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20 Déc 2006

[ 113 : du 20 Déc 2006]  
Entrée de l’UFC dans le Gouvernement : Des points qui justifient  la méfiance de Gilchrist

Le climat de confiance qui était né au cours du dialogue intertogolais et matérialisé par la signature de l’Accord Politique Global du 20 août dernier n’a été qu’éphémère. La nomination de Me Agboyibo Madji au poste de Premier ministre, même si la majorité de la population l’avait approuvée, et la formation éclaire du gouvernement, qui se voulait d’Union nationale mais sans la participation de l’Union des Forces de Changement, ont vite fait de remettre tous les acteurs politiques sur leur garde.

Le CAR saute sur la primature en envoyant l’UFC se faire voir ailleurs pourtant présumé à ce poste. La confiance et la solidarité n’y sont plus. Le RPT saisit au vol la déclaration de Gilchrist Olympio de ne pas participer au gouvernement Agboyibo et l’exclut sans autre procédure. Au sein du système RPT on n’a jamais eu confiance en l’UFC. Alors bon débarras!

La CDPA piégée dans cette situation infernale choisit le camp de la majorité et évoque sa parole donnée en signant l’Accord Politique Global : participer au gouvernement d’union nationale. Gnininvi ne sait plus en qui avoir confiance. Le Professeur a accepté rentrer dans le gouvernement pourvu que ça soit un ministère d’Etat et il hérité des Mines et Energie.

Le CAR a la primature et d’autres ministères non moins importants tandis que le RPT se réconforte à la présidence acquise à la suite de durs combats meurtriers. La CPP de Edem Kodjo et le PDR de Zarifou Ayéva n’ont jamais su mériter leur titre d’opposant.

Alors que reproche-t-on à l’UFC ?

Le fait d’exiger, avant de rentrer dans le gouvernement, les portefeuilles de l’intérieur de la justice, de l’économie et des finances et surtout que ses ministères aient, une liberté totale pour opérer, ne doivent étonner personne, encore plus le CAR et la CDPA.

Depuis que Me Agboyibo est au gouvernement qu’a-t-il fait d’extraordinaire? A-t-il vraiment la main libre pour exercer ses délicates fonctions? Le Professeur Gnininvi, si ce n’est que quelques rares passage à la télé et à la radio pour expliquer le délestage qui doit durer semble-t-il jusqu’au mois de juin 2007, est-il capable de nous dire les actes qu’il a librement posés en tant que Ministre d’Etat, ministres des mines et Energie, chef d’un parti de l’opposition, Professeur d’université, vieil opposant ? La CPP et le PDR eux, mangent depuis et clairement dans l’assiette du RPT. Ils sont encore là pour manger et c’est tant pis pour le peuple.

Le RPT de son côté en proposant à l’UFC les ministères de la culture, de l’économie et du développement chargé du NEPAD à quoi joue-t-il ? Pourquoi pense-t-on que c’est l’UFC qui est trop exigent et non pas le système RPT qui ne veut rien céder ?

Si le RPT refuse de céder, comme si la vie de tout le Togo lui appartient tout seul, si la CDPA et le CAR ne sont plus en bon terme avec l’UFC, si la CPP et le PDR ont choisi leur camp depuis le vivant du Père Eyadema pourquoi est-il aussi difficile de comprendre que l’UFC exige plus de liberté et de positions influentes pour se faire entendre au cours des débats socio politiques. Le Togo n’appartient pas qu’au RPT qui doit donner à qui il veut et ce qu’il veut.

La question est simple il faut retrouver le climat de confiance qui a prévalu au cours du dialogue et accepter partager le pouvoir qui était d’ailleurs mal acquis. L’UFC doit cesser de créer des occasions qui favorisent son écartement de tous les processus de normalisation du pays en jouant toujours à la victime.

Le CAR et la CDPA doivent se réveiller et comprendre que le RPT est entrain de les mener en bateau. La solution est toute simple, enterrer la hache de guerre entre l’UFC et eux en le soutenant de temps en temps. L’image affichée par ces deux partis très respectés de la population, lors de l’élection du président de la CENI n’est pas du tout enviable. L’adversaire vous divise pour pouvoir vous contrôler c’est tout. A bon entendeur !

Sani Vich

 
Un accouchement difficile du congrès : M. Solitoki Esso, nouveau SG du RPT

Le 9e congrès ordinaire du Rassemblement du Peuple Togolais a pris fin hier avec le passage du témoin de Dramani au nouveau  Secrétaire Général M. Esso Solitoki. Ce choix déjoue tous les pronostics des uns et des autres. Les Bamnante, Klutsè, Tozoun… n’ont pas fait le poids devant ce vieux de la vieille du RPT.

Pendant longtemps dans le sillage du pouvoir qu’incarnait feu le président Eyadema, M. Esso Solitoki a été de tous les combats du parti. Journaliste de profession, il fut directeur de la télévision et de la radio, attaché de presse à la présidence de la République, ministre de la communication et de la formation civique, actuellement député à l’Assemblée Nationale et Conseiller à la Présidence de la République.

            La tâche ne s’annonce pas du tout facile pour le nouveau secrétaire général. Le RPT n’est plus aujourd’hui cette puissante machine redoutée de tous. Les parcelles qu’il protégeait jalousement sont pris d’assaut par les partis adverses. Le nouveau SG, devra user de sa maîtrise des rouages du parti pour arriver à endiguer certains maux qui minent le RPT. La fronde interne qui se fait de plus en plus persistante devra être gérée pour ne pas créer des aigris qui se retourneraient contre le parti. Le renouveau des structures s’impose et Solitoki devra s’évertuer à créer une harmonie entre la vieille garde dont il fait partie et la nouvelle génération.

            Sur tout un autre plan, le SG devra avoir à l’esprit que les enjeux électoraux qui s’annoncent seront  décisifs pour son parti. Du choix judicieux des candidats dépendra le bon score du RPT. C’est donc un travail de marathon qui attend le SG qui ne doit plus perdre du temps aux choses futiles.

Ce choix porté sur un baron, un dinosaure saura-t-il amorcer le renouveau et l’ouverture du parti comme le souhaitent certains militants ? C’est le wait and see.

            Bonne chance quand même Monsieur le Secrétaire Général.                            

Agni

Réduction du courant électrique au Togo : La CEET doit livrer les factures proportionnelles à la vraie consommation de ses clients

S’il faut trouver des dirigeants et des sociétés qui peuvent  accompagner une population à sa destruction collective et à la dérive, c’est bien au Togo. Le Togo peut être tout sauf un pays qui peut créer d’opportunités d’épanouissement économique et socioculturel.

Le peuple ne finira jamais de subir les conséquences « tristement » malheureuses des quarante années de règne despotique et de dictature où la mauvaise gouvernance était son rituel ouvrant ainsi le boulevard aux prédateurs de l’économie du pays. Conséquence : faillite d’entreprises par ci- endettement du pays par là. La dette intérieure est insupportable. Toutes ces conséquences n’ont trouvé comme meilleure cible que la pauvre population.

Aujourd’hui l’autre feuilleton douloureux de cette mauvaise gouvernance à laquelle nous assistons est la gestion catastrophique du courant électrique qui arrive à intoxiquer à volonté le moral des  cinq millions d’habitants que contient les 56.600 km² de lopin de terre que Dieu nous a réservé. Et injustement encore les quartiers qu’habitent certains barons ne connaissent pas ce délestage. C’est ahurissant et aberrant que ce long règne d’Eyadema et ses barons n’ait suffit pour que le pays soit un exemple parmi tant d’autre. N’est-ce pas que gouverner c’est prévoir ?

Tout compte fait le vin est tiré, il faut le boire. Mais faut-il tout de même signifier que ce délestage auquel nous nous confrontons  ralentit énormément les activités économiques du pays et donc l’entraîne à la perte synonyme d’une importante dette intérieure?

Nonobstant cette situation difficile, la CEET joue à un jeu auquel elle détient seule le secret. Seulement 8 heures sur les 24 sont accordées à la population pour ses besoins en courant électrique. Au vu de cette réduction d’heures d’utilisation du courant électrique, la facture doit en être proportionnelle. Mais force est de constater que le montant de la facture ne diminue jamais. Il fait parfois l’objet d’augmentation renforçant ainsi le grincement de dents des consommateurs. A quoi joue donc cette société étatique?

Il faut alors que la direction de la CEET soit pragmatique et prenne ses responsabilités en jouant au professionnalisme afin d’expliquer à la pauvre population plusieurs fois prise en carcan sa méthodologie de facturation pour que l’équivoque soit levée. Faute de cela et toute tentative de mutisme peut l’incriminer.

Jérôme SOSSOU

Congrès électif de la FTF : La bataille pour le fauteuil s’annonce difficile

Le 9 janvier de l’année prochaine marquera d’un sceau la vie du football togolais. Les espoirs  que suscite ce rendez-vous seront sûrement assouvis. Le congrès électif du bureau exécutif de la FTF donne lieu depuis un moment à des sorties médiatiques de certains candidats en pré campagne. La succession de Rock Gnassingbé n’étant pas aisée, les différents acteurs du sport roi au Togo se doivent de rivaliser d’ardeur. Et les manèges vont bon train. Les marchés sont conclus de part et d’autre pour rafler le plus de voix possible.

Un des potentiels candidats qui s’est gardé de livrer son plan veut entrer en campagne samedi, avec des légendes du football africain comme Abédi Pelé.

Selon certaines indiscrétions, ce candidat présenté comme un richissime homme d’affaire, est contraint de négocier des voix. Le monsieur entend se faire seconder par l’ancien premier vice-président de la FTF, Winny Dogbatsè. Et c’est celui-ci qui représentera l’instance dirigeante du football togolais lors des rendez-vous internationaux. Un problème vient se greffer à ce plan, les présidents de clubs et de ligues du Nord voulant faire route avec cette coalition réclament le poste stratégique de vice-présidence aux ligues du nord.

Dur pour ce potentiel candidat de mettre ses alliés d’accord. Espérons que jusqu’à samedi nous saurons s’ils ont réussi à aplanir cette divergence.

AGNI

 

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