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Les
différentes équipes qualifiées pour la Coupe du monde en
Allemagne fourbissent leurs armes à quelque 100 jours de
cette grande fête du football mondial. Les différentes
sélections ont mis à profit la journée FIFA (1er mars)
pour livrer des matches amicaux. Toutes les équipes
étaient en chantier sauf le Togo. La Côte d’Ivoire était
face à l’Espagne (2-3), la Tunisie s’est frottée à la
Serbie Monténégro (0-1), l’Angola a subi une courte
défaite en Corée du sud (0-1) et le Ghana s’est incliné
devant le Mexique (0-1). La Suisse a battu l’Ecosse
(3-1). Tous les adversaires du Togo au Mondial étaient
donc au front.
Même les pays qui n’ont pas eu la chance
d’être qualifiés pour le mondial ont joué. C’est le cas
du Sénégal qui s’est frotté à la Norvège (2-1) et du
Burkina qui a joué l’Algérie (0-0).
Au
Togo, on ne semble guère ébranlé par l’imminence de ce
grand événement. La principale préoccupation des
autorités sportives est comment faire pour éjecter
Stephen Keshi.
Le reste, elles en ont cure. Pour bon nombre
d’observateurs du football, le Togo est bien parti pour
une nouvelle débâcle au mondial.
Pour cause d’impréparation doublée d’une
mauvaise organisation, les Eperviers qui suscitaient
beaucoup d’espoir, lors de la dernière CAN en Egypte ont
été éliminés au premier tour. Alors qu’on pensait que
les dirigeants allaient tirer des enseignements, pour
faire une bonne prestation en Allemagne, ils se
complaisent dans l’improvisation et l’amateurisme. Le
match de préparation annoncé contre Amiens,
Saint-Étienne ou encore contre la RD Congo n’aura jamais
lieu.
La
FIFA a fixé le 15 mai pour que chaque sélection rende
publique la liste de ses 23 joueurs. Ici on n’a pas
encore trouvé de solution pour l’entraîneur. Stephen
Keshi estime qu’il est toujours le sélectionneur des
Eperviers. La Fédération annonce qu’il a engagé
l’Allemand Otto Pfister comme nouvel entraîneur. Pour
l’instant, le public sportif se trouve dans un imbroglio
total. Tout est bloqué. On ne sait pas qui est qui et
qui fait quoi.
A
cette allure, nous ne pouvons que nous attendre à une
nouvelle débâcle des Eperviers au pays de Otto Pfister.
K. AMETEPE |