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Canard Indépendant

28 juillet 2007

[ 153 :  du 27 juillet 2007]  
Recensement électoral : Coup de projecteur sur le rôle des forces de sécurité

Le contexte général d’organisation des législatives à venir ainsi que les ratés qu’a connus le démarrage du recensement électoral ont si bien cristallisé les esprits ces derniers temps que la presse a semblé ignorer la sécurisation du processus dans son ensemble par les forces de l’ordre. Pourtant, dans le contexte togolais, les observateurs avertis du jeu électoral s’accordent avec le peuple à  reconnaître que leur rôle dans cette période est déterminant sauf qu’il est toujours teinté de crainte et  d’à priori.

Cette fois encore, ils seront, conformément aux estimations reçues à la CENI, environ six mille (6.000) à être mobilisés pour les élections. Parmi eux, on retrouvera deux mille (2000) gendarmes, deux mille (2000) policiers et le reste provient des nouvelles recrues.

S’agissant de leur rôle avant, pendant et après les législatives, le ministre Atcha Titikpina de la sécurité rassurait le peuple hier au micro de nos confrères de Radio Nostalgie Lomé en estimant que « nous faisons tout pour qu’ils participent tous à la sécurisation avant, pendant et après les élections. Nous sommes en train de préparer les esprits de tout un chacun à nous faire confiance. Le gouvernement a mis les moyens pour que la police et la gendarmerie fassent correctement leur travail d’abord sur le plan professionnel et puis ils sont aussi préparés à faire face à cet évènement (les élections législatives NDLR) que nous attendons… et nous devons croire que les élections auront lieu dans la paix et la sécurité ».

Et déjà, deux mille (2000) des six mille (6000) agents de sécurité prévus pour le processus  électoral dans son ensemble sont déployés sur le terrain pour la sécurisation des opérations de recensement. Selon des sources proches de la CENI, ils sont déployés dans toutes les préfectures en fonction de leur étendue et qu’il n’y a pas une répartition de façon égalitaire. Ainsi donc, on les retrouve dans tous les centres de recensement. Leur nombre par centre, au regard d’une observation faite hier dans les six centres de Lomé choisis à tout hasard varie entre deux et cinq. A la question de savoir quels sont leurs rôles et attributions dans les centres de recensement, un des corps habillés relève qu’ils sont «  pour assurer l’ordre et maintenir une atmosphère favorable au bon déroulement des choses. En clair, nous sommes là pour prévenir le désordre ». Une réponse qui confirme celle donnée par le ministre Titikpina au supra. « Notre rôle, soutient un autre, consiste à veiller sur les kits la nuit et éviter que d’éventuelles personnes mal intentionnées ne débarquent dans les centres pour les emporter et saboter le processus en cours ». Pour ce faire, poursuit-il, «  nous recevons des renforts les nuits pour  faire sereinement notre travail et d’autres de nos collègues font le tour de la ville toujours dans le même sens ». Et de conclure, «  dans tous les cas, nous sommes les plus impliqués dans ce processus  et les plus engagés pour sa réussite. Imaginez que depuis le lundi 16 que les opérations ont démarré, nous sommes obligés de rester ici. Nous mangeons ici, nous dormons ici et interdiction nous est faite de rentrer ».

Eu égard aux effets pervers des multiples immixtions des forces de l’ordre dans les processus électoraux par le passé, beaucoup de Togolais croyaient à tort ou à raison que leur implication une fois de plus dans celui-ci provoquerait une psychose au sein de l’électorat. Cela, selon certains, pourrait dissuader plusieurs et les amener à bouder le recensement. Mais sur le terrain, les conclusions de nos observations ajoutées aux réactions reçues ici et là montrent qu’il n’en est rien. A l’école Primaire Aniko Palako à Nukafu par exemple, nous avons vu des forces de l’ordre en parfaite harmonie avec les électeurs, les aidant même à passer dans les bureaux de recensement par ordre d’arrivée. « Nous avons reçu l’ordre de ne pas brusquer les gens. D’ailleurs, depuis que les travaux ont démarré, nous nous sommes toujours taquinés comme frères et sœurs » nous avait avoué un agent de l’ordre à l’Ecole Primaire Publique Désert à Bè. Un électeur potentiel qui affirme s’être fait enregistrer à Aného et que nous avons aussi joint hier a déclaré que « contrairement à ce que nous avons tous pensé avant le recensement, tout se passe bien entre agents recenseurs, candidats au recensement et forces de l’ordre déployées pour assurer la sécurité ».

L.R
 

 
De graves anomalies dans les opérations de recensement à Adidogomé

Depuis le début du recensement électoral et face à la lenteur qui caractérise le processus, des voix ne cessent de s’élever pour plaider en faveur de la prorogation de la date butoir prévue dans les centres urbains et périurbains pour dimanche prochain.

Dans un communiqué de presse daté du 17 juillet 2007 et signé de son Secrétaire Général Jean Pierre Fabre, l’Union des Forces de Changement de Gilchrist Olympio, après avoir relevé les insuffisances constatées au début du recensement « invite la CENI et le gouvernement à proroger la durée du recensement d’autant de journées perdues ». A la suite de l’UFC donc, le MODENA de l’Historien Atsutsè Agbobli constate : « il y a eu des retards énormes, il y en a également des anomalies au niveau des appareils et ensuite il y a l’audience foraine au niveau de certains électeurs pour attester qu’ils sont vraiment Togolais alors qu’il y a des attentes du matin au soir ; les gens retournent à la maison sans être enregistrés ». Face à cette situation, ce parti en appelle à un report de la date de clôture du recensement dans les centres urbains.

A mesure que ces suggestions fusent de part et d’autre, des évènements viennent militer en leur faveur. Pas plus tard qu’hier, les opérations de recensement ont connu un coup d’arrêt à l’école primaire d’Adidogomé. Là, il nous avait été annoncé que les fiches d’identification ont fait défaut depuis mercredi rendant les opérations impossibles. Les centaines d’électeurs potentiels qui ont pris d’assaut les lieux le matin ont dû battre en retrait véritablement désabusés. « A cette allure, je risque de ne pas pouvoir me faire enregistrer. Car, depuis hier que je sacrifie mon temps, on me parle de problème de fiches. Dans tous les cas, ce vendredi je ne serai pas à Lomé de même que samedi. Si on clôture dimanche tant pis ».

Et ce n’est pas tout. Dans un bureau de recensement de ce même centre, ce sont des électeurs plus affolés que nous avons rencontrés. « Je me suis inscrite depuis lundi et voilà ma carte. Mais je suis à la maison et on m’appelle comme quoi, je dois repasser faire une autre carte. Je ne comprends pas pourquoi cette double perte de temps » se plaignait une dame avec son bébé au dos et qui avait du mal à résister dans un rang dans lequel la bousculade est terrible. Approché, un des opérateurs de saisie nous indique que depuis lundi, le kit a un problème. Malgré l’arrivée du technicien, la panne n’était pas réglée. Finalement, on nous annonce que l’appareil est en panne et « que les noms des personnes enregistrées ce lundi jusqu’au soir où survenait la panne étaient irrécupérables » nous a-t-il déclaré avant de conclure, « Heureusement, le représentant du Chef qui nous assiste avait avoué être en mesure de les repérer et c’est ce à quoi nous procédons avec un autre kit actuellement ». Mais au sein des candidats, on affirme qu’une fois l’enregistrement fait lundi, « il y a des gens qui sont partis hors du pays  pour ne revenir que deux semaines plus tard ». Comment leur cas sera-t-il réglé ?

L.R.

 
Ministère de la Justice : L’absence chronique du ministre Séla Polo paralyse l’administration

Il régnait hier matin dans la salle d’archives du ministère de la Justice une ambiance inhabituelle. Des gens rentraient et sortaient la mine renfrognée. Une dizaine de personnes font des pieds de grue l’air menaçant. « Nous voulons aujourd’hui retirer nos dossiers. Trop c’est trop », vocifèrent-ils. L’archiviste totalement dépassé essaye tant bien que mal de calmer les esprits. « Ce n’est pas de ma faute. Moi aussi j’essaie de faire de mon mieux », clame-t-il à quiconque veut l’entendre.

De temps en temps, son téléphone portable sonne. Et chaque fois c’est la même réponse : « le ministre n’est pas là ». Dans la cour, c’est le mécontentement général. « Chaque fois qu’on vient ici, c’est le même refrain qu’il nous chante : le ministre n’est pas là. On en a marre. Qu’il nous retourne nos documents », peste un jeune homme qui ne supporte plus les allers-retours entre son domicile sis à Adidogomé et le ministère de la justice. Il explique que cela fait plus de six mois qu’il a déposé des pièces pour se faire établir un duplicata du certificat de nationalité mais qu’il ne l’a toujours pas obtenu. Un autre est désemparé. Il soutient qu’il vient de Dapaong (environ 700 km de Lomé) et qu’il séjourne à Lomé depuis quatre jours. « J’ai déposé mon dossier depuis le 3 février parce que je veux passer un concours mais on me fait tourner en rond », s’indigne-t-il.

            Ils sont nombreux, ces Togolais qui se rendent chaque jour au ministère  de la justice pour se faire délivrer des certificats de nationalité pour des raisons de voyage, de concours ou encore pour établir la carte nationale d’identité. Mais leurs dossiers ne sont pas signés. Motif : « le ministre n’est pas là ».

Le ministre Luc Séla Polo, un éternel absent
L’absence chronique du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Sela Polo a complètement paralysé l’administration. Elle ne fonctionne plus. Plutôt elle est malade. Des tas de dossiers dorment tranquillement sur le bureau du ministre, pendant ce temps, celui-ci est sans cesse en vadrouille. Beaucoup de personnes se sont plaint à notre Rédaction pour cet état de chose. « Le ministre est à l’intérieur du pays », nous a-t-on signifié hier quand nous nous sommes rendus au ministère. Mais personne n’a été en mesure de nous dire quand est-ce qu’il va revenir.

A propos des difficultés que rencontrent les citoyens pour l’obtention du certificat de nationalité togolaise, ni le Directeur de cabinet du ministre, ni son attaché n’ont souhaité se prononcer sur le sujet. « Je ne veux plus traiter avec aucun journaliste. Quand ils viennent ici, tout ce qu’on leur dit, ils rapportent cela », fait remarquer l’un d’eux.


P
our obtenir son certificat de nationalité, c’est un parcours de combattant pour le citoyen togolais. Le malaise est profond au ministère et certains agents même le reconnaissent volontiers. Pour se faire établir un simple duplicata, il faut passer des mois voire des années. La situation perdure. Personne ne dit rien et la vie continue.

K. AMETEPE

 
Renouvellement de la Cour Constitutionnelle : Les nouveaux membres n’ont pas toujours prêté serment

Conformément à la Constitution qui régit la IVe République, et conformément à l’Accord Politique Global (APG) signé le 20 août 2006, l’Assemblée nationale a élu depuis le 25 mai 2007 les 6 (six) des neuf (9) membres qui composent la Cour Constitutionnelle.

En effet, selon la Constitution en son article 100, « La Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres désignés pour sept (07) ans renouvelables.

Trois (03) sont élus par l’Assemblée nationale à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres. Ils doivent être choisis en dehors  des députés. L’un d’entre eux doit être désigné en raison de ses compétences juridiques.

Trois (03) sont élus par le Sénat à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres. Ils doivent être choisis en dehors des sénateurs ».


De plus, l’article 157, toujours de la même Constitution dispose : « en attendant la mise en place du Sénat, l’Assemblée nationale exerce toute seule le pouvoir législatif dévolu au Parlement ». Ainsi dit, ce sont ces articles que l’Assemblée nationale a respectés.

Mais il faut signaler aussi que la Loi organique N° 97-01/PR portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle dispose en son article 2 : « avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le président de la République, en présence de la Cour Suprême dans les termes suivants  : « je jure de bien et fidèlement accomplir mes fonctions en toute impartialité dans le respect de la Constitution, de garder le secret des votes et des délibérations, de ne prendre aucune position publique et de ne donner aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour Constitutionnelle ».

Comme on le voit, la Cour Constitutionnelle est une institution à poids lourd dans un processus électoral. Mais voilà, depuis le 25 mai que les membres sont élus et depuis que le président a nommé les trois autres membres dans la foulée, on n’entend ni apprend rien. Les nouveaux membres n’ont jusqu’alors pas prêté serment.

Certes, les textes sont muets sur le délai entre leur élection et nomination et la prestation de ce serment. Or, on sait que l’un des rôles à eux dévolus, selon l’article 104, alinéas 2 de la Constitution, « la Cour Constitutionnelle juge de la régularité des consultations référendaires, des élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Elle statue sur le contentieux de ces élections ».

Aussi, nous sommes de pleins pieds dans le processus électoral concernant les législatives qui, selon le Comité de Suivi de l’APG, ne doit pas aller au-delà du mois d’octobre. Quand alors, les membres de la Cour Constitutionnelle vont-ils prêter serment pour entrer en fonction eu égard aux lourdes tâches qui les attendent ? Pourquoi ils n’ont pas jusqu’alors prêté serment ?

Selon des sources proches du ministère des relations avec les institutions de la République, aucune raison n’explique cela : « Puisque ces membres doivent prêter serment devant le président de la République et celui de l’Assemblée nationale, on suppose que leur calendrier n’est pas encore conforme, sinon, je n’en vois pas de raison », nous a déclaré une source proche du ministère. La source ajoute : « ça va se faire incessamment ».

Selon certaines sources, les tractations en coulisse qui doivent « désigner » un président n’aboutissent pas encore. C’est ce qui retarderait donc la prestation de serment.

Il faut signaler par ailleurs que dans le paysage électoral togolais, la Cour Constitutionnelle avait été souvent  décriée par le peuple au regard de la façon dont elle règle les contentieux électoraux. Cela suscite autre inquiétude et renforce la suspicion au sein de la population qui se demande toujours à quand la prestation de ce serment.

Jean-David MESSANGAN

 
Préparatif Mondial U-17 : Vers un second feuilleton de Wangen
Les Eperviers cadets qui étaient depuis samedi en stage à Wangen dans le cadre des préparatifs pour la Coupe du Monde en Corée du sud sont en proie à d’énormes difficultés. Partis sans un sou, ils ont menacé de bouder les entraînements. Il a fallu l’intervention salutaire de M. Atakora Idrissou, le père de Abdel Kader Atakora qui a offert quelques billets d’euros aux joueurs afin de leur permettre de subvenir à leurs petits besoins en terre allemande. N’eût été cette providence, on aurait assisté à un second feuilleton de Wangen.

On apprend par ailleurs qu’une partie d’un lot d’équipements offerts à la délégation togolaise par Puma serait confisquée par le team manager Dominic Cionci. Cette situation n’est pas de nature à ramener la sérénité au sein de la délégation.

Malgré ces problèmes, les Eperviers cadets ont démarré leurs préparatifs sur les chapeaux de roue en atomisant une sélection junior de Wangen sur un score sans appel de 5 buts à 0 lors d’un match test disputé lundi.


La rencontre qui s’est déroulée en 4 fois 25 minutes pour permettre au staff technique de faire évoluer tous les joueurs a été dominée de bout en bout par les Togolais.

Le milieu du terrain Ségbéfia Alikem a été le premier à ouvrir la voie à ses coéquipiers en inscrivant le premier but à la 18
e minute. Abraw Kamaldine porte 9 minutes plus tard l’addition à 2 buts à 0 avant la première mi-temps.

Au retour des citrons, les Eperviers cadets mettent la pression sur la modeste formation de Wangen qui va complètement craquer. Les Togolais vont marquer successivement trois autres buts, œuvres de Tidjani Biliaminou (65
e mn), Korodowou Malik (75e mn) et Alofa Godfried (85e).

Les «Epervions» livrent samedi leur second test cette fois contre la sélection cadette de l’Allemagne qualifiée elle aussi pour la phase finale du mondial.

K.A.

 
Crise à la FTF : Le CNOT rend publique sa décision : Une réaction de la FIFA attendue
C’est le Directeur de la télévision nationale, Kuessan Yovodévi, qui sous des airs sérieux a communiqué, le ton grave, la décision du Comité National Olympique Togolais (CNOT), dans la crise qui secoue la FTF. Le CNOT a décidé de mettre en place un comité conduit par le ministre Bernard Walla pour diriger la FTF, suite à la suspension de Tata Avlessi.

A la suite de la lecture du communiqué, le Gal Zoumarou Gnofame (président du CNOT) et le ministre Edoh Agbéwanou, ont été reçus sur les plateaux de la TVT, pour expliquer la décision. Le président du CNOT, juge et partie dans ce dossier comme dans bien d’autres qui ont détérioré le climat dans les milieux sportifs au Togo, a vainement tenté de fonder la décision sur les textes de la FTF.

Pour lui, l’absence de procès verbaux devant servir de preuves pour les présences et absences aux réunions statutaires de l’instance, signifie que les membres ont été absents aux réunions. En d’autres mots, s’il n’y a pas eu des preuves de la tenue des réunions, c’est que les membres étaient absents à ces réunions qui pourtant sont supposées n’avoir pas eu lieu. Pour le Gal Gnofame, ce sont ceux qui ne connaissent pas les textes qui ont une lecture contraire de la situation.

A noter que la composition du comité est assez équilibré. Il reste à savoir si cette décision ne constitue pas un véritable passage en force. Cette décision est assumée par le gouvernement dont un des ministres est venu la défendre. De toute évidence, une décision imminente de la CAF et de la FIFA  est attendue.

Voici en in extenso, la décision du CNOT.
Depuis quelques temps, la Fédération Togolaise de Football (FTF) traverse une crise grave liée à plusieurs facteurs.

1- Le président de la Fédération de Football Tata Avlessi a été suspendu de ses fonctions par la Confédération Africaine de Football (CAF) suivant décision prise le 10 juillet 2007 laquelle décision a été déclarée immédiatement exécutoire.

2- Les deux vice-présidents de la Fédération Togolaise de Football se sont trouvés dans l’impossibilité d’assurer la présidence du fait de leur absence aux réunions en violation de l’article 17 du règlement intérieur sanctionné par l’article 18 du règlement intérieur qui stipule : « Tout membre du Bureau Exécutif absent à trois réunions consécutives sans excuse reconnue valable est considérée comme démissionnaire »

3- Sept des onze membres du Bureau Exécutif ont donné leur démission par lettre en date du 20 juillet 2007 mettant la Fédération dans l’impossibilité de fonctionner.

Le Gouvernement qui suit de près cette situation n’est pas resté indifférent. Le Chef de l’Etat soucieux de l’avenir du football togolais a mis en place une commission ministérielle en vue de réfléchir aux solutions de sortie de crise. Au vu des réflexions menées par la Commission ministérielle, en concertation avec le Comité National Olympique du Togo (CNOT), le Chef de l’Etat a procédé à une consultation des autorités de la Confédération Africaine de Football (CAF) en dépêchant auprès de celles-ci une délégation à Alger. Les autorités de la CAF se référant aux statuts et au règlement intérieur de la FTF ont recommandé au Gouvernement togolais d’œuvrer à la mise en place d’un comité de gestion provisoire de la Fédération. Le Gouvernement a saisi à cet effet le CNOT. Ce dernier conformément aux statuts de la Fédération a constitué un comité provisoire composé comme suit :

1- Président : M. Walla Edjaïdé Bernard, président du Football Club ASKO
2- Vice-président : M. Kalépé Mawunyigan, président du Club As Togo Telecom
3- Secrétaire Général : M. Sronvi Espoir, président du Club AC Merlan
4- Secrétaire Général-adjoint : M. Mana Palanga, président de l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST)
5- Trésorier général : M. Daho Salim, Directeur de banque
6- Trésorier adjoint : M. Bahoma Johny, Directeur des sports

7- Les Conseillers :
1-
M. Adom Abotsi, Secrétaire Général  CNOT
2- M. Adékambi Alexandre, ancien joueur international, personne ressource
3- Mme De Souza Béti, inspectrice des sports
4- M. Komou Désiré, président de  la commission presse CNOT
5- Togbui Dogbe Kpalikpatcho, président de la ligne de Lomé.

Suivant la décision du CNOT, le Comité est investi à titre intérimaire, des fonctions dévolues au bureau de la Fédération notamment la préparation des échéances sportives qui attendent notre pays à savoir, la Coupe du Monde des cadets en Corée, la Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008. Le comité provisoire est chargé en outre suivant la décision du CNOT d’organiser de nouvelles élections dans un délai n’excédant pas 6 mois sur la base des statuts réaménagés. Le Gouvernement a marqué son adhésion aux décisions prises par le CNOT. Le Gouvernement demande au ministre de la Jeunesse et des Sports de veiller à la bonne exécution de ces décisions en vue de la sauvegarde et le développement du football qui demeure un élément fédérateur du peuple togolais et de la jeunesse sportive en particulier
.

Fait à Lomé le 26 juillet 2007
Le gouvernement

 

 
 
 
 
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