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Lors du second match disputé par les
Eperviers Cadets à Lomé contre la Tunisie, le public est
sorti des stades furieux. Il a par ailleurs violemment
manifesté sa colère à la fin de la rencontre en jetant
des projectiles contre les officiels. Le Togo avait été
battu par 3 buts à 0.
L’arbitre central et ses deux assistants ont
passé le temps durant le match à se contredire. Dans
cette cacophonie, un but matinal régulièrement inscrit
par Saïbou Safiou ainsi qu’un penalty en 2ème
mi temps ont été refusés aux Togolais. Dans l’ensemble,
l’arbitrage a pénalisé le Togo et négativement influencé
le déroulement du match côté togolais.
Les raisons de la cacophonie
Aujourd’hui, on en sait un peu plus sur les
raisons de cette cacophonie. De source digne de foi, on
explique cette situation par le fait que les deux
assistants aient refusé de se faire corrompre par de
l’argent que l’arbitre central leur aurait proposé de
la part du président de la Fédération Togolaise de
Football (FTF).
De source proche du dossier, l’argent aurait
été remis à l’arbitre gambien par un de ses collègues
togolais qui se serait présenté comme étant en mission
pour le compte de Tata Avlessi Adaglo de Mass.
Selon la même source, les deux arbitres
assistants auraient refusé l’offre. A la fin du match,
un autre arbitre togolais se serait allé s’assurer
auprès des assistants, si l’arbitre central leur avait
transmis leur enveloppe de la part du président de la
FTF. C’est alors que les arbitres assistants ont saisi
un membre de la commission des arbitres de la CAF.
Deux aveux et
deux reniements
Selon nos informations, recoupées auprès
d’une source proche du dossier, un des arbitres togolais
impliqués dans le dossier, avocat de son état, ainsi que
l’arbitre central, ont reconnu les faits. Une
perquisition effectuée dans la chambre d’hôtel de
l’arbitre gambien, aurait permis la découverte de deux
enveloppes, contenant des montants qui n’ont pas été
révélés.
Par contre, le second arbitre togolais
impliqué, et qui serait celui qui aurait remis les
enveloppes au nom de Tata Avlessi Adaglo de Mass à
l’arbitre avant le match Togo contre Tunisie, aurait nié
les faits.
Le président de la FTF, principal accusé
dans cette opération de corruption d’arbitre, aurait lui
également nié en bloc. Il aurait été auditionné à cet
effet par un membre du Comité Exécutif de la CAF, en la
personne du Malien Diakité.
Le temps des
sanctions
A un moment donné, la presse togolaise avait
fait écho de cette affaire. Mais très tôt, un block out
total a été levé sur le dossier. « Ça c’est arrangé
lors du passage de Issa Hayatou à Masséda. Les généraux
(NDLR : Séyi Mèmène et Zoumarou Gnonfame) ont calmé les
choses », nous avait confié un proche de l’exécutif
de la FTF.
Mais vraisemblablement, le dossier est loin
d’avoir été enterré ou du moins, il vient à nouveau
d’être exhumé.
En effet, selon nos informations, l’arbitre
togolais qui aurait remis les enveloppes à l’arbitre
gambien, vient d’écoper d’une « suspension jusqu’à
nouvel ordre » de la part de la commission des
arbitres de la CAF.
L’instance dirigeante du football
continental serait actuellement en réunion à Paris.
« D’importantes décisions pourraient être annoncées à
l’issue de la réunion de la CAF à Paris », nous a
confié hier un ancien dirigeant du football togolais.
Ces sanctions pourraient frapper Tata
Avlessi Adaglo de Mass. « Dans de pareils cas de
figure, la CAF généralement décide de mettre le
dirigeant fautif en retrait de la direction des affaires
jusqu’à ce que la lumière se fasse », a indiqué
notre interlocuteur qui a requis l’anonymat.
Une nouvelle ère de branle-bas à la FTF ?
Pour certains, la CAF n’hésitera pas à
« broyer » Tata Avlessi Adaglo. « En allant
soutenir Jacques Anoumah à Abidjan, alors que la veille
il avait donné des assurances à ses parrains qui l’ont
porté à la tête de la FTF, qu’il ira à Accra, il (NDLR :
Tata Avlessi) s’est mis à dos l’un de ses parrains ainsi
que la puissante tendance proche du Président de la
CAF », analyse un responsable d’un club de D1.
De toutes les façons, l’assemblée
extraordinaire annoncée pour le 22 mai 2007, prenait
déjà des allures d’une assemblée élective. Face aux
bourdes de Tata Avlessi Adaglo, qui brille par une
dérive présidentialiste, plusieurs associations membres
de la FTF, exprimaient déjà le souhait de voir cette
échéance être non seulement celle de la refonte des
textes, mais aussi, celle d’un renouvellement du Bureau
Exécutif, mis en place il y a à peine 4 mois, mais qui
se particularise à travers les conflits en son sein.
Autre Epée de Damoclès qui plane sur
l’avenir de Tata Avlessi à la tête de la FTF. La
question de son agression physique sur le président de
la Fédération Béninoise de Football Moncharaf Anjorin,
en marge de la CAN-U17 à Lomé. La presse béninoise
demande que le président de la FTF, soit puni pour
« acte d’indiscipline caractérisée » pour ce fait.
Qui a dit « indiscipline caractérisée » ?
Koffi
AMEGA
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