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Nous sommes pratiquement à la fin du 1er trimestre de
l’année 2006. Les premières pluies s’annoncent
inaugurant ainsi la grande saison pluvieuse de cette
année qui devra durer de mars à juin. Et déjà, Lomé est
sous les eaux.
Depuis la semaine dernière, les premières pluies ont
commencé par tomber. Lomé qui n’a pas encore fini de
digérer les désagréments à elle causés par les pluies
torrentielles de l’année dernière, est de nouveau à
l’épreuve.
Des quartiers sinistrés, des rues et boulevards inondés,
des maisons sous les eaux. Et chaque année, les
populations loméennes vivent le même train-train.
Le boulevard du Mono, qui est un boulevard
de référence, parce que reliant 2 routes internationales
(Lomé- Cotonou) et (Lomé – Accra) ne brille plutôt que
par son état de déliquescence avancée.
Malgré les ‘’efforts’ ’consentis par le
gouvernement depuis belle lurette pour raffistoler les
crevasses sur ce boulevard, les pluies diluviennes
répétées rendent le goudron têtu, donnant ainsi
l’impression que les travaux ne réussissent pas.
Sont-ce les travaux qui ne réussissent-ils pas ou
sont-ce des travaux qui ne répondent pas aux impératifs
de l’heure ?
Seulement, la remarque faite est que ce boulevard jouxte
avec la route Lomé-Aného qui relie le Togo au Bénin.
Cependant, le tronçon Avépozo-Aného augure d’une bon
bitume depuis quelques années déjà, sur un financement
de la Banque Mondiale, apprend-on.
Le tronçon Avépozo-Lomé serait laissé à la charge du
gouvernement togolais pour être bitumé. Mais depuis,
rien. Ce qui cause beaucoup de désagréments aux usagers
de la route. Et pourtant, le FER (Fonds d’Entretien
Routier) continue de percevoir des taxes qui doivent
normalement servir pour l’entretien de ces routes.
Qu’attend-on alors pour décider de la réfection une fois
pour de bon des routes et boulevards en état de
délabrement ? Est-ce par manque de volonté politique des
gouvernants ou par manque de moyens ? La première
hypothèse nous paraît la mieux appropriée.
A une certaine époque, les populations ont été mises au
parfum du déblocage de 600.000.000 F CFA par Feu
Gnassingbé Eyadema pour la réfection des routes, rues et
boulevards à Lomé. Mais juste après, les mêmes problèmes
ont ressurgi avec rudesse.
Les populations disent oui pour le pavage de certains
boulevards tels que celui de la Kara. Cependant, vu
l’ampleur du problème, cela risque de n’être qu’un coup
d’épée dans l’eau.
A cette allure, Lomé risque de devenir sous peu, un gros
village sans bitume.
Non seulement l’état chaotique des routes, rues et
boulevards, l’environnement dans lequel les populations
vivent dans les quartiers doit retenir un tant soit peu
l’attention.
Saison pluvieuse : vive les maladies endémiques
La remarque faite le plus souvent est que les autorités
politiques et administratives attendent le pire avant de
réagir et de crier au secours à coup de tapage
médiatique.
Les années écoulées en donnent à suffisance la preuve.
Les maladies endémiques telles que le choléra et la
fièvre typhoïde sont toujours aux aguets aux échéances
des saisons pluvieuses. Les tas d’immondices observés au
quartier Avéto, Adakpamé, Zoro-bar sont la révélation
qu’en de pareilles périodes, ces quartiers ne peuvent
constituer que des poches ou des nids aux maladies
endémiques.
Dans ces quartiers sans bitume, on se sert des ordures
de toutes sortes pour amoindrir les flaques d’eau. Au
point où en procédant ainsi, les rues finissent par
disparaître et faire place aux tas d’immondices.
Vive les maladies avec leur cortège de décès.
Assainissement, au secours ! A bon entendeur !
Elom Freddy SOSSAH |