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La
date pour la tenue des élections législatives anticipées
prévues par les 22 engagements souscrits par le Togo
vis-à-vis de l’Union Européenne, fait l’objet de
nouvelles divergences.
C’est d’abord le chef de l’Etat qui lors d’un séjour à
Bruxelles, avait annoncé le mois de Juin 2007, comme
période indicative pour la tenue du scrutin. Plus tard,
la Commission électorale nationale indépendante (CENI)
en élaborant une esquisse du chronogramme pour la tenue
des élections législatives, a arrêté la date du 24 juin
2007.
La CENI sera bloquée dans l’avancement de ses travaux
sur deux points : le mode de prise de décisions à la
CENI et celui du recensement et le modèle de la carte
d’électeur.
Certaines délégations (CPP, PDR, RPT, REFAMPT) avaient à
l’époque suggéré de tenir compte des délais prévus dans
le chronogramme pour chacune des étapes du processus
dans le règlement de ces points de divergences.
Lors de la dernière séance du Comité de suivi à
Ouagadougou, les deux points de divergences ont été
aplanis avec le concours du facilitateur Blaise Compaoré.
Pour
le mode de recensement, c’est celui qui préconise une
confection instantanée avec l’opération de recensement
qui a été convenu.
Suite
à cela, et pour gagner du temps, le gouvernement serait
sur le point (comme l’avaient suggéré des experts de la
sous-région à la CENI ) de demander l’emprunt de
certains matériels électoraux à d’autres pays.
La mouvance présidentielle, tient à ce que les élections
se tiennent à la date du 24 juin 2007. D’autres partis
prenant part au processus, souhaitent un report. Un
autre bras de fer ainsi s’annonce.
Il faut rappeler que c’est le gouvernement qui fixe par
décret, la date de la tenue des élections.
Une source proche de la CENI indique que « les
élections sont tenables au 24 juin, avant d’ajouter
qu’il est trop tôt de parler de report ».
Pour enclencher définitivement le processus électoral,
l’Assemblée nationale a adopté le 02 février, une loi
portant modification du code électoral. En tout, 55
articles ont été modifiés et 27 abrogés, sur les 283 que
contenait l’ancienne loi électorale.
Augustin AMEGA |