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Sur le plan du dialogue entre les
fils et filles de ce pays on dirait que le Togo est
un cas d’étude où l’histoire contraste fort bien
avec les réalités. Que plusieurs conflits en Afrique
et à travers le monde trouvent leur solution chez-nous
mais que nous-mêmes nos différends aient de la peine
à être réglés par le dialogue, cela devient un peu
absurde. De 1990 jusqu’à nos jours, les différents
problèmes internes que les Togolais ont connus n’ont
jamais trouvé de solution claire malgré toutes les
tentatives effectuées et malgré le fait de les
exporter ailleurs tels qu’à Ouaga, Paris, Bruxelles…
Cette fois ci encore on veut bien tenter la
résolution du contentieux né autour de la succession
du Général Eyadema à Ouaga mais les barrières
visibles et invisibles qui obstruent cette voie
rendent les uns et les autres déjà sceptiques quant
à leur aboutissement. Décidément Ouaga IV est mal
parti. Que ce soit sur le fond que sur la forme
cette rencontre soulève bien des polémiques et des
divergences qui n’ont aujourd’hui aucune chance
d’aboutir à un résultat probant. Pour les uns, le
cadre même de cette discussion ne serait pas propice
et que les problèmes Togolais devraient être traités
au Togo sans aucune ingérence extérieure. Même le
choix d’un facilitateur avait soulevé tellement de
polémiques que nul ne saurait prévoir avec
exactitude l’aboutissement d’un tel dialogue avec de
pareils préalables. Nicolas Lawson serait de ceux là
qui ne sont ni pour le lieu ni pour certains
contours même de l’organisation. Les autres leaders
de l’opposition ne seraient pas du reste avec des
exigences aussi contradictoires que diverses les
unes que les autres.
Au finish ce qui était encore en vue c’est cette
sempiternelle politique de chaise vide comme cette
opposition en a l’habitude. Et pour couper court, ce
dialogue est encore reporté sine die. Et la vie
continue comme si de rien n’était.
C’est à se demander si un tel dialogue est encore
possible ou du moins utile. Voilà la question.
J.M. AGBE
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