit, il y a une inflation des taux de personnes dépistées. C’est le cas lorsque PSI a récemment organisé une campagne de dépistage gratuit sur toute l’étendue du territoire. Une autre campagne de dépistage gratuit qui s’est déroulée sur le campus universitaire de Lomé a connu le même engouement.

Qui se fait dépister ?
Au service national des jeunes et adolescents SNJA, un centre de dépistage de PSI/Togo, au total 1272 personnes ont subi le test durant le premier semestre de l’année en cours. Au centre médico-social d’Adidogomé, un autre centre de dépistage de PSI, 699 personnes au total se sont faits dépister dans le même intervalle de temps.

Selon les enquêtes, les gens qui subissent le test ne sont pas issus d’une couche sociale donnée. C’est une population bigarrée et c’est plutôt le facteur raison qui est déterminant.

Pourquoi  se fait-on dépister ?
« Moi je viens faire mon test pour la troisième fois consécutive. On ne peut plus attendre de tomber malade avant de se faire dépister. L’on doit connaître son statut sérologique pour mieux vivre. On prend alors des dispositions suivant son statut. Si on n’est pas infecté, on fait tout pour se protéger et si on est déjà atteint par le mal, on se fait prendre en charge. On peut alors vivre mieux et plus longtemps » confie une jeune femme rencontrée à la sortie d’un centre de dépistage et qui a requis l’anonymat.

« Moi, je viens faire le test de dépistage parce que je voyage et on exige de connaître mon statut sérologique » confie un jeune homme rencontré dans un autre centre de dépistage.


Les raisons qui poussent les gens à se faire dépister varient donc d’une simple volonté de connaître son statut sérologique afin de mieux vivre et se protéger à une contrainte de voyage, une  manifestation des signes cliniques du Sida…

Que pensent les gens du test de dépistage ?
« Moi je trouve que vu l’état actuel des choses, il vaut mieux être fixé. Si on connaît son statut sérologique, on sait à quoi s’en tenir » confie Noèmie 22 ans, étudiante.

Comment peut-on se protéger si on ne sait pas si on est oui ou non infecté. Nul n’est à l’abri du mal. Le test de dépistage devient alors une nécessité
 » déclare pour sa part Armand, (32 ans), chauffeur.

« Ce n’est pas  facile car il faut beaucoup de courage pour faire le test avoue Léon, son ami. Ce n’est pas facile d’apprendre du jour au lendemain que nos jours sont comptés et qu’on n’y peut rien. Il faut auparavant psychologiquement être prêt à toute éventualité. C’est pourquoi  moi je ne l’ai pas encore fait ».

Au Togo, des avancées sensibles ont été remarquées dans la lutte contre le sida. Le ministre de la santé parle d’une régression du mal. Une bonne nouvelle lorsqu’on connaît le danger que représente le virus pour une jeunesse et partant de là, pour l’économie d’un pays. Le dépistage reste un pas dans la lutte contre le fléau mais un volet non négligeable reste la réinsertion sociale des personnes vivant avec le VIH. Elles restent malgré tout des personnes à part entière et s’il y a une chose que chacun doit comprendre et accepter, c’est que la lutte contre le fléau ne peut se faire sans elles.

Nadia ZIBILILA

 
Dialogue intertogolais :  Face à face possible entre Faure et Gilchrist à Ouaga

Jean de Dieu Somda, ministre burkinabé délégué à la coopération régionale a déclaré à l’AFP que le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur du dialogue intertogolais entendra son homologue togolais Faure Gnassingbé à la fin des discussions entre pouvoir et opposition qui ont lieu à Ouagadougou. Le ministre qui a fait cette déclaration le mercredi dernier, n’a pas pour autant précisé la date de cette rencontre.

D
e son côté, le troisième vice-président de l’Union des Forces de Changement (UFC) Patrick Lawson a laissé entendre que le président de l’UFC, Gilchrist Olympio sera à Ouagadougou aujourd’hui le 11 août pour participer au dialogue. « Notre président national, précise-t-il, sera à Ouagadougou dès vendredi en qualité de chef de la délégation de l’UFC au dialogue national » qui a repris dans la capitale burkinabé depuis le 7 août dernier. Et il faut le souligner, ce sera la première fois que M. Olympio prendra part à ce dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Ouvert le 21 avril à Lomé, ce dialogue était au point mort et n’a repris que le 7 dernier sous les auspices du président burkinabé Blaise Compaoré.

            Si la rencontre entre les deux leaders des partis politiques RPT et UFC peut augurer un lendemain meilleur pour les Togolais, qu’à cela ne tienne. Les deux partis ne sont pas à leur première rencontre. Ils se sont déjà rencontrés en Italie sous les bons soins de Sant’Egidio et tout récemment fin juin à Accra. Peut-être ce qu’ils ont commencé sera terminé à Ouagadougou.

            De toutes les façons, Jean de Dieu Somda a précisé que : « nous sommes en train d’écouter chacune des parties. A la fin, le chef de l’Etat va s’entretenir avec son homologue Faure Gnassingbé, l’écouter pour voir comment il entrevoit l’issue de la crise ». De plus, selon les sources concordantes, l’entretien entre les deux présidents porterait en particulier sur la formation d’un gouvernement d’ouverture.

            Après quoi, Blaise Compaoré élaborera une « plate-forme » qui sera ensuite soumise à l’ensemble des parties togolaises lors d’une séance plénière « pour voir là où il peut y avoir des possibilités de dégager des consensus ».

            A noter que ce dialogue, qui, s’il aboutit, doit permettre une reprise totale de la coopération entre le Togo et l’Union Européenne (UE) bloque sur la composition de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et les conditions d’éligibilité à la présidence de la République. La coopération entre le Togo et l’UE est suspendue depuis 1993 pour cause de « déficit démocratique » après des violences électorales.

Jean-David MESSANGAN
D’après Xinhuanet

 
Déblocage des fonds Stabex 90-94 :  L’U.E se réjouit des récentes avancées politiques au Togo

Très heurtés depuis l’amorce en 1990 du processus de démocratisation, en particulier à partir de Janvier 1993, avec la décision de rupture de la coopération, les relations entre le Togo et son principal partenaire en développement, connaissent une amélioration graduelle, depuis la signature le 14 avril 2004, des 22 engagements. Les réformes entreprises par les nouvelles autorités après la parenthèse intervenue suite au décès du Gal. Gnassingbé Eyadema, semblent séduire l’UE. Depuis, sous la houlette de Louis Michel, principal ouvrier du dialogue entre l’UE et le Togo, la Communauté Européenne desserre progressivement l’étau. En témoigne, le déblocage des fonds Stabex 90-94, au profit du Togo.

Dans une déclaration datée de Bruxelles, le 07 août et signée de la Présidence au nom de l’Union Européenne, « sur la réaction de l’UE au développement positif au Togo », l’organe de décision de la communauté européenne, note avec satisfaction les récentes avancées au Togo. «  L’Union européenne se réjouit des récentes avancées politiques au Togo, et tout particulièrement des récents progrès du dialogue politique ».

Cette déclaration intervient suite au paraphe par 7 délégations sur les 9 qui participent aux pourparlers, d’un accord de base. Selon les signataires, ce paraphe vise à préserver les acquis obtenus lors des travaux du dialogue, au sein des protagonistes avant l’intervention d’un facilitateur. Ce qui n’est pas de l’avis de l’UFC et de la CDPA qui ont boudé le paraphe du document.

L’encouragement de l’UE aux autorités togolaises, s’explique également par les initiatives prises dans le but d’améliorer la situation de respect des droits de l’homme dans le pays. « L’accord intervenu entre le gouvernement togolais et le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies en vue de l’installation d’un bureau à Lomé en septembre est également à saluer », note au passage la déclaration.

La Présidence de l’Union européenne, affirme que ce sont ces deux raisons, qui motivent le déblocage des fonds Stabex au profit du Togo. «  C’est pourquoi l’Union européenne a décidé de débloquer les fonds Stabex 90-94 en faveur du Togo,  d’un montant de 15 millions huit cent milles  euros. » a expliqué la Présidence du Conseil de l’UE

« Ces fonds serviront à la mise en œuvre d’actions en faveur des petits producteurs pour la dynamisation des filières agricoles. » lit-on dans la déclaration. Ce geste du principal partenaire en développement du Togo, participe de son souci de « contribuer au développement et au bien-être des populations rurales togolaises », souligne la déclaration.

Pour terminer, l’Union européenne avertit qu’elle ne relâchera pour autant pas sa surveillance « de près de l’évolution de la situation au Togo et particulièrement la mise en œuvre effective des accords évoqués ». Une sorte d’invite aux autorités à poursuivre dans la voie des réformes sur laquelle elles se sont engagées.

Il est indéniable que ce succès est à mettre à l’actif du duo Faure Gnassingbé et Edem Kodjo, avec la contribution des formations politiques et les organisations de la société civile qui se sont sincèrement impliquées dans le dialogue en vue de son heureux aboutissement.

Augustin  AMEGA

 
Les passagers d’Aného-Aklakou en désarroi

Hier les conducteurs qui ont fait le tronçon Lomé-Anèho ont eu la vie dure. Pour cause : les contrôleurs de ticket (vignette) sont « sortis » comme ils le disent dans leur jargon. Ils étaient très sévères. Tous les chauffeurs qui n’étaient pas en règle sont verbalisés ou leur véhicule confisqué.

            Devant cette situation, tous les chauffeurs qui ne sont pas à jour ont eu très tôt l’information et sont simplement restés chez eux. Ou encore certains conducteurs surtout les autochtones qui font souvent le trajet Anfoin-Aného font demi parcours. C’est-à-dire venant d’Anfouin, ils laissent les passagers aux alentours de Zébé. Les contrôleurs se trouvant à l’entrée de la ville, Yésuvito. Les conducteurs de taxi-moto ont trouvé à faire hier. Au pays des hommes, la détresse des uns fait la fortune des autres.

            La conséquence de cette situation c’est que beaucoup de passagers, des commerçants surtout qui désirent se rendre à Aklakou sont laissés sur le carreau. Il faut signaler  que hier était jour de marché d’Aklakou. Les femmes se plaignaient, se lamentaient pour leurs marchandises. Peut-être les contrôleurs ont eu pitié d’elles et vers midi, ils se sont déplacés pour se positionner un peu après le commissariat laissant libre cours à tous les conducteurs qui opèrent entre Yésuvito Anfoin ;  Yésuvito-Aklakou.

            A noter que le ticket en question est une taxe que les conducteurs appellent communément « trimestre ». C’est une sorte de redevance qu’ils payent à 3 000 F à chaque trimestre. Selon un conducteur, c’est un fonds qui sert à entretenir les routes.

Jean-David MESSANGAN

 
Interdiction des stations illégales : Les passagers et commerçants lourdement pénalisés par la nouvelle mesure

Depuis quelques temps, toute personne, tout passager qui voyage à l’intérieur du pays est tenu de se rendre à l’une des gares routières de Lomé à savoir Agbalépédogan, Akodésséwa, et Kodomé pour embarquer. Cette mesure prise par les conducteurs de transport en commun et leurs syndicats de concert avec les autorités municipales vise à lutter contre les stations pirates, le manque criard de passagers dans les gares routières, la vente des tickets à des lieux non autorisés. Certains responsables syndicaux estiment que « cette politique permet de retrouver facilement  les colis et autres effets perdus et aussi de couper l’herbe sous le pied de certaines voitures personnelles qui chargent les passagers au bord des routes».

            Pour s’assurer de la bonne application de cette décision, les policiers effectuent quotidiennement des descentes dans les endroits dits interdits pour infliger des amendes aux chauffeurs récalcitrants  qui essayent d’enfreindre à la loi. L’interdiction des stations non autorisées par l’Etat a bouleversé les habitudes de voyage des Loméens. Aller prendre des bus dans les stations légales n’est pas une mauvaise chose. Cependant Lomé ne cesse de s’agrandir et les trois gares routières susmentionnées n’arrivent pas à desservir les populations d’où l’urgence d’en créer d’autres.

            Un habitant qui est à Agoè ou à Togblékopé par exemple et qui veut se rendre à Tsévié est obligé de revenir à Agbalépédogan pour prendre un bus, ce qui lui crée des dépenses supplémentaires et inutiles en ces périodes de récession économique aiguë où tout le monde tire le diable par la queue.

            Il en est de même pour les citoyens qui sont à Baguida, Avépozo, Kpogan qui vont à Anèho. Ils doivent revenir sur leur pas et embarquer à Akodésséwa. Bref tous ceux qui habitent loin des gares routières surtout les femmes commerçantes sont lourdement pénalisés.

            Au retour à Lomé, les passagers sont convergés vers les mêmes stations où ils doivent prendre des taxis ou des Zémidjans pour rentrer. Tous ceux que nous avons rencontrés à Agbalépédogan fustigent cette décision.

            Certains se plaignent de la longue attente à la gare et surtout les tracasseries pour obtenir le ticket d’enregistrement et le manque d’égard de certains chauffeurs  à leur endroit. « Tout le monde souffre de cette mesure mais nous les femmes commerçantes nous souffrons plus. Alors qu’on est pressé pour se rendre au marché on est obligé d’attendre que le bus soit pleinement chargé. Parfois, on passe des heures à la gare routière », explique une revendeuse de maïs.

            Sa voisine, elle, relève le manque de respect de certains chauffeurs et leurs apprentis à leur endroit. « Imagine une mère de famille qui se fait proprement insulter par un apprenti, se faire traiter d’un moins que rien. Ç’est énervant » s’indigne-t-elle avant d’ajouter « tout est à revoir »

            En outre, il n’est plus permis aux passagers de discuter du prix du trajet, de demander des remises. Les passagers indiquent qu’à ce propos les chauffeurs et les syndicats sont intransigeants.

            « Ou tu as la somme requise et tu voyages ou tu ne l’as pas et tu ne voyages pas », martèle un jeune homme qui nous raconte sa mésaventure à la gare. Il dit qu’il n’a pas été autorisé à monter à bord du bus pour Tagbligbo parce qu’il n’avait que 1000 FCFA alors que le tarif normal est de 1200 FCFA.

            Rappelons que l’obligation faite à tous les chauffeurs de charger leurs passagers aux gares routières a été imposée entre-temps par Emmanuel Gnassingbé qui faisait des  rodéos sur les routes et brimait tous les chauffeurs qui ne s’y conformaient pas. Mais cette politique n’a pas fait long feu.

K. AMETEPE

 
Handball / « Challenge Trophy » Le Togo (hommes) et le Ghana (dames) se partagent les trophées

Les rideaux sont tombés sur le tournoi international de handball « Challenge Trophy », 6e édition. Démarré le 5 août dernier, ce tournoi qui a regroupé à Lomé 6 pays, le Bénin, le Burkina-Faso, le Ghana, la Guinée, le Mali et le Togo a pris fin hier avec le sacre du Togo chez les hommes et du Ghana chez les dames.

            L’équipe  masculine togolaise s’est dans l’ensemble bien comportée au cours de cette compétition. Après avoir disposé du Ghana pour son premier match (30-26), le Togo a été battu sur le fil lors de sa seconde sortie face au Burkina-Faso (24-23).

            En demi-finale, les handballeurs togolais ont surpris la Guinée, l’équipe championne en titre, une victoire leur a ouvert une première finale.

            Contrairement aux hommes, la moisson n’a pas été bonne pour l’équipe féminine  qui s’est arrêtée au second tour.

            Défaites par les Béninoises au premier match (18-25), les Togolaises se sont ressaisies face aux Maliennes qu’elles ont dominées avec panache (44-11). Leur espoir a été anéanti en demi-finale face a une belle formation ghanéenne, sans aucun doute la révélation du tournoi.

Le Ghana détrône le Bénin

            La finale entre les Ghanéennes et les Béninoises tenantes du titre et qui ont tout balayé dans leur groupe a tenu toutes ses promesses. Les Ghanéennes ont réussi à détrôner les Béninoises battues sur la marque de 25 à 23. L’expérience du Ghana a une raison de la jeunesse et du dynamisme du Bénin.

            Les Ghanéennes ont annoncé leur ambition  en début de rencontre en ouvrant le score. Mais les Béninoises réagissent très vite et reviennent à la marque. Rosina (N°14) du Ghana met tout son talent en jeu et fait détacher son équipe qui après cinq minutes mène par 4 buts d’écart. Vignigbé Perpétue, l’excellente gardienne du Bénin est dans un mauvais jour et c’est toute l’équipe du Bénin qui en souffre. Hadjara, Confort et Jenniffer en profite pour enfoncer le clou. Même l’entrée de Célestine Boko et Sétondji Kigninie ne change pas grande chose et le Ghana l’emporte à la mi-temps par 14 à 8. Les Béninoises reviennent plus motives en seconde partie du jeu. Elles recollent au score. Ahouangasi Zita profite de la fatigue des Ghanéennes plus âgées pour réaliser son festival de buts. Le Bénin rétablit la jonction au score à 3 minutes de la fin à 22 - 22. Mais les Ghanéennes font appel à leur expérience pour conclure la partie à 25 – 23.

Le Togo prend sa revanche sur le Burkina

            Chez les hommes, le Togo prend sa revanche sur le Burkina Faso 28-27 dans un match à rebondissement.

            Ce sont plutôt les Burkinabé qui entament mieux cette finale. Les Togolais crispés en première partie de jeu réussissent à répondre au moins à chaque but marqué par leurs adversaires. Il faut attendre la 25e minute pour voir le Togo se détacher et finir la première mi-temps avec 2 buts d’avance (15-13). Les Togolais prennent les Burkinabé à la gorge au retour et confortent leur avance à 6 buts. L’expérimenté Tonyivi Pierre, le spectaculaire Lawson Laté et le capitaine Issifou Oumorou réalisent une partie sans faute. Le coach Cissé du  Burkina Faso réagit et impose la défense sur tout le terrain à ses poulains. La stratégie paie et le Burkina Faso revient au score. Le 9 Sama Guy mis sur l’éteignoir depuis le début du match par Akpatsa Yawo se libère et marque 3 buts coup sur coup. A 2 minutes de la fin le Burkina Faso égalise à 26-26 et passe devant d’un but. Les entraîneurs du Togo Colley Octave et Lawson Gaizer Boè replacent leurs joueurs qui marquent 2 buts dans la dernière minute. Les Burkinabé lancent l’ultime attaque mais Soké Atikpo le gardien togolais, excellent durant toute la partie, sauve le Togo qui remporte la coupe sur le score de 28 à 27.

Michel ADJAVOIN et K. AMETEPE

 

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