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A
l’invitation du Président de la République du
Burkina-Faso, Blaise Compaoré, le Président National du
Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) Me Yawovi
Agboyibo et le Secrétaire Général de la Convention
Démocratique des Peuples Africains (CDPA), le Prof
Léopold Gnininvi se sont rendus dans la capitale
burkinabé. De source bien informée, les deux leaders des
partis de l’opposition démocratique, ont quitté Lomé,
hier pour Ouagadougou.
Ils seront reçus séparément demain par Blaise Compaoré.
On ignore pour l’instant, le sujet qui sera débattu lors
de cette rencontre. Mais tout porte à croire qu’il
s’agira des préparatifs du dialogue intertogolais, prévu
pour se tenir dans les prochains jours à Ouagadougou,
sous la facilitation du Président Compaoré.
Contacté au téléphone par notre rédaction, le Secrétaire
Général de l’Union des Forces de Changement (UFC),
Jean-Pierre Fabre, a déclaré qu’il n’était pas au
courant de cette invitation. L’UFC, comme la CDPA et le
CAR, sont membres de la « Coalition de l’opposition
démocratique », qui a présenté Emmanuel Bob-Akitani,
candidat à l’élection présidentielle du 24 avril 2005.
Les trois formations politiques participent au dialogue
intertogolais au titre de l’opposition traditionnelle
avec la Convention Patriotique Panafricaine (CPP) de
Edem Kodjo, et le Parti Démocratique pour le Renouveau
(PDR) de Ayéva Zarifou. La CPP et le PDR siègent au sein
du gouvernement d’union nationale mis en place à la
suite de l’élection contestée de Faure Gnassingbé à la
présidence de la République.
Le lundi dernier, le Président Compaoré a fait le
déplacement de Kara (400 km au nord de Lomé) où il a
rencontré son homologue Faure Gnassingbé. Il a été
question des préparatifs du dialogue. Selon un
responsable du RPT contacté par notre rédaction, « la
Mouvance Présidentielle a fait connaître sa position
relative au dialogue au Président Compaoré, à l’occasion
de sa visite ».
Avant de faire le déplacement de Pya, le Chef de l’Etat
burkinabé a reçu à Ouagadougou le leader de l’UFC,
Gilchrist Olympio. Ce dernier n’aurait pas informé ses
partenaires de l’opposition, ni de son déplacement, ni
des sujets dont il a discuté avec le Président Compaoré.
Pour l’instant, l’UFC refuse de participer à un dialogue
qui se déroulerait à Ouagadougou, sans la présence d’un
médiateur.
Avant de quitter Kara, M. Compaoré a invité la classe
politique à « poursuivre le dialogue politique qui,
seul est susceptible d’amener les filles et les fils de
ce pays à se réconcilier avec eux-mêmes », souligne
un communiqué rendu public à l’issue de sa visite.
C’est le 02 février 2006 qu’une délégation conduite par
le Premier ministre, Edem Kodjo, avait évoqué à
Ouagadougou avec Blaise Compaoré, la possibilité de voir
se tenir les pourparlers intertogolais dans la capitale
du Burkina-Faso. Depuis, le démarrage des travaux est
bloqué par de « petits réglages », selon les
termes du Ministre togolais de la Communication et de la
Formation Civique, Biossé Kokou Tozoun.
Augustin AMEGA |