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Depuis le lancement du dialogue inter togolais sur
fond de tapage médiatique, l’on a cru que le Togo
était en train de tourner définitivement une page de
son histoire. Celle qui a été marquée par les
violences pré et post électorales. Des violences qui
ont conduit de milliers de Togolais à fuir le Togo
pour se réfugier à l’étranger.
Les faits aujourd’hui font penser que le pouvoir RPT
n’a pas changé de méthodes. Le dialogue relancé par
le Président Faure E. Gnassingbé n’est finalement
qu’un show du pouvoir RPT qui cherche à tout prix à
arracher une reprise de la coopération entre l’Union
Européenne et le Togo. Sur le terrain, la réalité
est cruelle. La réconciliation n’est pas encore au
rendez-vous. Le pouvoir RPT s’apprête à célébrer
encore la triste et fameuse fête du 13 janvier, qui
loin d’être la fête de la Libération Nationale est
plutôt la fête de l’asservissement du peuple par une
minorité au pouvoir. A côté de cet entêtement du
pouvoir à célébrer le jour de l’assassinat du 1er président
du Togo, Sylvanus Olympio, il y a des faits qui
témoignent du règne perpétuel de la dictature au
Togo.
Le 5 décembre dernier, certains individus non
identifiés ont encore intimidé le journaliste Dimas
Dzikodo. On apprend que l’heure est au règlement de
compte. De nombreux témoins des actes de violences
qui ont émaillé la présidentielle du 24 avril 2005
sont activement recherchés, ou intimidés.
Tout récemment, le nommé Dzodji Ayité, connu pour
être un ami d’un enfant d’un Général des FAT, a
échappé à des individus qui étaient venus le
chercher chez lui. Selon ses proches, il détiendrait
certaines vidéos des violences commises par les
éléments des FAT au cours des présidentielles
d’avril dernier. Et depuis, il a disparu de la
circulation. Des cas comme celui de Dzodji Ayité,
deviennent de plus en plus fréquents et l’on se
demande si c’est de cette manière que le Président
Faure .E Gnassingbé veut prôner la réconciliation.
La Rédaction |